dimanche 3 août 2014

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX – LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU


LE SEIGNEUR DES ANNEAUX – LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU

Sur la Terre du Milieu, dans la paisible Comté, vit le Hobbit Frodon Sacquet. Comme tous les Hobbits, Frodon est un bon vivant, amoureux de la terre bien cultivée et de la bonne chère. Orphelin alors qu'il n'était qu'un enfant, il s'est installé à Cul-de-Sac chez son oncle Bilbon, connu de toute la Comté pour les aventures extraordinaires qu'il a vécues étant jeune et les trésors qu'il en a tirés. Le jour de ses 111 ans, Bilbon donne une fête grandiose à laquelle est convié le puissant magicien Gandalf le Gris. C'est en ce jour particulier que Bilbon décide de se retirer chez les Elfes pour y finir sa vie. Il laisse en héritage à Frodon son trou de Hobbit ainsi qu'un mystérieux anneau qu'il a autrefois trouvé dans une galerie souterraine des Monts Brumeux et qui a le pouvoir de rendre invisible quiconque le porte à son doigt. Gandalf est intrigué par l'anneau laissé à Frodon et surtout par les circonstances confuses dans lesquelles Bilbon l'a trouvé. Après avoir lu le récit de la vie d'Isildur, un ancien roi de l'Arnor et du Gondor, il découvre que cet objet n'est autre que l'Anneau unique forgé il y a bien longtemps par Sauron, le Seigneur des Ténèbres, et qui fut perdu 3000 ans auparavant. Cet anneau maléfique est une arme redoutable qui permettrait au seigneur du Mordor de régner sur la Terre du Milieu et de réduire tous ses peuples en esclavage. Gandalf relate alors à Frodon la malédiction de l'Anneau et l'informe que les serviteurs de Sauron sont déjà en route pour retrouver le précieux objet. Il lui demande de l'emporter en secret à Fondcombe, demeure de l'Elfe Elrond, où l'on pourra prendre une décision à son sujet, pendant que lui-même va consulter Saroumane, le supérieur de son ordre.


Le Seigneur des anneaux – La Communauté de l'anneau
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson d'après le roman de J. R. R. Tolkien
Musique : Howard Shore
Production : New Line Cinema
Genre : Fantasy
Titre en vo : The Lord of The Rings – The Fellowship of the Ring
Pays d’origine : Nouvelle-Zélande, États-Unis
Parution : 10 décembre 2001
Langue d'origine : anglais
Durée : 219 min

Casting :
Elijah Wood : Frodon Sacquet
Ian McKellen : Gandalf le Gris
Sean Astin : Samsagace Gamegie alias Sam
Viggo Mortensen : Aragorn
Sean Bean : Boromir
Billy Boyd : Peregrin Touque alias Pippin
Dominic Monaghan : Meriadoc Brandebouc alias Merry
Orlando Bloom : Legolas
John Rhys-Davies : Gimli
Christopher Lee : Saroumane
Liv Tyler : Arwen
Cate Blanchett : Galadriel
Hugo Weaving : Elrond
Ian Holm : Bilbon Sacquet
Marton Csokas : Celeborn
Sala Baker : Sauron
Craig Parker : Haldir
Lawrence Makoare : Lurtz

