mercredi 2 janvier 2019

RETRIBUTION


RETRIBUTION

Un cambrioleur poignarde à mort les jeunes mariés Grace et Adam dans leur maison, puis vole une voiture et s'enfuit vers les Highlands écossaises où vivent et se haïssent les familles de ses victimes. Cependant, tout change quand ils découvrent que le sort du meurtrier est entre leurs mains.


Retribution
Réalisation : William McGregor
Scénario : Harry and Jack Williams
Musique : Dominik Scherrer
Production : Netflix, BBC
Genre : Policier, Thriller
Titre en vo : One of Us
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Netflix, BBC
Diffusion d’origine : 16 novembre 2018
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 4 x 58 minutes

Casting :
Juliet Stevenson : Louise Elliot
Joanna Vanderham : Claire Elliot
Laura Fraser : Inspecteur Juliet Wallace
Joe Dempsie : Rob Elliot
John Lynch : Bill Douglas
Georgina Campbell : Anna
Julie Graham : Moira Douglas
Cristian Ortega : Jamie Douglas
Louie O'Raw : Adam Elliot enfant
Maisie O'Raw : Grace Douglas enfant
Jeremy Neumark Jones : Adam Elliot
Kate Bracken : Grace Douglas
Owen Whitelaw : Lee Walsh
Steve Evets : Inspecteur Andrew Barker
Gary Lewis : Alastair
Adrian Edmondson : Peter Elliot
Kate Dickie : Sal
Kae Alexander : Yuki

Mon avis : Il me faut reconnaitre que je suis, en temps normal, un fan des séries britanniques et que, la plupart du temps, celles-ci ne me déçoivent guère, nos voisins d’outre-Manche possédant, indéniablement, un talent certain pour la chose. Cependant, a un moment donné, il ne faut pas tomber dans l’accès inverse et prétendre que toutes les séries britanniques sont de qualité : certains loupés existent, ce qui est normal, et, parfois, la déception est au rendez vous. Bien évidement, avec une telle entrée en matière, vous avez compris d’entrée de jeu que ce Retribution ne m’aura pas convaincu. Pourtant, cette mini-série en quatre épisodes avait tout pour être une réussite : un postulat de départ plutôt intriguant et prometteur – avec cette histoire de double meurtre d’un jeune couple et de ces deux familles qui, fatalement, dissimulaient bien des secrets – un casting de qualité et des décors – nous sommes ici en Ecosse – de toute beauté. Hélas, mille fois hélas, après un premier épisode tout simplement parfait – le meurtrier du couple s’en va chez les deux familles, a un accident, tombe a leur merci et est mystérieusement retrouvé mort le lendemain matin, bref, qui est le meurtrier – assez rapidement, nos espoirs tombent les uns après les autres, ce, jusqu’à un épisode final où tout se joue dans les dernières minutes, a vitesse grand V, donnant l’impression que tout cela fut écrit a la va-vite et sans grande cohérence. D’ailleurs, en parlant de cohérence, que dites-vous de cette inspectrice qui, au lieu de chercher un meurtrier présumé et en cavale, passe son temps à chercher des noises aux deux familles – certes, le spectateur sait qu’il y avait matière à le faire mais pas elle. D’ailleurs, puisque l’on parle du loup, ou, dans le cas présent, de la louve, a quoi bon cette sous intrigue avec elle où, pour sauver sa fille, elle joue les dealers ?! Inutile pour ne pas dire ridicule ! Tout cela est fort dommage car il y avait tout de même matière à faire beaucoup mieux avec ce Retribution, surtout que, mine de rien, les révélations et l’explication finale fonctionnent plutôt bien. Hélas, trop de défauts, trop d’incohérences et un épisode final expédié a la va-vite auront fait que, cette mini-série, soit plus une déception qu’autre chose…


Points Positifs :
- Un postulat de départ plutôt réussi et intéressant : un double meurtre, deux familles touchées, le meurtrier a le malheur de tomber entre leurs mains et finit par être lui-même assassiner… mais par qui !? Oui, tout cela débutait fort bien !
- Les coups de théâtres qui jalonnent la série, les fausses pistes, la révélation finale, ma foi, il y a tout de même de bonnes choses dans Retribution.
- Un casting de qualité et sur lequel il n’y a rien à redire.
- Les paysages écossais, tout simplement magnifiques.

