vendredi 4 janvier 2019

ON THE BEACH


ON THE BEACH

Neil Young

1 - Walk On (Neil Young) 2:40
2 - See the Sky about to Rain (Neil Young) 5:03
3 - Revolution Blues (Neil Young) 4:02
4 - For the Turnstiles (Neil Young) 3:13
5 - Vampire Blues (Neil Young) 4:11
6 - On the Beach (Neil Young) 6:59
7 - Motion Pictures (For Carrie) (Neil Young) 4:20
8 - Ambulance Blues (Neil Young) 8:57


On the Beach
Musicien : Neil Young
Parution : 16 juillet 1974
Enregistré : 30 novembre 1973 – 07 avril 1974
Durée : 39:40
Genre : Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Mark Harman et Al Schmitt
Label : Reprise Records

Musiciens :
Neil Young : guitare, harmonica, piano, banjo, vibraphone et chant
Ralph Molina : batterie, tambour, voix (1-5-6-7-8)
Billy Talbot : basse (1)
Ben Keith : guitare, piano, orgue, dobro, tambour
Tim Drummond : basse, percussions (2-5-6)
Levon Helm : batterie (2-3)
Joe Yankee : harpe, tambourin électrique (2-8)
David Crosby : guitare (3)
Rick Danko : basse (3)
George Whitsell : guitare (5)
Graham Nash : piano (6)
Rusty Kershaw : guitare slide (7), violon (8)

Mon avis : Après American Stars 'n Bars, dont je vous ai proposé la critique en novembre dernier, je poursuis ma découverte des albums de Neil Young que je ne connaissais avec, ici, un opus d’un tout autre acabit, un certain On the Beach. En effet, si le premier cité possédait, depuis sa sortie, son lot de mauvaises critiques et que, du coup, ce ne fut pas vraiment une surprise pour ma part en constatant que celles-ci étaient justifiées, avec On the Beach, c’était un peu le contraire puisque cet album est considéré, depuis sa parution en 1974 – année faste – comme étant l’un des tous meilleurs de la très longue discographie du Loner, rien que ça ! Mais, au fait, pourquoi, alors que je suis un grand fan de Neil Young depuis des lustres, je n’avais jamais eu l’occasion de m’atteler a l’écoute de ce petit bijou ? Eh bien, tout simplement pour la simple et bonne raison que, pendant des années, de manière incompréhensible, On the Beach n’existait pas en CD, du coup, ce ne fut qu’assez récemment que je me le suis procurer, curieux de savoir si, oui ou non, toutes les louanges que j’avais entendu a son sujet étaient justifiées. Vous imaginez qu’avant ma première écoute, j’étais un peu fébrile, ayant presque un peu peur de ne pas apprécier ce que de nombreux fans du Loner considéraient comme étant un de ses chefs d’œuvres, mais je vous rassure tout de suite : oui, mille fois oui, On the Beach ne m’a pas déçu le moins du monde, bien au contraire, et oui, cet album est un putain de bon disque ! Faisant partie de la fameuse trilogie torturée du sieur Neil – qui débuta par le live Time Fades Away que je ne possède pas et qui s’acheva par l’extraordinaire et sombre Tonight's the Night – On the Beach est un opus déroutant pour les fans de Harvest mais grandiose pour les autres. Moins sombre, en apparence, que Tonight’s the Night, il ne nous en montre pas moins un Neil Young incisif, sans la moindre concession sur le mouvement hippie, le lobby pétrolier (oui), la célébrité et qui nous parle de sa séparation avec la mère de son enfant, de Charles Manson – l’excellent Revolution Blues – et, en règle générale, de sa solitude et de son désespoir… Bref, on ne rigole pas avec On the Beach et, justement, c’est ce qui fait la grande force de cet album, un opus sombre, mélancolique, qui touchera ceux et celles qui, un jour, sont tombé plus bas que terre et qui savent parfaitement que la vie est bien plus dure que toutes ces paillettes du star-system dont on nous rabâche tout le temps les oreilles…


Points Positifs :
- Un album sombre, mélancolique, nostalgique, sans concessions et qui touche l’âme de celui qui l’écoute, surtout si ce dernier à, lui-même, connu des passages a vides au cours de sa vie. Bref, On the Beach est un album spécial, je ne le nie pas, mais c’est aussi la marque des très grands !
- Le monumental On the Beach – la chanson, pas l’album – l’inquiétant Revolution Blues, le cynique Walk On, le très bon For the Turnstiles et la magnifique conclusion qu’est Ambulance Blues, cet opus regorge de titres majeurs, mais le reste n’est pas en reste, loin de là !
- Non seulement Neil Young est au top de sa forme, musicalement parlant, mais le bougre a sut fort bien s’entourer pour cet album : entre une partie du Crazy Horse, la partie rythmique du Band et même David Crosby et Graham Nash, il y a de quoi faire !
- Une pochette franchement singulière mais oh combien réussie.