Mon avis : Aussi incroyable que cela puisse paraitre, alors que ce blog existe depuis un peu plus de six ans et demi, ce qui n’est pas rien, je ne vous ai jamais parler de ce que beaucoup considèrent comme étant la plus grande œuvre de Fantasy de tous les temps, je veux bien évidement parler du Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien. Pourtant, ce n’est pas comme si je n’avais eu l’occasion de la lire et de la relire a de multiples reprises depuis que je l’ai découvert, je devais alors avoir sensiblement 14 ou 15 ans, ressentant alors l’un des plus grands chocs littéraires si ce n’est le plus grand de ma vie. Mais le temps passa, j’eu l’occasion, encore aujourd’hui, de découvrir d’autres œuvres, d’autres auteurs, et Tolkien perdit un peu de son importance à mes yeux, mais non, je l’avoue, de sa superbe. Et donc, aujourd’hui, au bout de six ans et demi, j’ai enfin l’occasion de vous parler de son œuvre pour la toute première fois, ou plutôt, non, disons indirectement car comme vous l’avez compris, ce n’est pas du Seigneur des Anneaux, le roman, que je vais vous entretenir mais de son adaptation cinématographique, devenu, plus d’une décennie après sa sortie, presque aussi culte… Il faut dire, histoire de se remémorer un peu le contexte de l’époque que lorsque sortie sur les écrans La Communauté de l’Anneau, vers noël 2001, la tension parmi des millions de fans de Tolkien à travers le monde était à son comble : jugé, et a juste raison jusqu’à alors, inadaptable sur grand écran, il était clair que Le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson qui était alors surtout connue pour ses films de zombies (Braindead) était attendu au tournant. Or, fort heureusement et au grand soulagement de beaucoups, le résultat fut à la hauteur de nos rêves les plus fous : non seulement, Jackson avait su plus ou moins respecter le matériel originel mais en plus, entre un casting tout bonnement parfait (désormais, comment ne pas lier les personnages aux acteurs ?), des décors somptueux qui nous donnaient l’impression que la Terre du Milieu existait bel et bien (bigre, elle est située en Nouvelle-Zélande !), une bande son imparable et des scènes d’anthologies, c’était bel et bien un grand, que dis-je, un très grand film que nous avions là. Alors bien sûr, le plaisir de découvrir l’œuvre de Tolkien qui nous avait tant marquer sur grand écran y est pour beaucoup, bien entendu, tous ceux pour qui le genre leur est indifférent trouveront cette Communauté de l’Anneau inintéressante, ennuyeuse au possible, de même, à ce moment-là, Peter Jackson qui jouait gros ne s’était pas encore fourvoyé comme il le fit avec Le Hobbit, une décennie plus tard… mais bon, revoir ce premier volet de la saga pour la énième fois ne m’aura pas fait changer d’avis d’un iota : c’est un chef d’œuvre !


Points Positifs :
- Une adaptation excellente pour ne pas dire exceptionnelle (car jugée impossible au départ) de l’une des œuvres les plus marquantes du siècle passée. Chapeau bas a Peter Jackson car même s’il a pris quelques libertés avec le matériel original, même si l’on peut regretter certains choix ou absences, force est de constater que le néozélandais a fait très fort !
- Un casting d’acteurs tout bonnement excellents et qui, entre quelques vieilles gloires sur le retour, des second couteaux et des petits nouveaux qui ont pas mal fait parler d’eux depuis, désormais, les personnages du Seigneur des Anneaux ont tous un visage : celui de leurs interprètes à l’écran.
- Effets spéciaux, décors, costumes : bien entendu, plus d’une décennie plus tard, on peut tiquer sur certains détails mais à l’époque, c’était la perfection.
- Je n’aurai jamais pu penser que les paysages de la Nouvelle-Zélande aient pu donner une Terre du Milieu aussi crédible !
- Une bande originale tout simplement parfaite : chapeau bas a Howard Shore également.

Points Négatifs :
- Avait-on besoin de donner une place aussi importante à Arwen dans l’histoire ? Je ne le pense pas même si je comprends que Jackson souhaitait caser une histoire d’amour dans son intrigue et justifier le cachet de Liv Tyler.
- Dommage que l’on ne voit pas ou quasiment pas le magnifique seigneur des elfes, Gil-galad.
- Mais où est donc passé Tom Bombadil !?