Points Négatifs :
- La sous-intrigue de l’inspectrice qui, en plus d’être inintéressante, n’apporte strictement rien a l’histoire. De plus, elle nous fait perdre énormément de temps vis-à-vis de l’intrigue principale.
- Un dernier épisode expédié a la va-vite et terriblement frustrant ; a croire que les producteurs de la chose étaient pressés de passer a autre chose !?
- Incohérences, quant tu nous tiens… cette brave inspectrice qui, jamais, ne cherche le meurtrier présumé du jeune couple mais qui, par contre, passe son temps a chercher des noises aux deux familles, ce, dès le départ. Certes, il y avait matière à, cependant, a moins de lire le scénario, elle ne pouvait pas le savoir !
- Déjà, dans The Paradise, Joanna Vanderham m’avait gonflé, et ici, ce fut encore le cas…

Ma note : 5,5/10

FAIREST – LE GRAND RÉVEIL


FAIREST – LE GRAND RÉVEIL

Dans les ruines d'une cité ancienne, un homme nommé Ali Baba découvre une drôle de bouteille dans laquelle est enfermé, non pas un génie, mais un djinn. Jonah Panghammer, c'est son nom, n'a pas de vœux à offrir à celui qui est un voleur expérimenté, mais il lui fait une proposition. Ali doit sauver une femme endormie et prisonnière de gobelins pour hériter de sa fortune. Le prince des voleurs ne se fait pas prier et se glisse dans le camp des créatures, atteignant ainsi sans difficulté l'endroit où la prisonnière se trouve. Ali Baba est totalement surpris car il n'y a pas une, mais deux endormies l'une à côté de l'autre ! L'une d'elle est la Reine des neiges et la seconde la Belle aux Bois Dormants. Ne se débinant pas, le voleur embrasse l'une puis l'autre, sans réaction aucune. Pourtant, un baiser d'amour aurait du réveiller au moins l'une des deux ! Soudain, un soldat entre dans la tente et se rue sur Ali. Celui-ci le tue très vite mais leur combat a réveillé les gobelins alentours mais aussi, plus surprenant, une des deux femmes !


Fairest – Le Grand Réveil
Scénario : Bill Willingham, Matthew Sturges
Dessins : Phil Jimenez, Steve Sadowski, Shawn Mcmanus
Encrage : Andy Lanning, Mark Farmer, Andrew Pepoy
Couleurs : Andrew Dalhouse
Couverture : Adam Hughes
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fairest – Wide Awake
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 27 novembre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 14 février 2014
Nombre de pages : 168

Liste des épisodes
Fairest 1-7

Mon avis : Considéré, a mes yeux, comme étant la BD de l’année 2017, Fables, œuvre du sieur Bill Willingham fut, indéniablement, un des comics les plus jouissifs que j’ai eu l’occasion de lire ces dernières années. Cependant, et comme je le soulignais lors de la critique du vingt-troisième et dernier tome de la saga, en février dernier, je n’en n’avais pas tout fait finit avec cet univers oh combien enchanteur ; disons juste qu’il m’aura fallut pas mal de temps pour que, finalement, je me lance dans une des séries parallèles de Fables, je veux bien évidement parler de Fairest ! Annoncée, lors de sa parution, en 2012, alors que la série principale n’était pas encore achevée, comme un prolongement de cette dernière qui était censé mettre l’accent sur les protagonistes féminins de la saga, Fairest avait de quoi laisser le lecteur dubitatif, y compris le fan absolu de Fables : après tout, la série principale ne se suffisait-elle pas à elle-même, a quoi bon nous pousser à nous procurer une série annexe qui, fatalement, serait inférieure ? Eh bien, disons que si j’ai put éprouver, au départ, quelques doutes quant a l’intérêt intrinsèque de Fairest, la lecture de ce premier tome me les aura totalement dissipé, ce, pour deux raisons : premièrement, car la qualité est au rendez vous – et, mine de rien, cela a son importance – deuxièmement, car cette nouvelle série complète fort bien l’univers de Bill Willingham, permettant a l’auteur de l’approfondir, ce qui, ma foi, ravira les fans. Le résultat, donc, pour ce premier volume, est bon, franchement bon même et sans atteindre les sommets de la série principale, force est de constater que le lecteur prend un certain plaisir à suivre les péripéties d’Ali Baba, le fameux Prince des Voleurs, entouré d’un génie sans grands pouvoirs mais aussi et surtout d’un duo de choc et de charme : la Reine des Neiges et la Belle au Bois Dormant. C’est plutôt drôle, il faut le reconnaitre, et, surtout, servi de main de maitre par un Phil Jimenez au top de sa forme, ce qui ravira les amateurs de l’artiste. De plus, ce premier tome de Fairest nous permet d’en apprendre davantage sur le sort de quelques protagonistes, perdus de vu en cours de route lors du déroulement de la saga principale, ce qui, ma foi, donne un certain intérêt à la chose. Bref, pour une entrée en matière, Fairest s’en sort avec les honneurs et même si ce n’est pas aussi bon que Fables, les amateurs, eux, seront ravis de prolonger l’expérience de cet univers oh combien plaisant !


