vendredi 24 février 2017

SORCELEUR – LA DAME DU LAC


SORCELEUR – LA DAME DU LAC

Les destins de Geralt, Yennefer et Ciri ont pris des chemins différents. Tandis que Yennefer est retenue prisonnière, Geralt passe tout l’hiver de manière fort agréable à Toussaint, principauté de contes de fées. Là, la magicienne Fringilla Vigo déploie ses charmes pour y retenir le Sorceleur le plus longtemps possible. Quant à Ciri, elle a été projetée dans un monde parallèle en pénétrant dans la tour de l’Hirondelle pour échapper à son bourreau. Retenue par l’elfe Avallac’h, elle ne peut espérer la liberté qu’en acceptant de porter l’enfant du roi des Aulnes. L’enfant de la destinée parviendra-t-elle à s’enfuir pour voler au secours de ses amis ?


Sorceleur – La Dame du lac
Auteur : Andrzej Sapkowski
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 20 février 1999
Edition Française : 6 décembre 2012
Titre en vo : Pani Jeziora
Pays d’origine : Pologne
Langue d’origine : Polonais
Traduction : Caroline Raszka-Dewez
Editeur : Milady
Nombre de pages : 664

Mon avis : Ciri étant revenue sur le devant de la scène dans le tome précédent, La Tour de l’Hirondelle, c’est sans grande surprise que l’on retrouve la jeune fille en tant que figure de proue de ce septième et dernier volume de la saga du Sorceleur – certes, il y a encore un roman qui narre les aventures de Geralt, La saison des orages, mais celui-ci, écrit bien plus tard par Andrzej Sapkowski, est hors-cycle. D’ailleurs, une fois arriver a cette conclusion, tant attendue et, accessoirement, a la hauteur de nos espérances, il apparait clairement que la jeune fille est bel et bien la véritable héroïne de l’histoire, car bon, comment dire, si Geralt reste Geralt, c’est-à-dire, un personnage oh combien charismatique, force est de constater que, tout au long du cycle du Sorceleur, tout tourne autour de Cirilla. Mais bon, quelque part, ce n’est pas le plus important et oui, comme je le disais précédemment, cette conclusion est bonne, très bonne même, et c’est le principal ! Oh certes, malheureusement, il y a bien un ou deux gros défauts qui font que cet ultime tome de la saga n’atteigne pas l’excellence : ainsi, après avoir passer des centaines et des centaines de pages a s’attarder sur le moindre point de détail de l’intrigue et de son univers, l’auteur expédie un peu trop rapidement les retrouvailles entre Geralt, Yennefer et Ciri. De même, vu leur importance au fil des romans, quelle dommage que les compagnons de notre Sorceleur – Régis, Cahir, Milva et Angoulême – soient expédiés aussi rapidement… Mais bon, en dehors de ces défauts, pas anodins tout de même, le reste, tout le reste est tout bonnement parfait : ainsi, de la fuite éperdue de Ciri a travers le temps et les dimensions, de son passage chez les Elfes, son petit tour du coté de notre monde avec les liens indéniables avec la légende du Roi Arthur et ses retrouvailles avec ses parents adoptifs, Geralt et Yennefer, si touchantes, c’est un pur régal que de parcourir ces plus de six cent pages pour le fan de la saga. Ajoutons a cela un auteur qui s’amuse, encore une fois, a mettre en avant tout un tas de protagonistes, des plus importants aux plus insignifiants, afin d’agrémenter son intrigue et de la faire avancer en distillant moult points de vues et l’on obtient, au final, un excellent roman qui conclut de fort belle manière un cycle qui, ma foi, mérite largement le détour ! Bien évidement, les fans de The Witcher, auront pour la plupart découvert cette œuvre par le biais du jeu vidéo mais sincèrement, même si vous n’avez jamais eu l’occasion de tâter de l’une des adaptations vidéoludiques des aventures de notre Sorceleur préféré, n’hésitez pas une seule seconde, cette œuvre mérite le détour !


Points Positifs :
- Une excellente conclusion pour une saga qui aura montée doucement en puissance au fil des volumes jusqu’à atteindre des sommets ma foi insoupçonnés a ses débuts ! Fans du jeu comme parfait néophytes, vous vous souviendrez longtemps des aventures de Geralt, Ciri et Yennefer…
- Ciri est mise une fois de plus en avant ce qui, accessoirement, et au vu de l’intégralité du cycle, est on ne peut plus logique puisque, après tout, c’est elle la véritable héroïne de ce dernier.
- Andrzej Sapkowski possède un don certain pour captiver les lecteurs avec un récit qui, mine de rien, n’est pas facile d’accès a la base : il y a de nombreux personnages, presque autant de points de vus, le récit ne se déroule pas forcément dans l’ordre, etc. Pourtant, la mayonnaise prend fort bien est l’ensemble s’avère être assez riche et captivant !
- La fuite de Ciri à travers les dimensions et le temps, la bataille de la Brenna, les retrouvailles entre nos héros, les nombreuses révélations et cette fort belle conclusion, que de moments inoubliables…
- Justement, pour ce qui est de la bataille de la Brenna, je pense que c’est de cette manière que devrait toujours être décrit une grande bataille dans un roman de Fantasy – bref, tout le contraire de Tolkien avec celle de Minas-Tirith dans Le retour du Roi

Points Négatifs :
- Andrzej Sapkowski aura passé des centaines et des centaines de pages à s’attarder sur des points de détails afin d’enrichir son univers et son intrigue et nous expédie a la va-vite les retrouvailles entre Ciri, Geralt et Yennefer. D’ailleurs, comment le Sorceleur et ses compagnons sont parvenus jusqu’au château de Vilgefortz ?
- Déjà, devoir voir mourir Régis, Cahir, Milva et Angoulême, c’était un peu dur a avaler, mais le pire, c’est que leurs morts respectives sont expédiées en quelques lignes… Sans nul doute l’un des plus gros défauts de la saga dans son intégralité !

Ma note : 8,5/10

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