vendredi 13 janvier 2017

ELECTRONICA 1 – THE TIME MACHINE


ELECTRONICA 1 – THE TIME MACHINE

Jean Michel Jarre

1 - The Time Machine (feat. Boys Noize) (Jarre, Alexander Ridha) 3:52
2 - Glory (feat. M83) (Jarre, Anthony Gonzalez) 3:56
3 - Close Your Eyes (feat. Air) (Jarre, Jean-Benoît Dunckel, Nicolas Godin) 6:23
4 - Automatic. Pt. 1 (feat. Vince Clarke) (Jarre, Vince Clarke) 3:09
5 - Automatic. Pt. 2 (feat. Vince Clarke) (Jarre, Vince Clarke) 2:58
6 - If..! (feat. Little Boots) (Jarre, Little Boots) 2:57
7 - Immortals (feat. Fuck Buttons) (Jarre, Benjamin Power, Andrew Hung) 4:30
8 - Suns Have Gone (feat. Moby) (Jarre, Richard Melville Hall) 5:46
9 - Conquistador (feat. Gesaffelstein) (Jarre, Mike Lévy) 3:06
10 - Travelator, Pt. 2 (feat. Pete Townshend) (Jarre, Townshend) 3:06
11 - Zero Gravity (feat. Tangerine Dream) (Jarre, Edgar Froese) 6:46
12 - Rely on Me (feat. Laurie Anderson) (Jarre, Anderson) 2:56
13 - Stardust (feat. Armin van Buuren) (Jarre, Armin Van Buuren) 4:38
14 - Watching You (feat. 3D de Massive Attack) (Jarre, Robert Del Naja, Euan Dickinson) 4:05
15 - A Question of Blood (feat. John Carpenter) (Jarre, John Carpenter) 3:00
16 - The Train & The River (feat. Lang Lang) (Jarre, Lang) 7:13


Electronica 1 – The Time Machine
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 16 octobre 2015
Enregistré : 2010-2015
Durée : 69:25
Genre : Musique électronique
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Columbia

Musiciens :
Jean Michel Jarre : ARP 2600, Eminent 310, EMS AKS, EMS VCS3, Mellotron, Akai MPC3000, Clavia Nordlead, Digisequencer, Korg Prophecy, Kurzweil K2000, Logic Audio, Quasimidi Raven RMI, Roland JV-90, Roland TR-808, Roland DJ-70, Theremin, Yamaha CS-80
Boys Noise, M83, Air, Vince Clark, Little Boots, Fuck Buttons, Moby, Gesaffelstein, Pete Townshend, Tangerine Dream, Laurie Anderson, Armin Van Buuren, 3d, John Carpenter, Lang Lang : divers

