mercredi 3 décembre 2014

LE LAURÉAT


LE LAURÉAT

Benjamin est un jeune homme qui a fini ses études et est retourné chez ses parents en Californie où il prévoit de passer quelques jours de vacances. Ses parents l'invitent à descendre de sa chambre pour se mêler à la fête donnée en son honneur, mais il préfère rester seul à l'écart de la soirée, jusqu'au moment où Madame Robinson, amie de ses parents, s'approche et lui demande de la raccompagner chez elle. Benjamin accepte de la ramener dans sa nouvelle voiture. Le jeune lauréat se rend vite compte que cette femme lui fait des avances… Arrivés chez elle, elle l'invite à boire un verre et l'emmène dans la chambre de sa fille Elaine, étudiante à Berkeley, et s'y déshabille. Benjamin veut résister à l'appel de cette femme quand soudain l'arrivée de Monsieur Robinson met un terme à cette scène de séduction. Après une petite discussion, Mme Robinson lui dit à très bientôt et Benjamin s'en va. Bientôt, Benjamin et Madame Robinson entretiennent une liaison, et se voient régulièrement à l'hôtel Taft. Benjamin est sous la coupe de sa maitresse.


Le Lauréat
Réalisation : Mike Nichols
Scénario : Charles Webb (roman), Calder Willingham, Buck Henry
Musique : Simon et Garfunkel, Dave Grusin
Production : Embassy Pictures
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : The Graduate
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 21 décembre 1967
Durée : 105 mn

Casting :
Dustin Hoffman : Benjamin Braddock
Anne Bancroft : Mrs Robinson
Katharine Ross : Elaine Robinson
William Daniels : Mr Braddock
Murray Hamilton : Mr Robinson
Elizabeth Wilson : Mrs Braddock
Brian Avery : Carl Smith
Walter Brooke : Mr Maguire
Norman Fell : Mr McCleery, le logeur
Marion Lorne : Mrs DeWitte, l'organisatrice du bal
Alice Ghostley : Mrs Singleman
Buck Henry : Le réceptionniste
Richard Dreyfuss : Le voisin
Eddra Gale : Une femme dans le bus

Mon avis : Certains films méritent franchement le détour, et ce, même s’ils commencent déjà a dater et, ce qui est particulièrement le cas avec Le Lauréat, sont avant toute chose représentatifs d’une certaine époque, ici, la fin des années 60 et l’opposition entre une certaine Amérique puritaine et la jeune génération, je veux bien évidement parler du mouvement hippie. Alors bien sur, 47 ans plus tard (bigre, comme le temps passe vite), les choses ont bien changées, beaucoup en fait d’ailleurs pour être tout a fait franc et, pour les plus jeunes (et même quelques moins jeunes), le synopsis de ce Lauréat pourrait apparaitre soit, au mieux, gentillet, soit, au pire, plutôt léger : un gus timide qui couche avec une femme plus âgée avant de tomber amoureux de la fille, mouais, rien de bien transcendant pour nos cyniques des années 2000. Pourtant, si vous savez vous remettre dans le contexte de cette fin des années 60, si vous savez un tant soit peu qu’elles étaient les préoccupations de l’époque, mais aussi, et ce n’est pas des moindres obligations, si les vieux films ne vous font pas peur, alors, il se pourrait fort bien que Le Lauréat vous apparaisse sous un autre jour, surtout que, comme je le disais en préambule de cette critique, ce film mérite franchement le détour. Car oui, mille fois oui, avant toute chose, Le Lauréat est un sacré bon film : certes, par certains cotés, il a vieilli, mais en dehors ce cela, comment ne pas reconnaitre que dans ce long métrage, le sieur Mike Nichols, qui recevra un Oscar pour cela, donne le meilleur de lui-même et nous livre tout un tas de scènes plus ou moins cultes – celle du début, dans l’aéroport, avec Dustin Hoffman, celle où l’on voit Anne Bancroft, la fameuse et troublante Mrs Robinson, remettre puis enlever a nouveau ses bas, celle de l’église où Dustin Hoffman se bat armé d’un… crucifix, voir même, celle de la fin, dans le bus, où les deux amoureux regardent droit devant eux et surtout, un avenir incertain – et une histoire, certes scandaleuse a l’époque mais qui fit pour beaucoup pour le succès du film… et la carrière de Dustin Hoffman d’ailleurs. Ajoutons a cela une bande son signée en grande partie par Simon et Garfunkel et le cultissime Mrs. Robinson qui en est le point d’orgue et vous comprendrez sans nul doute a quel point, encore de nos jours, regarder un film comme Le Lauréat est tout… sauf ringard, loin de là !


Points Positifs :
- De nos jours, une telle intrigue, aussi scabreuse soit-elle – bah, le petit gars, il se tape la mère puis la fille – serait gentillette mais a l’époque, quel scandale ; bien évidement, celui-ci, survenue en pleine libération des mœurs et du mouvement hippie fit énormément pour le succès du film.
- La première partie du Lauréat, celle où le héros est complément déniaisé par l’envoutante et terrible Mrs. Robinson est un pur régal ; accessoirement, plutôt humoristique.
- Pas mal de scènes cultes tout de même… ah, celle dans la chambre avec Mrs. Robinson qui met et enlève ses bats tandis que son jeune amant est complètement médusé…
- Une mise en scène d’époque, certes, mais diablement efficace.
- Dustin Hoffman et Anne Bancroft sont tout simplement excellents.
- La bande son, signé Simon et Garfunkel, bien entendu…

Points Négatifs :
- La seconde partie du film me semble un peu moins réussie et part, par moments, dans tous les sens ; certes, la fin est excellente mais il y a une certaine baisse de régime tout de même pendant toute la partie où Dustin Hoffman essai de reconquérir le cœur de Katharine Ross.
- D’ailleurs, celle-ci tombe un peu trop facilement amoureuse de lui, surtout au vu de son comportement pour le moins discutable… et encore, je ne parle pas de ce qui arrive ensuite, après qu’elle ait appris qu’il avait joué au docteur avec sa maman. Mouais, un peu léger tout cela…
- Mine de rien, Le Lauréat commence à accuser son âge ; certes, cela est le fait de beaucoup d’autres films mais pour les plus jeunes qui ne connaitraient pas le contexte de l’époque outre-Atlantique, certaines subtilités pourraient leur échapper.

Ma note : 7,5/10

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