samedi 15 novembre 2014

AMERICAN GODS


AMERICAN GODS

A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Dieu antique, comme le suggèrent les indices énigmatiques qu'il sème à longueur de temps, fou furieux ou bien simple arnaqueur ? En quoi consiste le travail qu'il propose à Ombre ? En acceptant d'entrer à son service, ce dernier plonge au cœur d'un conflit qui le dépasse, opposant héros mythologiques de l'Ancien Monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire véritablement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit le mystérieux Mr Monde.


American Gods
Auteur : Neil Gaiman
Type d'ouvrage : Fantastique, Fantasy urbaine
Première Parution : 19 juin 2001
Edition Poche : août 2004
Titre en vo : American Gods
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Michel Pagel
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 603

Mon avis : Au cours du premier semestre de cette année, j’ai enfin eu l’occasion de me plonger dans des œuvres du célèbre romancier et scénariste de comics britannique, Neil Gaiman, auteur dont j’avais entendu le plus grand bien depuis des lustres mais dont les deux romans lus jusqu’ici, Neverwhere et Stardust, s’ils étaient plutôt bons, manquaient à mes yeux d’un petit je ne sais quoi qui en auraient fait des incontournables. Mais s’il y avait bien un roman de Gaiman dont on chantait les louanges depuis sa parution il y a une dizaine d’années, c’était bel et bien cet American Gods… Bon, déjà, il faut dire que le synopsis de base était pour le moins accrocheur puisque celui-ci nous entrainait dans une guerre entre les anciens dieux et les modernes (ceux d’internet, de la télévision, etc.) ayant lieu sur le territoire nord-américain, et ce, tout en reprenant pas mal d’idées d’un autre écrivain britannique, le sieur Pratchett, idées sur les dieux, leurs morts, quand plus personne ne croit en eux, comme on a pu le voir dans une œuvre, par exemple, comme Les petits dieux. Mais malheureusement, les meilleures idées et intentions du monde ne suffisent pas forcément à accoucher des plus belles réussites, bien au contraire, et assez rapidement, et à mon grand regret, j’ai compris pourquoi à coté de tant de louanges, American Gods était également si critiquer… Car si cette œuvre regorge en effet d’idées pour le moins pertinentes, si en effet, certaines scènes, rencontres et dialogues sont pour le moins réussis, comment ne pas reconnaitre qu’en fait, et en étant tout à fait objectif, la plupart du temps, il ne se passe pas grand-chose : les protagonistes voyagent d’un point à l’autre des Etats-Unis, on a droit à des descriptions sans grand intérêt des petites bourgades visitées, des chambres de motels miteuses, bref, tout cela tient davantage d’un road-movie qu’autre chose. Mais le pire, c’est qu’en plus, le protagoniste principal, Ombre, est d’une platitude affligeante : toujours à se lamenter, placide comme un bœuf, encaissant les événements comme ils surviennent (enfin, quand c’est le cas), il apparait clairement que l’on a affaire à un héros rater, et ce, dans tous les sens du terme – et on comprend même pourquoi sa femme le trompe ! Du coup, entre un roman de 600 pages où il ne se passe pas grand-chose, un protagoniste principal ennuyant à mourir, des bonnes idées rapidement abandonnées sur le chemin, que reste-t-il, au final, a cet American Gods ? La révélation finale sur cette guerre des dieux, quelques passages ici ou là, une pseudo enquête policière en filigrane, et surtout, oui, surtout, la constatation que tout cela n’est qu’un immense gâchis… ce qui, pour un bouquin vanté depuis plus d’une décennie comme étant un chef d’œuvre, est bien peu…  


Points Positifs :
- Le synopsis de départ, fortement inspiré des idées de Terry Pratchett par ailleurs, est alléchant et il faut reconnaitre que cette idée de dieux se baladant sur le territoire nord-américain mais fortement affaiblis car plus personne ne croit en eux est assez bonne.
- Le premier quart du roman laisse entrevoir plein de bonnes choses… mouais, le problème, c’est que celles-ci n’arrivent jamais ensuite.
- Certains avatars des dieux méritent le détour, je ne le nie pas.

Points Négatifs :
- Ombre est l’un des héros les plus plats, sans âme, pour ne pas dire chiant, qu’il m’ait été donné de découvrir dans une œuvre de fiction ; et pourtant, je ne suis pas un novice !
- Vous vous attendiez à une formidable guerre entre les dieux de l’ancien temps et les modernes, ceux d’internet, de la télévision ou des autoroutes, eh ben… oubliez la chose, malheureusement…
- Un road-movie, voilà ce qu’est American Gods : les personnages voyagent, prennent une chambre d’hôtel, voyagent encore, s’établissent quelque part pendant quelques mois, puis voyagent encore…
- Quelques scènes intéressantes de temps en temps mais le tout est noyé dans un maelstrom de pages et de pages où il ne se passe strictement rien.
- Euh, un truc m’échappe : on est aux Etats-Unis, tous les dieux sont présents, même les plus improbables mais… mais pas le moindre avatar du Christ qui devrait être en pleine possession de ses pouvoirs vu la croyance en lui sur les terres de l’Oncle Sam !? Ou alors, Gaiman ne savait pas comment gérer un dieu aussi particulier, bref, puissant ?
- American Gods est présenté comme un chef d’œuvre depuis presque 15 ans et à remporter tout un tas de prix… euh, je ne comprends pas bien pourquoi !?

Ma note : 4/10

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