Points Négatifs :
- Un album à ne pas écouter si vous avez des tendances suicidaires…
- Comment se fait-il que cet opus n’ait pas existé en CD pendant tant d’années ?! Qu’est ce que j’aurais aimé le découvrir à 20 ans !

Ma note : 9/10

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 182 – FEMMES DE GUERRE


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 182 – FEMMES DE GUERRE
Décembre 2018

Au sommaire :
- Edito : A armes égales ?
- Actualités
- La tombe qui racontait la fondation de la cité de Capitolias
- Retour en grâce de la Papesse Jeanne ?
- Quand Galilée tenta d’amadouer l’inquisiteur
- La pierre de Cochno redécouverte
- Roanoke, la colonie perdue
- Kerma, l’autre royaume du Nil
- Dossier : Femmes de Guerre
- La guerre : un pré carré masculin ?
- Préhistoire : sur le sentier de la guerre
- Amazones : guerrières modèles
- Quand l’Eglise retourne sa robe
- Jeanne où le garçon manqué
- Mauvais genre sur les champs de bataille
- L’âme bien trempée des onna-bugeisha
- Frondeuses : le vent du boulet
- La dame qui pique
- Femmes dans l’armée : l’interminable bataille
- L’adoption ou la mort
- Guerrières jusqu’au bout des ongles
- Interview : « Ce sont les mères et les épouses qui sont honorées, pas les combattantes » de Coline Cordi
- Muséologies
- Venise rayonne au Grand Palais
- Art et Christianisme
- Louis-Philippe et Versailles
- Amour
- Livres & Idées
- La cabale des dévots
- Trésors de cathédrales
- Le tribunal révolutionnaire
- Odeurs et parfums en Occident

Mon avis : Je sais que je vais me répéter pour la énième fois mais bon, si en son temps, Les Cahiers de Science & Vie furent, indéniablement, ma revue préférée, celle que je me procurais, avec grand plaisir, a chaque parution d’un nouveau numéro, cela fait bien longtemps, désormais, que ce n’est plus vraiment le cas, la déception étant, le plus souvent, au rendez vous. D’ailleurs, la dernière fois que j’avais été vraiment enthousiasmer par un numéro des Cahiers, cela remonte à avril dernier avec un dossier consacré aux civilisations disparues, bref, cela date un peu tout de même ! Mais bon, de temps en temps, il y a quelques bonnes et heureuses surprises et, vous l’avez deviné, ce fut le cas avec le dernier numéro en date et dont le dossier était consacré aux Femmes de Guerre. D’entrée de jeu, il y eut, pour ma part, une certaine satisfaction puisque, au moins pour cette fois, nous avions droit a un dossier original, ce qui nous changeait. Ensuite, il y avait le sujet du dossier en lui-même qui, comme il est dit dans les pages de ce numéro, aurait été, probablement, tout bonnement impossible il y a encore quelques années : des femmes guerrières, voyons donc, en dehors de quelques cas particulier, mais c’était impossible ! Or, depuis quelques temps, la recherche historique sur la chose à énormément évoluée et l’on commence à se rendre compte que, de tout temps, des femmes ont pris les armes, ce, un peu partout dans le monde. Alors bien entendu, il ne fait pas se leurrer, celles-ci restent largement inférieures aux hommes et, la plupart du temps et en dehors de quelques cas particulier – Japon, certains royaumes africains, les fameuses prétendues amazones – ces guerrières relèvent de l’exception. Cependant, ce dossier nous montre fort bien que celles-ci furent infiniment plus nombreuses que ce que l’on aurait put croire de prime abord et que la célèbre Jeanne d’Arc fut loin, mais alors très loin, d’être la seule ! Bref, un excellent dossier, fort instructif et qui m’aura réconcilié avec les Cahiers, surtout que, histoire de couronner le tout, pour une fois, les articles de la partie actualité étaient tout aussi intéressants ; de quoi bien débuter cette année, ou la finir puisqu’il s’agissait du numéro de décembre dernier…


