lundi 9 mai 2016

HOMELAND – SAISON 5


HOMELAND – SAISON 5

Deux ans et demi ont passé depuis que Carrie Mathison a quitté la CIA, elle vit désormais à Berlin avec sa fille et travaille pour un riche philanthrope œuvrant pour les réfugiés de la guerre contre Daech. Quand le milliardaire doit effectuer un déplacement au Liban, Carrie utilise ses compétences d'ancien agent pour arranger les négociations. Au même moment, des hacktivistes berlinois anti-État islamique trouvent une faille dans le système de sécurité de l'antenne de la CIA à Berlin et récupèrent des copies de documents prouvant l’espionnage par l'agence américaine de citoyens allemands sur le sol européen. Saul doit intervenir sur place pour négocier avec l'espionnage allemand.


Homeland – Saison 5
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 5
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 4 octobre 2015 – 20 décembre 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mattison
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
F. Murray Abraham : Dar Adal
Sebastian Koch : Otto Düring
Miranda Otto : Allison Carr
Alexander Fehling : Jonas Hollander
Sarah Sokolovic : Laura Sutton
Atheer Adel : Numan
Sven Schelker : Korzenik
Micah Hauptman : Mills
Nina Hoss : Astrid
Mark Ivanir : Ivan Krupin
Allan Corduner : Etai Luskin
Mehdi Nebbou : Hussein

Mon avis : Après les trois premières saisons qui constituaient un bloc cohérent et avaient fait de Homeland l’une des séries les plus excitantes de ces dernières années (et pourtant, au début, c’était loin d’être évidant vu que celle-ci n’était que l’adaptation américaine de Hatufim, excellente série israélienne), la quatrième, sans être mauvaise, loin de là, avait un peu fait retomber le niveau général de l’ensemble. Oh certes, pour ses personnages, pour ses acteurs, pour son intrigue et pour son lien avec l’actualité, Homeland restait une série de très bonne facture mais nous étions loin, pourquoi ne pas le reconnaitre, de l’intensité des trois premières saisons et, plus particulièrement, de l’excellence de la seconde, selon moi, le point d’orgue de cette œuvre depuis ses débuts. Mais bon, quoi qu’il en soit, le plaisir de retrouver Carrie, Quinn et les autres n’en restait pas moins là, surtout que, première bonne nouvelle, la délocalisation (une fois de plus) de l’intrigue, ici, en Allemagne, était ma foi une fort bonne idée. En effet, et il suffit de se souvenir de l’actualité récente de ces derniers mois, au jour d’aujourd’hui, la lutte contre le terrorisme, c’est surtout en Europe, frappée a plusieurs reprises, que cela se passe, et donc, voir nos héros a Berlin lutter contre des partisans de Daesh et avec, en toile de fond, les enjeux de la géopolitique actuelle – rivalités américano-russes, problématique de la Syrie et de Bachar El Asad, absence de stratégie des USA face a l’Etats Islamique – ne pouvaient que poser une toile de fond pour le moins alléchante. Ajoutons a cela une Carrie qui, malgré le fait qu’elle ait quitté la CIA et se la coule douce outre-Rhin est rapidement rattrapée par son passée et l’on obtient, sans nul doute, les bases de ce qu’il pouvait être une réussite totale. Or, si l’on n’est effectivement pas passé loin de l’excellence, si la présence de Miranda Otto (ex-Éowyn dans l’adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux) apporte effectivement un plus de par la complexité de son personnage et si oui, le final de cette cinquième saison renoue avec les plus grandes heures de la série, force est de constater que, une fois de plus, Homeland rate un peu le coche, la faute a un essoufflement scénaristique vers le milieu de la saison où, effectivement, l’intrigue n’avance guère. Dommage car, un peu comme dans la quatrième saison, une fois passé ce cap de quelques épisodes un peu en-deçà, la suite est excellente et ravira les fans, et puis, surtout, il y a cette fin avec les interrogations sur le sort de Peter Quinn, mon personnage préféré, et là, il va falloir patienter une éternité, car bon, malheureusement, la suite ne sera pas pour tout de suite, bien au contraire…


Points Positifs :
- La délocalisation fort judicieuse de l’intrigue a Berlin, en Europe, ce qui est logique vu que ces dernières années, le terrorisme frappe surtout le vieux continent. Du coup, la toile de fond colle à l’actualité récente avec des références à la Syrie, a Daesh, aux rivalités entre les américains et les russes, sans oublier, bien sur, les attentats.
- Malgré un essoufflement de l’intrigue vers le milieu de la saison, les débuts et, surtout, la seconde partie nous démontrent une fois de plus que Homeland est une excellente série ; d’ailleurs, il est difficile de lâcher tellement les derniers épisodes sont prenants.
- Miranda Otto est la bonne surprise de cette saison, son personnage d’agent double étant diaboliquement réussi.
- Peter Quinn, encore et toujours : entre sa solution radicale mais logique pour en finir avec Daesh qu’il lance a ses supérieurs, son amour pour Carrie et son sort final – en suspens – notre tueur de la CIA est une fois de plus égal a lui-même, c’est-à-dire, excellent !
- Carrie reste Carrie, bien entendu.
- Le générique de cette cinquième saison, avec ses passages en allemand, renoue avec ceux des débuts.

Points Négatifs :
- Comme dans la saison précédente, il y a un certain essoufflement vers le milieu de la saison avec une intrigue qui n’avance guère et se perd un peu dans la relation entre Carrie et sa fille (bof) et son compagnon allemand (rebof), celui-ci, accessoirement, étant aussi charismatique qu’une huitre.
- Je l’appréciais énormément Saul au début, mais bon, depuis quelques temps, il commence à devenir légèrement détestable. Heureusement qu’il s’énerve un peu vers la fin et retrouve de sa verve.
- Mouais, on connait l’histoire : Homeland est une série américaine et les russes sont très méchants tandis que les israéliens ne mettraient jamais des bâtons dans les roues de leurs alliés. Hum, les scénaristes ont légèrement oubliés que Saul, soit disant grand ami d’Israel, fut en son temps espionner par le Mossad, mais bon…

Ma note : 8/10

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