dimanche 23 octobre 2016

ALICE DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR


ALICE DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

Cela fait trois ans qu’Alice sillonne les mers en tant que capitaine du navire Wonder, le vaisseau de feu son père, le Lord Kingleigh. En 1875, après son retour d'un de ses voyages en Chine, Alice reçoit la visite d'un mystérieux papillon bleu. Elle devine tout de suite qu'il s’agit d'Absolem. Lui faisant confiance, elle le suit à travers sa maison, et c'est grâce à lui qu'elle traverse un miroir. De l'autre coté, Absolem fait savoir à Alice que le Chapelier Fou, le grand ami de cette dernière, est en danger. Sans hésiter, Alice rejoint vite la demeure du Chapelier, qu'elle trouve mourant. D'après la Reine Blanche, Mirana, le seul moyen de le sauver est de remonter le temps. La mission d’Alice est donc de sauver le Chapelier en essayant de ne pas se faire attraper par le Temps, qui a collaboré avec la perfide Reine Rouge, Iracebeth, la sœur de Mirana.


Alice de l'autre côté du miroir
Réalisation : James Bobin
Scénario : Linda Woolverton d'après l'œuvre de Lewis Caroll
Musique : Danny Elfman
Production : Walt Disney Pictures, Tim Burton Productions, Roth Films, Team Todd
Genre : Fantastique, Fantasy
Titre en vo : Alice Through the Looking Glass
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 27 mai 2016
Durée : 113 mn

Casting :
Johnny Depp : Tarrant Hightopp, le Chapelier Fou
Mia Wasikowska : Alice Kingsleigh
Helena Bonham Carter : Iracebeth, la Reine Rouge
Anne Hathaway : Mirana, la Reine Blanche
Sacha Baron Cohen : Le Temps
Rhys Ifans : Zanik Hightopp, le père du Chapelier Fou
Matt Lucas : Tweedledee / Tweedledum
Ed Speleers : James Harcourt
Andrew Scott : Dr. Addison Bennet
Stephen Fry : Chess, le Chat de Cheshire
Alan Rickman : Absolem, la Chenille
Michael Sheen : Nivens McTwisp, le Lapin Blanc
Barbara Windsor : Mallymkun, le Loir
Timothy Spall : Bayard, le St-Hubert
Paul Whitehouse : Thackery Earwicket, le Lièvre de Mars
Matt Vogel : Wilkins, le serviteur du Temps
Leo Bill : Lord Hamish Ascot
Richard Armitage : Le Roi Oléron, le père de la Reine Rouge et la Reine Blanche
Hattie Morahan : La Reine Elsmere, la mère de la Reine Rouge et la Reine Blanche
Lindsay Duncan : Helen Kingsleigh, la mère d'Alice