Points Positifs :
- Au moins, on ne nous prend pas pour des pigeons sur ce coup là ! Sans être totalement indispensable, Fairest n’en reste pas moins un excellent moyen de prolonger l’expérience Fables, surtout que, mine de rien, Bill Willingham en profite pour approfondir son univers et fait quelques révélations sur le sort de quelques uns de ses protagonistes.
- Ali Baba, la Reine des Neiges, la Belle au Bois Dormant ! Ma foi, voila un casting haut en couleur qui nous fait passer un bon moment !
- Un Phil Jimenez au top de sa forme pour ce qui est des dessins. Qui plus est, il est aidé, sur certains épisodes, par Steve Sadowski qui, ma foi, s’en sort plutôt bien.
- Le septième épisode, a part, nous révèle une sacrée surprise au sujet de la Belle !
- Une couverture tout simplement magnifique !

Points Négatifs :
- Bon, cela reste tout de même inférieur a la série principale et il faut prendre Fairest pour ce que c’est : un divertissement agréable mais sans le génie de Fables.
- Je n’ai franchement pas accroché aux dessins du septième épisode, celui avec Lamia et la Bête.

Ma note : 7,5/10

mardi 1 janvier 2019

BERSERK – TOME 1


BERSERK – TOME 1

Il porte une épée plus grande que lui. Il est muni d'un bras artificiel en acier. Guts, le guerrier, est enrobé de feutrine noire... A son passage, déluge de sang et montagnes de cadavres lui font place. Un elfe du nom de Puck le suit après qu'il lui ait sauvé la vie. Opposant à la force de Guts son bagout, il est entraîné dans un univers d'ultraviolence. Sur le chemin du sombre et inquiétant guerrier, des hordes de monstres et de démons. Son stigmate guidera-t-il Guts vers sa vengeance ?


Berserk – Tome 1
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 1
Parution en vo : 26 novembre 1990
Parution en vf : 06 octobre 2004
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 192

Mon avis : Alors là, j’ai décidé, pour cette année 2019, de m’attaquer a du lourd, a du très lourd même ! Et, histoire de ne perdre du temps, commençons dès ce premier janvier car, avec presque trois décennies d’existence et quarante tomes sortis jusqu’à ce jour, force est de constater que Berserk risque de m’occuper une bonne partie de cette année ! Oui, Berserk, sans nul doute un des mangas les plus marquants de ces trente dernières années, une œuvre culte au Pays du Soleil Levant, un truc énorme qui, pour la petite histoire, aura inspirer bien d’autres mangas mais aussi des dessins animés, des films, des jeux vidéos – a votre avis, d’où vient la saga Dark Souls ? Bref, Berserk, œuvre que je connais depuis si longtemps et auquel je n’avais jamais eu le courage de m’attaquer, ce n’est pas rien, bien au contraire et, justement, il était temps que je m’y attèle ! Alors, bien entendu, lorsque l’on a entendu tant de louanges au sujet d’une œuvre, lorsque l’on sait que celle-ci est jugée comme étant culte par un nombre conséquent de fans de par le monde, le risque que l’on peut avoir, c’est d’être déçu, d’ailleurs, je ne vais pas vous mentir, j’éprouvais quelques doutes lorsque je me suis lancer dans la lecture de ce premier tome… Fort heureusement, entre mes doutes d’un coté et le fait que, premier tome oblige, je me disais bien que la saga n’allait pas être génial d’entrée de jeu – pour rappel, un certain Hokuto no Ken est loin d’être génial au départ – la lecture de ce premier album ne m’aura pas déçu le moins du monde, bien au contraire. Certes, pour le moment, cela reste assez basique : je m’attendais a ce que ce soit très violent, ce fut le cas, je m’attendais a ce que le protagoniste principal, Guts, soit un antihéros, ce fut le cas, je m’attendais a des morts, des corps découpés et a du cynisme… bref, vous avez compris, ce premier tome de Berserk fut tout simplement conforme a ce que j’en attendais. Pas de quoi sauter au plafond, pour le moment, ni de crier au génie, mais bon, ce n’est que le début et, ma foi, pour une mise en bouche, disons que celle-ci fut plutôt fort prometteuse !


