dimanche 11 septembre 2016

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 86 – AUX SOURCES DE L’EXCEPTION AMÉRICAINE, 1620-1917


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 86 – AUX SOURCES DE L’EXCEPTION AMÉRICAINE, 1620-1917
Septembre/Octobre 2016

Aux sources de l’exception américaine, 1620-1917
- Présentation du dossier
- Chronologie : la genèse d’une identité particulière
- Le puritanisme fondateur
- La République américaine se dote d’une Constitution
- Le vent d’Amérique souffle sur la France
- Le sort malheureux des indiens
- La « destinée manifeste » de l’Amérique
- Le mythe de la frontière
- La part allemande de l’Amérique
- La nature de l’exception américaine
- Thomas Molnar, critique lucide du rêve américain

Editorial : L’idéologie américaine
- Historien des relations internationales. Entretien avec George-Henri Soutou
- Le billet inattendu de Péroncel-Hugoz : La geôlière égyptienne de Saint Louis
- La bataille d’Hastings
- Guillaume le Conquérant dans la mémoire anglo-normande
- Chanter La Marseillaise
- Gallieni, créateur d’Empire et défenseur de Paris
- Paul Reynaud et la fin de la Troisième République
- Pierre Boutang, philosophe engagé
- Blaise de Monluc, un acteur des temps des troubles
- Jeu. Blaise de Monluc et son temps
- Jumièges, le trésor de la Seine normande
- La caméra explore l’histoire : L’appel du silence
- Actualité des livres historiques
- Un historien, une œuvre : Albert Mathiez

Mon avis : Avec la rentrée nous avons droit, comme a chaque fois, au traditionnel numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire et si, pour rappel, le précédant numéro, consacré a l’année 1936, s’était avérer être un bon cru malgré une couverture d’une mochetée indicible, au moins, ici, on ne pouvait pas se plaindre avec un portrait de George Washington et un dossier, ma foi, qui sans être le plus original qui soit, promettait de bonnes choses puisque traitant, grosso modo, de la manière dont, au fil de l’Histoire, c’est forgée l’identité américaine. Mais alors, le contenu de ce numéro allait-il être a la hauteur de cette couverture réussie ou sous ce beau habillage, allions nous être déçus ? Ma foi, inutile de tourner longtemps autour du pot, ce nouveau NRH est un bon numéro, incontestablement : certes, il ne fait pas parti des incontournables de la revue, loin de là, cependant, un peu comme son prédécesseur, entre un dossier principal plutôt réussi et, ma foi, fort instructif, ainsi qu’une multitude de courts articles plutôt intéressants au vu des sujets qu’ils traitent, l’amateur de la revue sera on ne peut plus ravis. Bien évidement, ou, plutôt, devrais-je dire hélas, on n’échappe pas a – soupirs – la petite incursion dans les années 30/40, thématique de prédilection de la Nouvelle Revue d’Histoire et où on peut trouver le bon, Paul Reynaud, et le moins bon, Pierre Boutang. De même, comme je l’ai dit, si le dossier consacré a l’identité américaine n’est pas inintéressant, loin de là, force est de constater que ce n’est pas le plus original qui soit, mais aussi, qu’au vu de la richesse de la période abordée, je n’aurai pas été contre quelques pages supplémentaires. Mais bon, je chipote mais dans l’ensemble, tout cela est plutôt correct voir bon et, ma foi, comme en plus, Guillaume le Conquérant, Gallieni et même La Marseillaise ont droit a de très bons articles, pourquoi faire la fine bouche et ne pas apprécier ce que l’on a sous la main !?


Points Positifs :
- Le dossier principal, consacré aux sources de l’identité américaine et comme celle-ci c’est forgée au cours de l’Histoire du pays est, dans l’ensemble, plutôt instructif. Au passage, un bon point pour l’importance de la population allemande aux USA, élément souvent occulté, mais aussi, pour le néophyte, lumière est faite sur le coté messianique de ce pays ainsi que cette volonté de puissance et de bon droit qu’éprouvent ses habitants.
- Guillaume le Conquérant, Gallieni, Paul Reynaud : nombreux sont les articles instructifs dans ce numéro.
- Très bon article sur La Marseillaise et sur la manière dont l’hymne national est perçu, en bien ou en mal, depuis sa création.
- Quand une couverture est bonne, il faut le souligner.

Points Négatifs :
- Comme d’habitude, on n’échappe pas au fond de commerce de la NRH, c’est-à-dire, les années 30/40. Alors certes, Paul Reynaud, ça passe, par contre, Pierre Boutang, ce ne fut absolument pas ma tasse de thé…
- Certes, le dossier principal est bon, je ne le nie pas, cependant, au vu de la richesse de la chose, il y a comme un sentiment de manque sur le sujet et je n’aurai pas été contre quelques pages supplémentaires qui auraient permis que l’on ai droit a un dossier plus complet.

Ma note : 7,5/10

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