lundi 1 décembre 2014

DEUX HOMMES TOUT NUS


DEUX HOMMES TOUT NUS

Alain Kramer, avocat sérieux et mari fidèle, se réveille nu chez lui avec un de ses collègues de bureau. L’incompréhension est totale, et aucun des deux hommes n’arrive à expliquer comment ils ont pu se retrouver dans cette situation. Quand la femme de l’avocat découvre les deux hommes dénudés dans son salon, Kramer invente n’importe quoi pour sauver son couple. Il est prêt à tout pour rétablir une vérité qui lui échappe. Où se trouve la vérité ? Dans le salon de Kramer, ou dans son inconscient ? Quand on fouille au fond de soi, sait-on jamais ce qu’on va trouver ?


Deux hommes tout nus
Scénario : Sébastien Thiéry
Mise en scène : Ladislas Chollat
Décors : Edouard Laug
Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz
Lumières : Alban Sauvé
Vidéo : Nathalie Cabrol
Musique : Frédéric Nobel
Genre : Comédie, Vaudeville
Titre en vo : Deux hommes tout nus
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 septembre 2014
Durée : 90 mn

Casting :
François Berléand : Alain Kramer
Isabelle Gélinas : Catherine Kramer
Sébastien Thiéry : Nicolas Priou
Marie Parouty : Dominique Franck

Mon avis : Il aura fallut bien des années, quasiment sept ans en fait, pour que j’ai l’occasion de vous proposer la critique d’une pièce de théâtre sur ce blog, du coup, rien que pour ce petit événement, cette pièce, Deux hommes tous nus, restera, d’un point de vu personnel, dans les annales, ce, vous l’avez compris, pour la simple et bonne raison que me rendre dans un théâtre est chose rarissime pour moi, non pas que cela me déplait, bien au contraire, mais davantage par manque d’opportunités. Quoi qu’il en soit, ce samedi, j’ai donc eu l’occasion de renouer avec un genre fortement appréciable, et ce, avec une pièce hautement sympathique qui m’aura laissé, après coup, une bonne appréciation. Alors bien entendu, Deux hommes tous nus n’est pas et ne sera jamais la pièce de l’année : après tout, ce n’est qu’un vaudeville moderne où quiproquos et mensonges sont bels et bien au rendez vous mais où, si femme trompée il y a (usons du conditionnel car la chose n’est pas sure), c’est que le mari, dans une situation embarrassante, aurait fauté avec… un homme ! Eh oui, nous sommes en 2014 et cela fait longtemps que l’homosexualité n’est plus un tabou, alors, qu’une pièce démarre, tambours battants, avec deux hommes nus dans un canapé clic-clac, cela ne choque plus guère ; enfin, ça ne devrait plus mais cela est un autre problème. Mais plus qu’un synopsis remis au gout du jour et des situations traditionnels de tout bon vaudeville qui se respecte, ce qui fait la grande force de Deux hommes tous nus, c’est, premièrement, cet humour omniprésent du début a la fin et responsable de bien des fous rires dans la salle, deuxièmement, et surtout, la performance de François Berléand dans un rôle qui lui va a ravir : plein de mauvaise foi, capable de tous les mensonges possibles et inimaginables, l’acteur est tout simplement parfait et rien que pour lui, je pense que ça vaut la peine d’aller voir cette pièce. Alors bien entendu, tout cela n’est qu’un vaudeville, mais bon, quand on en tient un bon, pourquoi se priver ?


Points Positifs :
- François Berléand est le gros point positif de cette pièce et franchement, rien que pour son personnage et sa performance d’acteur, ça vaut le coup, il me semble, de débourser quelques euros de plus qu’on le ferait pour un film.
- Certes, c’est un vaudeville, certes, de nos jours, effet de mode oblige, c’est deux hommes nus qui se réveillent dans un lit au lieu d’un homme et une femme, mais bon, la pièce n’en reste pas moins drôle et riche en scènes coquasses et autres quiproquos.
- Peu d’acteurs – quatre uniquement – certes, mais quelque part, vu que ceux-ci sont plutôt bons, c’est toujours mieux qu’une flopée de mauvais, non ?
- Mine de rien, le théâtre, ça a quelque chose de spécial que l’on ne retrouve pas au cinéma.

Points Négatifs :
- Oui, je sais, aussi drôle soit cette pièce, tout cela n’est qu’un énième vaudeville où l’on retrouve les traditionnelles situations du genre et, finalement, la seule chose qui change, c’est que désormais, on aborde les relations homosexuelles sans tomber dans le syndrome La Cage aux folles ; certains ajouteront que c’est un effet de mode.
- Je n’ai pas accroché avec les passages vidéos, mais bon, rien de gravissime non plus.

Ma note : 7/10

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