jeudi 11 août 2016

BORGEN – SAISON 1


BORGEN – SAISON 1

Birgitte Nyborg dirige le Parti centriste danois. Trois jours avant les élections législatives, cette femme au caractère bien trempé décide de jouer son propre jeu contre une frange de ses alliés. Les électeurs la suivront-ils ? Au même moment, le Premier ministre en place est accusé de corruption et la journaliste Katrine Fønsmark, populaire et incisive, voit sa vie personnelle basculer quand son amant, bras droit du Premier ministre, meurt brutalement. Enfin, Birgitte congédie son Spin Doctor, Kasper Juul, qui a commis un grave manquement à l'éthique...


Borgen – Saison 1
Réalisation : Søren Kragh-Jacobsen, Rumle Hammerich, Annette K. Olesen, Mikkel Nøgaard
Scénario : Adam Price, Jeppe Gjervig Gram, Tobias Lindholm
Musique : Halfdan E.
Production : DR1
Genre : Politique
Titre en vo : The Knick – Season 2
Pays d’origine : Danemark
Chaîne d’origine : DR1
Diffusion d’origine : 26 septembre 2010 – 28 novembre 2010
Langue d'origine : danois
Nombre d’épisodes : 10 x 58 minutes

Casting :
Sidse Babett Knudsen : Birgitte Nyborg Christensen
Johan Philip Pilou Asbæk : Kasper Juul
Birgitte Hjort Sørensen : Katrine Fønsmark
Michael Birrkjaer : Phillip Christensen
Søren Malling : Torben Friis
Benedikte Hansen : Hanne Holm
Thomas Levin : Ulrik Mørch
Lars Knutzon : Bent Sejrø
Flemming Sørensen : Bjørn Marrot
Lars Brygmann : Troels Höxenhaven
Søren Spanning : Lars Hesselboe
Peter Mygind : Michael Laugesen
Iben Dorner : Sanne
Dar Salim : Amir Diwan

Mon avis : Il est évidant que Borgen n’est pas la première œuvre (oui, cela ne se limite pas aux séries) que je n’ai découvert véritablement que bien des années après sa diffusion qui eut lieu, pour rappel, chez nous en 2012 sur Arte, mais bon, entre le travail et la fatigue d’alors (il faut bien se chercher des excuses), en dehors des deux premiers épisodes et du quatrième, jusqu’à il y a quelques jours, j’étais donc passer complètement a coté de cette excellente série danoise qu’il est bien évidement inutile de présenter. Inutile car a moins d’être un fan absolu de TF1 ou des émissions de téléréalité de la TNT, tout le monde connait ou a entendu parler de Borgen, cette série politique où une femme devient premier ministre du Danemark et doit concilier sa vie de famille avec son nouveau poste, oh combien important et, bien sur, prenant. Car oui, ici, c’est la politique qui est au cœur de l’intrigue de cette série, une œuvre de grande qualité – les créateurs sont les mêmes que ceux de The Killing, d’ailleurs, bon nombre d’acteurs jouent dans les deux séries – louée depuis des années pour la vraisemblance de son scénario, et ce, même en dehors des frontières danoises. En effet, si bien évidement, les spécificités du modèle danois sont différentes du système français, ce dernier tenant davantage de la royauté avec la Cinquième République, et que les diverses alliances entre divers partis, afin d’obtenir une majorité, n’ont pas vraiment lieu d’être dans l’Hexagone où un parti domine et les autres, bah, les autres font de la figuration, le spectateur attentif y trouvera néanmoins bon nombre de points communs… après tout, la chose politique est la même dans quasiment tous les pays et l’on retrouve a chaque fois les alliances, les trahisons, les ministres incontrôlables, les guerres d’égos, les conseillers qui agissent dans l’ombre ainsi que le rôle des médias, ces derniers étant eux aussi, comme il fallait s’y attendre, au premier plan dans cette série. Mais alors, Borgen n’est-elle qu’une série qui ne plaira qu’aux amateurs de la politique ? Oui et non car si bien évidement, il faut se passionner un minimum pour la chose politicienne, Borgen, ce n’est pas que cela est l’on peut également mettre en avant le rôle des femmes dans cette œuvre : celui de Birgitte Nyborg, bien sur, Premier Ministre, mais aussi celui de Katrine Fønsmark, journaliste de la première chaine du pays et, en quelque sorte, pendant de la première sur bien des points. Bien entendu, dans Borgen, il n’est pas fait l’impasse sur la vie privée de notre Premier Ministre, une vie privée qui en pâtira, comme il fallait s’en douter, ce qui, accessoirement, au fil des épisodes, nous renverra a quelques épisodes bien connus de la vie politique de certains de nos propres dirigeants. Bref, mais ce n’est nullement une surprise et juste la confirmation de ce que je pensais depuis longtemps, cette première saison de Borgen est indéniablement une réussite, certes élitiste dans sa thématique mais bon, après tout, on ne va pas non plus s’excuser d’apprécier des œuvres un peu plus complexes et profondes que les productions de TF1 ou que de bons nombres de séries policières américaines, non ?!


Points Positifs :
- S’il vous fallait une seule et unique série sur la politique, alors, Borgen est fait pour vous ! D’une crédibilité rare, cohérente de bout en bout et captivant, si vous êtes un amateur de la chose politicienne, alors, vous y trouverez sans nul doute votre bonheur.
- Borgen vaut également le détour pour la manière dont un parti d’opposition accède au pouvoir, avec de belles idées et, petit à petit, est forcé, par la force des choses et des alliances, de devenir plus cynique, de mentir, de manipuler, et ce, tout en essayant, malgré tout, de conserver certaines de ses valeurs.
- La descente aux enfers de la vie familiale de Birgitte Nyborg : concilier son poste de Premier Ministre et son rôle d’épouse et de mère devient très rapidement un chemin de croix, non pas que cela est impossible mais bon, lorsque l’on voit, dans la réalité, ce qui se passe souvent, on se dit qu’il n’y a aucune exagération dans Borgen.
- Le rôle des médias et leurs liens avec les politiques.
- Les acteurs, bien entendu : si Sidse Babett Knudsen est tout simplement excellente dans son rôle de Premier Ministre, les autres, pour la plupart déjà connus pour avoir jouer dans The Killing, ne sont pas en reste, particulièrement Pilou Asbæk en Spin Doctor et Birgitte Hjort Sørensen en journaliste insoumise.
- Amusant de noter les différences entre le système danois et le français ; de même, on s’aperçoit que des broutilles ici pourraient faire tomber un gouvernement là-bas.

Points Négatifs :
- Oui, Borgen est une série élitiste et il faut vraiment s’intéresser a la politique pour en apprécier toute la saveur, car bon, si ce n’est pas le cas, soit vous n’accrocherez pas du tout, soit vous passerez a coté de pas mal de détails et de références.
- Un peu bof le générique pour ma part ; mais bon, c’est histoire de titiller…

Ma note : 8,5/10

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