samedi 23 janvier 2016

L’HISTOIRE SECRÈTE – LES MAÎTRES DU JEU


L’HISTOIRE SECRÈTE – LES MAÎTRES DU JEU

11 septembre 2001. Cinq avions, et non quatre, sont détournés. Le cinquième est chargé de percuter Air Force One et de décapiter le gouvernement des USA. Le vice-président semble faire partie de la conspiration. Une fois au pouvoir, il aura les mains libres pour déclencher une guerre totale. Ce plan soufflé par les Moines noirs constitue leur dernière chance d'accomplir leur mission...


L'Histoire Secrète – Les Maîtres du jeu
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 21 août 2013
Nombre de pages : 54

Mon avis : L’Histoire Secrète fut sans nul doute la bande dessinée qui marqua le plus les débuts de ce blog, il y a de cela, a quelques jours prêts, les débuts de ce blog, il y a huit ans. Longtemps abandonnée, je m’y étais remis l’année dernière, ne serais-ce que pour, enfin, connaitre la conclusion de cette BD, œuvre qui, au demeurant, tout au long de son existence, aura surtout marquée les esprits par son inconstance. Ainsi, depuis ce début d’année, après le moyen Opération Bojinka et l’excellent (l’un des meilleurs tomes de la saga) Ground Zero, nous approchons à grands pas de la fin de cette série, Les Maîtres du jeu étant l’avant dernier volet de L’Histoire Secrète. Le problème, d’entrée de jeu, c’était qu’après un Ground Zero qui, en soit, représentait tout ce que la série aurait put être, c’est-à-dire, quelque chose d’énorme, Les Maîtres du jeu est le parfait exemple de ce qu’elle est en réalité, c’est-à-dire, une œuvre qui promettait beaucoup mais qui, au final, n’aura pas tenue toutes ses promesses. Ainsi, prenons les événements du 11 septembre qui sont abordés dans cet album, suite directe, donc, de son prédécesseur qui en avait déjà fait son thème central : l’idée de Jean-Pierre Pécau est plutôt bonne, on suit avec un certain intérêt les péripéties des Archontes pour essayer d’empêcher ces attentats qui auront, comme chacun sait, bouleverser la face du monde, sauf que… sauf que, il faut tout de même s’accrocher pour accepter que ces divers allers-retours dans le temps soient aussi simples – a la rigueur, que les moines rouges y parviennent, c’est une chose, mais les Archontes, n’auraient-ils pas dut y parvenir d’une manière un peu plus compliquée ? Car bon, ici, on dirait que c’est a la portée du premier venu, ou presque. Quoi qu’il en soit, l’idée, comme je le disais, n’est pas mauvaise, disons juste que c’est la façon dont Pécau la traite qui la gâche un peu. Cela est dommageable car, du coup, une fois de plus, on sent qu’il y avait matière a faire mieux, mais bon, là aussi, au bout du trente et unième album, ce n’est pas comme si c’était véritablement une surprise… un peu comme les dessins d’Igor Kordey finalement : capable du meilleur comme du pire, le croate nous livre une fois de plus une prestation… bah… inconstante… comme la série…


Points Positifs :
- L’intrigue de cet avant dernier album de L’Histoire Secrète est plutôt captivante et il est clair que suivre nos Archontes – principalement Erlin, comme d’habitude – courir dans tous les sens afin d’empêcher, ou, du moins, atténuer, les événements du 11 septembre, ne vous laissera pas indifférent, surtout qu’il y a pas mal de bonnes idées et quelques retournements de situations surprenants.
- Ceux qui auront vécus ces événements, ne serais-ce que par le biais de la télévision, à l’époque, retrouveront avec plaisir les figures historiques, le contexte de l’époque. Et comme Pécau n’est pas un manche, question Histoire, le plaisir est redoublé.
- La petite partie uchronique, au début de l’album, est bien pensée je trouve.

Points Négatifs :
- L’idée de retourner dans le passé afin de le modifier n’est pas mauvaise en soit, le souci, principalement, c’est que nos Archontes y parviennent un peu trop facilement. Certes, Kundun y est pour beaucoup, mais bon, quelques explications n’auraient pas été superflues.
- Igor Kordey égal à lui-même : certaines planches sont magnifiques, pour ceux qui apprécient son style, tandis que, malheureusement, d’autres sont bien plus discutables. Dommage, parfois, prendre son temps, cela a du bon.
- Difficile de soutenir la comparaison avec Ground Zero, tellement supérieur…
- Encore la problématique Reka. On a compris quasiment depuis les premiers albums de la série (et cela remonte a loin) que celle-ci est une chaudasse, mais bon, a un moment donné, a-t-on besoin de se coltiner des scènes de cul sans arrêt ? Chose amusante, Igor Kordey est plutôt appliqué lorsqu’il les dessine…

Ma note : 6,5/10

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