Ma note : 9,5/10

samedi 2 août 2014

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 73 – 1214, BOUVINES ET SAINT LOUIS, NOTRE BEAU MOYEN-ÂGE


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE N°73 – 1214, BOUVINES ET SAINT LOUIS, NOTRE BEAU MOYEN-ÂGE
Juillet/Août 2014

1214, Bouvines et Saint Louis, notre beau Moyen-Âge
- 1214. Bouvines ou la fin de la guerre
- La bataille de Bouvines vue d’Allemagne
- Pouvoir royal et féodalité
- Chronologie : le temps de Saint Louis
- Les croisades du saint roi
- La bataille de la Mansourah
- XVe siècle : l’éveil d’un sentiment national

Editorial : La naissance de l’unité nationale
- Dominique Venner, un cœur rebelle
- Ernst Jünger, grand témoin du XXe siècle – Entretien avec Julien Hervier
- Benjamin Disraeli, un destin singulier
- Anne de Bretagne, femme de pouvoir
- La réforme Maupeou pouvait-elle sauver la monarchie ?
- La charte de 1814, condition de retour du roi
- Viollet-le-Duc : la redécouverte du patrimoine médiéval
- G. Lenotre ou le gout de l’histoire
- Charles Péguy
- Le parcours de Georges Albertini

Mon avis : En ce mois de juillet, parmi tant d’autres choses, car bon, comme chacun sait, on a toujours le temps pour tout un tas d’activités en vacances, j’aurai également fait la paix avec une revue que je suis depuis des années, que j’apprécie plutôt, dont je n’hésite jamais à louer l’intérêt de ses articles mais qui, selon moi, possède l’immense défaut de mettre en avant bien trop souvent les mêmes sujets – accessoirement, c’est la période de l’entre-deux guerres et le second conflit mondial. Cette revue, vous le savez, c’est La Nouvelle Revue d’Histoire, et en mai dernier, après une énième déception, j’en étais venu à me demander si je ne devais pas abandonner les frais… Mais un hors-série consacré à l’été 1914, dont je vous ai parlé et chanter les louanges il y a quelques jours à peine m’avait un peu réconcilié avec la NRH, et donc, c’était le cœur rempli d’espoir que je me suis lancer dans la lecture de ce numéro estival, le 73em, mais avec quelques craintes tout de même : après tout, un hors-série, c’est facile de le réussir, un simple numéro, c’est une autre paire de manches. Or, assez rapidement, et je dois reconnaitre, heureusement, ces fameuses craintes se sont envolées dès les premières pages : il faut dire que le dossier de ce numéro était on ne peut plus alléchant puisque traitant de la bataille de Bouvines, de Saint Louis et des débuts du sentiment national en France. Sujet original, rarement abordé dans les revues spécialisées, ce fut un véritable plaisir que de me plonger dans ce dossier de fort bonne qualité et, accessoirement, fort instructif. Mais si le plat principal de ce numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire était de fort bon niveau, la plus part des autres articles qui composent celui-ci n’étaient pas en reste et là, il faut reconnaitre que c’est rarement le cas qu’on ait une revue aussi bonne de bout en bout – bien souvent, c’est soit l’un, soit l’autre. Ainsi, entre l’article sur Benjamin Disraeli, premier ministre de la reine Victoria et figure historique que j’apprécie, celui sur Anne de Bretagne, que je ne connaissais nullement et ceux sur la période pré et post révolutionnaire, pour ne citer que les plus marquants, j’ai eu la fort agréable surprise de retrouver la NRH que j’aime, celle qui propose des périodes ou des figures historiques dont la concurrence ne parle pas, celle qui ose et va plus loin que les autres ; bref, une NRH comme on aimerait en voir plus souvent et aux antipodes de bien des numéros si décevants comme j’en ai connu un peu trop ces derniers temps…


Points Positifs :
- Un dossier principal – Bouvines, Philippe Auguste, Saint Louis – non seulement original mais fort instructif également et que j’aurai dévoré d’une traite.
- De très bons articles courts et qui nous font découvrir ou redécouvrir des figures moins connues de l’histoire comme Anne de Bretagne ou Benjamin Disraeli.
- Une fois de plus, que les numéros soient réussis ou pas, il y a quelque chose qui ne change jamais avec la NRH, c’est la qualité de ses articles ainsi que leurs accessibilités pour le grand public.