Points Positifs :
- Les débuts d’une saga culte et qui, depuis près de trente ans, a énormément fait parler d’elle, le plus souvent en bien. Certes, ce n’est qu’une entrée en matière, mais bon, on a droit a un antihéros charismatique même si conventionnel dans son genre, l’univers, typé dark fantasy, est attractif, quand au coté violent, ma foi, cela change un peu et ce n’est pas plus mal.
- Guts et son épée gigantesque, plus grande que lui, son coté cynique et désabusé, qui donne l’air de se moquer du sort de tout le monde, son bras en métal, sa puissance. Mouais, un héros charismatique comme on les aime !
- Pour ce qui est des dessins, cela est assez acceptable – surtout que cela remonte à 1989 – et, ma foi, Kentaro Miura s’en sort plutôt bien. J’attends maintenant de voir si, au fil des ans et des divers volumes, il y aura une évolution ?!
- Des monstres surprenants, des squelettes, des innocents qui se font buter, quelques méchants au look improbable… de quoi faire pour ce premier tome.

Points Négatifs :
- Bon, cela reste un premier tome et, pour le moment, je dois reconnaitre que je ne saute pas vraiment au plafond et que je ne vois nullement le coté incontournable de la chose. Mais bon, il faut savoir être patient et attendre de voir ce que donnera la suite, fort longue, au demeurant, et qui, pour la petite histoire, risque de nous accompagner encore longtemps puisque la série n’est toujours pas achevée.
- Je l’aime bien Guts, je ne le nie pas, mais bon, c’est un peu comme Kenshiro dans Hokuto no Ken : le coté puissant, solitaire, etc. Bref, ce n’est pas le protagoniste le plus original qui soit…

Ma note : 7,5/10

MOWGLI – LA LÉGENDE DE LA JUNGLE


MOWGLI – LA LÉGENDE DE LA JUNGLE

Enfant, Mowgli est élevé par une meute de loups au cœur de la jungle indienne. Tandis qu'il apprend les lois souvent âpres de la jungle, sous la responsabilité de l'ours Baloo et de la panthère Bagheera, Mowgli est accepté par les animaux de la jungle comme l'un des leurs – sauf par le terrible tigre Shere Khan. Mais des dangers bien plus redoutables guettent notre héros, au moment où il doit affronter ses origines humaines.


Mowgli – La Légende de la Jungle
Réalisation : Andy Serkis
Scénario : Callie Kloves, d'après Le Livre de la Jungle de Rudyard Kipling
Musique : Nitin Sawhney
Production : The Imaginarium Studios, Warner Bros., RatPac-Dune Entertainment, Netflix
Genre : Aventure
Titre en vo : Mowgli – Legend of the Jungle
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais, hindi
Date de sortie : 07 décembre 2018
Durée : 104 mn

Casting :
Rohan Chand : Mowgli
Matthew Rhys : John Lockwood Kipling
Freida Pinto : Messua
Andy Serkis : Baloo
Christian Bale : Bagheera
Benedict Cumberbatch : Shere Khan
Naomie Harris : Nisha
Cate Blanchett : Kaa
Peter Mullan : Akela
Eddie Marsan : Vihaan
Jack Reynor : Frère Loup
Tom Hollander : Tabaqui