Mon avis : Après avoir abordé, en fin d’année dernière, le cas de Oxygène 7-13, suite officielle du prestigieux et cultissime Oxygène, premier opus de Jean Michel Jarre dont je vous parle sur ce blog et que je n’avais jamais écouté jusqu’alors, et, bien entendu, en attendant qu’a l’occasion, je ne vous parle de l’autre suite de Oxygène, le fameux Oxygène 3, sortit il y a peu de temps, aujourd’hui, c’est d’un autre opus récent du sieur Jarre que je vais vous entretenir : Electronica 1 – The Time Machine. Sorti a l’automne 2015, cet album, incontestablement, dénote un peu dans la longue discographie de son auteur – comme sa suite directe, Electronica 2 – The Heart of Noise – puisqu’il s’agit ici d’un album dit de collaboration. Ainsi, tout au long de seize titres et de plus de une heure, un Jean Michel Jarre vieillissant – plus de soixante ans – après quelques années d’errance au cours de la décennie précédente revient sur le devant de la scène avec cet album au concept plutôt casse gueule : après tout, les collaborations, cela peut être une bonne chose mais il y a toujours un risque, celui que les fameux invités prennent le devant sur le maitre de cérémonie, de plus, les mauvaises langues, toujours elles, enfonceront le clou en affirmant que cela est une solution de facilité destiné a dissimulé un manque d’inspiration certain d’un musicien qui connu son heure de gloire dans les années 70 et 80. Et en toute sincérité, malgré toute ma sympathie pour Jean Michel Jarre, malgré le fait que je suis un vieux fan du bonhomme, comment ne pas reconnaitre que les détracteurs, sur ce coup, ont probablement raisons ?! Car oui, malheureusement, Electronica 1 – The Time Machine n’est pas un grand album, loin de là, d’ailleurs, peut-on vraiment le qualifier de bon ? Franchement… tout juste, et cela me désole. Le pourquoi ? Eh ben, comment dire, si l’idée pouvait être sympathique, si certains invités sont, ma foi, fort intéressants et si certaines collaborations fonctionnent bel et bien, l’ensemble est trop bancal pour être acceptable. Certes, par moments, il y a quelques morceaux qui sortent indéniablement du lot et les Tangerine Dream, Moby, Laurie Anderson, Boys Noize, Vince Clark, Armin van Buuren et autres John Carpenter (eh oui, le réalisateur) apportent un plus indéniable a cet album. De même, le mélange des genres qui me faisait si peur fonctionne, même si certains résultats ont de quoi laisser le simple quidam pour le moins dubitatif. Mais bon, malgré quelques bonnes idées et quelques titres sympas, tout cela reste trop faible, trop inégal pour, véritablement, enthousiasmer le vieux fan de base qui se souvient que, fut un temps, désormais très lointain, Jean Michel Jarre possédait encore le feu sacré. Alors, peut-être que celui-ci est revenu pour Oxygène 3, je le découvrirai bien a l’occasion mais dans ce premier volet de Electronica, force est de constater qu’en dehors de quelques coups de génie de certains invités, tout cela est bien trop moyen pour qu’on se dise que le sieur Jarre a renouer avec le succès créatif, loin de là…


Points Positifs :
- Les titres où Jean Michel Jarre collabore avec Tangerine Dream, Moby, Laurie Anderson, Boys Noize, Vince Clark, Armin van Buuren et John Carpenter (pour citer ceux que j’ai retenus, principalement), sont les plus réussis de cet album. Certes, ce ne sont pas des chefs d’œuvres, mais bon, il y a de bons moments et quelques bonnes idées qui ressortent de ces titres.
- Un beau petit melting-pot historique de la musique électronique. Parfois ça fonctionne, parfois non, mais bon, ce mélange des genres qui me faisait si peur n’est pas une mauvaise idée au final.
- Zero Gravity, collaboration entre Jean Michel Jarre et le regretté Edgar Froese de Tangerine Dream est, selon moi, le grand moment de cet album.
- Des paroles pour ne pas dire des chansons dans un album de Jean Michel Jarre, la chose choque au début, et puis, rien que pour Laurie Anderson et Moby, on se dit… pourquoi pas !?

Points Négatifs :
- Un album malheureusement trop bancal pour être honnête et s’il y a de belles réussites, si certaines collaborations fonctionnent, ce n’est pas le cas pour d’autres et il faut reconnaitre que certains titres sont franchement faiblards voir nous laissent dubitatifs.
- L’impression générale qui se dégage de cet Electronica 1 – The Time Machine, c’est que ce sont les invités qui font le gros du boulot. Certes, c’est injuste pour Jean Michel Jarre, mais bon, c’est le risque avec ce genre d’albums, surtout que, mine de rien, il y a des moments où il faut aller chercher très loin une quelconque trace de la musique de ce dernier.
- Si certains invités sont fidèles à leurs réputations, que dire de la prestation de Pete Townshend, loin d’être emballante ?! Et ce n’est pas le seul…
- J’ai tout de même du mal avec les quelques chansons de cet album. Certes, cela passe pour certaines mais les autres…

Ma note : 6/10

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