jeudi 13 août 2015

TOP OF THE LAKE


TOP OF THE LAKE

Laketop est une petite ville néo-zélandaise située dans les Alpes du Sud, en bordure d'un lac de montagne. La jeune Tui Mitcham, douze ans, est retrouvée par une institutrice à moitié immergée dans le lac. Emmenée à l'infirmerie du collège, on découvre qu'elle est enceinte de cinq mois. L'inspectrice Robin Griffin, ayant quitté son fiancé resté à Sydney, revient dans sa ville natale pour rendre visite à sa mère malade. Spécialisée en protection infantile, elle est sollicitée par la police locale pour enquêter sur le probable viol de Tui. Lorsqu'elle l'interroge sur l'identité de son violeur, la fillette écrit sur un papier les mots « No One ». Ramenée chez son père et désorientée, Tui disparaît peu après. Le père de Tui, Matt Mitcham, règne sur la ville à la tête d'un certain nombre de petits trafics, notamment de drogue. Plein de certitudes et établi depuis plusieurs décennies, il voit son environnement envahi et sa tranquillité menacée par un groupe de femmes formant une communauté New Age et réunies autour de leur gourou, GJ, une grande femme mystérieuse aux longs cheveux gris. Abîmées par la vie et blessées par les hommes, elles se sont installées sur une parcelle ironiquement nommée « Paradise » située au bord du lac, encadrée par marais et montagnes, sur un terrain que Mitcham considère comme le sien.


Top of the Lake
Réalisation : Jane Campion, Garth Davis
Scénario : Jane Campion, Gerard Lee
Musique : Mark Bradshaw, Georgi Kay
Production : See-Saw Films et Escapade Pictures, en association avec Screen Australia, Screen NSW et Fulcrum Media Finance
Genre : Comédie dramatique médicale, Soap
Titre en vo : Top of the Lake
Pays d’origine : Australie, États-Unis et Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, Sundance Channel et UKTV
Diffusion d’origine : 18 mars 2013 – 15 avril 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 60 minutes

Casting :
Elisabeth Moss : Robin Griffin
David Wenham : Al Parker
Peter Mullan : Matt Mitcham
Holly Hunter : GJ
Jacqueline Joe : Tui Mitcham
Robyn Nevin : Jude Griffin
Thomas M. Wright : Johnno Mitcham
Robyn Malcolm : Anita
Mirrah Foulkes : Simone
Calvin Tuteao : Turangi
Sarah Valentine : Prue
Dra McKay : Delia
Stephen Lovatt : Officier Pete
Jay Ryan : Mark Mitcham
Lucy Lawless : Caroline Platt
Luke Buchanan : Jamie
Skye Wansey : Grishina
Geneviève Lemon : Bunny
Madeleine Sami : Zena
Kip Chapman : Luke Mitcham
Alison Bruce : Anne-Marie
Edward Campbell : Putty
Byron Coll : Penguin
Gavin Rutherford : Officier Joy
Oscar Redding : Sarge
Ben Barrington : Terry
Georgi Kay : Melissa
Andrew Grainger : John Wilson
Alice Ward : Gemma
Jacek Koman : Wolfgang Zanic
Cohen Holloway : Mike
Anthony Phelan : Ian Fellows
Andrew Beattie : Big Shane
Matt Whelan : Little Shane