Mon avis : Si je dois être tout a fait objectif, je dois reconnaitre que je n’ai jamais été un grand fan du Livre de la Jungle, œuvre, a la base, du pourtant grand Rudyard Kipling. Il faut dire que, comme cela fut souvent le cas pour ma part, la mainmise de Disney sur l’œuvre originale, au point même que, aux yeux de beaucoup, cette dernière soit passé aux oubliettes, y fut pour beaucoup : ainsi, quand je pense Le Livre de la Jungle, eh ben, mon esprit me montre immédiatement ce fichu dessin animé avec ce Mowgli, formidable tête à claques avec son pagne ridicule et ce Baloo complètement débile. Or, comme souvent avec Disney, lorsque l’on creuse la surface et que l’on atteint la profondeur, l’on retombe sur l’œuvre originale et, là, oh surprise, on se rend compte que celle-ci est autrement plus intéressante, plus aboutie, moins gnangnan, plus sombre, bref, que ce que l’on avait méprisé pendant des décennies mériterait peut-être qu’on lui donne une seconde chance… Ainsi donc, tandis que Disney, fidèle a sa politique actuelle, nous proposait une version live du Livre de la Jungle, une autre version mêlant acteurs en prise de vue réelles et protagonistes animés – dans le cas présent, les nombreux animaux de l’œuvre – était mise en chantier. La première, forcément, sortie sur grand écran et ne m’intéressa pas le moins du monde, la seconde, paru il y a quelques semaines sur Netflix, éveilla d’entrée de jeu ma curiosité… Et, ma foi, après visionnage de la chose, force est de constater que je n’ai nullement regretté de l’avoir regardé sur mon petit écran… Car bon, comment dire, ce Mowgli – La Legende de la Jungle, est d’un tout autre acabit que la version Disney que tout le monde connait depuis des lustres : plus proche de l’œuvre originale, forcément plus sombre, c’est comme si l’on redécouvrait celle-ci, ce qui, ma foi, fut une vrai gageure vu que l’histoire est archi-connue. Mais bon, dans le cas présent, outre le fait que les nombreux animaux du casting – Bagheera, Baloo, Ka, Shere Khan – sont diablement bien animés, il ressort de ce Mowgli une certaine violence qui, comme chacun sait, est totalement absente de la gentillette version Disney : il y a du sang, des affrontements, des morts et, sur ce point, pas que les méchants, ce qui, ma foi, est une fort bonne chose ! Alors, certes, Mowgli – La Légende de la Jungle n’est pas un grand film, prétendre une telle chose serait exagéré, cependant, cette énième version de l’œuvre de Kipling apporte indéniablement un plus a cette dernière, ne serais-ce que pour le grand public se rende compte que, derrière l’empire Disney, il y a souvent des œuvres originales autrement plus intéressants. Le seul problème, finalement, c’est que ce Mowgli, au jour d’aujourd’hui, risque de ne pas vraiment trouver son public : trop violent pour les plus jeunes, trop enfantin de par son univers pour un public adulte, il risque juste d’éveiller la curiosité d’une poignée de spectateurs dans mon genre…


Points Positifs :
- La version la plus proche de l’œuvre originale de Rudyard Kipling, de quoi, finalement, revoir Le Livre de la Jungle avec un autre regard, plus adulte, plus mur, plus sombre. Bref, ici, nous sommes aux antipodes de la version édulcorée de Disney, et c’est tant mieux !
- Chapeau bas pour l’animation des divers protagonistes de l’histoire qui, pour rappel, sont des animaux : ainsi, entre Bagheera, Baloo, Ka, Shere Khan, pour ne citer que les plus importants, le spectateur, ravi, aura de quoi faire.
- L’histoire est archi-connue mais n’en reste pas moins bonne. Qui plus, cette version, plus sombre, nous réservera quelques surprises.
- Un Mowgli plus sauvage que la version traditionnelle.
- Un sacré casting, mine de rien, pour les voix des protagonistes : Cate Blanchett, Benedict Cumberbatch, Christian Bale, Andy Serkis.
- Il y a des morts !

Points Négatifs :
- Une œuvre qui aura peut-être du mal à trouver son public : trop sombre pour les plus jeunes, trop enfantine en apparence pour les plus agés. De plus, elle souffrira tout le temps de la version Disney, trop connue…
- Sympathique mais loin d’être un chef d’œuvre, bien au contraire. Ainsi, il subsiste tout de même un coté moralisateur – l’amitié, l’acceptation de la différence – et puis, les méchants sont très méchants et les gentils, bah, gentils quoi…
- Bon, malgré ce film, je ne suis pas devenu subitement un fan du Livre de la Jungle.

