vendredi 12 août 2016

LA PETITE FILLE QUI AIMAIT TOM GORDON


LA PETITE FILLE QUI AIMAIT TOM GORDON

Le monde a des dents et quand l'envie le prend de mordre, il ne s'en prive pas. Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu'elle s'en aperçut. Ce fut un matin, au début du mois de juin. À dix heures, elle était assise à l'arrière de la Dodge Cararan de sa mère, vêtue de son maillot d'entraînement bleu roi de l'équipe des Red Sox (avec 36 Gordon inscrit au dos) et jouait avec Mona, sa poupée. À dix heures trente, elle était perdue dans la forêt. À onze heures, elle s'efforçait de ne pas céder à la panique, de chasser de sa tête l'idée que les gens qui se perdent dans la forêt s'en tirent quelquefois avec de graves blessures, que quelquefois même ils en meurent.


La Petite Fille qui aimait Tom Gordon
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Horreur psychologique
Première Parution : 6 avril 1999
Edition Française : 1 mars 2002
Titre en vo : The Girl who loved Tom Gordon
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : François Lasquin
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 279

Mon avis : La première chose qui saute aux yeux lorsque l’on lit cet énième ouvrage de Stephen King, c’est que, indéniablement, La petite fille qui aimait Tom Gordon est une œuvre un peu a part dans sa très longue biographie. En effet, ici, il faut oublier les éléments horrifiques et/ou fantastiques traditionnels puisque ces derniers sont quasiment absents de l’intrigue – oh, il y a bien un très léger doute sur l’identité réelle du monstre qui poursuit la jeune héroïne tout au long de l’histoire, mais, comme je l’ai dit, très léger – cette œuvre tenant plus du survival qu’autre chose. Bien évidement, King oblige, l’horreur n’est jamais véritablement bien loin, sauf que, ici, elle est davantage psychologique que physique : ainsi, a la place de monstres sous le lit dévorant des enfants, de chats qui reviennent a la vie ou de tueurs psychopathes, nous avons la faim, la soif, la maladie, l’épuisement, le désespoir d’être perdu et la certitude, par moments, que tout cela finira mal. Car oui, notre jeune héroïne, perdue dans les bois, va sacrement en baver, et tous ces passages, de plus en plus nombreux au fil des pages et de l’avancée de cette dernière au cœur de cette gigantesque forêt, sous un habillage certes différent, ne sont au final que du Stephen King traditionnel. Un auteur inspiré, donc, qui use habillement de son savoir faire pour une histoire originale et qui enfonce le clou avec le fameux cas Tom Gordon – oui, celui qui est aimer par la petite fille… Véritable joueur de Base-ball – on se couchera moins bêtes ce soir – celui-ci apparait dans les pages de ce roman par le biais de dialogues imaginaires avec notre jeune héroïne, celle-ci délirant de plus et s’accrochant a la vie grâce a ces fameux dialogues avec son idole ainsi que grâce aux matchs des Red Sox qu’elle écoute, soir après soir. L’idée, qui peu paraitre saugrenue au départ se révèle être au final plutôt bonne est fonctionne à merveille, un peu comme un roman qui me laissait dubitatif avant que je ne le lise et qui s’est avéré, lui aussi, plutôt bon.


Points Positifs :
- Stephen King s’essaye au survival et, ma foi, c’est plutôt une réussite : il faut dire que l’histoire de cette petite fille perdue dans les bois – ce sont les forêts américaines, de véritables forêts primaires et pas celles qu’on a de par chez nous – devient très rapidement captivante au fil des pages.
- Un roman entier avec, quasiment, un seul protagoniste, c’était loin d’être gagner, or, non seulement Stephen King réussit son pari mais il apparait très rapidement que cette jeune héroïne, Trisha, est un personnage attachant et fort, malgré son jeune age et tout ce qui lui arrive.
- Une horreur plus psychologique que physique mais tout aussi efficace. Il faut dire que, personnellement, je n’en mènerai pas large moi non plus perdu dans les bois.
- L’idée de l’utilisation de Tom Gordon  et du Base-ball dans le récit : cela pouvait paraitre incongru au départ, or, l’idée s’avère excellente.
- Bigre, pas de fantastique dans un ouvrage de Stephen King !? C’est rare… même si l’on peut avoir un tout petit doute quand a la réelle identité du monstre qui poursuit la jeune fille… est-ce uniquement un ours ?

Points Négatifs :
- Même si au final, La petite fille qui aimait Tom Gordon est un bon roman et même si l’histoire de cette enfant perdue dans les bois est captivante par moments, force est de constater que certains passages sont un poil répétitifs : il faut dire qu’au bout d’un moment, malgré tout le talent de King, rien ne ressemble davantage a une forêt qu’une forêt…
- Il lui en arrive des choses a cette petite fille, et ce, pendant plus d’une semaine. Là, la survie tient franchement du miracle.
- Certains regretterons le happy-end final ?

Ma note : 7,5/10

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