mardi 18 août 2015

JASON ET LES ARGONAUTES


JASON ET LES ARGONAUTES

Dans la Grèce antique, pour reconquérir le royaume de son père Éson usurpé par son demi-frère Pélias, Jason doit rapporter à ce dernier la fabuleuse Toison d'or qui se trouve en lointaine Colchide. Il s'embarque à bord du navire Argo avec toute une équipe de héros, les Argonautes. À la fois aidés et contrariés par des dieux et déesses rivaux, ils vont être confrontés aux éléments déchaînés et à des créatures plus monstrueuses les unes que les autres : le colosse Talos, les deux horripilantes Harpies, les rochers broyeurs Symplégades, une Hydre (un horrible dragon à sept têtes) ainsi qu'à une armée vindicative de terribles et agiles squelettes. Mais Jason va connaître l'enchantement amoureux sous les traits de Médée, vaincre les obstacles et rapporter la Toison d'or.


Jason et les Argonautes
Réalisation : Don Chaffey
Scénario : Beverley Cross et Jan Read inspirés par le poème épique les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes
Musique : Bernard Herrmann
Production : Columbia Pictures, Morningside Productions
Genre : Fantaisie mythologique, fantastique, péplum, aventures
Titre en vo : Jason and the Argonauts
Pays d'origine : Royaume-Uni, États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 19 juin 1963
Durée : 105 mn

Casting :
Todd Armstrong : Jason
Nancy Kovack : Médée
Gary Raymond : Acaste
Laurence Naismith : Argos
Nigel Green : Héraclès
Niall MacGinnis : Zeus
Michael Gwynn : Hermès
Douglas Wilmer : Pélias
Jack Gwillim : le roi Æétès
Honor Blackman : Héra
John Cairney : Hylas
Patrick Troughton : le roi Phinée
John Crawford : Polydeuce
Douglas Robinson : Euphémos
Davina Taylor : Briséis, sœur de Jason

Mon avis : Après avoir déglingué, hier, cette bouse monumentale qu’est La colère des Titans, aberration cinématographique qui restera au panthéon des plus grands navets du septième art, j’ai eu envie de rester dans la même thématique – la mythologie grecque – mais, dans le cas présent, avec le maitre étalon du genre, un film déjà ancien (1963 tout de même) mais qui, encore de nos jours, n’a jamais été égalé et, je pense ne pas me tromper, ne le sera jamais. Car il faut dire qu’avec Jason et les Argonautes, nous touchons là a ce que l’on peut qualifier de chef d’œuvre absolu d’un genre, le péplum mythologique, qui bien souvent accoucha de terribles nanars. Bien évidement, ici, ce n’est absolument pas le cas et même si ce long métrage n’est pas exempt de défauts – principalement, la curieuse impression que ce film n’est pas finis… bah oui, Jason ne rentre pas chez lui pour reprendre son trône – depuis sa sortie, il y a plus d’un demi-siècle, il aura conquis et émerveiller des générations entières de passionnés de mythologie grecque. Déjà, pour une fois, et c’est une bonne nouvelle, les scénaristes ont plus ou moins respectés le mythe d’origine et même si les différences existent, dans les grandes lignes, la petite virée de Jason et ses potes les Argonautes se déroule comme dans le film. Ensuite, revoir ce long métrage m’aura rappelé a quel point celui-ci a un petit je ne sais quoi de crédible qui fait qu’on y croit : a mille lieux du cinéma hollywoodien moderne et de son grand spectacle, Jason et les Argonautes possède un charme désuet qui lui va décidément fort bien. Mais ce n’est pas tout car comment ne pas mettre en avant Todd Armstrong : interprétant Jason, l’acteur américain est tout simplement d’une crédibilité incroyable et je pense qu’a tout jamais, celui-ci représentera le héros mythique grec au cinéma. Intrigue riche en scènes marquantes, acteurs impliqués, bande originale tout aussi mythique, tout était parfait avant que ne survienne le coup de grâce final, je veux bien évidement parler du grand, du génialissime Ray Harryhausen, le magicien des effets spéciaux et sans nul doute le maitre absolu d’un domaine autrefois artisanal et qui a été rendu bien plus facile de nos jours où les ordinateurs font tout le travail : entre le géant Talos, les harpies, Poséidon, l’Hydre et, bien entendu, la mythique scène du combat contre les squelettes, nous avons là de véritables moments de grâces dont je ne me lasse pas… Alors bien sur, les plus jeunes, habitués qu’ils sont aux images de synthèses et a la 3D trouveront tout cela terriblement ringard, mais, quelque part, peu importe : oui, Ray Harryhausen fut le plus grand concepteur d’effets spéciaux au cinéma et oui, mille fois oui, Jason et les Argonautes sa plus grande réussite… à voir et a revoir, encore et encore…


Points Positifs :
Jason et les Argonautes est le plus grand péplum mythologique de tous les temps ; souvent copié, jamais égalé, ce film, pourtant ancien, est encore un incontournable de nos jours. Il faut dire qu’ici, tout est parfait, ou presque.
- Bien évidement, quand on parle de Jason et les Argonautes, on pense tout de suite au magicien Ray Harryhausen. Fidèle à lui-même, il nous offre ici des créatures aussi incroyables que le colosse Talos, des Harpies, Poséidon, une Hydre et une troupe de squelettes en arme.
- Puisque j’ai mentionné les squelettes, comment ne pas reconnaitre que la scène où Jason et ses compagnons les affrontent est sans nul doute l’une des plus cultes du septième art !?
- Todd Armstrong qui, selon moi, restera a tout jamais le visage de Jason sur grand écran ; accessoirement, je n’ai jamais vu un acteur qui était aussi crédible dans ce genre de films.
- Un respect du mythe d’origine qui n’est certes pas total, loin de là, mais qui n’en reste pas moins excellent si on doit faire des comparaisons avec d’autres œuvres équivalentes ; la chose est tellement rare qu’il fallait le souligner.
- La scène avec Talos : autre grand moment du film !
- Nigel Green est un Héraclès tout à fait crédible, en tous cas, bien plus que tous les autres qui s’y sont essayé au cinéma.
- La musique, signée Bernard Herrmann, est tout aussi culte que le reste du film.
- Nancy Kovack, Honor Blackman : Médée et Héra sont fort bien représentées à l’écran !

Points Négatifs :
- Malheureusement, Jason et les Argonautes possède un défaut de taille : sa fin. En effet, alors que l’on était en droit d’imaginer que l’on verrait Jason et ses compagnons revenir en Grèce afin que notre héros puisse reprendre son trône, le film s’arrête là, avec Zeus qui affirme, goguenard, qu’il a d’autres projets pour Jason et Héra franchement jalouse de la relation de son protégée et de Médée… Mouais, dommage de ne pas avoir été un peu plus loin dans l’histoire…
- Bien évidement, l’ancienneté de ce film fera que celui-ci ne plaira pas à tout le monde : certes, pour les vieux de la vieille dans mon genre, ce n’est pas un problème, loin de là, par contre, pour les jeunes générations qui ne jurent que par des effets spéciaux derniers cris…

Ma note : 9/10

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