Mon avis : ARTE est indéniablement la chaine qui m’aura fait découvrir le plus grand nombre de bonnes voir de très bonnes séries, de même, la chaine franco-allemande est sans nul doute la seule, sous nos latitudes, a nous proposer des œuvres venus d’un peu partout dans le monde, ne se limitant pas, comme la concurrence, aux productions nord-américaines ; c’est bien entendu le cas pour les films mais aussi, comme dans le cas qui nous préoccupe ici, pour les séries, genre devenu majeur depuis le tournant des années 2000. Cependant, si la plupart du temps, je ne peux que louer ces œuvres proposées par ARTE, il arrive que, parfois, je n’accroche pas, ou peu, a certaines de ces séries, le cas étant arrivé, comme vous l’avez compris, avec ce Top of the Lake… Mini-série australo-britannico-américaine en six épisodes, cette œuvre promettait pourtant énormément au départ : un coin paumé du coté de la Nouvelle-Zélande, une communauté vivant quasiment en hui-clos et cachant bien des secrets, une jeune adolescente enceinte et dont la disparition va tenir lieu de fil conducteur a l’intrigue, un père visiblement peu fréquentable et sur lequel se pointe tous les soupçons et, en guise d’héroïne, une inspectrice spécialiste en protection infantile violée du temps de sa jeunesse dans cette même ville… bref, tous un tas d’éléments prometteurs mais qui se sont avérés, au fil des épisodes, comme des bonnes idées franchement mal exploitées. Alors bien sur, en disant cela, je sais que je vais un peu a l’encontre des nombreuses critiques élogieuses que j’ai put lire sur le net, cependant, si je n’ai pas aimé ce Top of the Lake, je ne vais pas non plus cacher mon opinion juste pour ne pas aller a contre-courant de la majorité des avis. Car bon, comment dire, je reconnais qu’il y a un synopsis intéressant au départ, je reconnais que dans l’ensemble, tout cela n’est pas mauvais, que l’histoire est bonne, que le traitement de certains protagonistes mérite le détour – je pense plus particulièrement a Matt Mitcham, bien plus complexe qu’on pourrait le penser de prime abord – mais pour le reste… déjà, que de longueurs : franchement, quand on commence a attendre la fin d’un épisode avec impatience, c’est que quelque chose cloche. Ensuite, prenez l’héroïne, l’inspectrice Robin Griffin : mais qu’elle mollassonne celle là ! Non seulement elle n’est pas vraiment charismatique mais en plus, on la voit plus se lamenter ou copuler avec son copain que faire son enquête… D’ailleurs, puisqu’on en parle de cette enquête, vous y croyez vous a cette disparition ? A cette adolescente, enceinte jusqu’au cou et qui disparait pendant des mois dans la forêt à coté de la ville ? Et personne ne la retrouve malgré les moyens mis en œuvre ? Non, désolé mais ce n’est pas crédible pour un sou… Du coup, les épisodes se succèdent les uns aux autres, on y croit de moins en moins, jusqu’au bout, on se demande a quoi sert la communauté de femmes, quand au final, si la culpabilité du commissaire Parker est tout sauf une surprise mais bon, passe encore, pour le reste – on est frère ou sœur ou pas, bah, ce n’est pas grave, on peut continuer a coucher ensemble – c’est un peu a l’image du reste de la série, une déception où tout n’est pas bien expliqué… Dommage car bon, avec un tel potentiel de départ, il y avait vraiment de quoi mieux faire, mais bon, c’est peut-être moi qui n’ai vraiment pas accroché au truc ?!


Points Positifs :
- Un synopsis de départ plutôt intéressant et franchement prometteur : lieu, ambiance, protagonistes, enjeux, s’il y a bien une chose que l’on ne peut pas enlever a ce Top of the Lake, c’est son postulat de départ.
- L’intrigue principale avec cette adolescente enceinte (suite probablement a un viol) qui disparait, son père complètement givré et a la tête d’une organisation semi-mafieuse qui contrôle la région, tous ces secrets plus ou moins dissimulés, l’héroïne de retour chez elle pour une enquête et qui n’en a pas finis avec les démons de son passé… Oui, Top of the Lake avait tout pour être une belle réussite.
- Les nombreuses thématiques abordées comme le viol et la violence faite aux femmes, la famille et ses travers, la vérité et les mensonges, la religion, etc.
- Même si stéréotypé, Matt Mitcham est le personnage le plus intéressant de cette œuvre : certes, c’est un salaud de la pire espèce mais au final, il s’avère être plus porté par les événements qu’autre chose…
- J’aime bien ces ambiances un peu glauques que l’on retrouve dans certains coins paumés comme c’est le cas, ici, dans ce trou perdu de Nouvelle-Zélande où a lieu l’histoire.

Points Négatifs :
- Six épisodes, on pourrait croire que c’est court ou tout juste ce qu’il faut, or, et a mon grand regret, j’ai trouver tout cela trop long ; il faut dire qu’assez rapidement, on est assommés par des longueurs qui se succèdent a d’autres longueurs et que certaines scènes n’apportent pas grand-chose a l’intrigue – a-t-on besoin de voir l’héroïne et son copain copuler sans arrêt toutes les dix minutes – voir, carrément, ne servent a rien.
- Dans la série « a quoi ça sert », justement, mais qu’est ce que la communauté de femmes apporte véritablement a l’intrigue ? Au début, je voyais là un élément primordial de celle-ci, puis, au bout d’un moment, j’ai commencé à me poser des questions jusqu’à me dire que celles-ci ne servaient a rien.
- Robin Griffin est bien trop mollassonne et prévisible pour faire une héroïne digne de ce nom.
- Mais qui peut donc bien croire qu’une adolescente, enceinte jusqu’au cout, peut se cacher dans une forêt située a proximité de la ville d’où elle est originaire et, échappe a toutes les recherches pendant des mois ? C’est tout sauf crédible.
- Ce qui est amusant, c’est que son père est motiver pour la retrouver au début, puis, pendant des semaines, il s’en fiche un peu avant de s’apercevoir qu’il ne reste plus que deux épisodes avant la fin et qu’il faudrait mieux se bouger un peu…
- Tout n’est pas très clair à la fin. Certes, parfois, ce n’est pas gênant, mais ici, il reste tout de même la problématique du fait de savoir si oui ou non, l’héroïne et son copain son demi-frères ou pas ? Visiblement, ils ne se prennent pas trop la tête de ce coté là…

Ma note : 5/10

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