Points Négatifs :
- Un numéro de la NRH sans qu’on aborde la seconde guerre mondiale, la collaboration ou l’entre-deux guerres, ce n’est pas un numéro de la NRH et donc, cette fois ci, ce fut au tour de Georges Albertini.
- Bon, j’aime bien la NRH, je ne m’en cache pas mais il y a vraiment des choses qui ne me plaisent pas dans cette revue et quand je lis « … la franco-marocaine dont le président Hollande a fait une ministre », je ne peux m’empêcher de ressentir un certain malaise…

Ma note : 7,5/10

jeudi 31 juillet 2014

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 145 – L’ORIGINE DES CIVILISATIONS


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 145 – L’ORIGINE DES CIVILISATIONS
Mai 2014

L’origine des civilisations
Edito : Civilisation : vaste programme
Cadrage : Qu’est-ce qu’une civilisation ?
- Visions plurielles
- Civilisations anciennes remarquables
Interview « Les grandes civilisations germent dans un contexte de formation d’État » de Maurice Godelier
I – Une civilisation naît
- Une évolution en ordre dispersé
- Sumer a-t-elle tout inventé ?
- Les Olmèques – Le souffle fécond du peuple-jaguar
II – Evolution et transmission
- Du plus simple au plus complexe ?
- Les Anazazis – Naître et renaître
- Entre rupture et continuité
- Je rayonne, donc je suis
- Peuples des steppes – Les nomades : Barbares civilisés ?
III – D’hier a aujourd’hui
- Un passé recomposé
- Civilisations d’un autre monde
Interview « La diversité culturelle n’est pas vouée à disparaître » d’Emmanuel Désveaux

Mon avis : Décidément, je dois avoir un problème pour le moins singulier avec Les Cahiers de Science & Vie : cette revue est bel et bien ma préférée, je ne le conteste pas et pourtant, à chaque fois, je prends un retard fou pour la lecture de ses divers numéros, retard que je rattrape péniblement, au bout d’un moment, avant de le reprendre ensuite. Pourtant, si cela a pu m’arriver parfois en raisons de sujets qui m’intéressaient un peu moins, ces derniers mois, ce n’est franchement pas le cas mais même ainsi, j’en suis encore, au jour d’aujourd’hui, avec deux numéros sur ma table de chevet – oui bon, je vais être sympa, le dernier vient de sortir. Pourtant, une fois que je m’y mets, une fois que je parcours, le plus souvent avec intérêt pour ne pas dire délice, un numéro des Cahiers, je retrouve le plaisir que je ressens quasiment à chaque fois et vous l’avez compris, même si ces derniers mois, mes notes on peut-être été un peu en dessous des habituelles, cet opus du mois de mai (déjà) et consacré aux civilisations remonte un peu la pente. Il faut dire que le sujet de ce 145eme numéro avait de quoi m’allécher puisque je suis, et depuis fort longtemps, un passionné de tout ce qui attrait aux anciennes civilisations et même si ici, le terme civilisation a plus à voir avec les civilisations en générale dans l’histoire – ce qu’elles sont, les modernes, les anciennes, comment elles apparaissent, disparaissent ou évoluent – cela ne gâcha en rien mon intérêt, bien au contraire. Alors bien sûr, on pourrait tiquer sur quelques petits défauts qui font que l’on aimerait en savoir davantage, justement, sur ce que pourrait etre une civilisation extraterrestre (car oui, elles sont abordées), de même, certains articles auraient méritées, probablement, d’etre sensiblement plus développés, mais bon, dans l’ensemble, nous avons là un fort bon numéro des Cahiers de Science & Vie, plutôt instructif en soit et qui remet dans un contexte plus moderne, ce qu’est véritablement une civilisation, et où l’on voit que celles-ci sont bien plus diverses qu’on ne le prétendait encore il n’y a pas si longtemps.


