mardi 31 mai 2011

THE ROYAL DOLL ORCHESTRA - II


THE ROYAL DOLL ORCHESTRA - II

Le monde est en pleine déliquescence, une épidémie frappe la population et transforme les gens en zombies qui attaquent sauvagement le reste de la population ! Menée par Rutile, une bande de baladins parcourt le monde, tentant de réaliser des miracles grâce à leur musique… Mais cela a-t-il encore un sens ? Alors qu’il fait route vers un nouveau hameau, l’orchestre de Rutile est intercepté par un groupe de personnes disposant également d’un pouvoir. Il s’agit du véritable Orchestre Royal, Rutile ayant déserté la cour plusieurs années auparavant. Ils viennent le chercher pour le ramener à la capitale car après les événements qui ont secoué le village de Toussaint, Rutile doit rendre des comptes à la Reine en personne…

Nous voila déjà au deuxième volume de la nouvelle création de Kaori Yuki, The Royal Doll Orchestra dont je vous aie parlé du premier tome il y a un peu plus d’une semaine. Bien évidement, et ceux qui auraient lu ma précédente critique le savent déjà, j’avais été assez enthousiasmé par cette nouvelle œuvre de la créatrice de ce qui restera a jamais comme étant l’un de mes mangas préférés, Angel Sanctuary, et la lecture de premier volume m’avait conforter sur ce que je pensais des indéniables talents de dame Kaori Yuki ; ainsi, tant par ses scénarios tordus au possible, ses personnages ambigus et tourmentés et ses dessins, souvent superbes, a la fois simples et compliqués, a la fois dépouillés et fourmillant de détails, ce fut donc avec un plaisir non dissimulé que je retrouvais cet auteur, plusieurs années après l’avoir quitter. Et ce premier volume de The Royal Doll Orchestra, malgré un scénario pour le moins curieux – dans un territoire plus ou moins indéterminé, même si inspiré de la France du XVIIème siècle, un virus frappe la population transformant celle-ci en marionnettes, les fameuses poupées du titre – et quelques protagonistes qui sont tout de mêmes assez stéréotypés, force est de constater que celui-ci m’avait grandement plu et j’avais hâte de découvrir la suite.

Et bien, je ne vais pas tourner plus longtemps autour du pot et encore moins m’attarder inutilement puisque tout ce que j’ai put dire, en bien comme en mal (même si je n’ai pas dit énormément de choses de négatifs lors de ma première critique) pour le tome un de The Royal Doll Orchestra est parfaitement valable pour cette suite. Et après tout, est ce vraiment une surprise ? Franchement, non. Surtout pour ce qui est des mangas. Les habitués ne me contrediront pas, les albums tels quels que l’on est habituer à lire dans nos vertes contrées ne sont que des assemblages d’histoires parues, au Japon, de façon hebdomadaire ou mensuelle, ainsi, avant qu’elles ne soient regroupées en un certain nombre de tomes, suivant l’importance de l’œuvre. Forcement, dès lors, les différences entre albums sont minimes et si, sur de longues sagas, il peut avoir évolution graphique entre les premiers volumes et les derniers, c’est plus rare dans les œuvres plus courtes, comme c’est le cas avec The Royal Doll Orchestra. Du coup, que dire de plus, que pourrais-je ajouter à la critique de ce deuxième volume qui ne serait pas une réédite ? Que parfois, dans certaines planches, le style de Kaori Yuki fait un peu fouillis et que l’on a du mal a tout comprendre – accessoirement, c’était déjà le cas avec Angel Sanctuary – effectivement, c’est le cas et d’ailleurs, c’est la le seul point faible graphique que je pourrais souligner vis-à-vis d’un auteur que j’apprécie ; mais vu que dans l’ensemble, c’est tout de même souvent magnifique (quand on aime le style), on passera facilement sur ce défaut mineur. Reste alors bien évidement l’intrigue en elle-même, qui elle, bien évidement, évolue et là, il y a déjà de quoi dire : si dans le premier volume, Miss Kaori Yuki installait son univers et ses protagonistes, force est de constater que celle-ci n’avait pas entièrement finie cette mise en place. En effet, des le premier chapitre intitulé Sa majestée la Reine et son fou (toujours diviser en deux parties), de nouveaux personnages font leur apparition, la Reine – forcement – mais aussi le cousin de celle-ci qui s’avère être également celui de Rutile ; et oui, notre mystérieux chanteur androgyne s’avère être le frère de la Reine. Ainsi, ce premier chapitre de ce deuxième tome a son importance puisque l’on en apprend un peu plus sur Rutile, sur sa famille et son passé, forcement pas très clair. Et si, comme on s’en doute, cela a son importance pour l’ensemble de l’œuvre, curieusement, je l’ai trouvé légèrement inférieur a ce que j’avais lu jusqu'à maintenant ; non pas que cela soit rater en soit mais j’ai moins accroché, pourtant, une telle révélation avait son importance. Heureusement, dès le chapitre suivant, Tragédie lyrique, la série repart sur les chapeaux de roues avec une enquête dans un mystérieux couvent où des nonnes sont retrouvées assassinées. Personnellement, j’ai trouvé cette deuxième partie franchement excellente, les protagonistes sont à la fois inquiétants et attachants, on se demande bien ce que cache ce couvent avec cette Mère supérieure trop souriante pour être honnête et cette sainte sœur pour le moins inquiétante ; de plus, Kaori Yuki s’en donne a cœur joie dans l’une de ses activités favoris : le travestissement de ses personnages ; entre un Rutile qui se plait décidément beaucoup en femme et la jeune Eles – personnage féminin elle – qui ne se complait qu’en garçon et se retrouve mal a l’aise en jupe, c’est un vrai plaisir que de suivre le duo dans des situations pour le moins cocasses. Mais Tragédie lyrique voit également entré en scène de nouveaux protagonistes : tout d’abord, les mystérieux membres du Sénat qui se prétendent vieux tout en ressemblant à des enfants et le pour le moins dangereux ancien pianiste de l’orchestre de Rutile, une espèce de psychopathe portant un masque de chat (non, je ne blague pas). Bref, tout serait parfait – en plus, ce tome se conclut par un magnifique et inquiétant cliffhanger – si je ne trouverais a redire quant au fait que les deux compagnons de Rutile soient si peu utilisés jusqu'à maintenant ; sincèrement, on peut se demander a quoi ils servent ?

Pour être bref, la qualité est toujours au rendez vous dans ce deuxième volume de The Royal Doll Orchestra, bien évidement, l’élément de surprise n’est plus la mais Kaori Yuki réussit encore a maintenir l’intérêt de son histoire par l’apparition de nouveaux protagonistes dont certains tout bonnement hauts en couleurs ainsi que par une histoire suffisamment captivante et pleine de rebondissements – ainsi que de très lourds secrets cachés – qui ne peut que ravir le lecteur. Bien évidement, il y a quelques défauts comme la quasi absence des fameuses marionnettes zombies et des compagnons de Rutile mais cela n’enlève rien a une œuvre, pour le moment, de fort bonne qualité.

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