Ma note : 7,5/10

MONSTRESS – ERREUR FATALE


MONSTRESS – ERREUR FATALE

Il y a des années, une terrible guerre eut lieu entre les Humains et les Arcaniques, des hybrides entre hommes et animaux. Maika Demi-Loup – accompagnée dans la quête de son passé par Kippa et Ren – qui cherche à en savoir davantage au sujet de sa mère, Moriko, et qui porte en elle un dieu des temps anciens, a dû faire face à de terribles menaces tout au long de son voyage. Après avoir passé le plus clair de sa jeune existence à apprendre à se battre, il va maintenant lui falloir se faire des amis si elle compte s’en sortir !


Monstress – Erreur Fatale
Scénario : Marjorie Liu
Dessins : Sana Takeda
Encrage : Sana Takeda
Couleurs : Sana Takeda
Couverture : Sana Takeda
Genre : Heroic-Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Monstress – Haven
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 septembre 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 28 novembre 2018
Nombre de pages : 145

Liste des épisodes
Monstress 13-18

Mon avis : Cela fait maintenant deux ans, sensiblement, que je suis avec un certain plaisir Monstress, œuvre du duo composé de Marjorie Liu pour le scénario et de Sana Takeda pour les dessins. Comics multi-primé outre-Atlantique, celui-ci est, sans nul doute, le plus bel exemple que lorsque la bande dessinée nord-américaine croise celle du Pays du Soleil Levant, le résultat, plutôt que d’être artificiel, peu accoucher du meilleur. Certes, il faut savoir relativiser la chose : Monstress n’est pas un chef d’œuvre, prétendre une telle chose serait faire preuve d’exagération. Cependant, pour son mélange des genres, son univers attirant et ses protagonistes, c’est toujours un véritable régal que de se replonger, lorsque parait un nouveau tome, dans ce comics décidément pas comme les autres. Justement, ceci étant dit, quid, donc, de ce troisième tome des aventures de Maika Demi Loup et de ses compagnons ? Eh bien, une fois de plus, et sans surprises, l’on retrouve avec plaisir l’univers de Marjorie Liu, ce monde plus ou moins asiatique de fantasy où vivent des humains, des Arcaniques, des anciens, des dieux plus ou moins oubliés et des chats – oui, nos amis félins occupent une place importante dans l’histoire. L’intrigue entraine nos héros dans une nouvelle citée ce qui permet au lecteur de faire de nouvelles découvertes, de faire la connaissance avec de nouveaux protagonistes mais aussi, et surtout, de retrouver avec plaisir certains personnages perdus de vus depuis le premier tome. Certes, l’effet de surprise est passé depuis longtemps et a l’émerveillement des débuts a prit place un certain conformisme, ce qui n’est pas un énorme défaut en soit vu que l’histoire fonctionne toujours aussi bien : surtout que, si l’on a droit a quelques révélations, bien des mystères subsistent. Ajoutons à cela les dessins de Sana Takeda qui raviront principalement les amateurs de mangas et qui, au passage, livre quelques pages magnifiques et l’on obtient, au final, un troisième tome qui, sans être grandiose, n’en confirme pas moins tout  le bien que l’on pouvait penser de Monstress depuis ses débuts, c’est-à-dire, que nous avons là une série fort sympathique !


Points Positifs :
- Le plaisir de découvrir un univers et des personnages qui nous sont désormais familiers, une intrigue qui n’est peut-être pas la plus époustouflante qui soit mais qui n’en reste pas moins toujours aussi plaisante, surtout pour les fans de la première heure.
- Une nouvelle cité, d’anciennes têtes refont leur apparition, quelques nouveaux protagonistes hauts en couleurs, quelques révélations, de nouvelles énigmes, des drames… bref, on ne s’ennui pas une seule seconde dans ce troisième tome de Monstress !
- Toujours ce mélange des genres réussis entre comics et mangas.
- Les dessins de Sana Takeda, ouvertement mangas de par le style de l’artiste, mais qui n’en restent pas moins plaisants, particulièrement sur certaines planches où la jeune femme excelle sur les costumes des protagonistes mais aussi les fameuses divinités.
- Une nouvelle couverture fort plaisante.

Points Négatifs :
- Le principal soucis, que j’avais déjà noté dans les deux premiers albums, est le style manga de Sana Takeda qui fait que celle-ci est capable de nous livrer des planches tout bonnement exceptionnelles et d’autres qui le sont nettement moins, surtout pour ce qui est décors, parfois vides, et des affrontements, un poil trop brouillons. Mais bon, ce sont surtout les allergiques aux mangas qui remarqueront le plus ces détails.
- Un affrontement final auquel, par moments, on ne comprend pas grand-chose, tout cela étant trop brouillon, malheureusement.