Points Positifs :
- « Civilisation : vaste programme » disait en préambule l’édito de ce numéro et ma foi, c’est bel et bien le cas et l’on sort bien plus instruit lorsque l’on achève ce numéro des Cahiers puisque non seulement, on découvre que les civilisations sont multiples mais aussi que l’évolution de celles-ci ne se font pas forcément en ligne droite et que, malgré ce que l’on pourrait croire, celles-ci ne disparaissent pas mais évoluent.
- Une qualité narrative, des illustrations diverses et une maquette générale qui font partis des points forts habituels de la revue et que l’on retrouve, naturellement, une fois de plus dans ce numéro.
- Une couverture pour le moins réussie mais bon, c’est quasiment tout le temps le cas avec les Cahiers.  

Points Négatifs :
- Sans nul doute un peu trop court tant le sujet pouvait etre développer à l’ infini, mais bon, il fallait faire des choix au vu du nombre de pages même si du coup, ce fut au détriment de sujets qui auraient sans nul doute mérités un traitement plus important : par exemple, la civilisation extraterrestre, mais quid des sociétés des insectes sociaux ? Peut-on ici parler de civilisation au sens strict du terme ? En tous cas, ce n’est même pas abordé.

Ma note : 7,5/10

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 8 – ÉTÉ 1914, POURQUOI LE SUICIDE DE L’EUROPE ?


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 8 – ÉTÉ 1914, POURQUOI LE SUICIDE DE L’EUROPE ?
Printemps/Été 2014

Été 1914, pourquoi le suicide de l’Europe ?
Editorial : L’Été tragique de 1914
- France – Allemagne, un antagonisme insurmontable
- La Grande Guerre est-elle née des réalités économiques ?
- Les impérialismes coloniaux fauteurs de guerre
- Une guerre née de l’engrenage des alliances ?
- La course aux armements en Europe de 1880 à 1914
- La Royal Navy face au défi allemand
- Les états-majors ont-ils poussés à la guerre ?
- Sarajevo. L’attentat du 28 juin 1914
- Le gouvernement de Vienne face à la crise
- Poincaré en Russie
- La Serbie en juillet 1914
- Guillaume II et l’Europe d’avant 1914
- Les hésitations britanniques face à la crise européenne
- Août 1914. L’échec du pacifisme socialiste
- Été 1914. La papauté face à la guerre
- Exposition 1914 : 100 affiches pour un centenaire
- La mémoire de la Grande Guerre
- La Grande Guerre dans les livres

