vendredi 5 janvier 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE DERNIER CONTINENT


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE DERNIER CONTINENT

Rincevent a trouvé le moyen de se perdre au milieu d'un désert, sur le Dernier continent du Disque Monde... Il fait chaud, pas une goutte de pluie à l'horizon et la nature est hostile. Et puis, que lui veut ce kangourou bizarre qui parle ? Rincevent, pro de la fuite en toute circonstance est bien coincé. Et il ne sait pas encore que l'université de l'Invisible le recherche d'urgence ça la panique y est à son comble : le bibliothécaire est atteint d'une maladie étrange et ne peut plus assurer la garde des ouvrages de magie...


Les Annales du Disque-Monde – Le Dernier Continent
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 03 février 1998
Edition Française : 10 septembre 2011
Titre en vo : The Last Continent
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 416

Mon avis : Rincevent est de retour ! Souvenons nous, celui-ci avait été laissé à l’abandon sur un étrange continent, à l’issu des Tribulations d’un mage en Aurient,  et qui avait de nombreux points communs avec l’Australie. Je dirais même plus que des points communs tant la ressemblance est frappante, mais l’auteur lui-même ne s’en cache pas. Et qui dit Rincevent, dit forcement situations abracadabrantesques qui ne quittent jamais le « maje » le plus incompétent du Disque. Forcement, celles-ci ne manqueront pas, comme il fallait s’y attendre. Mais, le récit ne se limite pas aux habituelles péripéties de notre froussard préféré, puisque nous avons le grand plaisir de retrouver les mages de l’Université de l’Invisible en très grande forme. Du coup, Pratchett mélange deux intrigues parallèles et, par la même occasion, deux formes fort différentes d’humour : celui de Rincevent, plus basique et que l’on peut qualifier de situations liées a ses diverses rencontres, l’autre, celui des mages de l’UI, bien plus réussi, basé sur les dialogues toujours aussi succulents et des personnages hauts en couleurs. Car je dois bien vous avouer que je ne me lasse pas de l’Archichancelier Ridculle, du Doyen, du Major de Promo et des autres, et que, au bout d’une vingtaine de tomes des Annales, je reconnais que ces derniers font parti de mes personnages préférés et que, incontestablement, ce sont eux qui me font le plus rire. Du coup, a la lecture de ce Dernier Continent, j’ai alterné entre des passages assez moyens par moments – Rincevent est sympathique, certes, mais bon, depuis le premier volet de la saga, c’est un peu toujours la même chose avec lui – et d’autres nettement plus réussis, je veux bien évidement parler des péripéties des membres de l’Université de l’Invisible. Forcément, la différence notable entre les deux intrigues font que j’ai moins accrocher a ce roman qu’a la plupart de ses prédécesseurs, la raison en étant toute simple : malgré toute la meilleure des volontés, au bout d’un moment, j’en ai un peu marre de Rincevent même si, je dois le reconnaitre, le bougre a tout de même été capable de me faire rire par moments. Fort heureusement, Le Dernier Continent, ce fut aussi les multiples références de Pratchett a l’Australie et la culture locale : ainsi, entre les Aborigènes, Mad Max, Crocodile Dundee, Priscilla Folle du Désert, la tonte des moutons, l’Opéra de Sidney, le Temps du   Rêve, et bien d’autres, il y a de quoi faire même si je pense que bon nombre d’entre elles sont davantage comprises par un public anglo-saxon. Ajoutons à cela le fait que Pratchett aborde également l’évolution, théorie dont seul le pauvre Cogite Stibon semble comprendre les tenants et les aboutissements, les mythes créateurs et le voyage dans le temps et on se retrouve au final avec un roman assez riche mais qui manque un peu le coche de par toute la partie consacrée a Rincevent qui, au fil du temps, a finit par devenir un peu lassante. Cela est fort dommage car Le Dernier Continent avait tout pour lui…


Points Positifs :
- L’intrigue qui met en scène les Mages de l’Université de l’Invisible est, de très loin, la plus réussie de ce roman : il faut dire qu’entre des personnages hauts en couleurs et franchement hilarants, des situations ubuesques et leur péripéties sur une île déserte où ils rencontrent le Dieu de l’Évolution, on ne s’ennui pas une seconde !
- D’ailleurs, que de fous rires avec ces derniers, ce qui, au passage, nous vaut quelques scènes cultes – lorsque nos Mages préférés doivent expliquer la sexualité a un Dieu, cela vaut le déplacement…
- Les très nombreuses références de Pratchett à la culture australienne et, sincèrement, elles sont légions dans ce livre. Le meilleur étant que, comme a chaque fois, l’auteur était suffisamment doué pour que celles-ci soient parfaitement crédible dans un univers de Fantasy – oui, même la version locale de Mad Max !
- Les thématiques de l’évolution, des mythes créateurs et du voyage dans le temps sont également au rendez vous.

Points Négatifs :
- L’intrigue mettant en vedette Rincevent est, malheureusement, nettement moins intéressante. Certes, il y a quelques passages réussis et on rigole par moments, mais bon, depuis le tout premier volet des Annales, c’est toujours un peu la même chose avec lui et, sincèrement, au bout d’un moment, cela en devient lassant…
- Une lecture un peu bancale par moments, ce qui est dut au fait que si l’une des deux intrigues en parallèle ne vous passionne guère, il devient difficile d’accrocher véritablement.
- Un public anglo-saxon sera plus à même de saisir toutes les références culturelles australiennes.

Ma note : 7/10

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