Points Positifs :
- Un dossier original – il est fort rare que l’on s’attarde sur les femmes guerrières – et, surtout, fort instructif. Le parcourir est un vrai plaisir, on y apprend pas mal de choses sur ces nombreuses femmes qui, au cours de l’Histoire, ont pris les armes, et cela remet en question énormément d’idées reçues sur ces fameuses femmes soldats.
- Ou l’on se rend compte que, depuis l’antiquité, des femmes ont pris des armes, que dans certaines régions du monde, il y ait eu des castes ou des armées féminine et que, finalement, dans le lot, Jeanne d’Arc fut probablement la moins guerrière de toutes !
- Le fan de Terry Pratchett verra, du coup, d’un autre œil un de ses meilleurs ouvrages : Le Régiment Monstrueux !
- La partie actualité est plutôt intéressante et riche en articles de qualité.

Points Négatifs :
- Dommage d’avoir fait l’impasse sur les guerrières celtes mais aussi sur les soldates israéliennes.
- Comme d’habitude, on regrettera l’énorme place occupée par la partie musée et sorties littéraires qui, forcément, se fait au détriment du dossier principal qui aurait gagné à être un poil plus long.

Ma note : 7,5/10

FAIREST – LE ROYAUME CACHÉ


FAIREST – LE ROYAUME CACHÉ

Raiponce vit à Fableville parmi les siens mais elle souffre d'un terrible mal. Sa chevelure ne cesse de pousser et elle doit la faire couper pas moins de trois fois par jour. Alors que Joel, son coiffeur, manie les ciseaux, ils voient des origamis traverser la fenêtre à côté d'eux. Sur l'un d'eux est inscrit un message destiné à la jeune femme : tes enfants sont au Japon. Pour Raiponce, c'est un véritable déchirement car elle a toujours cru qu'ils étaient morts-nés. Elle se rend donc immédiatement dans le bureau de Banche Neige pour lui demander de quitter le pays et de partir sur les lieux indiqués par le papier. Mais elle refuse. Les raisons sont multiples, comme la chevelure qui pousse sans cesse et qui montrerait aux humains la véritable nature des Fables et surtout le fait que les enfants sont morts. Maline, Raiponce prépare en secret son voyage, accompagné de Joel son coiffeur et de Jack, un voyou plein de ressources !


Fairest – Le Royaume Caché
Scénario : Lauren Beukes, Bill Willingham
Dessins : Inaki Miranda, Barry Kitson
Encrage : Inaki Miranda, Barry Kitson
Couleurs : Andrew Dalhouse, Eva De La Cruz
Couverture : Adam Hughes
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fairest – The Hidden Kingdom
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 30 juillet 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 06 juin 2014
Nombre de pages : 168

Liste des épisodes
Fairest 8-14

Mon avis : Après un premier tome plutôt haut en couleur, Fairest, le spin-of de l’excellent Fables, nous revient avec ce second volume qui, lui, est consacré à une certaine Raiponce. En effet, au cas où vous ne le sauriez pas, dans Fairest, l’auteur de Fables, le sieur Bill Willingham, a souhaiter mettre en avant les protagonistes féminins de son univers et, comme les amateurs de la saga principale le savent bien, celles-ci sont, non seulement nombreuses, mais aussi et surtout, fort charismatiques. Et donc, après la Reine des Neiges et la Belle au Bois Dormant, c’est au tour de Raiponce – oui, la fameuse fille aux cheveux qui poussent sans arrêt – d’être mise a l’honneur dans une histoire qui, ma foi, risque d’en surprendre plus d’un. En effet, ici, la jeune femme va apparaitre a mille lieux de la version plutôt sage de chez Disney voir de son conte d’origine et, sa quête va l’entrainer – et nous autres lecteurs – du coté du… Japon ! Accessoirement, si le dépaysement sera forcément de mise vu que le Pays du Soleil Levant avait particulièrement brillé par son absence dans Fables, Raiponce elle-même va nous surprendre : oubliez donc la jeune fille un peu naïve en quête du grand amour et faite place à une femme qui cache un sombre passé, un passé fait de perte – celles de ses enfants, enlevés a sa naissance – d’amour perdu et de trahisons. Au scénario, Willingham laisse la place a Lauren Beukes, romancière sud-africaine qui, ma foi, s’en sort fort bien en nous proposant une intrigue plutôt captivante et qui nous entraine dans un Japon où modernité et fantasy se mêlent fort habillement. Certes, on n’échappe pas a quelques lieux communs, cependant, dans l’ensemble, entre les multiples références et une histoire a la fois passionnante et touchante, force est de constater que l’on ne s’ennui pas une minute. Dommage que, coté dessins, je ne puisse pas être aussi enthousiaste puisque, si certaines planches de Inaki Miranda sont fort réussies, dans l’ensemble, je n’ai guère accroché au style de l’artiste. Mais bon, en dehors de ce qui reste avant toute chose une affaire de gouts personnels, ce second volet de Fairest confirme tout le bien que je pense de cette série qui, ma foi, pour le moment, est davantage qu’un simple spin-of de Fables !


