jeudi 24 août 2017

HAUTEVILLE HOUSE – ATLANTA


HAUTEVILLE HOUSE – ATLANTA

C’est à bord du wagon d’un train blindé, convoyeur d’armes et de marchandises, que Gavroche, Zelda et Georges finissent enchaînés. A peine nourris de pain rassis, au bon vouloir et aux crachats de la racaille confédérée qui dirige l’expédition, le voyage risque d’être pénible. Pour un peu de bonheur dans leur malheur, la destination du convoi est justement Atlanta, ville qu’ils doivent absolument atteindre avant les frères Mauguy. En effet, ceux-ci apportent aux Sudistes l’arme ultime qui risquerait bien de leur faire gagner la guerre : un monstre millénaire ectoplasmique contrôlable par la pensée. Pendant ce temps, l’agent Eglantine Lydon poursuit sa mission d’infiltration. Après avoir empoisonné l’interprète du conseiller de Napoléon III, de fait momentanément malade, elle troque ses services de garde d’enfants pour la remplacer. Elle est ainsi aux premières loges pour découvrir les tractations entre l’empereur français et les confédérés. C’est sans compter sur les pouvoirs extra-lucides de Madame Nostra, qui a déjà remarqué le comportement étrange de la jeune femme. Il va bientôt falloir trouver un moyen pour fuir rapidement…


Hauteville House – Atlanta
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Carole Beau
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 octobre 2007
Nombre de pages : 48

Mon avis : Avec Atlanta prend donc fin ce premier cycle de cette série franchement rafraîchissante qu’est Hauteville House. Les trois premiers tomes nous avaient entraîner des ruines Aztèques du Mexique au sud profond des Etats-Unis en pleine Guerre de Sécession, sur les traces d’agents Républicains, mélange de James Bond et des Mystères de l’Ouest aux prises avec un complot mêlant le Second Empire et les Confédérés, le tout dans un univers Steampunk aux multiples références cinématographiques, musicales et autres (observez bien la moindre case, vous pourriez être surpris) avec un petit soupçon de fantastique qui ne dénaturait pas l’ensemble. Or, ce quatrième tome, sans que je puisse voir en lui une véritable déception, n’est peut être pas au final, aussi bon que ce à quoi l’on pouvait s’attendre. En effet, je ne peux que revenir sur l’un des points négatifs de la série : ses dessins bien trop inégaux, qui alternent entre l’excellant et le médiocre. Une fois de plus, on ne peut pas vraiment dire que Thierry Gioux se soit foulé sur les visages de bon nombre de personnages secondaires, nous ressortant le « coup des sudistes » mais en en le démultipliant, vu que le nombre des protagonistes (deux armées qui s’affrontent) à considérablement augmenter. C’est tout de même dommageable vu la qualité, par ailleurs, des décors et des machines industrielles à la sauce Steampunk. Enfin, à la rigueur, on s’y attendait puisque ce défaut est présent depuis le premier album. Par contre, si le scénario n’a rien perdu de sa verve et tient toujours le lecteur en haleine, le tout est irrémédiablement gâché par l’intervention de la créature, pauvre monstre sorti d’on ne sait ou, à l’apparence franchement ratée (on dirait un Pokemon !) et qui plus est, se voit entourée d’une aura bleue incompréhensible qui ne joue pas en sa faveur, bien au contraire. Du coup, ce qui aurait du être le point fort de la saga, l’affrontement entre la créature et les troupes nordistes, l’écrasement de celles-ci par un être surgi du fond des temps quasiment invulnérable, en devient tout simplement ridicule et risible. Et ceci porte un coup très dur à ce quatrième tome : car autant, on aurait put laisser passer le happy-end à la américaine auquel on à eu droit, autant le plantage du monstre est une énorme déception. Mais bon, il serait dommage de juger une série qui jusque là réalisait un quasi sans faute, uniquement en raison de quelques pages, même si j’admets que celles-ci représentent une pilule difficile à avaler. Ce premier cycle de Hauteville House s’achève donc sur une demi-fausse note à laquelle l’on ne s’attendait pas mais qui ne me fera pas changer d’avis quand au fait que cela reste une bonne série.


Points Positifs :
- Une conclusion acceptable pour ce premier cycle de Hauteville House et a l’image de ce que fut cette bande dessinée jusque là, c’est-à-dire, un excellent divertissement.
- On ne s’ennuie pas une seule seconde à la lecture de ce quatrième tome riche en scènes d’actions.
- La bataille d’Atlanta a la sauce Steampunk avec un soupçon de fantastique, singulier mais ça fonctionne plutôt bien ; il faut dire que l’univers de la série est fort attractif.
- Une fois de plus, le lecteur attentif s’amusera à chercher les multiples références qui parsèment cette œuvre : ainsi, quelles soient musicales ou cinématographiques, il y a de quoi faire.

Points Négatifs :
- Encore une fois, il y a un souci pour ce qui est des dessins de Thierry Gioux, celui-ci étant capable du meilleur comme du pire : ainsi, les scènes de paysages ou les divers véhicules, magnifiques, alternent avec les visages de certains protagonistes, franchement hideux – surtout pour ce qui est des soldats confédérés.
- La créature, tout bonnement ridicule ! Et que dire de cette espèce d’aura bleue qui l’entoure !?

Ma note : 7/10

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