Mon avis : En 2010, ce qui ne fait tout de même un certain temps désormais, était paru sur les écrans l’adaptation cinématographique de l’œuvre la plus connue de Lewis Carroll, je veux bien évidement parlé de Alice au Pays des Merveilles. Plutôt décrié lors de sa sortie par une partie du public, j’avais été, pour la part, plutôt satisfait de cette adaptation de Tim Burton, et ce, même si je reconnais que le génial réalisateur avait fait bien mieux auparavant et que tout cela n’était, au final, qu’un sympathique divertissement, sans plus. Du coup, je dois admettre que je n’attendais pas monts et merveilles de cet Alice de l’autre côté du miroir, suite des aventures de la jeune Alice (un peu plus âgée désormais) au Pays des Merveilles, et, ma foi, force est de constater que je ne me suis guère tromper, loin de là. Mais n’allons pas trop vite en besogne et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : non, mille fois non, Alice de l’autre côté du miroir n’est pas un mauvais film ! En effet, si certains critiques ont été durs, voir très durs avec ce long métrage où, par ailleurs, Tim Burton n’est même plus aux commandes – le bougre se contente de produire la chose – je trouve que c’est plutôt exagéré : certes, ce film, incontestablement, n’est qu’un divertissement sympathique et convenue, et certes, Burton n’étant plus là, on a franchement perdu un certain mélange entre Fantasy et noirceur propre au Pays des Merveilles qui apparait, ici, un peu trop lissé a mon gout. Mais bon, malgré ce coté un peu trop propret pour être honnête et une morale a deux balles dont on se serait bien passer, il reste tout de même l’esthétisme de la chose, qui elle, est franchement réussie : ainsi, que ce soit le Pays des Merveilles ou le château du Temps, une fois de plus, on en prend plein les yeux. De plus, il y a les protagonistes et même si ils sont bien évidement sans surprises et plutôt stéréotypés, dans l’ensemble, ils restent égaux a eux-mêmes, ce qui est le principal – petite surprise pour le Temps, interprété par Sacha Baron Cohen et dont le coté bouffon m’aura bien plu, finalement. Enfin, il y a cette course poursuite a travers le temps, plutôt amusante et spectaculaire et qui se laisse, ma foi, regarder avec un certain plaisir. Alors certes, au final, il est incontestable que cet Alice de l’autre côté du miroir n’est pas un grand film et que, dans l’ensemble, il reste trop conventionnel et grand public pour être honnête, mais bon, au vu de ce que j’ai put lire ou entendre a son sujet, ce n’est tout de même pas un étron finit ! Trop lisse, convenu, sans surprises, certes, mais un sympathique divertissement qui ravira les plus jeunes, et, ma foi, certains des plus grands qui souhaiteront ne pas se prendre la tête pour une fois ; et puis, quand je vois comment certains blockbusters sont portés aux nues par la critique et le public, je me dis que l’on peut parfaitement être davantage concilient avec cet Alice qui est tout de même loin d’être aussi mauvais que cela…


Points Positifs :
- L’esthétisme de l’ensemble qui reste plutôt bon et fidèle a l’univers du Pays des Merveilles. Ainsi, que ce soient les décors, les personnages, leurs tenues ou les couleurs, tout cela est plutôt enchanteur et fort agréable pour nos yeux.
- Un sympathique divertissement, sans prises de têtes, qui ravira les plus jeunes, et, ma foi, certains des plus grands également.
- La course poursuite temporelle qui est, bien sur, au cœur de l’intrigue. Oh certes, il y aurait probablement à refaire, mais bon, dans l’ensemble, elle reste réussie.
- Je l’ai bien aimé Sacha Baron Cohen finalement dans son rôle du Temps. Alors bien sur, il tient davantage du bouffon que du grand méchant – d’ailleurs, il ne l’est pas – mais bon, finalement, il y a une certaine logique a cela au vue de l’univers du Pays des Merveilles.
- Mia Wasikowska a pris quelques années mais elle reste crédible en Alice.
- Les personnages secondaires, le Lapin Blanc, le Lièvre de Mars, le Chat de Cheshire et les autres, conventionnels, certes, mais amusants.

Points Négatifs :
- Tim Burton n’est plus aux commandes et l’on perd incontestablement au change, James Bobin ne réussissant pas à retranscrire le coté sombre voir malsain propre au Pays des Merveilles.
- Une version un peu trop lisse, policée et conventionnelle du Pays des Merveilles, un peu, finalement, comme dans l’ensemble du film.
- On se serait bien passer de cette traditionnelle morale américaine qui pèse sur une bonne partie du film.
- Dans l’ensemble, les effets spéciaux sont réussis, quoi que, par moments, ce n’était pas vraiment ça, particulièrement sur le visage du Chapelier Fou.
- Mouais, je l’ai déjà trouvé en meilleure forme Johnny Depp…
- Je l’aime bien Helena Bonham Carter, mais bon, à force de hurler tout le temps, elle m’aura agacé quasiment lors de chacune de ses apparitions.

Ma note : 6,5/10

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