mercredi 24 janvier 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE CINQUIÈME ÉLÉPHANT


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE CINQUIÈME ÉLÉPHANT

Samuel Vimaire est en fuite ; la chasse à l'homme est ouverte. Hier préfet du Guet, duc et ambassadeur d'Ankh-Morpork dans le mystérieux royaume d'Uberwald (ses forêts de conifères, ses traditions identitaires, ses mines de graisse), il ne lui reste désormais que son astuce naturelle et la culotte tristounette d'oncle Vania. (Laissez tomber.) Il neige. Il gèle. S'il ne traverse pas la forêt pour rejoindre la civilisation, une guerre abominable éclatera. Et des monstres sont à ses trousses. Intelligents. Rapides. Des loups-garous. Ils gagnent sur lui... Voici le vingt-cinquième roman du Disque-Monde. On y trouve des nains, des vampires, des intrigues diplomatiques, des héros, de la graisse antique.


Les Annales du Disque-Monde – Le Cinquième Éléphant
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 07 mars 1999
Edition Française : 12 septembre 2011
Titre en vo : The Fifth Elephant
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 448

Mon avis : Les vampires ayant tenus le haut du pavé dans Carpe Jugulum, vingt-quatrième tome des Annales du Disque-Monde, c’est tout naturellement que l’on retrouve ces derniers dans le volume suivant, Le Cinquième Éléphant, quoi que, a bien y réfléchir, ceux-ci ne sont pas venus seuls puisque loups garous et nains occupent le devant de la scène dans ce nouveau roman des Annales où l’on retrouve, pour notre plus grand plaisir, Vimaire et le Guet en tant que protagonistes principaux. Plaisir, c’est un fait incontestable car après lecture de moult ouvrages du regretté Pratchett, force est de reconnaitre que les aventures mettant en scène le Guet font partie des toutes meilleures des Annales, chose qui, au demeurant, fut largement confirmer dans Le Cinquième Éléphant qui n’est peut-être pas le meilleur du lot mais n’en est pas loin… Car bon, en nous entrainant du coté de l’Uberwald, contrée mystérieuse où vivent principalement des loups garous, des vampires et donc, des nains, Terry Pratchett nous entraine dans une aventure qui est, bien évidement, un formidable hommage au genre horrifique de par sa toile de fond mais qui, si l’on approfondi davantage la chose – comme c’est souvent le cas d’ailleurs dans le Disque-Monde – met particulièrement en avant tout un tas de thématiques oh combien modernes comme la discrimination féminine, le poids des traditions, la lutte entre progressistes et conservateurs, pour ne citer que les plus importantes. Du coup, Le Cinquième Éléphant qui, au demeurant, possède une intrigue captivante, s’avère être bien plus profond et intelligent qu’on pourrait le penser de prime abord… quoi que, a bien y réfléchir, un peu comme les autres volumes du Guet, sans nul doute ceux où Pratchett aura le mieux réussi a faire le lien entre son univers de Fantasy parodique et les problèmes de sociétés du monde réel…


Points Positifs :
- Dans la grande tradition des volumes des Annales mettant en scène le Guet, Terry Pratchett nous offre un roman captivant de bout, fort plaisant à lire et qui, sous couvert de parodie, pointe du doigt bien des maux de notre société.
- Justement, dans Le Cinquième Éléphant, l’on retrouve la discrimination féminine, le poids de la tradition, les conflits entre progressistes et conservateurs, des maux que notre société, hélas, connait bien.
- L’Uberwald est un bel hommage au genre horrifique avec ses vampires, ses loups garous, ses Igors, ses paysages brumeux, ses grandes et inquiétantes forêts…
- Quelques scènes cultes comme la fuite de Vimaire poursuivie par une meute de loups garous ou Dame Sybil qui se met a chanté un air d’opéra devant des nains médusés.
- Vimaire égal a lui-même, le Caporal Petit-Cul, un personnage plutôt réussie et une Angua dont on fait enfin connaissance avec sa famille.

Points Négatifs :
- Le Sergent Colon devient, par la force des choses, responsable du Guet. Certes, cela nous offre les passages les plus drôles de ce roman, cependant, je trouve qu’à un moment donné, on passe beaucoup trop de temps avec ces derniers au détriment de l’intrigue principale.

Ma note : 8/10

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