jeudi 28 janvier 2016

BLOOD DIAMOND


BLOOD DIAMOND

Sierra Leone, 1999. Le pays est déchiré par une guerre civile entre les rebelles du Revolutionary United Front (RUF) et le gouvernement d’Ahmad Tejan Kabbah pour le contrôle des lucratives mines diamantifères. Solomon Vandy, pêcheur mendé voit son village attaqué. Sa famille réussit à s'enfuir, mais il est capturé par le RUF qui l'envoie dans la mine de Kono, où il découvre un « diamant de sang » d'une taille exceptionnelle, rarissime joyau rosé, qu'il réussira à enterrer grâce à l'assaut du camp par l'armée. Libéré, il rencontre Danny Archer, ancien militaire blanc né en Rhodésie (actuel Zimbabwe), devenu mercenaire puis trafiquant. Archer propose à Solomon de retrouver sa famille en échange du partage de la vente du diamant.


Blood Diamond
Réalisation : Edward Zwick
Scénario : Charles Leavitt, sur une idée de Charles Leavitt et C. Gaby Mitchell
Musique : James Newton Howard
Production : Bedford Falls Productions, Initial Entertainment Group, Spring Creek Productions, Virtual Studios, Warner Bros. Pictures et Lonely Film Productions
Genre : Aventure, Drame, Action
Titre en vo : Blood Diamond
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, mendé
Date de sortie : 8 décembre 2006
Durée : 142 mn

Casting :
Leonardo DiCaprio : Danny Archer
Djimon Hounsou : Solomon Vandy
Jennifer Connelly : Maddy Bowen
Kagiso Kuypers : Dia Vandy, le fils de Solomon
David Harewood : le capitaine Poison
Arnold Vosloo : le colonel Coetzee
Antony Coleman : Cordell Brown
Basil Wallace : Benjamin Kapanay
Stephen Collins : l'ambassadeur Walker
Benu Mabhena : Jassie Vandy, la femme de Solomon
Michael Sheen : Rupert Simmons
Marius Weyers : Rudolf Van De Kaap
Jimi Mistry : Nabil
Ntare Mwine : M'Ed, le barman

Mon avis : Après Entretien avec un vampire, dont je vous ai parlé pas plus tard qu’hier, je poursuis avec la critique d’un autre film qui n’avait pas encore eu droit a une critique sur ce blog vu que je l’avais vu avant que Le Journal de Feanor existe, Blood Diamond. Paru sur les écrans, en France, en janvier 2007, ce long métrage est, en quelque sorte, l’exemple parfait du genre de film que l’on aime ou que l’on déteste et, ma foi, si je peux comprendre bien des critiques a son encontre, je vais me faire, en quelque sorte, son défenseur. Bon, n’y allons pas par quatre chemins, oui, Blood Diamond est avant toute chose un film a grand spectacle et parfaitement calibré pour le grand public : il y a de l’action, de la romance, des méchants pas beaux et, histoire de donner bonne conscience au spectateur occidental, le scénario pointe du doigt une réalité bien triste, au demeurant, l’exploitation du continent noir par les multinationales et autres gouvernements qui n’en n’ont strictement rien a cirer des africains – ici, ce sont les diamants qui sont au cœur du problème mais vous pouvez les remplacer par le pétrole, l’or, le gaz, etc. Du coup, qui dit film a grand spectacle dit méfiance d’une certaine intelligentsia a l’encontre de ce Blood Diamond, or, de mon point de vu, cela est faire preuve de pas mal de mauvaise foi. Certes, je peux parfaitement concevoir que l’on aime ou que l’on n’aime pas une œuvre, cependant, la renier en bloc parce qu’elle est grand public, qu’il y a de l’action où que, soit disant, le contexte social de celle-ci ne sert que de toile de fond a l’intrigue, c’est un peu se moquer du monde ! A en entendre certains, il faudrait, pour qu’un film soit porter aux nues, qu’il soit chiant, ou presque – cela est également valable pour les romans, pour ne citer que l’exemple le plus criant – or, si je suis moi-même un grand adepte des films dits « chiants », comme dirait l’autre, non seulement, il y a chiant et chiant, mais surtout, oui, surtout, ce n’est pas parce qu’un film est grand public qu’il n’est pas bon, bien au contraire ! Car oui, indéniablement, Blood Diamond est un bon film et oui, il aborde une thématique bien réelle que certains auteurs et autres scénaristes préférés d’une certaine classe sociale parisienne ne daigneront jamais aborder, préférant, sans doute, les déboires conjugaux d’un couple de bobos, c’est vrai que c’est tout de suite plus passionnant. Certes, on me dira qu’il y a trop d’actions et que les persos principaux possèdent le don d’échapper aux balles (quoi que), que la romance entre DiCaprio et Jennifer Connelly était couru d’avance (bah, grosso modo, comme dans tous les films, tous genres confondus), que celle-ci ne servait a rien (ah bon) ou que, sommet d’hypocrisie monumental, ce film n’aura guère fait évoluer les choses pour ce qui est du problème de l’exploitation des diamants en Afrique, comme si un film, quel qu’il soit, pouvait vraiment bouleverser le monde ?! Mais bon, peu importe, je ne les ferais pas changer d’avis et puis, là n’est pas mon propos – comme j’ai eu le plaisir de le lire dans un commentaire d’une critique négative de ce long métrage, il est bien dit que Blood Diamond n’est pas fait pour des « gens comme nous », ce qui signifie, en gros, qu’il est fait pour la masse, les cons… mais bon, dans ce cas là, effectivement, je préfère être un con alors. Blood Diamond n’est pas un film parfait, il n’a aucune prétention a l’être et oui, c’est une œuvre grand public, cependant, l’intrigue est captivante, les personnages par moment touchants, il y a de belles images du continent africain et pas mal de scènes difficiles, mais bon, malheureusement, a sa façon, il ne fait que refléter la réalité du continent africain.


