mardi 27 mai 2014

SUR LE CHEMIN DE L'ÉCOLE


SUR LE CHEMIN DE L'ÉCOLE

Ces enfants vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir. Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages… Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies... Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école... C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps…


Sur le chemin de l'école
Réalisation : Pascal Plisson
Scénario : Marie-Claire Javoy et Pascal Plisson
Musique : Laurent Ferlet
Production : The Walt Disney Company France
Genre : Documentaire
Titre en vo : Sur le chemin de l'école
Pays d’origine : France
Parution : 25 septembre 2013
Langue d'origine : français
Durée : 77 min

Casting :
Noura Azzagagh : Elle-même
Zahira Badi : Elle-même
Carlito : Lui-même
Zineb Elkabi : Elle-même
Emmanuel J. Esther : Lui-même
Gabriel J. Esther : Lui-même
Micaela : Elle-même
Jackson Saikong : Lui-même
Salome Sailong : Elle-même

Mon avis : Lorsque ce documentaire (car il est bon de rappeler que c’en est un) est sorti, au début de l’automne 2013, je dois reconnaitre que j’en avais entendu le plus grand bien ; il faut dire que le sujet de celui-ci était pour le moins intéressant et avait su éveiller mon attention : en effet, dans quatre pays différents, le Kenya, le Maroc, l’Argentine et l’Inde, on nous invitait à suivre les pérégrinations d’une poignée d’enfants, pauvres bien entendus, vivant loin de tout et, vous l’avez compris, de l’école, celle-ci étant leur seule et unique chance de s’en sortir, malgré les difficultés, les dangers et les kilomètres, ces enfants n’hésitaient pas, eux, à braver tout cela afin de réussir leurs études et avoir une vie meilleure. Avec un synopsis comme celui-là, il était évidant que ce documentaire méritait le coup d’œil, ne serait-ce que pour effectuer quelques petites comparaisons avec nos sociétés occidentales, où tout est facile et où, bien entendu, l’école est le plus souvent méprisée par des enfants vivant dans le confort , bien tranquillement au chaud, à l’abri du besoin et surtout, au beau milieu de leur PS3, smartphones et autres gadgets modernes. Un coté moralisateur donc, pour ce documentaire, mais, pour une fois, plutôt juste car il faut bien admettre que pendant que par chez nous, aller à l’école est facile mais est souvent ressenti comme une punition, ailleurs, dans le vaste monde, c’est un petit peu plus compliqué voir parfois impossible… mais au moins, dans ces pays, ceux qui ont la chance de faire des études tiennent l’enseignement en haute estime. Et justement, ce documentaire retranscrit plutôt bien cette volonté de se rendre à l’école à tous prix, peut-être même un peu trop d’ailleurs et là, on aborde un peu les défauts de celui-ci : en effet, si l’on ne peut que tirer bien bas son chapeau devant le courage de ses enfants, devant leur enthousiasme, l’entraide entre frères et sœurs (ah, si c’était le cas ici et c’est un père de trois enfants qui parle) et surtout, etre ébahis par les kilomètres parcourus dans des conditions parfois dantesques, est ce que l’on avait besoin a quasiment chaque dialogue d’entendre le mot « école » ? École par ci, école par la, école machin, école truc, oui, on a compris que c’est important l’école mais bon, au bout d’un moment, ça soule un peu de l’entendre encore et encore… surtout que, histoire d’enfoncer le clou, le doublage est une véritable catastrophe, un truc ahurissant digne des novellas sud-américains diffusées sur la TNT et qui fait passer la plupart des protagonistes pour de parfaits neuneus, gâchant indéniablement la qualité de l’ensemble. Dommage, avec un tel sujet, il y avait vraiment de quoi se payer un doublage de qualité car là, franchement, c’est plus que catastrophique…


Points Positifs :
- L’idée de départ – montrer qu’un peu partout dans le monde, des enfants ont du mal à se rendre à l’école mais au moins, malgré les difficultés, ils connaissent l’importance de celle-ci et y vont avec le sourire – fera peut-être sourire les plus cyniques des occidentaux qui vivent dans un grand confort mais elle n’en reste pas moins, premièrement, véridique, deuxièmement, excellente.
- Un documentaire qui fait pas mal cogité sur le sort de ces enfants, enfin, en général, mais aussi sur nous-mêmes et nos sociétés occidentales où l’enseignement et la culture sont méprisés et où se lamente de ne pas pouvoir acheter le dernier téléphone à la mode tandis qu’ailleurs, d’autres n’ont même pas de quoi s’acheter à manger…
- Dans un cas comme celui-là, je n’ai rien contre une petite leçon de morale, surtout que c’est plus que justifié ici !

Points Négatifs :
- Le doublage, bien entendu : mais qui est responsable de ce monumental fiasco car, je suis désolé, c’en est un !? J’espère que ce dernier n’a pas été payé car il mérite franchement le goudron et les plumes pour une telle catastrophe.
- Tout le monde a compris que l’école est importante et ces enfants plus que quiconque, mais a un moment donné, avait-on besoin d’entendre le mot école répéter des milliers de fois jusqu’à ce que ça en donne la nausée ? Et comme en plus, tout le monde possède une voix ridicule…

Ma note : 7/10

2 commentaires:

Tigger Lilly a dit…

Mince :/ J'ai eu de la chance de le voir en VO au cinoche faut croire.

Feanor a dit…

J'aurai du le voir en VO mais bon, d'un autre coté, je ne savais même pas qu'il y avait une VO...
Mais franchement, quelle catastrophe : en temps normal, ce genre de doublages me fait rire mais là, vu le sujet sérieux du documentaire, j'en ai presque pleurer !