Ma note : 7,5/10

Le Journal de Feanor a 5 ans !


Il y a très exactement cinq ans, j’écrivais ces quelques lignes : « Il faut bien commencer par le commencement et donc, je me lance par le biais de ce billet dans la création d’un tout nouveau blog, blog que j’ai baptisé Le Journal de Feanor ! Pour être le plus complet possible, je dois reconnaitre que je ne suis pas tout a fait novice dans la chose et que j’avais déjà connu une petite expérience dans la blogosphère, expérience qui prenait plus ou moins forme et même une certaine importance mais qui, sur le long terme, ne me plaisait plus trop, la faute a un dispersement trop important des sujets traités. Du coup, avec Le Journal de Feanor, j’irai au plus simple, c’est-à-dire, que ce blog sera uniquement consacré aux critiques : les films que j’ai vu, les romans et bande dessinées que j’ai lu, les disques que j’ai écouté, les jeux auxquels j’ai joué, etc. Bref, rien de nouveau sous le soleil puisque je ne suis pas le premier et encore moins le dernier a me lancer dans ce genre de blogs, mais bon, même si au moment où j’écris ces quelques lignes, je ne sais pas encore combien de temps durera l’aventure du Journal de Feanor – quelques jours, six mois, un an, cinq ans ou davantage – ce qui est sur, c’est que dans ce blog, je vais essayer, au mieux, de vous faire partager mes passions, mes œuvres préférées, celles qui me déplairont et ce, je le reconnais, avec objectivité et  pas mal de mauvaise foi par moments. Alors, en espérant que Le Journal de Feanor ait une très longue vie, je vous donne rendez vous a… tout de suite, ou presque ! ». Un bien court billet où je ne disais pas grand-chose, mais qui en soit, fut le premier d’une longue, très longue série. Et alors que je publiais ces lignes, un lointain mercredi de janvier 2014, je n’étais même pas sur alors que j’en écrirais d’autres, que ce blog, petit à petit, se développerais et prendrais une place non négligeable dans ma vie ; d’ailleurs, je ne le voyais pas alors vivre bien longtemps et encore moins être toujours là… cinq années plus tard ! Car oui, vous l’avez compris, Le Journal de Feanor fête aujourd’hui ses cinq ans ! Une date importante donc, pour ce blog, que je ne pouvais pas, bien évidemment, passer sous silence. Alors, bien entendu, et comme il est de coutume en de tels occasions, je tenais à en profiter pour remercier mes proches qui me supportent – avec mes humeurs – depuis si longtemps, mais aussi les quelques rares lecteurs qui, occasionnellement, au fil des ans, ont put passer un peu de leurs temps sur ce blog… A vous tous, un grand merci car, lorsqu’il y a cinq ans, je me lançais dans la création du Journal de Feanor, je ne m’imaginais pas qu’il dure aussi longtemps, comme quoi, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait… Mais quoi qu’il en soit, j’espère encore fêter bien des anniversaires du Journal de Feanor et, qui sait, un jour prochain, fêter ses dix ans !?

Bonne année 2019 !


Voilà, comme tous les ans, les douze coups de minuits les plus attendus de l’année viennent tout juste de sonner après un compte a rebours pour le moins intense et une nouvelle année vient tout juste de débuter tandis qu’une autre s’en va définitivement… Adieu donc a 2018, année qui, sur ses dernières semaines, aura été tristement marquée par les Gilets Jaunes, révolte digne des plus belles jacqueries du Moyen-âge mais aussi, d’un point de vu personnel, par quelques décisions plutôt radicales mais qui m’auront fait le plus grand bien, a moi et aux miens – eh oui, mieux vaut une petite famille qu’une plus grande mais néfaste. Quoi qu’il en soit, a l’heure où est publié cet article le champagne coule a flot un peu partout – en France maintenant, auparavant ou plus tard, suivant le fuseau horaire de chacun – c’est-à-dire que les problèmes seront, du moins pour quelques heures, un peu mis de coté, ce qui, ma foi, est plutôt une bonne chose. Alors, et même si je ne suis pas vraiment du genre a célébré la nouvelle année – je préfère, et de loin, Noël – oublions un peu les soucis du quotidien, le travail et les pseudo-révolutionnaires du week-end et saluons une dernière fois 2018 et, surtout, souhaitons une bonne année 2019 !!!