vendredi 4 novembre 2016

ADRASTÉE – TOME 2


ADRASTÉE – TOME 2

Il y a 1000 ans, le roi d'Hyperborée entrait dans une prostration qui dura autant de temps. Immortel, il avait pourtant tout perdu. En premier lieu, sa femme adorée, puis son fils, qui ne possédait pas son pouvoir. Il décida alors de s'asseoir sur son trône de pierre et de se mettre à l'épreuve du temps. Mais rien n'y fit, il vivait toujours et encore. Désormais, il lui semblait naturel que les dieux du Mont Olympe lui délivrent des réponses : pourquoi échappe-t-il à la mort ? Pourquoi lui ? Cette malédiction pouvait-elle être levée et si oui, comment mourir ? Les dieux entendraient-ils son souhait de retrouver sa bien-aimée, dont il ne se rappelait même plus le visage ? Traversant le monde entier, il devait faire face à bien des dangers, sans savoir si quête aboutirait...


Adrastée – Tome 2
Scénario : Mathieu Bablet
Dessins : Mathieu Bablet
Couleurs : Mathieu Bablet
Couverture : Mathieu Bablet
Editeur : Ankama éditions
Genre : Aventure, Mythologie
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 janvier 2014
Nombre de pages : 74

Mon avis : Complètement enchanté par le style graphique de Mathieu Bablet, j’avais été plus que conquis par le premier tome de Adrastée, dytique dont l’intrigue a lieu dans la Grèce mythologique et qui nous présentait un homme, roi de son état et surtout immortel – le bougre est âgé de plus de 1000 ans – qui, après un long sommeil, se trouvait en quête de ses souvenirs perdus et, plus particulièrement, du visage et du nom de son grand amour, désormais oublié… Un postulat pour le moins original et qui nous permettait a nous, lecteurs, de suivre les traces de notre immortel, ce dernier rencontrant, au fil de ses pérégrinations, maintes figures mythologiques… Bref, un fort bon premier tome qui, il faut le reconnaitre, valait particulièrement le détour pour ses dessins au style particulier mais néanmoins excellents et qui laissait présager du meilleur pour ce second et dernier tome de cette œuvre ; et, ma foi, si bien évidement, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, au moins, l’impression finale quand a cette suite n’en reste pas moins bonne, aussi bonne que la première partie, ce qui était le minimum que l’on espérait. Alors bien entendu, ici, nous sommes en terrain connu désormais et l’on suit toujours la longue quête de notre immortel : ce dernier fait de nouvelles rencontres, les plus marquantes étant une reine qui ne peut enfanter ainsi que les Dieux de l’Olympe eux-mêmes et, comme dans tout bon mythe grec qui se respecte, effectue un petit tour du coté des Enfers pour retrouver a la fois son grand amour et, forcément, la mémoire, ce qui lui permet de boucler la boucle et de, enfin, trouver le repos… La conclusion est logique et, ma foi, même si elle est peu spectaculaire, elle n’en reste pas moins fort acceptable. Mais bien évidement, cela serait presque, une fois de plus, un détail quand a ce qui nous ravi le plus dans cette œuvre, je veux bien évidement parler de sa partie graphique : dessins, mise en page, cadrages, couleurs sont une nouvelle fois au top, mais là aussi, ce n’est pas une surprise… juste la confirmation du grand talent du sieur Mathieu Bablet et que, ma foi, voila donc un auteur a suivre avec la plus grande attention !


Points Positifs :
- Rien de neuf sous le soleil et comme dans le premier tome, ce sont les dessins qui tiennent le haut du pavé dans cette œuvre ! Indéniablement, Mathieu Bablet possède un style pour le moins particulier, qui peut en choquer certains par moments – les visages, souvent anguleux par exemple – mais qui n’en reste pas moins original et, surtout, excellent. Voilà enfin un artiste qui sort des sentiers battus de la BD européenne et qui, ma foi, mérite largement le détour !
- Les dessins, bien sur, mais aussi et surtout les couleurs, tout bonnement magnifiques. Et puis, pendant que j’y suis, n’oublions pas la mise en page et les cadrages des cases, parfois étonnants mais presque toujours excellents.
- De nouvelles rencontres marquent les esprits, comme cette reine maudite qui ne peut pas enfanter et, bien entendu, ces Dieux Grecs pour le moins… amusants !
- Une conclusion en parfait accord avec l’intégralité de l’intrigue depuis le début et qui nous permet de faire nos adieux à ce singulier immortel de la meilleure des manières.

Points Négatifs :
- Mathieu Bablet possède tout de même un style très particulier et je pense qu’il fait partie de ces artistes qui divisent, c’est-à-dire que soit on adore, soit on déteste ; du coup, il peut être facile pour certains lecteurs de ne pas accrocher, surtout pour ce qui est des personnages.
- Certains regretteront peut-être le coté très second degré des Dieux Grecs, ces derniers apparaissant davantage comme des bouffons qu’autre chose. Mouais, du coup, ils perdent un peu en majesté même si cette version comique n’est pas désagréable…
- Non seulement Aphrodite est moche, mais en plus, qu’est ce que c’est que cet accoutrement !?

Ma note : 8/10

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