Points Positifs :
- L’histoire pourrait sembler simpliste, a la base, pourtant, elle n’en reste pas moins rapidement captivante puisque l’on s’attache forcément aux déboires de ca pauvres pécheur, Salomon Vandy, en quête de sa famille, et que, mine de rien, le père Léonardo, il en jette dans un rôle assez ambigu.
- Je ne suis pas dupe, si Blood Diamond nous montre la triste réalité qu’est le sort des populations africaines et de son exploitation par les grosses multinationales occidentales (entre autres), ce n’est là que la toile de fond du film. Cependant, au vu des nombreux crimes, misère et injustices vues dans ce long métrage, celui-ci nous fait probablement plus réfléchir que d’autres films, soit disant plus sérieux.
- Djimon Hounsou est, de mon point de vu, l’acteur majeur de ce film, son personnage étant le plus attachant et, accessoirement, le plus honnête malgré tous ses déboires.
- Pour peu que l’on s’intéresse un peu à l’histoire contemporaine, il est clair que, dans son propos, Blood Diamond est assez juste – exploitation du continent noir, guerres civiles, enfants-soldats. Pas mal, non, pour un film grand public !?
- Je peux comprendre que Blood Diamond n’ait pas forcément plu à la presse : après tout, on ne peut pas vraiment dire que cette dernière soit présentée sous sa meilleure image.
- Vous en connaissez beaucoup des films où il n’y a même pas une seule scène de baiser ? Bah, ma foi, pas beaucoup, surtout pour ce genres de longs métrages. Il fallait tout de même le souligner, ne serais-ce que pour sa rareté.

Points Négatifs :
- Malheureusement, Blood Diamond n’échappe pas aux défauts du genre, le principal étant, selon moi, cette faculté qu’on les héros des films américains à échapper aux balles alors que tout le monde se fait massacrer autour d’eux.
- De même, il y a quelques raccourcis faciles, des méchants très méchants, des gentils très gentils. Seul DiCaprio est ambigu dans l’histoire, mais bon, par amour et amitié, il finit sur une bonne note le bougre.
- Jennifer Connelly aurait mieux fait de se taire lorsqu’elle dit que si le public américain connaissait l’origine de ces fameux diamants, il ne les achèterait pas ; oh, pour certains, je n’en doute pas, malheureusement, pour la plupart, je crois qu’ils s’en moquent, tout simplement…
- Un film a regardé impérativement en VO : j’ai eu le malheur de le revoir en français et la voix de DiCaprio, elle est tout bonnement horrible !

Ma note : 8/10

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