dimanche 1 février 2015

BLACKSAD – AMARILLO


BLACKSAD – AMARILLO

Chad Lowell et Abraham Greenberg, respectivement écrivain et poète de leur état, doivent se rendre dans la ville d'Amarillo pour un rendez-vous. Au même moment, à la Nouvelle-Orléans, le détective John Blacksad raccompagne son ami Weekly à l'aéroport. La rédaction de son journal lui demande en effet de rentrer rapidement. Blacksad, quant à lui, reste sur place sans boulot et sans le sou. Sur le parking de l'aéroport, il rend service à un homme. Pour le remercier, celui-ci lui propose un job : ramener sa Cadillac « Eldorado » à Tulsa. Une aubaine pour Blacksad, qui prend la route dans une belle auto jaune. Quelques miles plus tard, la belle auto arrive à Tulsa. Blacksad se gare pour faire le plein lorsqu'il assiste à une scène surprenante. Deux hommes dont la voiture est en panne volent une moto et tentent de prendre la fuite. Les motards réussissent à les stopper et veulent leur faire la peau. Blacksad intervient pour arrêter le lynchage, mais tandis qu'il s'interpose entre les deux hommes et les motards, les lascars prennent le large avec la Cadillac ! Désabusé, Blacksad vient de se faire avoir comme un bleu. Le chef des motards lui remonte le moral. Blacksad remarque alors que les deux hommes ont laissé une sacoche à terre. Dedans, il trouve une carte avec la ville d'Amarillo cerclée de rouge. Voilà une piste à suivre...


Blacksad – Amarillo
Editeur : Dargaud
Scénario : Juan Diaz Canales
Dessins : Juanjo Guarnido
Couleurs : Juanjo Guarnido
Couverture : Juanjo Guarnido
Genre : Polar/Thriller, Animalier
Pays d’origine : Espagne
Langue d’origine : espagnol
Parution : 15 novembre 2013
Nombre de pages : 54

Mon avis : J’avais finis le mois de janvier sous le signe de la BD avec la critique d’un revenant sur ce blog, L’Histoire Secrète, et plus précisément le vingt-quatrième tome de la saga, La Guerre Inconnue, et, histoire de rester dans la même lancée, je débute ce mois de février avec une autre bande dessinée, cette fois ci, le cinquième volume de l’une des séries les plus réussies de ces dernières années, Blacksad. Cette saga policière et animalière espagnole eu déjà eu droit aux honneurs sur ce blog, mais la critique du quatrième tome, L’Enfer, le Silence, remontait déjà a plus d’un an, décembre 2013 pour être plus précis. Bref, il était temps que je m’occupe enfin de ce cinquième opus, Amarillo, qui, accessoirement, était déjà sortit a l’époque. J’avais put constater que les critiques a son sujet étaient pour le moins mitigées et ce fut donc avec une certaine méfiance que je m’étais lancé dans la lecture de cette nouvelle aventure du détective John Blacksad ; méfiance et confiance a la fois car grand admirateur de l’œuvre du duo ibérique Canales et Guarnido, je ne pouvais pas imaginer que cet album soit un plantage complet, et, justement, selon moi, il n’en est rien. Après, d’un autre côté, si je dois être tout a fait franc, et c’est un peu le but de cette critique, non seulement, cet Amarillo est a milles lieux de ce qui fut mon tome préféré, Artic-Nation, mais en plus, je l’ai trouver bel et bien inférieur a l’ensemble de ses prédécesseurs. Certes, cela reste du Blacksad, bref, en aucun cas, ce n’est un plantage, loin de là, de même, par certains cotés, ce road-movie plutôt coloré qui nous entraine sur les routes américaines sur les traces d’un écrivain malchanceux nous fera voir du pays et n’est pas dénué d’intérêt, cependant, après coup, je n’ai pas ressenti le même plaisir a la lecture de ce cinquième tome, trouvant l’aventure moins prenante que d’habitude… De plus, questions dessins, si Guarnido est incontestablement un artiste superbe et que cette nouvelle galerie d’animaux anthropomorphistes est un pur régal, il est indéniable que son travail sur cet Amarillo est le plus faible depuis le début de la série, même si, bien entendu, il faut relativiser le mot faible. Bref, après coup, je comprends un peu mieux les nombreuses critiques négatives qu’a eu ce cinquième tome des aventures de Blacksad, cependant, je ne serais pas aussi virulent que certains puisque, après tout, si cet Amarillo est incontestablement le moins réussi de la série, il n’en reste pas moins, au vu de la concurrence, une assez bonne bande dessinée ; après, quant on nous a habituer a une sorte d’excellence…


Points Positifs :
- On retrouve avec un certain plaisir notre détective préféré, John Blacksad, pour une nouvelle aventure riche en couleur. Bien évidement, l’effet de surprise et l’émerveillement des tout premiers tomes n’est plus le même mais malgré tout, on reste fasciné par cet univers animalier.
- Encore une belle flopée de protagonistes hauts en couleurs comme la hyène avocat, le koala directeur de cirque, sans oublier, bien entendu, le jeune lion écrivain.
- Mine de rien, on commence à apprendre des choses sur l’entourage de Blacksad : il a une sœur, un neveu et ne verrait plus son père depuis un certain temps.
- La fin, dramatique et plutôt triste, n’en reste pas moins le moment le plus touchant et réussi de cet album.
- Même s’il a déjà fait bien mieux dans les tomes précédents, certaines planches de Guarnido n’en restent pas moins superbes.

Points Négatifs :
- Indubitablement, Amarillo est le tome le moins réussi de la série depuis ses débuts ; certes, cela reste largement supérieur a la majeure partie de la concurrence actuelle, mais reconnaissons que ce road-movie manque un peu de charme et que l’on a un peu de mal a être totalement captiver par cette intrigue, sympathique mais sans plus.
- Dans l’ensemble, et même si ça reste plutôt bon, Guarnido livre des dessins moins époustouflants que dans les volumes précédents ; après, peut-être que ce choix de couleurs plus riches y ait pour beaucoup ?

Ma note : 7,5/10

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