dimanche 2 août 2015

LOIN DE LA FOULE DÉCHAÎNÉE


LOIN DE LA FOULE DÉCHAÎNÉE

Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous à commencer par ses ouvriers. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oak, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy.


Loin de la foule déchaînée
Réalisation : Thomas Vinterberg
Scénario : David Nicholls d'après Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy
Musique : Craig Armstrong
Production : DNA Films et Fox Searchlight Pictures
Genre : drame
Titre en vo : Far from the Madding Crowd
Pays d'origine : États-Unis et Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 1er mai 2015
Durée : 119 mn

Casting :
Carey Mulligan : Bathsheba Everdene
Matthias Schoenaerts : Gabriel Oak
Michael Sheen : William Boldwood
Tom Sturridge : sergent Frank Troy
Jessica Barden : Liddy
Juno Temple : Fanny Robin
Bradley Hall : Joseph Poorgrass
Sam Phillips : le sergent Doggett
Harry Peacock : Jan Coggan
Rowan Hedley : Maryann Money
Connor Webb : Merchant
Penny-Jane Swift : Mme Coggan
Shaun Ward : Farmer
Roderick Swift : Everdene Farmer
Don J. Whistance : Constable
Jamie Lee-Hill : Laban Tall

Mon avis : Mine de rien, c’est fou ce que la littérature anglaise de l’époque victorienne aura apporté au cinéma depuis que ce dernier existe, car bon, comment dire, avec tous les romans multiples du XIXème siècle, nous avons eu notre lot d’adaptations de chef d’œuvres de la littérature, avec, bien entendu, plus ou moins de succès. Du coup, ce n’est jamais une surprise lorsque parait dans les salles obscures une énième adaptation d’un écrivain anglais tant les réalisateurs puisent là source d’inspiration pour offrir au public leur propre vision de tel ou tel œuvre… et puis, accessoirement, cela facilite les choses pour le scénario, déjà écrit, et la prise de risque, les gens étant déjà en terrain familier. Ainsi, prenez ce Loin de la foule déchainée, énième adaptation du roman éponyme de Thomas Hardy et qui n’en est pas a son premier passage sur grand écran : film en costumes d’époque, esthétique impeccable, romance a l’eau de rose comme il fallait s’y attendre avec… car sinon, ça serait trop facile… des amours contrariés et une femme, Bathsheba Everdene (son prénom est tellement singulier que je l’adore) dont le cœur balance pour trois hommes, rien que ça ! Bref, d’entrée de jeu, pour l’originalité, on repassera mais quelque part, cela importe peu puisque c’est le genre qui l’impose. Et puis, l’important, comme chacun sait, c’est de savoir si l’adaptation est réussie ou pas et, ma foi, sur ce point, reconnaissons que le sieur Thomas Vinterberg rend une copie a l’esthétique impeccable, apportant même une petite touche personnelle non déplaisante. Cependant, après, est ce que cela suffit de faire de ce Loin de la foule déchainée un bon film ? Bon, il l’est, je n’en doute pas, mais ce n’est pas un grand film : certes, les acteurs excellent dans leurs personnages et j’ai bien accroché au belge Matthias Schoenaerts même si son rôle est sans surprises, certes, l’histoire est suffisamment accrocheuse pour éviter tout sentiment d’ennui, cependant, après, je pense que tout reste une affaire de gouts personnels et sur ce point, n’ayant guère apprécier l’héroïne du film, cette Bathsheba Everdene au prénom tellement sympathique mais qui ne cesse d’aguicher le moindre male en rut qui passe a sa portée sans savoir ce qu’elle veut vraiment, même le final qui est un happy-end m’aura laisser assez froid… Bref, une bonne adaptation, je n’en doute pas, un film qui se regarde, certes, mais, de mon point de vu, sans plus et qui sera rapidement oublier…


Points Positifs :
- L’esthétique du film est parfaite : les décors sont réussis, les costumes impeccables, les jeux de lumières et les cadrages proches de la perfection, bref, sur ce point le job est fait.
- Les acteurs, bien entendu, avec, pour ma part, une petite préférence pour le belge Matthias Schoenaerts même si le reste du casting est plutôt a la hauteur.
- L’histoire est pas mal dans le fond et même si l’héroïne est par moments détestable au vu de la manière dont elle agit, le tout est suffisamment captivant pour accrocher l’attention du spectateur.
- J’aime bien le prénom Bathsheba.

Points Négatifs :
- Bon, cela reste un film plutôt convenu dans son genre : énième adaptation d’une œuvre culte de la littérature anglaise du XIXème siècle, celle-ci n’apporte pas grand-chose à celles qui l’ont précédée si ce n’est, finalement, un renouvèlement du casting bien sur.
- Difficile d’apprécier un film a sa juste valeur lorsque l’on n’accroche absolument pas à son personnage principal : tous ces hommes qui luttent pour cette girouette aguicheuse de Bathsheba Everdene qui se donne le luxe de repousser les avances des deux qui sont sincères avec elle pour choisir un soudard auraient mieux fait de la laisser tomber et de jeter leurs dévolus sur une autre…
- Il y a tout de même quelques longueurs alors que, par moments, certains passages sont survolés un peu trop rapidement.

Ma note : 6,5/10

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