mardi 25 janvier 2022

MARIE-ANTOINETTE


MARIE-ANTOINETTE
 
Marie-Antoinette, la plus jeune des filles de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, est une jeune archiduchesse belle, charmante et naïve. En 1770, étant la seule des filles de l'impératrice à ne pas encore être mariée et à l'âge de seulement quatorze ans, elle est envoyée en France par sa mère pour épouser le dauphin du royaume, le futur Louis XVI, afin de conclure une alliance entre les deux pays rivaux. À son arrivée en France, Marie-Antoinette est débarrassée de tous ses souvenirs d'Autriche, y compris son carlin de compagnie, et rencontre le roi Louis XV ainsi que Louis-Auguste, son futur mari. Ils arrivent au château de Versailles, où ils se marient. Ils sont encouragés à produire un héritier au trône le plus rapidement possible, mais le lendemain, il est reporté au roi que rien n'est arrivé lors de leur nuit de noces.
 

Marie-Antoinette
Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola, d'après l'œuvre d'Antonia Fraser
Musique : Brian Reitzell
Production : Columbia Pictures, American Zoetrope, Tohokushinsha Film Corporation
Genre : Historique, Biopic
Titre en vo : Marie-Antoinette
Pays d’origine : Etats-Unis, France, Japon
Parution : 24 mai 2006
Langue d'origine : Anglais, Latin, Français
Durée : 123 min
 
Casting :
Kirsten Dunst : Marie-Antoinette
Jason Schwartzman : Louis XVI
Jago Betts : Louis-Charles de France, second dauphin
Judy Davis : la comtesse de Noailles
Steve Coogan : l'ambassadeur Mercy
Rip Torn : Louis XV
Rose Byrne : la duchesse de Polignac
Asia Argento : la comtesse du Barry
Molly Shannon : Tante Victoire
Shirley Henderson : Tante Sophie
Danny Huston : l'Empereur Joseph
Marianne Faithfull : Marie-Thérèse d'Autriche
Jamie Dornan : le comte Axel de Fersen
Tom Hardy : Raumont
Al Weaver : le comte d'Artois
Mary Nighy : la princesse de Lamballe
Sebastian Armesto : le comte de Provence
Io Bottoms : une dame de compagnie
Céline Sallette : une dame de compagnie
Aurore Clément : la duchesse de Chartres
Guillaume Gallienne : Le comte Vergennes
Jean-Christophe Bouvet : le duc de Choiseul
James Lance : Léonard
Mathieu Amalric : un homme au bal masqué
André Oumansky : le cardinal Charles Antoine de La Roche-Aymon
Jean-Paul Scarpitta : le baron Scarpitta
René Lucien Rolland : l'archevêque
Clémentine Poidatz : la comtesse de Provence
Camille Miceli : le Grand Chambellan
Paul Fortune : le duc Fortune
Natasha Fraser-Cavassoni : la comtesse de Cavazzoni
Katrine Boorman : la duchesse anglaise
Sarah Adler : la comtesse d'Artois
Jean-Marc Stehlé : le Docteur Joseph-Marie-François de Lassone
Francis Leplay : Docteur Delivery Provence
Carlo Brandt : le jardinier du château
Scali Delpeyrat : le docteur accoucheur
Dominic Gould : un comte
 
