vendredi 14 octobre 2016

WHITE LIGHT/WHITE HEAT


WHITE LIGHT/WHITE HEAT

The Velvet Underground

1 - White Light/White Heat (Lou Reed) 2:54
2 - The Gift (Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison, Maureen Tucker) 4:37
3 – Lady Godiva's Operation (Lou Reed) 2:37
4 – Here She Comes Now (Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison, Maureen Tucker) 5:10
5 – I Heard Her Call My Name (Lou Reed) 4:20
6 – Sister Ray (Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison, Maureen Tucker) 5:58


White Light/White Heat
Musicien : The Velvet Underground
Parution : 30 janvier 1968
Enregistré : septembre 1967
Durée : 40:13
Genre : Art rock, Protopunk, Rock expérimental
Producteur : Tom Wilson
Label : Verve

Musiciens :
Lou Reed : voix, guitare, piano
John Cale : voix, violon électrique, orgue, basse
Sterling Morrison : voix, guitare, basse
Maureen Tucker : percussions

Mon avis : En toute sincérité, qui, de normalement constitué a envie, après une journée de boulot, en rentrant chez lui, d’écouter ce White Light/White Heat, second opus du Velvet Underground ? Car ce disque ait étrange, bizarre, distordu, il faut peur au chat, a la famille, aux voisins, a tout le monde ! Mais bon, après tout, qui peut se targuer d’être normalement constitué, quand a cette histoire de rentrer du boulot, encore faut-il en avoir un, quand au fait qu’il est quasiment inécoutable par 99% de la population mondiale et qu’il fait fuir tout le monde, et alors !? Car oui, mille fois oui, séparés de l’emprise vampirique d’Andy Wharol et ayant fait leurs adieux a la belle et germanique Nico, le Velvet, après leur monumental Velvet Underground & Nico revient pour un second essai qui s’avérera être, bien évidement, un nouveau échec commercial mais, une fois de plus, l’important est ailleurs car ce White Light/White Heat, dans un genre encore plus extrême que son prédécesseur est une fois de plus un chef d’œuvre absolu ! Alors certes, probablement faut-il qu’il nous manque une case ou deux pour apprécier a sa juste valeur un tel album, mais qu’importe, car en poussant l’expérimentation musicale jusqu’à son paroxysme, en mettant les amplis a leur maximums, ce qui donne ce son saturé et sale, les membres du groupe nous ont pondu un album singulier, étrange, certes, mais également monumental, quelque chose de rare et que les quelques fans, y revenant de temps en temps, ne s’en lassent pas. Car de la chanson éponyme qui plaisait tant a David Bowie qui la reprenait régulièrement a Sister Ray, improbable titre de 17 minutes enregistré en une seule prise et qui conclu magistralement l’album, en passant par The Gift, poème de Lou Reed mis en musique par le groupe et narrer par John Cale, Lady Godiva's Operation qui évoque la légende de Lady Godiva, une noble dame anglo-saxonne du XIe siècle qui traversa les rues de Coventry à cheval, entièrement nue, pour convaincre son époux de diminuer les impôts qu'il prélevait sur les habitants, le très pop et magnifique Here She Comes Now ainsi que l’explosif et saturé I Heard Her Call My Name, il n’y a que de grands moments dans cet opus. Alors bien sur, un tel album n’aura jamais connu le succès mais qu’importe puisque, après tout, malgré son étrangeté, malgré le fait qu’en l’écoutant, mes proches doivent me prendre pour quelqu’un de pas tout a fait normal, White Light/White Heat est un opus monumental d’un groupe qui ne l’était pas moins ; quant au reste, il importe finalement si peu…


Points Positifs :
- Probablement l’un des albums les plus étranges et inécoutables qui aient vu le jour ces cinquante dernières années, et, paradoxalement (ou pas), l’un des meilleurs. Car ici, les membres du Velvet, sans Nico et Wharol, repoussent encore davantage les frontières de l’expérimentation et livrent un véritable OVNI musical, un truc énorme qui choque encore de nos jours mais qui n’en reste pas moins exceptionnel, qualitativement parlant !
- De White Light/White Heat, la chanson éponyme, a Sister Ray, longue impro de 17 minutes enregistrée en une seule prise et sans nul doute la plus grande chanson du groupe, tout est parfait, avec, au passage, une petite mention personnelle pour Lady Godiva's Operation, titre chanté par John Cale et que j’adore.
- Un son sale, des guitares saturés, des textes complètement hallucinés qui nous parlent de drogués, d’homosexuels, de perversions sexuelles toutes plus étranges les unes que les autres… mais si l’on accroche, alors là, c’est un pur bonheur !
- Enfin, John Cale se met au chant – ou à la narration – et c’est une excellente chose.

Points Négatifs :
- Malheureusement, après la sortie de cet album, John Cale quittera le groupe…
- Bon, il ne faut pas se leurrer, si le premier opus du Velvet était déjà particulier pour le grand public, ici, c’est mille fois pire et il faut vraiment accrocher au groupe, aux membres qui le composent, a leur univers musical et être soit même (je le pense) un peu cintré pour apprécier ce White Light/White Heat a sa juste valeur. Les autres passeront leur chemin en fuyant… et je les comprends !

Ma note : 10/10

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