dimanche 23 octobre 2016

HOUSE OF CARDS – SAISON 3


HOUSE OF CARDS – SAISON 3

Après la conquête du pouvoir suprême, quelles seront les ambitions du nouveau Président et de sa compagne, Claire ? Dans un premier temps, du moins, face à la hauteur des enjeux, Frank Underwood va devoir maintenir le cap contre vents et marées. Car même pour les plus rusés des renards, se maintenir au sommet plutôt que le viser constitue un autre exercice, d’autres conquêtes, d’autres risques, une autre exposition. Frank Underwood va notamment devoir naviguer dans la politique étrangère, et de ce côté son agenda est bien rempli. Y figure notamment une rencontre avec son homologue russe.


House of Cards – Saison 3
Réalisation : David Fincher, James Foley, Joel Schumacher
Scénario : Beau Willimon, Keith Huff, Rick Cleveland, Sarah Treem, Sam Forman
Musique : Jeff Beal
Production : Media Rights Capital, Trigger Street Productions, Wade/Thomas Productions
Genre : Politique, Thriller
Titre en vo : House of Cards – Season 3
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 27 février 2015 – 27 février 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 55 minutes

Casting :
Kevin Spacey : Frank Underwood
Robin Wright : Claire Underwood
Michael Kelly : Doug Stamper
Molly Parker : Jacqueline Sharp
Mahershala Ali : Remy Danton
Elizabeth Marvel : Heather Dunbar
Paul Sparks : Thomas Yates
Lars Mikkelsen : Viktor Petrov
Derek Cecil : Seth Grayson
Nathan Darrow : Edward Meechum
Jayne Atkinson : la sénatrice Catherine Durant
Jimmi Simpson : Gavin Orsay
Kim Dickens : Kate Baldwin
Rachel Brosnahan : Rachel Posner
Reg E. Cathey : Frederick « Freddy » Hayes
Alexander Sokovikov : Alexi Moryakov
Benito Martinez : Hector Mendoza
Mozhan Marnò : Ayla Sayyad
Kate Lyn Sheil : Lisa Williams
Christian Camargo : Michael Corrigan
Larry Pine : Bob Birch
Reed Birney : Donald Blythe
Stephen Colbert : Stephen Colbert
John Doman : Bishop Charles Eddis

Mon avis : Si la première saison de House of Cards avait été plutôt bonne, dans l’ensemble, et avait donner envie de découvrir la suite, pour être tout a fait franc, dès la seconde, l’enthousiasme, pour ma part, avait baissé d’un palier : il faut dire que si la seconde partie de saison n’avait été qu’une montée en puissance qualitative jusqu’au feu d’artifice final, la première, elle, a quoi il faut ajouter des éléments scénaristiques totalement ridicules – le meurtre de Zoe Barnes – avait été loin d’être a la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre de cette série. Pourtant, ne serais-ce que pour le fait que le diabolique Frank Underwood était enfin parvenu a son but, c’est-à-dire, accéder a la Maison Blanche, j’avais confiance en cette troisième saison ; après tout, j’étais oh combien curieux de découvrir comment ce couple si spécial – Kevin Spacey, Robin Wright – allait se débrouiller dans le Bureau Ovale ? Or, après un premier épisode centré sur le sort de Doug Stamper que l’on avait laisser bien mal en point  a l’issu de la saison précédente et qui laissait présager du meilleur, immédiatement après, ce ne fut plus qu’une longue et inéluctable descente qualitative : les épisodes se succédaient, l’intrigue ne suivait pas et n’était pas captivante pour un sou, des personnages disparaissaient subitement, d’autres apparaissaient sans que l’on s’y attache le moins du monde, Kevin Spacey, empâté, finissait plus par me gonfler qu’autre chose avec son Amérique au Travail et son processus de paix dans la vallée du Jourdain, quant a Robin Wright, j’avais finis par la détester tant j’en avais marre de la voir toujours aussi hautaine et prétentieuse alors que, il faut le reconnaitre, son incompétence sautait littéralement aux yeux. Bref, du second au dixième épisode de cette troisième saison, tout cela fut une purge monumentale, un truc horrible, sans le moindre intérêt et qui se permettait le luxe, qui plus est, de tomber dans la propagande primaire a l’encontre de la Russie, forcément, les méchants de l’histoire – paradoxalement, Lars Mikkelsen, qui joue le rôle du président russe et que l’on connaissait depuis The Killing, est la grande bonne surprise de cette saison ! Et puis, alors que je n’attendais plus rien de cette saison et encore moins de cette série, telle ne fut pas ma surprise en découvrant que, enfin, a partir du onzième épisode, les choses commençaient enfin a devenir intéressantes, que l’on retrouvait tout ce qui avait fait la saveur de cette série lors des deux premières saisons et que, oui, on peut le reconnaitre, ces trois derniers épisodes auront été, a leurs manières, captivants et franchement bons ! De quoi accoucher d’un final a la hauteur, certes, mais qui, cependant, ne m’aura pas fait oublier que pour y arriver, il aura fallut se taper une véritable purge sans le moindre intérêt… Une énorme déception, donc, que cette troisième saison de House of Cards, un constat implacable mais justifié, de mon point de vu, et qui, ma foi, ne me donne pas la moindre envie de voir la suite, bien au contraire !