Points Positifs :
- Une Raiponce comme jamais vous le l’avez vu et qui va vous surprendre : blessée par la perte de ses enfants, enlevés a la naissance, ayant également perdu son grand amour, suspecter par ses anciens amis de trahison, c’est une femme inattendu qui nous attend dans ces pages !
- La confirmation que Fairest est plus qu’un simple spin-of de Fables au vu de la qualité des deux premiers albums.
- C’est la romancière Lauren Beukes qui scénarise les épisodes consacrés a Raiponce et, ma foi, au vu du résultat, force est de constater que c’est une belle réussite.
- Non seulement on ne s’ennui pas en lisant cet album, mais, en plus, entre l’habile mélange du Japon moderne et ancestral, les multiples références et quelques traits d’humour bien sentis, nous avons là un excellent arc narratif.
- L’épisode qui conclut l’album, consacré à la Dryade et a Goupil le Renard est plutôt amusant.
- Encore une fois, une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Malheureusement, je n’ai absolument pas accroché au style d’Inaki Miranda. Certes, certaines planches sont réussies, je ne le nie pas, mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé son style trop simpliste… après, c’est plus une affaire de gouts qu’autre chose…
- Une conclusion peut-être un peu trop rapide au vu du reste.
- L’épisode de la Dryade et de Goupil est amusant mais ne restera pas dans les annales, il faut le reconnaitre.

Ma note : 7,5/10

jeudi 3 janvier 2019

BERSERK – TOME 2


BERSERK – TOME 2

Après avoir sauvé Guts des soldats en surnombre, un homme mystérieux et défiguré, répondant au nom de Vulgus, lui montre ce qui pourrait être à l’origine de la folie du comte : une béhérit. Le chevalier noir exulte et annonce avoir enfin trouvé la clé qui lui permettra de le mener aux God hands. Au château, le capitaine Zondarc est furieux : ses blessures faites par Guts sont profondes et la douleur vive. Le comte demande alors à ce qu’on le laisse seul avec lui. Il sort ensuite une énorme monstruosité de sa bouche et touche le soldat. Quelques minutes plus tard, Zondarc sort du château, requinquer, et cherche activement son agresseur. Guts, après avoir discuté avec Vulgus et le petit elfe Puck, décide de sortir à la rencontre du comte. Mais au moment de s’en aller, le capitaine débarque dans la pièce avec la ferme intention d’en découdre. Les quelques échanges de coups d’épées sont violents et mettent rapidement Guts à terre. Mais celui-ci a plus d’une ressource et attaque de nouveau, en dirigeant son coup vers le bras de Zondarc qui se voit coupé. Une protubérance étrange apparaît alors à la place…


Berserk – Tome 2
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 2
Parution en vo : 26 février 1991
Parution en vf : 20 octobre 2004
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 192

