lundi 11 janvier 2016

INCASSABLE


INCASSABLE

Elijah Price souffre depuis sa naissance d'une forme d'ostéogénèse. S'il reçoit le moindre choc, ses os cassent comme des brindilles. Depuis son enfance, il n'a de cesse d'admirer les super-héros, des personnages qui sont tout l'opposé de lui-même. Propriétaire d'un magasin spécialisé dans les bandes-dessinées, il épluche pendant son temps libre les vieux articles de journaux à la recherche des plus grands désastres qui ont frappé les Etats-Unis. Il se met alors en quête d'éventuels survivants, mais y parvient rarement. Au même moment, un terrible accident ferroviaire fait 131 morts. Un seul des passagers en sort indemne...


Incassable
Réalisation : M. Night Shyamalan
Scénario : M. Night Shyamalan
Musique : James Newton Howard
Production : Touchstone Pictures, Blinding Edge Pictures, Barry Mendel Productions et Limited Edition Productions Inc
Genre : Super-héros, Thriller, Fantastique
Titre en vo : Unbreakable
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 22 novembre 2000
Durée : 106 mn

Casting :
Bruce Willis : David Dunn
Samuel L. Jackson : Elijah Price
Robin Wright Penn : Audrey Dunn
Spencer Treat Clark : Joseph Dunn
Charlayne Woodard : Mère d'Elijah
Eamonn Walker : Docteur Mathison
Leslie Stefanson : Kelly
Johnny Hiram Jamison : Elijah, à 13 ans
Michaelia Carroll : la babysitteur
Elizabeth Lawrence : l'infirmière de l'école
David Duffield : David Dunn, à l'âge de 20 ans
Laura Regan : Audrey, à l'âge de 20 ans
Chance Kelly : l'homme à la combinaison orange
Michael Kelly : Docteur Dubin
Richard Council : Noel
Sherman Roberts : le médecin
Damian Young : un soldat
M. Night Shyamalan : le dealer au stade (caméo)

Mon avis : Quoi que l’on puisse penser, sur ce blog, il n’y pas que Secret Wars et ce, même si depuis une semaine, on pourrait penser le contraire, et donc, aujourd’hui, je vais faire une pause dans mes critiques de ce méga event de la mort qui tue pour aborder le cas d’un long métrage qui, mine de rien, reste dans le genre super-héroique, je veux bien évidement parler de Incassable. Bon, tout d’abord, je dois reconnaitre que, jusqu’à hier soir, je n’avais jamais vu ce film du réalisateur M. Night Shyamalan : certes, je le connaissais ou, plutôt, j’en avais entendu parler, mais bon, ayant depuis longtemps une certaine aversion pour le sieur Bruce Willis et pour les films d’actions en général, Incassable ne m’avait jamais intéresser… d’ailleurs, je ne savais même pas, fan de comics que je suis pourtant, que ce dernier abordait, et de quel manière, la thématique des super-héros, c’est pour dire ! Du coup, comme il ne faut pas mourir idiot, je me suis décidé, puisque l’occasion se présentait, de voir par moi-même si ce film méritait certaines louanges que j’avais entendu, a ma grande surprise, a son sujet, et le résultat fut… bah en fait, loin d’être a la hauteur, mais commençons par le commencement… Bon, tout d’abord, force est de constater que le postulat de base est bon, sur ce point, il n’y a rien à redire : en effet, et je pense que tout amateur de comics le reconnaitra, M. Night Shyamalan use habilement des rouages du genre et l’on suit le cheminement traditionnel de l’individu qui s’aperçoit qu’il possède des pouvoirs, décide de faire le bien puis, a la fin, vainc sa némésis, celle-ci étant, bien entendu, son exact contraire. Là-dessus, on est en terrain familier et louons le réalisateur pour, non seulement, respecter scrupuleusement les canons du genre mais aussi, mine de rien, y apporter une touche toute personnelle qui rend l’intrigue assez crédible dans son déroulement : ainsi, plutôt qu’un film où, en deux heures, on aurait l’histoire d’un type qui se découvre des pouvoirs, les accepte tout de suite et sauve le monde a la fin, ici, les choses sont plus posées puisque le héros, Bruce Willis donc, prend son temps pour se décider a user de ses pouvoirs pour sauver la veuve et l’orphelin et, lorsqu’il le fait, le résultat est mi-figue, mi-raisin puisqu’il sauve deux enfants, leurs parents, eux, sont morts. Bref, une bonne idée qui pourrait contredire, comme tout ce que je viens de dire, mon impression peu enthousiaste pour ce film, c’est donc qu’il y a un souci… Et pas un petit, hélas : ainsi, Incassable souffre d’un énorme défaut, sa lenteur : qu’il n’y ait qu’une scène d’action, cela ne me gènes pas, au contraire, mais que Bruce Willis passe la quasi-totalité du film a, premièrement, hésiter, deuxièmement, discuter avec Samuel L. Jackson, troisièmement, hésiter a nouveau, quatrièmement, discuter avec Samuel L. Jackson, cinquièmement, hésiter avant de, pour faire court, discuter avec sa femme, hésiter derechef et discuter encore avec Samuel L. Jackson, mouais, au bout d’un moment, j’en ai eu plus que marre ! Bref, on s’ennui pas mal devant Incassable et on commence rapidement à trouver le temps plutôt long, ce qui est un comble puisque le film est court, une heure quarante environ. Dommage car les bonnes idées ne manquaient pas, le code super-héroique était parfaitement respecté (peut-être même davantage que dans bon nombre de films du genre) et que la fin, elle, certes rapide, est plutôt pas mal. Mais bon, toutes les meilleures idées du monde ne suffisent pas à faire un grand film, loin de là, et pour ma part, désolé, mais ces trop importants défauts de rythme font que, de mon point de vu, Incassable n’en est pas un…


Points Positifs :
- L’utilisation quasiment parfaite de tous les codes super-héroiques : découverte des pouvoirs, décision de faire le bien, lutte contre la némésis du héros, celle-ci étant, cela va de soit, le parfait double négatif du héros. Même le nom de ce dernier, David Dunn, renvoi aux codes de Stan Lee chez Marvel avec le doublement des initiales, ici, DD – par exemple, Peter Parker, Red Richards, etc.
- Plans séquences, décors, effets de lumières tout en sobriété mais qui participent a l’ambiance, certains angles de caméra, oui, il n’y a rien à redire sur ce point là.
- N’oublions pas toutes les références au monde super-héroique, et elles sont nombreuses.
- Malgré un final très court, celui-ci n’en reste pas moins fort réussi : surprenant mais fort logique puisque on y respecte parfaitement les canons du genre.

Points Négatifs :
- Un énorme problème de rythme dans ce film où l’on passe beaucoup trop de temps a voir Bruce Willis hésiter, discuter avec Samuel L. Jackson, hésiter a nouveau, discuter a nouveau, etc. A un moment donné, c’est bien de faire avancer le schmilblick !
- Du coup, on a l’impression que le film est d’une longueur incroyable alors qu’en fait, bah, il est vachement court.
- D’ailleurs autre exemple : la scène des haltères qui dure des plombes…
- J’ai trouvé Bruce Willis plus sobre que dans d’autres films où il joue, mais bon, désolé mais j’ai beaucoup de mal avec cet acteur.
- Le personnage du gamin, désolé mais je l’ai détesté. Et puis, quel petit con a pleurnicher tout le temps et se plaindre de son père.
- Robin Wright est transparente au possible.

Ma note : 6/10

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