Mon avis : J’étais rester sur une si mauvaise impression vis-à-vis de la Nouvelle Revue d’Histoire dont le dernier numéro en date, paru au mois de mai, m’avait tant déplu que j’en ai venu à songer fortement a arrêter les frais et laisser tomber une revue que je suis depuis des années mais dont les défauts, indéniables et surtout répétitifs, me lassaient de plus en plus. Pourtant, peu de temps avant de partir en vacances, je fus attiré par le huitième hors-série de la NRH et dont le sujet, consacré, actualité oblige, a l’été 1914 et aux prémices de la Grande Guerre, ne pouvait que me plaire. Bien évidemment, au vu des ultimes numéros du magazine, j’avais le droit d’etre méfiant, à juste titre d’ailleurs et n’en déplaise à un ardent défenseur de la revue avec qui j’eu maille à partir, mais les hors-série, en règle générale, sont d’un autre niveau j’avais gardé en mémoire un si bon exemple avec le dernier en date, paru en décembre dernier et consacré à la puissance et la mer qu’en fait, j’avais peu de chances de me tromper en acquérant celui-ci. Et, ma foi, j’ai bien fait car assez rapidement, et quelque part, je pourrais ajouter qu’il était temps, j’ai pu retrouver tout ce qui me plait dans cette revue depuis des années : un certain anticonformisme même si je suis en désaccord avec certaines idées véhiculées, une qualité indéniable, un sérieux dans l’écriture des articles et un souci du détail qui fait que, lorsque tout se goupille bien, la NRH est la meilleure revue historique du marché français. Et dans cet hors-série, c’est franchement le cas, mais il faut dire que malgré un sujet maintes fois abordés, surtout ces derniers temps, centenaire de la Grande Guerre oblige, les auteurs de la Nouvelle Revue d’Histoire font fort en prenant le parti, judicieux au possible, de s’en tenir à cet été 1914, justement, ou, du moins, à revenir sur les causes du premier conflit mondial – ce qui nous démontre que nos certitudes sur celles-ci sont franchement à revoir et que la responsabilité russe, pour ne pas dire française, est flagrante – jusqu’au déclenchement de celle-ci au cours du mois qui a suivis l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, les articles se succédant tout en nous dévoilant la marche à la guerre dans les différents pays. Captivant au possible, fort intéressant, cet hors-série de la NRH est sans nul doute la revue la plus intéressante sur le sujet dont il m’ait été donné l’occasion de lire depuis longtemps et, tout en me réconciliant franchement avec celle-ci, me laisse espérer d’autres numéros du même acabit puisque, après tout, jusqu’à fin 2018, il y aurait de quoi revenir sur le sujet, non !?


Points Positifs :
- En faisant le choix de s’en tenir aux causes du premier conflit mondial et de s’attarder sur le mois de juillet 1914, les têtes pensantes de la NRH ont eu une fort bonne idée et nous offrent donc un excellent numéro, fort instructif et qui revient sur une période à découvrir ou redécouvrir.
- Un siècle plus tard, petit à petit, certains chercheurs proposent une relecture du passé et l’on voit que les responsabilités de certains ne sont plus aussi évidentes, que d’autres apparaissent franchement comme de sacrés va-t-en-guerre mais aussi, de façon surprenante, que la guerre n’était pas inéluctable.
- Comme d’habitude avec la NRH, que ce soit un bon cru ou pas, au moins, il y a quelque chose qui ne change pas et c’est la qualité générale de l’ensemble : articles bien écrits, instructifs et souvent captivants, là-dessus, il n’y a rien à redire.

Points Négatifs :
- Lorsque pour une fois, on n’est pas bien loin de la perfection, il est bien difficile de trouver de véritables points négatifs, disons juste que pour un tel sujet, quelques pages supplémentaires auraient été les bienvenues.
- C’est sympa de nous avoir proposé quelques affiches de l’exposition 100 affiches pour un centenaire mais 8, c’est vraiment trop peu ; idem pour les livres…

Ma note : 8,5/10

SCIENCES ET AVENIR HS 178 – LA FRANCE DES LIEUX MAUDITS


SCIENCES ET AVENIR HS 178 – LA FRANCE DES LIEUX MAUDITS
Juillet/Aout 2014

Sciences et Avenir HS n°178 – La France des lieux maudits
Edito : Dans la chambre de Barbe-Bleue
Rencontre : Myriam White-Le Goff : « Des lieux dotés d’une vie propre, d’une âme inquiétante »
Forteresses : Tiffauges : Dans l’antre de Gilles de Rais
- L’Herm : Saga meurtrière au pays de Jacquou
- Lusignan : Les merveilleux châteaux de la fée Mélusine
Ponts : Cahors : L’œuvre de l’homme, la main du diable
- Cités disparues : Montségur, siège de tous les fantasmes
- Et Thérouane s’évanouit, pierres après pierres…
- Mérindol : la semaine sanglante des vaudois du Luberon
- Villes ésotériques : Bourges l’alchimique, entre soufre et or
Paris : Catacombes, cimetières, cachots, gibet… : les lieux maudits de la capitale
Phares hantés : Les chroniques hallucinées de Tévennec
- Mondes engloutis : Ys la rebelle, emportée par la vague chrétienne
- Le Mont-Saint-Michel, le diable et la forêt de Scissy
- Villages fantômes : La tragédie sans fin de Roccasparviera
- Scènes de crime : Amange : Sur les traces du loup-garou
- Hautefaye : folie cannibale chez les braves gens
- Strasbourg : un ghetto décimé pour conjurer la peste
- Prisons : Les murmures de la tour de Crest
- Le vrai-faux cachot de Monte-Cristo
- Bûchers : Le retour en grâce des sorcières de Marchiennes
- Adresses

