samedi 17 mai 2014

DIAMOND DOGS


DIAMOND DOGS

David Bowie

1 - Future Legend (Richard Rodgers) 1:05
2 - Diamond Dogs (David Bowie) 5:56
3 - Sweet Thing (David Bowie) 3:39
4 - Candidate (David Bowie) 2:40
5 - Sweet Thing (Reprise) (David Bowie) 2:31
6 - Rebel Rebel (David Bowie) 4:30
7 - Rock 'n' Roll With Me (David Bowie, Warren Peace) 4:00
8 - We Are the Dead (David Bowie) 4:58
9 - 1984 (David Bowie) 3:27
10 - Big Brother (David Bowie) 3:21
11 - Chant of the Ever Circling Skeletal Family (David Bowie) 2:00


Diamond Dogs
Musicien : David Bowie
Parution : 24 avril 1974
Enregistré : octobre 1973 – février 1974
Durée : 38:25
Genre : glam rock
Producteur : David Bowie
Label : RCA

Musiciens :
David Bowie : chant, guitares, saxophones, claviers
Mike Garson : claviers
Herbie Flowers : basse
Tony Newman : batterie
Aynsley Dunbar : batterie
Alan Parker : guitare sur 1984
Tony Visconti : violons

Mon avis : 1974 fut sans nul doute une grande année, ne serait-ce que pour la simple et bonne raison que, d’un point de vue personnel, ce fut celle de ma naissance, mais plaisanteries mises a part, 1974, ce fut également, dans la longue et fructueuse carrière de ce véritable monument de la musique populaire qu’est, encore de nos jours, David Bowie, l’année où sortit son tout premier album post période « Ziggy » et où ses anciens acolytes, Mick Ronson, Trevor Bolder et Mick Woodmansey furent abandonnés sur le bord du chemin, le sieur David Robert Jones ne conservant que Mike Garson, apparu pour la première fois dans l’exceptionnel Aladdin Sane, l’année précédente. Mais en dehors du côté plus ou moins historique de la chose, plus qu’un changement de casting, c’est vers une véritable évolution musicale que ce Diamond Dogs nous entraine puisque, avec cet opus, Bowie marque un tournant, son style ayant tendance à se métisser de plus en plus pour tendre vers la soul américaine, même si, ici, elle n’est présente que sur quelques titres, l’ensemble restant tout de même encore assez marquer glam rock… Un album, donc, à la frontière de deux styles bien différents, de deux périodes de la vie de Bowie, mais aussi et surtout, une espèce de concept album où le chanteur aux yeux vairons, n’ayant pas pu obtenir les droits de l’œuvre d’Orwell, 1984, nous livre sa propre vision d’un futur proche dominé par une dictature : s’inventant un nouveau avatar, Halloween Jack, Bowie nous livre une prestation bien plus glaciale et sombre que celle de ses albums précédents, où certes, les bonnes chansons ne sont pas absentes – Diamond Dogs, Rock 'n' Roll With Me, 1984, pour ne citer que quelques exemples – mais où les grands titres, se font plus rares – en fait, seul Rebel Rebel, avec son coté stonien, se démarque franchement du lot. Du coup, avec un disque qui tient davantage du concept album qu’autre chose, un disque au son plus brut – Bowie ayant repris la guitare – mais non dénué de charme, un disque où le glam rock cède peu à peu sa place à la soul – 1984 est l’exemple type – et où reprises et autres bruits bizarres se font entendre ici ou là, il apparait que Diamond Dogs, malgré ses qualités, me semble inférieur à ce que Bowie avait fait jusque-là et ce qu’il fera pas la suite, une suite qui, justement, le fera traverser l’Atlantique pour d’autres  aventures là où beaucoup ne l’auraient jamais attendus…


Points Positifs :
- C’est avant tout un album de transition, Bowie abandonnant petit à petit le glam rock qui avait fait sa gloire (avant qu’il ne devienne une parodie de lui-même) pour s’ouvrir à d’autres horizons, ici, la musique noire américaine qui accouchera, un an plus tard, de Young Americans, bien plus abouti.
- Attention, c’est un concept album avec tous les défauts que l’on peut trouver dans ceux-ci, mais aussi, ne le cachons pas, les qualités, comme une cohérence de son de bout en bout.
- Dans l’ensemble, la quasi-intégralité des titres de cet opus sont plutôt bons : Diamond Dogs, Rock 'n' Roll With Me, 1984, Sweet Thing et, bien entendu, le très stonien Rebel Rebel.
- Faut aimer le style de la jaquette mais bon, comment ne pas reconnaitre que ce Bowie en chien, il est devenu mythique 40 ans plus tard !?
- Sacré Bowie : il n’a pas le droit de reprendre 1984 de George Orwell mais il nous pond deux chansons intitulées 1984 et Big Brother !

Points Négatifs :
- Musicalement, même si le son reste franchement correct, il faut reconnaitre que cela reste inférieur aux disques précédents et même si certaines évolutions de style sont intéressantes, le coté concept album avec ses bruitages et ses chiens ne viennent pas arranger les choses.
- Si les titres de qualité ne manquent pas, il manque des grands titres, en dehors de Rebel Rebel.
- J’ai toujours trouvé qui manquait un petit je ne sais quoi qui aurait pu faire toute la différence : j’aime bien cet album, j’aime bien la plupart des chansons de celui-ci, mais…

Ma note : 7,5/10

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci pour cette présentation !!!

Personnellement j'adore cet album. Je le considère même "essentiel".
Je viens d'en faire une reprise totale !
La page que je consacre à l'album (avec liens Sound Cloud) se trouve ici !
https://www.facebook.com/pages/Diamond-Dogs-Revisited/757544164308655

Cordialement.

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