mardi 6 janvier 2015

LE MERCENAIRE DE L'ESPACE


LE MERCENAIRE DE L'ESPACE

Au-dessus de votre planète se dessine l'ombre inquiétante du vaisseau spatial, le Vandervecken. A son bord, Cyrus, le savant dément, se prépare à soumettre votre monde à ses effroyables expériences. Il n'y a plus un instant à perdre : les autorités ont fait appel à la Guilde des Mercenaires de l'espace pour mettre un terme aux sombres machinations de Cyrus, et c'est VOUS qui avez été choisi pour mener à bien cette mission. Vous allez devoir vous introduire dans le Vandervecken, un univers de pièges diaboliques, pour y affronter Cyrus et les créatures qui le protègent. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance…


Le Mercenaire de l'Espace
Série : Défis Fantastiques n°12
Auteur : Andrew Chapman
Illustration de la couverture : Christos Achilleos
Illustrations intérieures : Geoffrey Senior
Titre original : Space Assassin
Traduction : Jean Walters
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : octobre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400

Mon avis : Pour le premier Livre dont vous êtes le héros dont je vais vous proposer la critique cette année (accessoirement, je souhaite, pour 2015, en publier davantage que d’habitude), restons dans la série majeure, celle qui aura apporté ses lettres de noblesse au genre, je veux bien évidement parler des Défis Fantastiques, mais avec un titre pour le moins original : Le Mercenaire de l’Espace. En effet, ici, nous quittons l’univers traditionnel des livres jeux, l’Heroic-Fantasy a la Donjons & Dragons pour la science-fiction, thématique que le sieur Steve Jackson avait déjà abordée, avec La Galaxie Tragique, qui, pour la petite histoire, ne resta pas dans les annales pour ses qualités, loin de là. Hélas, et alors que l’on pouvait espérer le contraire, ce n’est pas avec ce Mercenaire de l’Espace, écrit par Andrew Chapman dont c’est ici sa première œuvre du genre, que la SF aura enfin droit a un LDVELH digne de ce nom. En effet, si La Galaxie Tragique était surtout tragique de par sa médiocrité, au moins, en y jouant, on était bel et bien dans une œuvre de Science-Fiction pure et dure qui reprenait les codes du genre, or, ici, il n’en est rien car si l’action se déroule certes dans un gigantesque vaisseau spatial, qu’il y a divers robots et que l’armement – pistolet laser, désintégrateur – est conforme a ce que l’on pouvait attendre, curieusement, déambuler dans les couloirs du vaisseau n’a rien de différent que si, par exemple, on arpentait les couloirs équivalents de ceux du Sorcier de la Montagne de Feu. Bref, sous un habillage SF et une petite nouveauté pour ce qui est des règles du combat, nous obtenons au final une œuvre bien moins original qu’on aurait put l’espérer de prime abord, ce qui est plutôt dommage car je l’aimais bien étant adolescent. Mais bon, le temps a passé, j’ai heureusement muri et désormais, je ne peux plus occulter les nombreux défauts de ce Mercenaire de l’Espace, une œuvre bien trop moyenne pour marquer durablement l’histoire des Livres dont vous êtes le héros.


Points Positifs :
- Le cadre change radicalement puisque, pour une fois, nous quittons l’Heroic Fantasy pour la Science Fiction, bref, un peu d’originalité dans le petit monde tellement conservateur des LDVELH.
- L’histoire n’est pas exceptionnelle mais reste assez correcte et la difficulté est savamment dosée pour ne pas frustrer les joueurs comme c’est souvent le cas par ailleurs – qui a dit Ian Livingston !?
- Quelques passages marquants, le meilleur étant, selon moi, la rencontre avec le pilote du vaisseau.
- Petite nouveauté pour ce qui est des règles du combat avec l’utilisation de pistolets lasers et autres désintégrateurs.

Points Négatifs :
- Sous un habillage SF, nous avons au final un livre-jeu qui, par sa structure, ne sort pas vraiment du lot et pourrait parfaitement être transposé dans un univers médiéval fantastique, les couloirs du vaisseau ressemblant bigrement a ceux des autres œuvres du genre.
- Du coup, la sensation de dépaysement qu’on était en droit d’attendre est bien moins présente ; d’ailleurs, pour l’originalité, on repassera.
- Le vaisseau est gigantesque et, curieusement, il semble vide, très vide même et certains passages ne sont que de longues successions de ballades dans des couloirs sans que l’on ne rencontre âme qui vive.
- Une jungle tropicale dans un vaisseau spatial !? Je n’en ai pas rêvé, Andrew Chapman l’a fait quand même !
- On ne sort pas du traditionnel couloir/porte/monstre/trésor, véritable malédiction du genre…
- Un paragraphe de fin ridicule qui tient sur trois lignes.

Ma note : 5,5/10

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