Mon avis : Je trouve pour le moins amusant que c’est souvent par le plus grand des hasards, alors que l’on ne s’y attendait pas – après tout, cette revue fut achetée sur une aire d’autoroute pendant mon trajet aller lors de mes vacances en Vendée – que l’on est le plus agréablement surpris : car bon, comment dire, des revues, comme vous pouvez le constater sur ce blog, j’en lis des tas mais plus particulièrement Les Cahiers de Science & Vie et La Nouvelle Revue d’Histoire, les seuls dont je me procure tous les numéros, or, malgré la qualité de ces deux-là, la déception est parfois au rendez-vous ou alors, je trouve toujours quelque chose à redire… sans nul doute, je ne le nie pas, car j’achète tout et pas uniquement ce qui m’intéresse, et puis, donc, occasionnellement, je me laisse tenter par la concurrence, et là… Car franchement, oui et mille fois oui, quel bon numéro estival que ce hors-série de Sciences et Avenir : un numéro que j’aurai dévoré d’une traite et dont le sujet, selon moi, est en parfaite adéquation avec les vacances… En effet, en nous proposant un voyage dans le territoire français afin de nous présenter les lieux dits maudits les plus emblématiques de l’hexagone, ce numéro de Sciences et Avenir fait coup double : déjà, le sujet est toujours porteur, bien entendu, mais surtout, lorsque l’on est en vacances, on a besoin de dépaysement, on a envie de découverte, de visiter des coins pittoresques or que nous offre cette revue ? Je vous le donne dans le mille, c’est un véritable Guide du Routard des lieus mystérieux les plus connus (ou pas) de notre territoire et là, en parcourant ses pages, comment ne pas programmer ses prochains congés, comment ne pas souhaiter visiter tel château, tel citée médiéval ? Oui, sur ce coup, et malgré un sujet peu original (reconnaissons-le), Sciences et Avenir a fait fort et je ne peux, bien entendu, que recommander vivement cet hors-série a tous les amateurs du genre qui en auront largement pour leur argent !


Points Positifs :
- Un véritable Guide du Routard des lieux maudits de notre pays et qui invite indubitablement au voyage.
- Excellent choix de le sortir en pleine période estivale : après tout, on ne peut visiter ces lieux qu’en vacances.
- Des articles de qualité, souvent précis et bien écrits ; des cartes, des illustrations, oui, il n’y a rien à redire pour ce qui est de l’ensemble.

Points Négatifs :
- Bon, il est vrai effectivement que le sujet est tout sauf original et que certains de ces lieux maudits sentent le réchauffer comme le Mont-Saint-Michel, Montségur ou la légende de Mélusine. Mais bon, d’un autre côté, pouvait-on s’en passer ? Je ne le pense pas.
- Justement, ce numéro s’attarde parfois trop sur des lieux très connus du grand public et ne traite que partiellement d’autres, plus obscurs, ce qui, ma foi, est dommage surtout que je suis sûr qu’il y aurait encore beaucoup d’endroits dits maudits qui mériteraient d’etre dévoilés au plus grand nombre.