Mon avis :
 Si je dois être tout à fait franc, je dois reconnaitre que je n’aurai jamais pensé, un jour, regarder ce Marie-Antoinette, film de Sofia Coppola – la fille de qui vous savez – paru sur les écrans en 2006 et qui, jusque là, ne m’intéressait pas le moins du monde. Il faut dire que, d’entrée de jeu, les choses étaient mal parties avec ce long métrage… Ainsi, à l’époque, une simple bande annonce annonçait la couleur, c’est-à-dire, celle d’un film a priori historique mais à la bande son très rock, donc, trop moderne pour être honnête, ainsi qu’une esthétique générale – images entraperçues, affiches, etc. – qui me faisaient dire que, décidément, Marie-Antoinette n’était pas pour moi… Et donc, presque seize ans plus tard, je me suis laissé tenter par ce film, un soir où je n’avais rien de prévu mais où je m’étais dit qu’il était bien trop tôt pour me plonger dans le sommeil. Ais-je commis une erreur ? Aurais-je mieux fait d’aller dormir ou de faire autre chose ? Et bien, disons plutôt que, au moins, à présent, je peux me faire mon propre avis sur ce long métrage et que, finalement, celui-ci n’est pas aussi catastrophique que je ne l’aurai pensé… Ainsi, aux rayons des bonnes choses, je dois reconnaitre que, esthétiquement, Marie-Antoinette est plutôt pas mal : certes, c’est flashi, certes, je suis probablement pas le plus a même d’apprécier ce choix artistique – après tout, je n’ai plus 15 ans et je n’ai jamais été une fille – mais bon, la vision de Sofia Coppola, son désir d’apporter une touche de modernité à l’histoire de cette reine autrichienne mal aimée et qui finit guillotinée ne fut pas déplaisante. De même, la bande son moderne qui alterne entre morceaux rock et new-wave, si elle déstabilise au début, passe mieux que je ne l’aie cru de prime abord… comme quoi, tout peut arriver. Ajoutons à cela le fait que le film ait été tourné à Versailles et que, naturellement, Kirsten Dunst est effectivement excellente dans le rôle principal – on ne va pas se mentir, cette dernière porte, quasiment à elle seule, l’intérêt du film sur ses épaules – et j’étais presque à deux doigts de me dire que ce Marie-Antoinette était un bon film… Sauf que non ! Ainsi, si la première demi-heure peut faire illusion, a un moment donné, le spectateur est plongé, comme cette jeune reine, dans l’ennui le plus total où les scènes se succèdent les unes aux autres sans que l’on sache très bien où la réalisatrice veut en venir : nous montrer que Marie-Antoinette se faisait chier, que pour passer le temps, elle picolait, essayait des chaussures – dont des Converses – prenait des bains, se roulait dans l’herbe et se tapait le beau Comte Axel de Fersen ? Ouais, ma foi, pauvre petite fille riche… La chose politique, les grands bouleversements qui auront amené la Révolution, la mort de la famille royale ? Pas vu à l’écran, ce qui est un comble pour un film historique qui, au final, semble davantage nous montrer la vie débridée de Paris Hilton que celle de l’une des plus célèbres Reine de France… Bref, au final, j’estime que ce Marie-Antoinette n’est pas la bouse innommable que je croyais et je reconnais même que celui-ci possède bien des qualités, mais, décidément, comme je suis un grand passionné d’Histoire et que les futilités des jeunes adolescentes n’ont jamais été ma tasse de thé, disons que ce film n’est pas pour moi, mais alors, franchement pas…
 

Points Positifs
 :
- Un film plutôt osé de par son parti prix esthétique mais qui s’avère, finalement, plutôt réussi même si, naturellement, il ne plaira pas à tout le monde. Bien entendu, ici, nous sommes plutôt éloignés de la réalité historique et cette Marie-Antoinette me semble trop moderne, dans son comportement, pour être honnête. Cependant, ce choix narratif fonctionne plutôt bien finalement.
- Kirsten Dunst porte quasiment à elle toute seule ce film. Il faut dire que son interprétation de la Reine Marie-Antoinette est plus qu’excellente.
- Une œuvre historique emprunte de modernisme. Le mélange peut sembler, de prime abord, incongru, cependant, il passe plutôt bien.
- La bande originale, très rock, n’est pas aussi déplaisante qu’on aurait put le penser, pour peu, bien entendu, que l’on ne soit pas allergique aux mélanges des genres.
- Un casting pléthorique et plutôt bon dans l’ensemble, il faut le reconnaitre.
 
Points Négatifs :
- La bien désagréable impression de suivre la vie de Paris Hilton – ou d’une autre soit disant célébrité moderne – plutôt que celle de la véritable Marie-Antoinette. Il faut dire que cette dernière se comporte comme une gamine actuelle – enfin, du début des années 2000 car cela a encore changé depuis – plutôt que comme une princesse royale de la fin du XVIIIème siècle…
- Si la première demi-heure fait illusion, ensuite, le spectateur finit par s’ennuyer de plus en plus, un peu, finalement, comme cette jeune reine qui boit du champagne, essaye des chaussures, trompe son mari et joue à la fermière pour tuer le temps.
- Faire un film sur la vie de Marie-Antoinette et faire l’impasse sur la Révolution Française puis la décapitation de la reine est tout de même problématique.
- Naturellement, les amateurs d’Histoire tiqueront fortement devant pas mal d’incohérences et autres raccourcis qui parsèment ce film.
- La bande son rock, les Converses, ça passe où ça casse et je comprends parfaitement que pas mal de spectateurs n’aient pas adhérer au concept.
 
Ma note : 6/10

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