samedi 2 juin 2018

RAGEMOOR


RAGEMOOR

Sur les bords d'une falaise, le château de Ragemoor impressionne autant qu'il effraie les visiteurs. Depuis quelques années maintenant, Herbert est le maître des lieux. Son père est devenu fou, déambulant nu dans les jardins et autres couloirs. Il y a aussi Bodrick, le majordome qui obéit fidèlement aux directives de son maître. Cela fait maintenant un moment que la forteresse n'a pas reçu de visite. C'est l'oncle d'Herbert, accompagnée de sa fille, la splendide Anoria, qui brisèrent cette monotonie. Malgré la nuit venant et le mauvais temps à l'extérieur, Herbert n'a guère envie d'héberger cette famille lointaine. Ragemoor n'est pas un édifice comme les autres, c'est un lieu maudit construit par les païens il y a bien longtemps. L'oncle n'en a que faire et ne croît pas les dires de son neveu. Pourtant, alors que lui et Anoria partent se reposer dans leurs chambrées, les pierres se mettent à grincer, les murs bougent et la peur les gagne inexorablement...


Ragemoor
Scénario : Jack Strnad
Dessins : Richard Corben
Encrage : Richard Corben
Couleurs : Richard Corben
Couverture : Richard Corben
Genre : Horreur
Editeur : Dark Horse
Titre en vo : Ragemoor
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Parution : 20 novembre 2012
Editeur français : Délirium
Date de parution : 14 février 2014
Nombre de pages : 108

Liste des épisodes
Ragemoor 1-4

Mon avis : Après le fort sympathique Rat God qui m’avait permit de faire la connaissance de l’un des grands noms de la bande dessinée nord-américaine, je veux bien évidement parler de Richard Corben, aujourd’hui, c’est au tour d’une autre de ses œuvres récentes d’avoir droit de cité sur ce blog, un certain Ragemoor. Tout d’abord, je dois reconnaitre que j’attendais beaucoup de cet album : la plupart des critiques que j’avais put lire au sujet de cette BD étaient pour le moins bonnes, ce qui, ma foi, avait de quoi laisser présager du meilleur. Ensuite, il y avait ce postulat de départ, cette demeure ancestrale qui, en fait, serait vivante et déciderait du sort de ses habitants. Ajoutons a cela un soupçon de Lovecraft et un autre de Poe et l’on pouvait être optimiste quand au résultat final. D’ailleurs, les premières pages laissaient présager du meilleur et, sans que cela soit d’une grande originalité – il faut le reconnaitre – outre le plaisir de retrouver un Corben au top de sa forme – cette fois ci en noir et blanc, ce qui n’est pas déplaisant – l’histoire en elle-même avait de quoi ravir les amateurs du genre. Pourtant, après un si bon départ, au fur et a mesure de l’avancée de l’intrigue, je me suis surpris à me dire pour moi-même que, scénaristiquement, tout cela ne brillait pas par une franche originalité : impression de déjà-vu, intrigue loin d’être époustouflante, scénario sans surprises, si l’ensemble restait sympathique, il est clair que nous étions a mille lieux d’un quelconque chef d’œuvre. Du coup, la fin finit par survenir, oh combien prévisible et si, indéniablement, nos yeux auront été conquis par les dessins d’un Corben toujours égal a lui-même, il est clair que, avec un scénario qui se contente d’être sympathique mais loin d’être exceptionnel, Ragemoor pourra difficilement faire parti de ces œuvres inoubliables, bien au contraire. Dommage car le potentiel – et Corben – étaient au rendez vous…


Points Positifs :
- Bien évidement, ce sont les dessins de Richard Corben qui sont le gros point positif de ce Ragemoor : usant à merveille du noir et blanc, l’artiste nous livre, une fois de plus, une formidable étendue de son immense talent.
- Le postulat de départ : cette demeure ancestrale qui serait en fait une entité vivante vieille de plusieurs éons et qui contrôlerait ses habitants, ces singulières créatures qui y vivent, ces hommes et ces femmes tout aussi inquiétants…
- Les amateurs de HP Lovecraft et d’Edgar Allan Poe seront bien entendu en terrain familier.

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, Ragemoor ne brille pas par une grande originalité, c’est même plutôt le contraire.
- L’intrigue est, par moments, tellement prévisible que l’on a du mal a accrocher totalement a celle-ci, de plus, celle-ci est un peu trop légère pour vraiment marquer les esprits, ce, même si l’ensemble reste sympathique.
- Richard Corben est un grand dessinateur, on ne peut le nier, mais il possède un style bien particulier qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 7/10

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