Mon avis : Comme je l’avais souligné lors de ma critique, écrite le jour de l’an, du premier volume de Berserk, cette année 2019, pourra ma part, sera consacrée, en partie, a l’œuvre culte du sieur Kentaro Miura – certes, il m’aura fallut presque trois décennies pour m’y atteler mais bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais ! Et donc, aujourd’hui, c’est au tour du second tome de la saga d’avoir droit a sa critique sur ce blog et, la première constatation qui saute aux yeux, c’est que, si pour le moment, je n’ai pas encore trouver les éléments qui me convaincront que Berserk est un chef d’œuvre – si cela se trouve, ce ne sera jamais le cas – force est de constater que cela n’en reste pas moins bon, franchement bon même ! Il faut dire que, même si avec du recul, tout cela a forcément moins d’impact que lors de sa sortie, au tournant des années 80/90, il me semble évidant que cet univers de dark fantasy, très violent, cynique et avec son protagoniste principal sans concessions est fort attirant ! Certes, dans le genre antihéros, Guts est un beau représentant du genre, cependant, si, en 2019, il est moins original qu’en 1990, il faut tout de même reconnaitre que le bougre, du moins pour le moment, n’a vraiment rien de sympathique et que, en dehors de son charisme fou et de sa puissance, le sieur Guts semble presque autant monstrueux que ses adversaires. Bien évidement, on se doute bien qu’il y a un mais, que notre héros cache de sombres secrets qui ont fait de lui ce qu’il est, mais bon, pour le moment, on se coltine surtout un connard arrogant, ce qui, en soit, n’est pas une mauvaise chose… D’ailleurs, notre connard a fort a faire dans ce second tome et si, dans le premier, ses adversaires ne lui avaient guère posés de problèmes, ici, Zondarc et le Comte représentent des défis de taille, au point même que, la dernière page, voit notre héros en fort mauvaise posture ! Bon, comme entre-temps, la série en est arrivé a son trente-neuvième tome, on se doute bien que Berserk va s’en sortir, mais bon, quoi qu’il en soit, on se demande bien comment et, surtout, on a hâte de voir ça !


Points Positifs :
- Si les débuts étaient déjà bons, ici, c’est un poil plus réussi puisque notre héros – enfin, si on peut l’appeler ainsi – a affaire a un seul opposant principal ; d’ailleurs, l’intrigue avait débutée dans le premier tome et se poursuivra dans le prochain. Bref, on s’attarde davantage dans celle-ci et, ma foi, on ne s’ennui pas une seconde tellement celle-ci est captivante !
- Guts est, indéniablement, un antihéros oh combien charismatique : look, vêtements sombres, grande cape, bras artificiel, borgne, une épée plus grande que lui. Il en jette le bougre ! De plus, c’est un vrai salaud dans son comportement et si on se doute bien que, au fil des tomes, on en apprendra davantage sur son passé, cela nous change !
- Les dessins de Kentaro Miura : déjà, dans le premier volume, c’était pas mal mais là, on a franchit un palier, qualitativement parlant. Combats dynamiques, adversaires dantesques et parfois grotesques, ultraviolence sans la moindre concession…
- Puck pourrait paraitre comme étant un personnage agacent, pourtant, curieusement, je l’aime bien.

Points Négatifs :
- Pour le moment, cela reste surtout un manga de combats – spectaculaires, certes – et on attend un peu que la personnalité, le passé et les buts de Guts soient davantage développés. A voir par la suite. Mais bon, je ne me fait guère de soucis…
- Par contre, la couverture, c’est un peu bof !

Ma note : 7,5/10

mercredi 2 janvier 2019

L'ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON


L'ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON

Alors que l'ouragan Katrina approche, la vieille Daisy est sur son lit de mort dans un hôpital de La Nouvelle-Orléans ; elle demande à sa fille, Caroline, de lui lire à haute voix le journal de Benjamin Button. Celui-ci raconte que, le soir du 11 novembre 1918, il est né avec les caractéristiques physiques d'un vieil homme. La mère de l'enfant décède après l'accouchement, et le père, Thomas Button, décide d'abandonner l'enfant sous le porche d'une maison de soin. Queenie et M. Tizzy Weathers, employés de la maison de retraite, trouvent le bébé, et Queenie décide de s'occuper de lui comme s'il s'agissait de son propre fils. Passant le début de sa vie en fauteuil roulant, Benjamin apprend à marcher en 1925 et utilise désormais des béquilles. Le jour de Thanksgiving 1930, alors qu'il a douze ans mais qu'il a toujours l'apparence d'un vieillard, Benjamin rencontre une petite fille de six ans, Daisy, dont la grand-mère vit dans la maison de soins.


