vendredi 3 juin 2016

EN ATTENDANT COUSTEAU


EN ATTENDANT COUSTEAU

Jean Michel Jarre

1 - Calypso (Jean Michel Jarre) 8:23
2 - Calypso Part 2 (Jean Michel Jarre) 7:10
3 - Calypso Part 3 (Fin De Siècle) (Jean Michel Jarre) 6:29
4 - En Attendant Cousteau (Jean Michel Jarre) 46:53


En attendant Cousteau
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 11 juin 1990
Enregistré : 1989 – 1990
Durée : 69:00
Genre : Musique électronique, Ambient
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Disques Dreyfus

Musiciens :
Jean Michel Jarre : synthétiseurs
Michel Geiss : synthétiseurs
Dominique Perrier : synthétiseurs
Guy Delacroix : basse
Christophe Deschamps : batterie
The Amoco Renegades : steel-drums

Mon avis : Sorti il y a de cela bientôt seize ans (a quelques jours prêts), En attendant Cousteau ou Waiting for Cousteau comme il est connu dans le reste du monde signait alors le grand retour du sieur Jean Michel Jarre après l’expérience Révolutions et, mine de rien, son entrée dans une toute nouvelle décennie, les années 90 ! Bien évidement, d’entrée de jeu, l’hommage au célèbre et respecté Commandant Cousteau, sans nul doute l’un des français les plus connus du vingtième siècle, était évidant, ne serais-ce que par ce titre et le choix des couleurs de la pochette du vinyle, ce bleu marin où trônait une oreille (jaune, mouais, pas de grand rapport avec les océans), celle-ci symbolisant sans nul doute l’attente du titre… l’attente du retour de Cousteau sur la Calypso après une énième plongée. Mais plus qu’une analyse sans grand intérêt de la pochette ou du titre, En attendant Cousteau est avant tout un album, une pièce un peu a  part dans la longue discographie du maitre de la musique électronique hexagonale, Jean Michel Jarre : premièrement, car depuis plus de quinze ans, cet album divise les fans, deuxièmement, que l’on aime ou pas, force est de constater qu’il est peu commun si on le compare avec ses prédécesseurs. Car bon, mine de rien, rien que pour son contenu, En attendant Cousteau détonne : quatre titres dont un de… près de 47 minutes ! D’entrée de jeu, une telle durée ne peut que faire peur, que dis-je, elle peut parfaitement faire fuir le plus loin possible le plus courageux des fidèles de Jarre qui s’attèle ici pour la toute première fois a l’ambiant pur et dur et… contre toute attente, s’en sort fort bien ! Alors bien sur, si vous êtes totalement allergique a l’ambiant, si ces morceaux a rallonges vous insupportent au plus haut degré, alors, passez votre chemin, personne ne vous en voudra. Par contre, si ce n’est pas le cas, alors là… comment dire, c’est a un véritable voyage onirique au plus profond des océans ou a l’intérieur de vous-même – après tout, pourquoi pas – que vous invite le sieur Jarre, un voyage où prédomine le piano et où les synthés et autres petits bidouillages électroniques ne sont là que pour mettre en valeur celui-ci. Un pur régal, certes spécial et pas destiné à tout le monde, mais qui ne vous laissera pas indifférent… pour de bonnes comme de mauvaises raisons. Du coup, En attendant Cousteau, le morceau, pas l’album, est le grand moment de cet opus, du moins, ce qui marque le plus les esprits, car bon, pour le reste, la face A disons, c’est indéniablement plus commun et si Calypso premier du nom est un morceau plutôt sympathique et dansant toujours aussi efficace près de deux décennies après, Calypso second du nom, plus triste, est bon sans plus quand au troisième, également connu sous le nom de Fin de siècle, est un peu dans la moyenne basse des productions de Jarre et n’est pas rester dans les annales… Bref, vous l’avez compris, a mes yeux, En attendant Cousteau est loin d’être le meilleur album de Jean Michel Jarre, bien au contraire, cependant, ne serais ce que pour cette première incursion dans l’ambiant, ce truc monumental et onirique de près de cinquante minutes, le jeu en vaut la chandelle… Et puis, les deux premiers Calypso ne sont pas désagréables et comme j’ai toujours eu une certaine sympathie pour le franchement festif premier, pourquoi bouder son plaisir et ne pas reconnaitre que, malgré tout, cet En attendant Cousteau, sans être génial, n’en reste pas moins un bon opus du magicien de la musique électronique !?


Points Positifs :
En attendant Cousteau, le morceau, véritable monument de près de cinquante minutes est indéniablement le moment le plus marquant de cet opus : première incursion véritable de Jean Michel Jarre a l’ambiant pur et dur, c’est un véritable voyage onirique auquel on est invités lors de l’écoute de ce titre.
- Calypso, qui ouvre le bal, est selon moi l’un des titres de Jean Michel Jarre parmi les plus festifs et sympathiques qu’il ait créé : franchement, même après plus de quinze ans de multiples réécoutes, je ne m’en lasse pas.
- Un bel hommage au Commandant Cousteau.

Points Négatifs :
- Bien évidement, tous ceux qui sont allergiques a l’ambiant ou aux morceaux beaucoup trop longs prendront leur jambe a leurs coups devant En attendant Cousteau et ces presque cinquante minutes de… musique d’ascenseur comme ils le diront. Bon, quelque par, cela peut se comprendre car bon, l’ambiant n’est pas un style qui plait a tout le monde, bien au contraire…
- Calypso (fin de siècle) n’est pas franchement un incontournable, loin de là.
- Même si j’ai depuis toujours une certaine sympathique pour Calypso, il faut reconnaitre que ce n’est pas non plus un grand morceau et que Jean Michel Jarre a fait bien mieux auparavant ; ici, c’est davantage mon cœur qui parle…
- Dans l’ensemble, un opus un peu en deçà par moments de ses prédécesseurs.

Ma note : 7/10

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