mardi 1 mai 2018

BLACK MIRROR – SAISON 4


BLACK MIRROR – SAISON 4

USS Callister : Le capitaine Robert Daly dirige l'équipage de son vaisseau spatial, le USS Callister de Space Fleet, d'une poigne ferme et juste. Il traque son ennemi, Valdack, qui parvient encore à lui échapper.
Arkangel : Inquiète pour la sécurité de sa fillette, Marie, mère célibataire, équipe celle-ci d'un implant de surveillance de pointe qui permet de la localiser, et pas seulement.
Crocodile : Mia, une architecte, pourra-t-elle taire son terrible secret quand Shazia, enquêtrice d'assurance, sonne à sa porte, glanant les récents souvenirs d'un accident voisin ?
Hang the DJ : Dans un futur proche, à l’heure où les réseaux sociaux sont plus que jamais importants dans notre société, les modes de rencontres du partenaire idéal ont bien évolué. Frank et Amy se rencontrent ainsi dans un restaurant. Les deux jeunes, la trentaine, testent pour la première fois le service d’une société, « Le Système », qui est spécialisée dans les rencontres amoureuses.
Metalhead : En explorant un entrepôt abandonné, trois pillards en quête de ressources déclenchent un monstre impitoyable qui s’élance à leur poursuite dans un désert inhospitalier.
Black Museum : Sur un tronçon d'autoroute vétuste, une touriste tombe sur un musée vantant des artefacts criminels rares. Mais le clou de l'exposition lui réserve une surprise de choc.


Black Mirror – Saison 4
Réalisation : Charlie Brooker
Scénario : Charlie Brooker
Musique : Tyler Ortega
Production : Zeppotron, Netflix
Genre : Anticipation
Titre en vo : Black Mirror – Season 4
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 29 décembre 2017
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 60 minutes

Casting :
Jesse Plemons : Robert Daly
Cristin Milioti : Nanette Cole
Jimmi Simpson : James Walton
Michaela Coel : Shania Lowry
Billy Magnussen : Valdack
Milanka Brooks Elena : Tulaska
Osy Ikhile : Nate Packer
Paul G. Raymond : Kabir Dudani
Rosemarie DeWitt : Marie Sambrell
Brenna Harding : Sara Sambrell
Nicholas Campbell : Russ Sambrell
Owen Teague : Ryan « Trick » Trebecki
Angela Vint : l'anesthésiste
Aniya Hodge : Sara à 3 ans
Sarah Abbott : Sara à 9 ans
Nicky Torchia : Trick à 12 ans
Andrea Riseborough : Mia Nolan
Kiran Sonia Sawar : Shazia Akhand
Andrew Gower : Rob
Joe Cole : Frank
Georgina Campbell : Amy
Maxine Peake : Bella
Jake Davies : Clarke
Clint Dyer : Anthony
Douglas Hodge : Rolo Haynes
Letitia Wright : Nish
Daniel Lapaine : Dr Peter Dawson
Aldis Hodge : Jack
Alexandra Roach : Carrie

Mon avis : Découvert il y a peu, pour ma part, j’avais été franchement enthousiasmer par la première saison de Black Mirror, série britannique entre-temps tombée sous la coupe de Netflix et, plus particulièrement, de son postulat qui, sous couvert d’anticipation, était en fait une formidable critique de notre société actuelle et de sa dérive vers un tout numérique où réseaux sociaux, applications et autres débilitées télévisuelles nous promettent des lendemains qui déchantent fortement. Forcément, après un tel choc suite au visionnage de cette première saison, les autres saisons, pourtant bonnes dans l’ensemble, m’étaient apparues comme inférieures : la faute a un effet de surprise qui était naturellement parti mais aussi a des épisodes assez inégaux où l’exceptionnel côtoyait le moyen. Du coup, vous pouvez imaginer ma surprise lorsque, alors que je n’attendais ni monts ni merveilles de cette quatrième saison de Black Mirror, j’ai enchainé épisodes après épisodes jusqu’à un monstrueux – dans le sens noble du terme – Hang the DJ qui fut la plus belle réussite de cette saison et un des meilleurs épisodes depuis les débuts de la série, rien que ça ! Bref, un sacré sursaut qualitatif qui, d’un bien bel hommage a Star Trek a une magnifique histoire d’amour sous emprise d’une application qui choisie nos partenaires en passant par un système de contrôle des enfants a un bien beau polar tourné en Islande, me laissa bouche bée, constatant, de fait, que je me trouvais là devant la meilleure saison de Black Mirror. Hélas, mille fois hélas, alors que la perfection était au rendez vous, la conclusion ne fut pas a la hauteur de mes espérances et entre une chasse a l’homme par un robot chien – tourné en noir et blanc, sympa, mais sans plus – et un épisode final bourré de clins d’œil mais bancal, j’aurai quitté cette quatrième saison de Black Mirror avec deux grosses fausses notes. Pas au point de me faire changer d’avis a l’encontre de mon ressenti, certes, mais comme la dernière impression et souvent celle qui reste, suffisamment, en tous cas, pour que je me dise que, limité aux quatre premiers épisodes, cette saison aurait été grandiose !


Points Positifs :
- Les quatre premiers épisodes de la saison font parti, tout bonnement, des tous meilleurs de la série ! Il faut dire que ceux-ci sont parfaits, ou presque, et parfaitement représentatifs d’une série que j’aurai mis pas mal de temps à découvrir mais qui, dans l’ensemble et de par ses thématiques, ne m’aura pas déçue.
- Hang the DJ est un des tous meilleurs épisodes des quatre saisons de Black Mirror ! Il faut dire que cette fort belle histoire d’amour entre un homme et une femme dans un monde singulier où une application décide à notre place qui ont doit rencontrer et pour combien de temps est tout simplement magnifique. De plus, ici, l’anticipation n’est pas si loin qu’on pourrait le penser au vue des nombreuses applications et sites de rencontres qui existent déjà.
- Un bien bel hommage a Star Trek qu’est l’épisode USS Callister, mais aussi, un postulat plus profond qui nous montre les dangers de la réalité virtuelle et des difficultés que peuvent avoir les geeks à vivre dans le monde réel.
- Crocodile est un épisode dur, très dur, cependant, non seulement il est captivant mais comme en plus, il a été tourné en Islande et que j’y étais il y a deux semaines, cela ne pouvait pas me laisser indifférent.
- Arkangel qui nous amène à nous questionner sur la manière dont on veut protéger nos enfants du monde qui les entoure. Les mettre dans un cocon ? Les laisser devant tant de violence ?
- Comme lors des saisons précédentes, nous avons droit a un casting haut en couleur et de très bonne qualité.

Points Négatifs :
- Quel dommage que les deux épisodes qui concluent cette quatrième saison soient si moyens en comparaison des autres, du coup, celle-ci ne peut pas prétendre a l’excellence alors qu’elle était si bien partie…
- Un grand bof pour Metalhead qui n’est, il faut le reconnaitre, qu’une longue chasse à l’homme – enfin, a une femme – par un robot chien sympa mais sans plus. Et comme en plus il est prévisible au possible.
- Une grosse déception que cet épisode final qu’est Black Museum : certes, il est bourré de clin d’œil a la série depuis ses débuts, mais bon, quelque part, je m’en moque des clins d’œil quand le scénario est franchement bancal et peu intéressant…

Ma note : 8,5/10

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