L'Étrange Histoire de Benjamin Button
Réalisation : David Fincher
Scénario : Eric Roth et Robin Swicord, d'après la nouvelle de F. Scott Fitzgerald
Musique : Alexandre Desplat
Production : The Kennedy/Marshall Company
Genre : Fantastique, Drame, Romantique
Titre en vo : The Curious Case of Benjamin Button
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 décembre 2008
Durée : 166 mn

Casting :
Brad Pitt : Benjamin Button
Cate Blanchett : Daisy
Julia Ormond : Caroline
Taraji P. Henson : Queenie
Jason Flemyng : Thomas Button, le père
Tilda Swinton : Elizabeth Abbott
Rampai Mohadi : Ngunda Oti, le pygmée
Elle Fanning : Daisy, à 6 ans
Madisen Beaty : Daisy, à 11 ans
Faune A. Chambers : Dorothy Baker
Elias Koteas : Monsieur Gateau
Josh Stewart : Pleasant Curtis
Adrian Armas : David
Mahershala Ali : Tizzy
Tom Everett : Benjamin (1935-37)
Spencer Daniels : Benjamin, à 12 ans physiquement
Joel Bissonnette : David Hernandez
Jared Harris : Capitaine Mike
Phyllis Somerville : la grand-mère Fuller
Paula Gray : Sybil Wagner
Danny Nelson : le général Winson
Yasmine Abriel : la prostituée
Fiona Hale : Mrs Hollister
Chandler Canterbury : Benjamin à 8 ans physiquement
Eve Brent : une vieille femme

