mardi 3 novembre 2015

THORGAL – KRISS DE VALNOR


THORGAL – KRISS DE VALNOR

Après avoir été vendu comme esclave, la famille de Thorgal est encore dispersée. D’un coté, le célèbre guerrier est engagé pour participer à un tournoi prestigieux où son adresse et son talent lui apportent la victoire. En guise de remerciement, son partenaire, un prince cruel et vaniteux, l’empoisonne car il ne supporte pas que son succès soit du à ce barbare. Thorgal est alors abandonné, mourant sur un îlot désert. Mais il disparaît mystérieusement quelques jours plus tard. Pendant ce temps, Aaricia sa femme, son fils Jolan et sa fille Louve, sont devenus la propriété de l’héritier de l’empire. Leur obstination à vouloir s’enfuir leur vaut d’être finalement déportés dans les mines de l’enfer, une prison où périssent d’épuisement tous les condamnés à mort de l’empire. A l’entrée du camp, Aaricia est séparé de sa fille. C’est le moment choisi par Kriss de Valnor pour refaire son apparition ! Elle aussi est prisonnière, mais sa débrouillardise légendaire lui vaut d’avoir réussi à intégrer l’équipe des bourreaux. La nuit venue, elle propose à la famille de Thorgal de s’enfuir avec elle, grâce aux pouvoirs de Jolan…


Thorgal – Kriss de Valnor
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 01 octobre 2004
Nombre de pages : 48

Mon avis : Si ce n’est pas cette année que j’ai découvert Thorgal, loin de là, on peut dire que je me suis véritablement lancé dans cette œuvre majeure de la bande dessinée franco-belge cet été où, mine de rien, en quelques semaines, j’aurai lu pas moins de… vingt-et-un albums de la saga – grosso modo, de L’Enfant des Etoiles a Le Barbare. Bref, une véritable orgie bédéesque comme rarement j’en ai connu, et ce, pour une œuvre, qui, pour moi, aura marqué cette année 2015 de son empreinte. Cependant, depuis mi-septembre et ce fameux et si médiocre vingt-septième album, Le Barbare, c’était franchement le calme plat pour notre enfant des étoiles, et ce, alors qu’il me manque encore quelques albums pour compléter ma collection… Lassitude, hasard ? Un peu la première raison mais surtout par une malheureuse baisse de qualité de la série, baisse qualitative qui est tout sauf une surprise, au vue des nombreuses critiques que j’avais eu l’occasion de lire sur le net… Car il faut dire ce qu’il est au sujet de Thorgal : jusqu’à La Cage, il y a un avant et un après Thorgal, l’avant étant exceptionnel pour ne pas dire parfait, l’après étant une lente descente aux enfers avec, de temps en temps, quelques sursauts bienvenus… Du coup, après un album aussi médiocre que put l’être Le Barbare, j’avoue que j’avais un peu pris mon temps – un mois et demi – pour me replonger dans la suite de la saga, convaincu que, désormais, j’irai de déceptions en déceptions… or, du coup, telle ne fut pas ma surprise en me rendant compte que ce vingt-huitième tome de la série, Kriss de Valnor, n’était pas aussi mauvais que ce a quoi je m’attendais ?! Oh, bien sur, il ne faut pas se leurrer, nous sommes a mille lieux des grands moments de la série, bref, de Thorgal avant La Cage, cependant, a mieux à y regarder, force est de constater que ce Kriss de Valnor, si décrié depuis une décennie et sans être génial, est plutôt une bonne surprise, surtout si on le compare a son prédécesseur immédiat : déjà, pour les dessins où s’il est évidant que la aussi, le sieur Grzegorz Rosinski a déjà fait mieux, on échappe a la colorisation merdique (c’est le terme) de Les Barbares, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Ensuite, pour ce qui est du scénario, si bien entendu, la aussi Jean Van Hamme a connut des jours meilleurs, force est de constater que cette aventure qui met, une fois de plus, la belle et dangereuse Kriss en avant, mais aussi, sa grande rivale, Aaricia (et toute la marmaille), est plutôt pas mal : tout ce petit monde est prisonnier dans des mines, décide de s’échapper et… ma foi, même si ça ne casse pas des briques, on se surprend a se prendre au jeu, surtout que, comme on pouvait s’y attendre, entre Kriss et Aaricia, il y a de quoi avoir quelques étincelles. Bien entendu, le fait que Thorgal (laissé pour mort dans le tome précédent mais malheureusement vivant) soit quasiment aux abonnés absents est une bonne chose, Kriss, Jolan et Aaricia étant devenus depuis longtemps des personnages bien plus intéressants… Et si l’on ajoute a cela une sacrée révélation sur l’enfant de Kriss (le père est tout sauf une surprise) et, a la fin, le sacrifice de celle-ci, on se retrouve avec un album qui certes, n’est pas exceptionnel, mais qui, ma foi, est bien meilleur que ce a quoi je m’attendais… et, quelque part, c’est déjà cela !


Points Positifs :
- Comme le nom de cet album l’indique, l’héroïne est la belle et dangereuse Kriss de Valnor, toujours égale a elle-même. Bien évidement, le personnage est archi-connu et ne nous surprend plus vraiment, quoi que… non seulement on découvre que cette dernière est devenue mère, que son fils est de Thorgal (bah oui) et puis, a la fin, quel beau sacrifice pour permettre a sa rivale de toujours, Aaricia, d’échapper a la mort – quoi que, de là a ce qu’elle soit vraiment morte…
- Nous avons de la chance puisque Thorgal n’apparait quasiment pas dans cet album où il tient un rôle secondaire, du coup, nous avons donc, aux premières loges, Kriss bien sur, mais aussi Aaricia et Jolan, ces trois personnages étant, et de très loin, bien plus intéressants que notre enfant des étoiles.
- Pour ce qui est des dessins, Grzegorz Rosinski fait beaucoup mieux que dans le tome précédant, Les Barbares, où la colorisation était ignoble.
- Une couverture sobre mais réussie.

Points Négatifs :
- Bon, il ne faut pas se leurrer, on est tout de même loin des plus grandes heures de la saga même si cela reste convenable.
- Certes, Grzegorz Rosinski s’est réveiller aux dessins mais la aussi, il faut reconnaitre que le maitre n’est plus vraiment ce qu’il était…
- Décidément, nos auteurs ont une drôle de vision de la femme dans leur œuvre et l’on retrouve pour la énième fois nos héroïnes – Kriss et Aaricia – dévêtues et je ne parle même pas de la scène où Kriss se met en devoir de caresser sa rivale…
- Thorgal était laissé pour mort a la fin de Les Barbares, on le retrouve en vie… alors, du coup, vous y croyez vraiment a la mort de Kriss !?

Ma note : 7/10

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