dimanche 8 décembre 2013

HUGO CABRET


HUGO CABRET

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…


Combien de fois ais-je pus dire, sur ce blog, lors de mes critiques cinéma, que bien souvent, lorsque je n’attendais pas grand-chose d’un film, je finissais par etre agréablement surpris, le contraire, bien évidemment, arrivant également ; ainsi, combien de fois ais-je pus porter, après coup, un regard positif sur une œuvre que je jugeais médiocre ou sans intérêt, une œuvre, ou plutôt devrais-je dire, des œuvres que j’avais jugé un peu trop rapidement. Cependant, il faut préciser une chose : il m’est déjà arrivé de ne pas me tromper, c’est-à-dire, d’estimer qu’un film est une daube sans nom, de le regarder et de me dire : « bah qu’elle sacrée bouse ! ». Et donc, si je débute cette critique par de tels propos, c’est que, vous l’avez probablement compris, a la base, mon jugement sur cet Hugo Cabret était tout sauf positif ; oh certes, je ne le considérais pas comme étant un navet, loin de là, mais disons que je n’en attendais pas grand-chose non plus, n’ayant pas accroché à celui-ci lors de sa sortie, suite au visionnage de sa bande annonce et la lecture de quelques critiques.


Et donc, alors qu’à la base, j’escomptais occuper mon samedi soir en compagnie d’une certaine Lara Croft a déambulé dans des ruines de la cote thaïlandaise – Tomb Raider Underworld – je me suis laisser tenter par le visionnage, en famille, de cet Hugo Cabret : les enfants l’avaient emprunté à la médiathèque le matin même, et je me suis dit que, finalement, cela pouvait etre sympa… au pire, que pouvais-je donc risquer ? De tomber sur un film qui ne me plaira pas ? Franchement, il y a pire dans la vie, et puis, comme je vous l’avais dit, vu qu’à la base, je n’en attendais pas grand-chose, la déception serait forcément amoindrie… alors oui, du coup, je loupais mon rendez-vous avec Lara… ah ouais, tout de même… Alors, ais-je bien fais de me laisser tenter par les aventures d’un jeune garçon qui vit dans une gare à Paris ?

Je ne vais pas tourner longtemps autour du pot et donc, en effet, si la chose était à refaire, je pense que j’aurais mieux fait de jouer, effectivement, à Tomb Raider ; bon, certes, Hugo Cabret n’est pas un navet et ne m’aura pas déçu, et même, quelque part, cette soirée familiale avait un petit côté sympathique, mais bon, que l’on veuille ou pas, j’aurais préféré la passer devant un film autrement plus intéressant ! Car comme vous l’avez compris, ce que je craignais au sujet de ce long métrage s’est parfaitement confirmé… Pourtant, quand on se retrouve devant un film comme Hugo Cabret, comment ne pas se dire que, avec quelques petites modifications par ci par là, avec un petit je ne sais quoi de plus, on aurait pu obtenir un résultat autrement plus réussie, comment ne pas se dire que, à deux ou trois détails près, on ne se retrouvait certes pas avec un chef d’œuvre mais au moins, avec un bon film, or là, nous avons le parfait exemple du « film qui aurait pu etre bien mais qui ne l’est pas », du film auquel il manque… comment dire… une âme presque pour que l’on puisse reconnaitre sa valeur, car bon, et je suis désolé d’avance envers tous ceux et celles qui ont apprécier cet Hugo Cabret, personnellement, d’âme, j’estime qu’il en manque sacrément. Or, qu’est un film pour enfants (car c’est ce qu’il est censé etre, n’est-ce pas ?) sans une certaine magie, sans un certain émerveillement qui doit etre propre au genre ? Car bon, j’ai eu beau cherché dans tous les sens, attendre que cette fameuse magie, cette âme ne fasse son apparition, au bout de deux heures, celle-ci n’avait toujours pas daigné faire son apparition, ce qui, ma foi, est plutôt problématique… Or, comme je vous l’avais dit, on n’était pourtant pas très loin d’un tout autre résultat…


Déjà, l’esthétique du film, et même si elle sent par moments le décor de carton pates (ouais, c’est mon ressenti), est plutôt réussie même si elle est loin d’etre franchement géniale ; après tout, dans le même genre de longs métrages, force est de constater qu’on a déjà vu bien mieux, même si cela reste assez convenable. Ensuite, le coté hommage assumé aux pionniers du septième art, et plus précisément, au grand Georges Méliès est plutôt une bonne chose et d’ailleurs, je trouve que les scènes qui s’attardent sur le passé de celui-ci sont les plus réussies du film – après, c’est mon côté curieux qui prime – et comme en plus, Ben Kingsley est tout bonnement bluffant de mimétisme en Georges Méliès, disons que, du moins de ce côté, ce n’est pas là que l’on jettera la pierre a Martin Scorsese. Cependant, en dehors de ces quelques points positifs, tout un tas de petits détails parfois dommageables, parfois franchement navrants – comme le fait que les titres des romans soient écris en anglais où le côté un peu trop kitch de Paris – viennent gâcher l’ensemble. Ajoutons à cela une intrigue qui a franchement du mal à décollée – en fait, on attend tout au long des deux heures que dure le film – et un côté un peu trop gentillet et sans surprises et l’on obtient au final un résultat bien trop moyen selon moi pour que l’on puisse qualifier Hugo Cabret comme étant un bon film.


Du coup, après visionnage de la chose, ce qui me turlupine le plus, c’est cette espèce de consensus à l’égard d’Hugo Cabret, les critiques positives, pour ne pas dire les louanges étant les plus nombreuses. Bien évidemment, ne pas etre en accord avec l’avis général n’est pas étrange en soit, mais bon, j’ai franchement du mal à comprendre ce que l’on peut trouver à ce long métrage : selon moi, malgré son talent que je ne nie pas, même si je ne suis pas un grand fan du bonhomme, Martin Scorsese n’est pas très à l’aise dans les films pour enfants et cet Hugo Cabret en est le parfait exemple. Enfin, vu que la plupart des gens semblent penser le contraire, je m’inclinerai devant la majorité… mais bon, je sais bien que tous les gouts sont dans la nature et que ceux-ci ne se discutent pas mais sur ce coup, j’ai tout de même du mal à comprendre ce que l’on peut trouver de bien dans ce film ? Oui, ça se regarde, oui, c’est gentillet mais bon, après, il existe tellement mieux et plus réussi… 

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