dimanche 23 août 2015

THORGAL – LA GARDIENNE DES CLÉS


THORGAL – LA GARDIENNE DES CLÉS

Volsung de Nichor se réveille dans un monde étrange, devant ce qui semble être la gardienne des clés. Il vient de quitter un long sommeil dans les nuées de l'espace, ramené à la vie afin d'effectuer une mission très spéciale. Son commanditaire, sous les traits de la gardienne des clés, lui demande d'échanger la ceinture qu'il porte, contre celle de la vraie gardienne. Pour réussir cette mission étrange, il doit prendre l'apparence du seul homme capable de déjouer sa méfiance, Thorgal Aergisson. Le marché est donc clair : il doit voler la ceinture et la ramener via une porte. Si jamais il manque à cette mission ou qu'il tente une fourberie, sa punition sera indescriptible. Au même moment, Thorgal et Jolan sont en train de chasser à l'arc. Ils font halte, un moment, afin de se reposer, avant de rentrer au village. Jolan tire une flèche avec l'arc de son père, mais il manque de force et la flèche se perd dans le bois. Thorgal part la récupérer. Il fait alors une mauvaise rencontre…


Thorgal – La gardienne des clés
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 07 juin 1991
Nombre de pages : 46

Mon avis : Après un fort bon seizième tome, Louve, qui, comme son nom l’indique, voyait la naissance de la fille de Thorgal et d’Aaricia, j’abordais le cas d’un volume que je souhaitais lire depuis longtemps, cette fameuse Gardienne des clés. Il faut dire qu’avec sa superbe couverture qui mettait en avant ce personnage que l’on avait découvert dans Les trois vieillards du pays d’Aran, troisième tome de la saga, le fan de notre enfant des étoiles ne pouvait que se réjouir du retour de l’un des protagonistes les plus marquants de la série ; après tout, cette gardienne des clés avait tout pour plaire entre une puissance certaine (comme son nom l’indique, elle garde les passages entre les divers univers) et un sex-appeal pour le moins évidant, celle-ci, petite, brune, se baladant en tenue d’Eve et ne portant qu’une simple ceinture (de chasteté ?), ceinture qui, au demeurant, aura son importance dans l’intrigue… Car comme on va rapidement s’en apercevoir, quelqu’un va en vouloir à la gardienne des clés et plus précisément à ses pouvoirs contenus pour la plupart dans cette fameuse ceinture ; sans faire de gros spoiler, il s’agit d’un certain Nidhogg, serpent de son état et que l’on avait découvert dans L’enfant des étoiles, autre très bon tome de la saga. Du coup, nous allons avoir une fois de plus droit a notre lot de magouilles et autres coups bas avec notre héros, forcément, mêlé a tout cela puisque non seulement, le serpent Nidhogg a ramener un ancien ennemi de notre viking balafré mais surtout, car Thorgal est le gros point faible de la gardienne des clés – eh oui, toute figure primordiale existant depuis la nuit des temps qu’elle est, comme les autres éléments féminins de la série, elle ne peut résister au charme ravageur de notre héros… Curieusement, l’intrigue en elle-même aura été un peu en-deçà de mes attentes, probablement car j’en attendais un peu plus et que je m’imaginais que les éléments fantastiques seraient plus présents, cependant, malgré cela, rassurez vous, c’est un bon Thorgal : scénaristiquement, le fait que notre héros soit remplacé par un double nous vaut quelques petites scènes d’anthologie puisque ce dernier se comporte comme le dernier des soudards, de plus, on a droit également a pas mal d’humour malgré la gravité de la situation (on parle de fin du monde tout de même) surtout quand Thorgal rentre comme une fleur chez lui et se fait rembarrer par une Aaricia furieuse a son encontre ou quand la pauvre gardienne des clés se rend compte qu’en fait, elle n’a pas coucher avec son beau brun ténébreux… Bref, un bon épisode d’une saga qui se maintient encore et toujours à un bon niveau, peut-être inférieur a ce que j’en attendais mais qui n’en possède pas moins de franches qualités.


Points Positifs :
- Cet album nous permet de retrouver avec plaisir tout un tas de personnages plus ou moins marquants et dont certains avaient disparus depuis les tous débuts de la saga, comme la fameuse gardienne des clés, bien entendu, mais aussi le serpent Nidhogg, Volsung de Nichor et, n’oublions pas, quasiment tout le casting du court récit, Le métal qui n'existait pas, paru dans L’enfant des étoiles.
- La gardienne des clés, bien sur. Voilà un personnage intéressant pour de multiples raisons : pour sa puissance, bien sur puisqu’elle garde les passages entre les divers univers parallèles et qu’il s’agit d’une figure primordiale qui existe depuis la nuit des temps, mais aussi, ne le cachons pas, pour son sex-appeal qui aura fait rêver bien des adolescents et quelques adultes, celle-ci se baladant nue et ne portant qu’une simple ceinture.
- Le fait que Thorgal soit remplacé par un double nous apporte un lot de scènes pour le moins jouissives pour ne pas dire mémorables : ce dernier tue, boit comme le dernier des alcooliques, viole et traite son entourage comme un rustre. Bref, cela nous change tellement de notre héros quasiment sans défauts que l’on y prend un certain plaisir.
- L’humour est présent, du fait des quiproquos causés par le double de Thorgal – et celui-ci, du coup, subit du coup les foudres d’Aaricia… et je ne parle même pas de la gardienne des clés lorsqu’elle se rend compte qu’elle n’a pas couché avec qui elle croyait !
- Je le dis a chaque fois et je serais donc bref : les dessins, excellents, de Grzegorz Rosinski. Sincèrement, beaucoup d’artistes modernes devraient s’inspirer de lui.
- Une couverture magnifique… hein, qui a dit que c’est parce qu’il y a la gardienne des clés dessus ?!

Points Négatifs :
- Objectivement, même si dans l’ensemble, cela reste un bon Thorgal, je dois avouer que j’ai été un chouia déçu : peut-être que j’en attendais trop, que je croyais que l’intrigue serait plus axée sur le fantastique, mais je trouve qu’il manque un petit plus qui aurait fait de ce volume un incontournable.
- Hum, moi qui me disais que le serpent Nidhogg serait un adversaire plus redoutable ? Enfin, disons que la gardienne des clés n’est pas du genre manchot non plus.
- Puisque l’on parle du loup, encore une qui succombe au charme ravageur de notre beau brun ténébreux, ça commence à faire beaucoup. Alors oui, je peux comprendre que Thorgal fasse des ravages autour de lui, mais là, c’est tout de même la catégorie supérieure, une espèce de déesse… Enfin bon, c’était un peu la vision de l’époque pour pas mal de héros de bande dessinées avec un mal, un vrai de vrai (pas comme les lavettes de maintenant), viril, séducteurs, et qui mettaient toute la gente féminine a leurs pieds : compagne officielle, rencontre de passage, adversaires, déesses, etc.

Ma note : 7,5/10

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