dimanche 13 novembre 2016

BLACK SCIENCE – LA BOÎTE DE PANDORE


BLACK SCIENCE – LA BOÎTE DE PANDORE

En créant le Pilier, une machine capable de découvrir de nouvelles couches dimensionnelles, Grant McKay ne pensait pas qu'il s'embarquerait dans telle aventure. Dès le départ, rien ne se passa comme il le souhaitait. Sa femme et ses enfants faisaient partie du groupe qui l'accompagnait dans cette expérience. En découvrant un monde nouveau et hostile, son épouse ne put atteindre le Pilier et resta dans cette dimension. La machine de Grant avait été sabotée et, alors qu'ils atteignirent un lieu là encore dangereux, Grant se sacrifia pour que ses collègues sauvent ses enfants et fuient dans une toute autre dimension. Au présent, à peine arrivée dans un nouveau monde, l'équipée est faite prisonnière. Des créatures les attachent à des poteaux et s'apprêtent à les dévorer. Profitant d'une légère confusion, un individu en armure fait irruption et sauve les prisonniers. Il s'agit de Kadir, l'homme en qui Grant avait laissé tous ses espoirs, celui qui est responsable aussi des bugs du Pilier...


Black Science – De Charybde en Scylla
Scénario : Rick Remender
Dessins : Matteo Scalera
Encrage : Matteo Scalera
Couleurs : Dean White
Couverture : Matteo Scalera
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Black Science – Volume 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 28 janvier 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 07 mai 2015
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Black Science 7-11

Mon avis : En septembre dernier, je me lançais enfin dans la lecture du premier tome de l’une des œuvres actuelles du sieur Rick Remender, sans nul doute l’un des meilleurs scénaristes de comics actuels, je veux bien évidement parlé de Black Science. Ainsi, en partant d’un postulat loin d’être original en SF – celui du voyage entre les dimensions – l’auteur avait sut, néanmoins, nous captiver d’entrée de jeu par le biais d’un récit oh combien immersif où l’action se déroulait sans le moindre temps mort, où les retournements de situations et autres flashbacks relançaient sans cesse l’histoire et où, ma foi, les protagonistes et autres créatures, brillaient de par leur charisme… ainsi que par leurs défauts – et sur ce point, le protagoniste principal, le scientifique Grant McKay était un bel exemple d’individu oh combien détestable… Du coup, ce fut avec un certain enthousiasme que, deux mois après, j’ai put aborder la suite de ce Black Science et, ma foi, après lecture de la chose, force est de constater que mon avis n’a guère changer a l’égard de cette œuvre. Car en effet, dans ces cinq nouveaux épisodes qui composent ce second tome, nous sommes entrainés à nouveau par un scénario qui se déroule a cent a l’heure et qui nous fait voir du pays ; oh certes, cette fois ci, il y a moins de voyages entre les dimensions puisque, principalement, les protagonistes se trouvent sur la même planète du début a la fin – en dehors d’une intrigue en parallèle sur une Terre aux airs d’Egypte antique dans un monde moderne – cependant, ne serais-ce que pour la diversité de la faune et de la flore et des civilisations proposés, on ne s’ennui pas une seconde. De plus, si le premier tome contenait déjà son petit lot de révélations, ici, celles-ci sont bien plus nombreuses et l’on découvre que tout un tas de protagonistes, même parfois les plus imprévus, cachent en eux de bien sombres secrets. Ajoutons a cela des personnages un peu louches qui se mettent a jouer les héros et que l’on découvre donc sous un nouveau jour et, enfin, la mise en avant du shaman indien qui, jusque là, jouait les troisièmes rôles, sans oublier, bien sur, la découverte que les voyageurs entre les dimensions semblent être bien nombreux et l’on ne peut que louer, une fois de plus, le sieur Remender pour la maitrise scénaristique de son œuvre, bien plus complexe qu’on pourrait le penser de prime abord. Et d’ailleurs, puisque j’en suis à vous parler de complexité, sur ce point, il faut reconnaitre que l’on a parfois du mal à comprendre vraiment qui est qui, je veux bien évidement parler de ce Grant McKay aux faux airs d’Indiana Jones qui fait son apparition dans ce volume : est-ce celui que l’on avait suivit depuis le début ou un de ses doubles d’un autre univers parallèle ? Bonne question dont on attend vivement la réponse !


Points Positifs :
- Le premier tome de Black Science avait placé la barre plutôt haut et cette suite est quasiment aussi bonne : scénaristiquement, cela reste plutôt bon et une fois de plus, on ne s’ennui pas une seule seconde a la lecture de ces cinq nouveaux épisodes de la série.
- Que de révélations dans ce second tome ! Certains protagonistes cachent de bien sombres secrets, d’autres, comme Kadir, se révèlent plus héroïques que jamais et l’on en sait enfin davantage au sujet du Shaman, personnage jusqu’alors complètement sous exploité…
- La thématique familiale et les problèmes qui vont avec, petite marotte de Rick Remender qui  revient a chaque fois dans ses œuvres, est toujours au cœur de ces épisodes, principalement, ici, par le biais de la vision qu’on les enfants de Grant McKay de leur père – vision, accessoirement, complètement différente pour le frère et la sœur.
- Une fois de plus, les créatures indigènes sont franchement charismatiques et marquent les esprits.
- Coté dessins, Matteo Scalera livre une nouvelle fois une prestation digne de son talent, et comme en plus, la colorisation de Dean White est de fort bonne qualité, on ne peut se plaindre, du moins, si l’on accroche au style de l’artiste, bien sur.

Points Négatifs :
- A force de voir différentes versions du même protagoniste, je veux bien évidement parler de Grant McKay, on commence à s’y perdre ; d’ailleurs, sur ce point, celui qui apparait dans ce second tome et qui nous la joue Indiana Jones, c’est celui que l’on connaissait où un double issu d’une autre dimension !?
- Comme je l’avais dit lors de la critique du premier tome de Black Science, le style de Matteo Scalera est pour le moins particulier et je pense que celui-ci fait parti de ces dessinateurs que soit on adore, soit on déteste, du coup, il se peut que certains n’accrochent pas a cet artiste pour le moins… hum, au trait sauvage !?
- Le choix de la couverture n’est peut-être pas le meilleur…

Ma note : 8/10

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