Mon avis : L’affaire, ici, va être rapidement entendue et je ne laisserai pas planer le suspens plus longtemps : après avoir vu, pour la énième fois, L'Étrange Histoire de Benjamin Button, je me demande franchement pourquoi les médias ont tellement encensés ce film, chantant ses louanges et la performance de Brad Pitt ? Cependant, je n’affirme pas que ce Benjamin Button soit un quelconque étron inintéressant au possible, cela serait faire preuve d’une mauvaise foi totale, mais que, indéniablement, il est très loin de justifier tout le tapage médiatique qu’il connut lors de sa sortie, il y a de cela une décennie. Pour commencer, le postulat de départ du film ne m’a pas repoussé, ce qui serait un comble vu mes goûts en matière de fantastique et de SF, où pullulent vaisseaux spatiaux, extraterrestres, dragons et créatures cauchemardesques à la Lovecraft. Après tout, nous n’avons là que la simple histoire d’un type né vieux et qui vit sa vie à l’envers, rien de bien transcendant ni de choquant pour les habitués du genre. Curieusement, la plupart de mes doutes à l’encontre de Benjamin Button venaient précisément de ce qui aurait du le moins me gêner, le coté fantastique du film, et c’est la que le bat blesse, et pas qu’un peu. Les amateurs de science fiction connaissent probablement le légendaire Hypérion de Dan Simmons, œuvre magistrale, indéniablement. Et, tous ceux qui ont eu le plaisir de le lire auront compris de quoi je parle : en effet, l’un des personnages du roman, Sol Weintraub vit un drame terrible puisque sa fille, Rachel, victime d’une curieuse maladie, se met soudainement à rajeunir, années par années, revivant sa vie à l’envers, jusqu’à redevenir un bébé, au moment où débute le récit. Et, malgré les différences, il est impossible de ne pas faire de comparaisons entre Rachel et ce brave Benjamin. Or, justement, c’est là le fond du problème : le drame de la famille Weintraub est si bien écrit, qu’il en ressort une infinie tristesse qui me bouleversa profondément à l’époque où je découvris Hypérion. Et, il faut bien le reconnaître, l’émotion est littéralement absente de cette Étrange Histoire de Benjamin Button,  ce qui, mine de rien, est problématique pour ce genre d’œuvres cinématographiques a grand spectacle. Ainsi, autant le triste destin de Rachel me toucha, autant celui du père Button me laissa froid, et pas qu’un peu. Pourtant, les deux histoires ne sont pas si éloignées que ça l’une de l’autre. Mais là où dans Hypérion, donc, l’émotion était à son comble, celle-ci est quasiment absente dans Benjamin Button, sauf, vers la toute fin du film, quand, un Brad Pitt visiblement peu concerné par la chose et étonnement terne, prend la décision de quitter sa famille, ainsi que, lorsque dans les dernières minutes, il meurt dans les bras de celle qu’il a toujours aimé. Et si ces deux scènes m’ont touchés, cela fait bien peu vu la longueur du film – prêt de trois heures – et, personnellement, cela ne rattrape en rien l’ensemble que j’ai trouvé tout juste sympathique à regarder, mais sans plus : émotions absentes, personnages stéréotypés, scénario sans grande surprise et sans prise de risque : on se croirait devant une espèce Forrest Gump à la sauce fantastique où des scènes sont ajoutées sans aucune autre justification que de nous montrer ce que fut le vingtième siècle pour les américains : fin de 14/18, Seconde Guerre Mondiale, moto et blousons en cuir, Beatles, conquête spatiale (hop, une fusée décolle tandis que Brad Pitt et Cate Blanchett copulent) et, puisque l’histoire se déroule à la Nouvelle Orléans, on finit avec Katrina. D’ailleurs, à ce propos, j’ai trouvé cette inclusion littéralement inutile, voir limite ridicule, vu qu’elle n’apporte rien au déroulement de l’intrigue, mais bon, on connaît nos amis d’outre atlantique, la moindre petite catastrophe à la mode (locale, cela va de sois, parce que, lorsqu’il y a 300000 morts en Asie du sud-est, tout le monde s’en moque) se doit d’être montrée un peu partout. Dans le même ordre d’idée, ce serait comme si un film français, se déroulant sur plusieurs générations dans la ville de Toulouse, se ferait écho de l’explosion de l’usine AZF, mais sans aucun lien avec les personnages et le scénario. Ridicule ? C’est ce que je pense ! Mais bon, ce qui sauve un tout petit peu cette Étrange Histoire de Benjamin Button, c’est peut être ce savoir faire hollywoodien, et l’habitude qu’ils ont de réaliser ce genre de films à grands spectacles vu et revus depuis des lustres. Et encore, dans le genre, personnellement, il y a bien mieux. Alors, que reste-t-il au final ? Et bien, tout juste Cate Blanchett, qui, contrairement à un Brad Pitt amorphe et méconnaissable (mais pas par les prouesses numériques mais par son talent d’acteur visiblement en congés ce jour là), est crédible, du début à la fin, qu’elle ait 18 ou 80 ans, on y croit dur comme fer. Et, finalement, de part son talent et son implication, elle est l’une des rares à surnager dans ce marasme peut être légèrement sympathique à regarder sur le coup, mais que l’on oubliera bien vite, tout en se demandant, question oh combien cruciale, pourquoi et comment les médias et les critiques ont pu le porter aux nues ? Cela restera à mes yeux un mystère insondable et incompréhensible…


Points Positifs :
- Le postulat de départ, plutôt singulier – un homme nait vieux et rajeunit au fil des ans – mais qui n’en reste pas moins intéressant. D’ailleurs, tout cela est fort bien fait et l’on adhère rapidement à la chose.
- Un film qui, malgré ses défauts – et ils sont nombreux – a tout de même le mérite de se laisser regarder et que, curieusement, on ne déteste pas totalement. Probablement le fameux savoir faire américain…
- La performance de Cate Blanchett, impeccable et tout bonnement crédible tout au long du film. Au moins, dans son cas, il n’y a rien à redire pour ce qui est de son implication.
- Les amateurs de films à la Forrest Gump seront probablement aux anges.

Points Négatifs :
- Un sous Forrest Gump a la sauce semi-fantastique mais sans l’émotion que l’on peut ressentir en regardant le film avec Tom Hanks – et encore, c’est quelqu’un qui n’aime pas ce long métrage qui dit cela, c’est pour dire. Une construction quasi-identique avec des inspirations encore plus ridicules à chercher du coté de Titanic…
- C’est tellement convenu, prévisible, sans émotions, et, en plus, cela dure des plombes !
- Un Brad Pitt absolument pas concerné par son rôle et qui a dut se contenter de prendre son cachet.
- Si vous souhaitez découvrir l’histoire d’une personne qui rajeunit au fil des ans, lisez donc Hypérion, c’est d’un tout autre niveau !

Ma note : 5,5/10