Points Positifs :
- Les trois derniers épisodes sont à la hauteur de ce que fut la série lors des deux premières saisons : captivants, bourrés de coups de théâtre, avec des protagonistes qui, enfin, agissent, ils permettent à cette saison de relever le niveau pour un final que l’on peut qualifier de bon.
- Lars Mikkelsen nous joue un président russe digne de Vladimir Poutine et est tout simplement parfait dans son rôle. D’un autre coté, ce n’est pas vraiment une surprise pour cet acteur danois que l’on a découvert dans la première saison de The Killing.
- Tout au long de la saison, à chaque fois qu’apparaissait Heather Dunbar, la rivale de Frank Underwood aux primaires démocrates, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que celle-ci aurait fait une bien meilleure candidate que cette triste Hillary Clinton… Votez Dunbar !
- Le premier épisode de la saison, centré sur Doug Stamper, est plutôt bon et ne laissait rien présager de la suite ; d’ailleurs, l’un des intérêts de cette troisième saison était le sort de l’ancien conseiller du couple Underwood.
- Le générique, toujours aussi bon. D’un autre coté, il n’a pas changé…

Points Négatifs :
- Une monumentale déception que cette troisième saison de House of Cards : du second au dixième épisode, il n’y a quasiment rien à sauver et on s’ennui tellement devant ce vide scénaristique que tout cela devient très rapidement une véritable purge !
- Ah, la propagande américaine a l’encontre de la Russie ! Forcément, ce sont eux les méchants, leur président n’est qu’un voyou sans scrupules qui n’hésite pas a tuer ses propres hommes, a faire échouer un processus de paix au Moyen-Orient et a arrêter les activistes gays dans son pays… Bah oui, c’est bien connu, la Russie, c’est le mal !
- Accessoirement, ce qui a de savoureux au sujet du président russe, c’est que quant on connait le couple Underwood, on ne peut s’empêcher de se dire que celui-ci est un enfant de cœur.
- Robin Wright m’aura agacé tout au long de la saison – sauf vers la fin mais il était trop tard – avec son coté prétentieux et ses actions, totalement ubuesques pour ne pas dire ridicules : vous imaginez une première dame qui s’en prend au président russe en pleine conférence de presse au Kremlin, une première dame qui passe des heures dans une prison russe et qui, accessoirement, s’endort tandis qu’un prisonnier se suicide ?! Un grand n’importe quoi !
- Histoire de rester dans le grand n’importe quoi, vous imaginez Obama recevoir Poutine a la Maison Blanche et inviter, au même moment, les Pussy Riot ? Ah, si le ridicule tuait…
- Kevin Spacey, empâté, n’est plus que l’ombre de lui-même. Et qu’est ce qu’il nous aura gonflé avec son Amérique au Travail !
- Vu ce qu’avaient été les deux précédentes saisons – principalement la première – il est clair que la déception est énorme au vu du potentiel de cette série…

Ma note : 5/10

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