jeudi 21 janvier 2016

1. OUTSIDE


1. OUTSIDE

David Bowie

1 - Leon Takes Us Outside (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay, Campbell) 1:25
2 - Outside (Armstrong, Bowie) 4:04
3 - The Hearts Filthy Lesson (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay, Campbell) 4:57
4 - A Small Plot of Land (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay) 6:34
5 - (Segue) – Baby Grace (A Horrid Cassette) (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay, Campbell) 1:39
6 - Hallo Spaceboy (Bowie, Eno) 5:14
7 - The Motel (Bowie, Eno) 6:49
8 - I Have Not Been to Oxford Town (Bowie, Eno) 3:47
9 - No Control (Bowie, Eno) 4:33
10 - (Segue) – Algeria Touchschriek (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay, Campbell) 2:03
11 - The Voyeur of Utter Destruction (as Beauty) (Bowie, Eno, Gabrels) 4:21
12 - (Segue) – Ramona A. Stone / I Am With Name (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay, Campbell) 4:01
13 - Wishful Beginnings (Bowie, Eno) 5:08
14 - We Prick You (Bowie, Eno) 4:33
15 - (Segue) – Nathan Adler (Bowie, Eno, Gabrels, Garson, Kizilcay, Campbell) 1:00
16 - I'm Deranged (Bowie, Eno) 4:31
17 - Thru' These Architect's Eyes (Bowie, Gabrels) 4:22
18 - (Segue) – Nathan Adler (Bowie, Eno) 0:28
19 - Strangers When We Meet (Bowie) 5:07


1. Outside
Musicien : David Bowie
Parution : 26 septembre 1995
Enregistré : mai 1994 – février 1995
Durée : 74:36
Genre : Rock industriel, Rock expérimental
Producteur : David Bowie, Brian Eno, David Richards
Label : BMG

Musiciens :
David Bowie : chant, saxophone, guitare, claviers
Brian Eno : synthétiseurs, traitements
Reeves Gabrels : guitare
Erdal Kizilcay : basse, claviers
Mike Garson : piano
Sterling Campbell : batterie
Carlos Alomar : guitare rythmique
Joey Baron : batterie
Yossi Fine : basse
Tom Frish : guitare (19)
Kevin Armstrong : guitare (17)
Bryony, Lola, Josey & Ruby Edwards : chœurs (3, 12)

Mon avis : Après Scary Monsters (and Super Creeps), dont j’ai publié la critique il y a une semaine sur ce blog, je poursuis mon hommage à celui qui restera a jamais comme mon musicien préféré, je veux bien évidement parlé de David Bowie (qui nous a quittés le 10 janvier dernier), avec un album, 1.Outside, qui, ma foi, n’a jamais laisser ses fans indifférents, et ce, pas forcément pour les mêmes raisons. Ah, 1.Outside, le fameux opus de Bowie et sa non moins célèbre promesse d’un album par an jusqu’à l’an 2000, promesse, bien évidement, non tenue, puisque, Earthling, sorti dans les bacs début 1997 n’avait plus rien à voir avec son prédécesseur… Car oui, en cette désormais lointaine année 1995 (comme le temps passe vite, ça fait peur), 1.Outside devait être le premier volet de cinq opus qui, s’ils avaient vu le jour, devaient constituer, selon les dires de Bowie, son « hyper-cycle dramatique ». Mais 1.Outside, c’est aussi, et donc, depuis vingt ans, l’un des albums qui a le plus fait couler d’encre au sein de la longue carrière du Mince Duc Blanc : en effet, cet opus, certains le portent aux nues, d’autres le détestent, bref, il n’y a pas de demi-mesure avec ce dernier… Pourtant, 1.Outside, c’est avant toute chose l’album du renouveau pour Bowie, celui de la résurrection, perdu qu’il était après une traversée du désert tout simplement pathétique au cours des années 80, les années des pantalons jaunes et des danses stupides avec Mick Jagger. Donné pour finit, ou presque, pour la musique, telle ne fut pas la surprise du petit monde musical, et surtout de ses fans, de le voir renaitre, tel un phénix, avec cet album si particulier, un album, que dis-je, un concept-album, une œuvre d’art complètement inclassable, un truc qui en déstabilisa plus d’un a l’époque mais qui, indéniablement, rappela au monde qu’après bien des errements, le Major Tom renouait avec ses expériences créatives qui avaient fait sa renommée. De nouveau accompagné de son vieux compère de la célèbre trilogie berlinoise, le grand Brian Eno, Bowie replonge dans l’expérimentation pure et dure, signe des chansons souvent dérangeantes, souvent étonnantes, et, tandis que son compère s’en donne a cœur joie a bidouiller ici et la, pose sa voix feutrée tout de ce long, très long album. Car oui, s’il fallait trouver un défaut à 1.Outside, c’est sa durée, beaucoup trop importante, ce qui fait qu’à un moment donné, on n’échappe pas à un petit coup de mou lors de son écoute. Fort heureusement, de par la qualité de bon nombre de ses titres, par son mélange des genres musical et son coté grandiloquent, 1.Outside est incontestablement un grand album de David Bowie, peut-être pas un pur chef d’œuvre, en raison de sa durée, mais, indéniablement, un opus important dans sa carrière, ne serais-ce que celui-ci vint nous rappeler, qu’en 1995, David Bowie n’était pas tout à fait finit, musicalement parlant…


Points Positifs :
- On le croyait mort musicalement depuis dix ans, et puis, en 1995, Bowie nous revient avec un concept album complètement barré mais tellement génial dans sa conception, son mélange des genres et son avant-gardisme franchement osé pour un artiste de son age – mais c’était bien le seul à pouvoir le faire.
- Les retrouvailles entre David Bowie et Brian Eno bien sur, car bon, sans ce dernier et son approche musicale si particulière, nous n’aurions pas eu ce petit bijou artistique qu’est 1.Outside.
- 1.Outside possède indéniablement son bon petit lot de superbes chansons, ainsi, entre The Hearts Filthy Lesson, Hallo Spaceboy, I Have Not Been to Oxford Town, Thru' These Architect's Eyes ou Strangers When We Meet, il y a de quoi faire, et je n’ai citer que quelques exemples.
- Oublions donc les navrants albums des années 80 et place aux années 90, au rock industriel, a l’expérimental et aux mélanges des genres. Un Bowie inspiré comme rarement et qui prend des risques artistiques, bref, un Bowie comme je l’aime, ce qu’il poursuivra dans le superbe Earthling.
- La pochette, son intérieur, le concept n’est pas que musical, loin de là.

Points Négatifs :
- 1.Outside souffre d’un gros défaut selon moi : il est beaucoup trop long et tous les titres ne son pas de la même qualité même si, dans l’ensemble, celle-ci reste plutôt bonne, ce qui fait que, du coup, il y a quelques passages a vide vers le milieu de l’album.
- Indéniablement, nous avons là un album qui n’est pas facile d’accès, même pour les fans, d’où, bien sur, le fait qu’il ait tant diviser ces derniers.
- Un album par an jusqu’à l’an 2000, la bonne blague !  

Ma note : 8/10

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