lundi 7 novembre 2016

LA CHAIR ET LE SANG, VAMPIRES ET VAMPIRISME


LA CHAIR ET LE SANG, VAMPIRES ET VAMPIRISME

Né il y a très longtemps, sans doute en même temps que l’Homme, le démon buveur de sang poursuit son chemin dans notre imaginaire. Sous le nom de Vampire, il s’est métamorphosé en l’un des personnages favoris du fantastique, et pas un mois ne s’écoule sans qu’un roman ou un film ne lui soit consacré. Il représente le cas unique d’une superstition qui a acquis le statut de mythe mondial par l’intermédiaire des arts populaires. Le Vampire rayonne si puissamment que parmi nous vivent des gens pour qui le mythe n’a rien d’une fiction, pour qui le gout du sang est une obsession. Bienvenue dans la réalité Vampirique…


La chair et le sang, vampires et vampirisme
Auteur : Richard D. Nolane, Élisabeth Campos
Type d'ouvrage : Mythes, Criminologie
Première Parution : 02 octobre 1994
Edition Française : 02 octobre 1994
Titre en vo : La chair et le sang, vampires et vampirisme
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Vaugirard
Nombre de pages : 288

Mon avis : Après le phénomène OVNI dans Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités puis la Cryptozoologie dans Monstres des lacs et des océans et Sur les traces du Yéti et autres animaux clandestins, Richard D. Nolane, grand amateur d’énigmes en tous genres avait poursuivi son petit cheminement en abordant, cette fois ci, le cas oh combien problématique des vampires. Problématique car si en effet, ces derniers appartiennent aux mythes humains depuis la nuit des temps, de là a franchir le pas et imaginer qu’il en existe, voilà un pas que bien peu de personnes ont oser franchir, d’ailleurs, sur ce point, et quelque part, c’est tant mieux, le sieur Nolane ne le franchit nullement. Non, pour lui, et pour Élisabeth Campos qui cosigne cet ouvrage écrit donc à quatre mains, les vampires appartiennent bel et bien au folklore, même si, comme on le voit dans ce livre, certains criminels, de par leurs comportements et leur gout immodéré pour le sang, possèdent bien des points communs avec ces créatures de la nuit. Mais avant d’aborder le cas des tueurs en séries qui occupe un bon tiers de cet essai, Nolane et Campos insistent lourdement sur les origines du mythe du vampire, mythe présent dans tous un tas de cultures de par le monde mais qui, depuis la renommée d’un certain Dracula, est surtout connu aux yeux du grand public pour ses origines d’Europe centrale. Cette partie, sans nul doute, est la plus intéressante, de même que celle qui suit et qui prend le temps de s’arrêter sur deux figures historiques liées aux vampires : Erzsébet Báthory, comtesse hongroise qui aimait prendre des bains de sang, et, bien entendu, Vlad Tepes dit l’Empaleur, souverain de Valachie qui inspira Stoker pour son Dracula. Ajoutons à cela un autre chapitre qui s’intéresse aux explications scientifiques et certains cas extraordinaires qui ont pu donner du grain à moudre à la légende du Vampire et l’on commence à se dire que, décidément, comme a son habitude, Richard D. Nolane, toujours aussi doué, à potasser son sujet et nous livre tout un tas d’éléments plutôt intéressants. Cependant, je n’en dirais pas autant de la dernière partie de cet ouvrage et qui, comme on a put le voir, met en avant les tueurs en série dits vampiriques, car si, en effet, certains, de loin, ont un gout certain pour le sang, pour la plupart, tout cela me semble un peu tirer par les cheveux et je pense que les deux auteurs ont peut-être été un peu trop loin pour ce qui est des points communs… Mais bon, dans l’ensemble, La chair et le sang, vampires et vampirisme reste un essai plutôt réussi et qui ravira une part du grand public amateur de sensations fortes et d’horreur ; bien évidement, ceux qui souhaiteraient en connaitre davantage au sujet des vampires trouveront leur bonheur dans des ouvrages plus complets, quand aux amateurs de tueurs en série, je pense, là aussi, que de nombreux livres les attendent…


Points Positifs :
- La partie consacrée aux origines des vampires qui nous montre bien que ces créatures buveuses de sang hantent les peurs humaines depuis la nuit des temps.
- Intéressant comment le vampire d’Europe centrale a pris le devant de la scène par le biais du succès colossal d’une œuvre, Dracula, et de ses multiples adaptations cinématographiques. Pourtant, à la base, les vampires, suivant leurs origines géographiques, étaient fort différents les uns des autres.
- Deux figures historiques occupent le devant de la scène : Erzsébet Báthory et, bien entendu, Vlad Tepes dit l’Empaleur, même si, techniquement parlant, malgré la cruauté du second, seule la première avait un gout prononcé pour le sang.
- Intéressant de voir, a la lecture de cet ouvrage, comment une créature quasiment tombée en désuétude se retrouva sur le devant de la scène au point de devenir un mythe mondial et ce, par le biais des arts.
- Enterrements prématurés, corps qui ne se décomposent pas après le décès : ces cas sont abordés de manière plutôt intelligente.
- Même s’il faut parfois pousser le bouchon un peu trop loin pour y trouver des liens entre vampirisme et certains tueurs en série, force est de constater que certains de ceux qui nous sont présentés ne sont pas inintéressants – je pense, justement, au fameux Vampire de Düsseldorf.

Points Négatifs :
- Justement, les liens entre tueurs en série et vampires, s’ils peuvent exister, me semblent peu importants dans la plupart des cas qui nous sont présentés ici.
- De nombreux vampires issus de diverses cultures sont présentés dans cet ouvrage mais il en manque tout de même un certain nombre.
- Les vampires au cinéma, dans la littérature, dans la bande-dessinée, c’est bien et il est normal que ceux-ci occupent leur place dans cet ouvrage, cependant, je trouve que cela occupe une place trop importante, au détriment d’autres chapitres qui auraient mérité d’être davantage développés.

Ma note : 7/10

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