mardi 16 septembre 2014

BEGGARS BANQUET


BEGGARS BANQUET

The Rolling Stones

1 - Sympathy for the Devil (Mick Jagger/Keith Richards) 6:27
2 - No Expectations (Mick Jagger/Keith Richards) 4:02
3 - Dear Doctor (Mick Jagger/Keith Richards) 3:26
4 - Parachute Woman (Mick Jagger/Keith Richards) 2:23
5 - Jigsaw Puzzle (Mick Jagger/Keith Richards) 6:17
6 - Street Fighting Man (Mick Jagger/Keith Richards) 3:18
7 - Prodigal Son (Robert Wilkins) 2:55
8 - Stray Cat Blues (Mick Jagger/Keith Richards) 4:40
9 - Factory Girl (Mick Jagger/Keith Richards) 2:12
10 - Salt of the Earth (Mick Jagger/Keith Richards) 4:51


Beggars Banquet
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 6 décembre 1968
Enregistré : 17 mars - 25 juillet 1968, Olympic Studios, Londres
Durée : 39:47
Genre : Blues-rock
Producteur : Jimmy Miller
Label : Decca / ABKCO

Musiciens :
Mick Jagger : chant, chœurs, harmonica
Brian Jones : guitare slide, chœurs, sitar, tamboura, mellotron, harmonica
Keith Richards : guitare acoustique, guitare électrique, basse, chant, chœurs
Charlie Watts : batterie, percussions, chœurs
Bill Wyman : basse, chœurs, percussions
Rocky Dijon : congas
Rick Grech : fiddle
Eric Clapton : guitares
Nicky Hopkins : piano
Dave Mason : mellotron, shehnai
Jimmy Miller : chœurs
Watts Street Gospel Choir : chœurs

Mon avis : Cinq mois (comme le temps passe vite) après vous avoir présenté sur ce blog ma toute première critique d’un album des Rolling Stones (au bout de six ans et demi d’existence pour le Journal de Feanor, une vrai honte), je veux bien évidement parler du légendaire Let it Bleed, me voici de retour avec un autre monument du groupe, quelque part, et en toute objectivité, leur premier chef d’œuvre : Beggars Banquet. Sorti sensiblement un an avant Let it Bleed, ce banquet des mendiants fut indéniablement le premier grand coup de maitre des Stones qui jusque-là, avaient certes fait des grands disques mais aucun chef d’œuvre pur et dur, ce qui leur donnait une image d’éternels seconds, derrière les intouchables Beatles, ce qui fut accentuer par le très psychédélique Their Satanic Majesties Request, opus bien souvent mésestimé dans leur discographie mais qui donnait plus dans la copie d’un certain Sergent Peppers qu’autre chose. Car avec Beggars Banquet, finis les délires hippies et les reprises de vieux bluesman nécessiteux : avec un Brian Jones quasiment aux abonnés absents et paumé dans ses paradis artificiels, le duo Jagger/Richards prend enfin les choses en main, replonge dans les racines de sa musique, le blues, afin d’en tirer toute la quintessence de celui-ci, sa part la plus noire, la plus désespérée, celle de tous les damnés de la Terre, et nous livre une prestation tout bonnement phénoménale. Acoustique, électrique, Richards est sur tous les fronts et devient finalement la légende que l’on sait ; Jagger, lui, prend une autre dimension, maitrise de mieux en mieux sa voix tandis que ses textes deviennent plus profond, encore plus osés. Sympathy for the Devil, formidable contre-pied à la culture hippie du Flower Power est une monumentale prise de risque, Street Fighting Man renvoi les Beatles dans les cordes avec leur trop gentil Revolution, Salt of the Earth est d’un réalisme saisissant et ne laisse aucun espoir de vie meilleur pour les simples mortels que nous sommes tandis que No Expectations est… l’une de mes chansons préférées si ce n’est ma chanson préférée des Stones depuis que l’ai entendu pour la toute première fois il y a deux décennies. Un chef d’œuvre Beggars Banquet ? Plus que cela, un monument, et le premier d’une longue lignée d’ailleurs !


Points Positifs :
- Premier chef d’œuvre de leur carrière, Beggars Banquet ouvre une période tout simplement exceptionnelle pour les Stones et qui prendra fin en 1972, avec leur dernier grand album, Exile on Main Street : cinq albums, cinq bijoux sans le moindre défaut et qui entraineront les Stones dans une autre dimension, les mettant au même niveau (mais dans un genre différent) que les Beatles.
- Brian Jones est très peu présent sur cet album et c’est peut-être une bonne chose au finale puisque Richards prend les choses en main et se démène comme un beau diable à la guitare.
- Retour aux racines des Stones et au blues : les petits anglais le maitrisent sur le bout des ongles et parviennent à faire mieux que l’original, c’est pour dire !
- Deux énormes tubes des Stones dans ce Beggars Banquet : Sympathy for the Devil et Street Fighting Man.
- La pochette du disque – un mur de toilettes rempli de graffitis – est tout aussi culte que le contenu de l’album.
- D’un point de vue strictement personnel : No Expectations, l’une de mes chansons préférées du groupe.

Points Négatifs :
- Aucun, si ce n’est l’absence de Jumpin' Jack Flash sorti en single quelques mois auparavant mais à l’époque, les singles n’étaient pas forcément inclus dans les albums, hélas.

Ma note : 10/10

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