Ma note : 8/10

mercredi 30 juillet 2014

PLAYMOBIL MAGAZINE HS – NUMÉRO ANNIVERSAIRE 40 ANS


PLAYMOBIL MAGAZINE HS – NUMÉRO ANNIVERSAIRE 40 ANS
Mai 2014

Playmobil Magazine HS – Numéro Anniversaire 40 Ans
- Bienvenue dans ton numéro anniversaire
BD : Retour au bon vieux temps
- 40 ans sans perdre le sourire
- L’évolution des figurines Playmobil
- Playmobil et les stars
- Le savais-tu ?
- Entreprise : En avant vers le succès
- Reportage : Succès à la chaine
- Création : Les coulisses de Playmobil
- Thème : Les chevaliers
- Thème : Le Far West
- Thème : Les figurines Playmobil féminines
- Thème : Les héros du quotidien
- Thème : Les pirates
- Thème : Les différents animaux
- Thème : Des thèmes infinis
- Entretien : Horst Brandstätter
- Les figurines Playmobil en voyage
- Cuisine : Le gâteau d’anniversaire
- 3 ans de Playmobil Magazine
- Grand jeu-concours

Mon avis : Au tout début du mois, bien avant, donc, que je ne m’absente a deux reprises pour mes vacances, je vous parlais sur ce même blog d’un pack contenant deux figurines Playmobil : une datant de 1974 et une autre de 2014. Et ce pack était offert (enfin c’est un bien grand mot puisque le prix de la revue a quasiment doublé pour l’occasion) dans un numéro hors-série de Playmobil Magazine et consacré aux 40 ans de la marque de jouet germanique. Alors bien sûr, en temps normal, s’il m’arrive d’acheter cette revue, c’est davantage pour ses figurines que pour son contenu, d’où le fait, bien entendu, que je ne vous ai jamais proposer de critiques de celui-ci (comment dire, c’est un peu pour les enfants avant tout), mais a numéro exceptionnel décision exceptionnelle : oui, ce hors-série spécial anniversaire de Playmobil Magazine méritait amplement sa propre critique, ce qui est donc chose faite. Et ma foi, force est de constater que si nous avons bel et bien à faire avant toute chose a une revue pour les jeunes enfants, celle-ci n’en est pas moins intéressante pour les adultes, enfin, pour les vieux fans de la marque qui, ici, trouveront bien des informations sur l’histoire de Playmobil, de ses origines à nos jours. Certes, l’ensemble reste assez enfantin pour ne pas dire simpliste mais bon, même si les plus âgés trouveront tous ces renseignements sur le net et de façon plus complète, rendons à César ce qui lui appartient a reconnaissons la qualité de ce numéro anniversaire qui, pour une fois, a vraiment bien fait les choses. Alors, si vous voulez tout savoir sur vos jouets préférés ou si vous souhaitez tout simplement que vos enfants en sachent plus, n’hésitez pas, ce numéro est fait pour vous et même s’il est avant tout destiné aux plus jeunes, sa lecture est loin d’etre désagréable, loin de là.


Points Positifs :
- L’histoire de Playmobil expliquée aux plus jeunes, c’est plutôt sympathique comme idée et reconnaissons que malgré un ton naturellement simpliste, l’ensemble est assez intéressant.
- Quelques belles photos, surtout d’anciens catalogues et de vieilles boites qui raviront les vieux de la vieille.
- Le pack de deux figurines qui vaut surtout, bien entendu, pour sa figurine de 1974 !

Points Négatifs :
- Bon, c’est un magazine avant tout destiné aux enfants et même si un adulte peut parfaitement le lire, il faut relativiser les choses : par exemple, la BD est sympa mais bon… enfin vous voyez quoi…
- Le pack est soit disant offert mais bon, on sent un peu le foutage de gueule sur ce coup-là puisque la revue double quasiment son prix et est vendue à 9€99 ce qui n’est pas rien…

Ma note : 6,5/10