lundi 23 mai 2011

LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD


LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD

Sinbad et son équipage interceptent un homuncule transportant une tablette en or. Koura, créateur de l’homuncule et adepte de la magie, veut récupérer la tablette et se lance à la poursuite de Sinbad. Entretemps, Sinbad a fait la rencontre du Vizir qui détient une autre partie de la carte d'or modulable, et ensemble ils décident de mettre sur pied une expédition à travers les mers en vue de résoudre l'énigme de la carte. Ils sont accompagnés d'une esclave qui a un œil tatoué sur la paume d'une main. Durant leur périple, ils croisent des animaux étranges, des tempêtes, et leur route est parsemée d'embûches laissées par Koura.


Le Voyage fantastique de Sinbad
Réalisation : Gordon Hessler
Scénario : Brian Clemens, d'après une histoire de Brian Clemens et Ray Harryhausen
Musique : Miklós Rózsa
Production : Columbia Pictures
Genre : Aventures, Fantastique
Titre en vo : The Golden Voyage of Sinbad
Pays d'origine : Royaume-Uni, États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 décembre 1973
Durée : 105 mn

Casting :
John Phillip Law : Sinbad
Caroline Munro : Margiana
Tom Baker : Koura le magicien
Douglas Wilmer : Le Vizir
Martin Shaw : Rachid
Grégoire Aslan : Hakim
Kurt Christian : Haroun
Takis Emmanuel : Ahmed
John D. Garfield : Abdul
Aldo Sambrell : Omar
Robert Shaw : L'Oracle de toutes les connaissances

Mon avis : Ce fut il y a environ trois décennies, par le biais de l’excellente émission, présentée par l’inimitable Eddy Mitchell, l’inoubliable et cultissime Dernière Séance, que je fis la connaissance, du moins, a l’écran, de celui qui restera a tout jamais comme le magicien des effets spéciaux, le grand Ray Harryhausen. Cette découverte, que dis-je, cette révélation, eut lieu lorsque fut diffusée Le septième voyage de Sinbad et que, mes yeux d’enfants voyaient pour la toute première fois s’animer a l’écran un cyclope, un squelette et un dragon. Ce soir là, notre ami Eddy Mitchell nous proposa alors un petit sujet sur Ray Harryhausen qui me permit de découvrir quelques extraits de ses autres films comme Jason et les Argonautes (et le duel final contre les squelettes, l’une des scènes les plus connues du cinéma fantastique) et ce Voyage fantastique de Sinbad (avec le combat contre la statue de Kali). Dès lors, je n’eus plus qu’une seule envie, voir ses films et si, au cours de ma vie, j’eu l’occasion de croiser de nouveau la route des œuvres d’Harryhausen – comme par exemple Le choc des Titans – ce fut bien évidement Jason et les Argonautes, quelques années plus tard, qui remporta la palme de mes préférences. Quant a ce Voyage fantastique de Sinbad, et ce fameux duel contre les six sabres de Kali, il me fallut encore patienter quelques années, et ce fut un mercredi matin, dans une autre émission consacrée au cinéma, Cinéma de Quartier, présentée par Jean-Pierre Dionnet que je le vis pour la toute première fois. Ayant depuis acquis le DVD, j’eu l’occasion de voir et revoir ce film, chose que, vous vous en doutez donc, je viens de refaire puisque je vous en parle aujourd’hui. Alors bien sur, une fois de plus, les amoureux des effets spéciaux a l’ancienne seront aux anges puisque, avec un Griffon, un Centaure Cyclope, une espèce d’Homoncule, un golem de bois et, bien évidement, Kali dans toute sa splendeur, l’amateur du genre en aura vraiment pour son compte. D’ailleurs, sur ce point, la scène du combat contre la déesse étant autant culte que celle où Jason et ses compagnons affrontaient les squelettes en Terre de Colchide. Mais disons que, pour être tout à fait franc, on ne peut pas dire que le scénario soit exempt de tous défauts. Sans aller jusqu'à dire que celui-ci ait été écrit sur un timbre poste – cela serait exagéré – disons que tout cela ne vole pas bien haut : tombant par hasard (enfin, suite a un homoncule ailé touché par une flèche) sur un mystérieux artefact – le morceau d’un bijou – qui lui donne des cauchemars – où il voit une danseuse avec un œil tatoué sur sa main droite, un sorcier qui cache son visage et quelques trésors – notre sympathique Sinbad (aussi appelé l’homme qui change de tête entre chaque film qui lui est consacré) se retrouve embarqué dans une nouvelle aventure où, se lance une course contre la montre pour parvenir le premier a une espèce de fontaine de jouvence. Bien évidement, il faut un ennemi a sa mesure et cette fois ci, nous allons avoir droit a un méchant sorcier (curieux, ce n’est pas la première fois) qui, pour la petite histoire, a des petits airs de Jafar (le méchant dans Aladin) qui ne cesse de vieillir a chaque utilisation de son pouvoir (bof alors). Mais heureusement, Sinbad n’est pas seul et est accompagné du Vizir local (portant un masque doré parce que le pauvre, il est défiguré), de la fille au tatouage – la sublime Caroline Munro au décolleté ultra plongeant et qu’on ne fixe jamais dans les yeux tout au long du film – d’une espèce de fils de riche dilettante et de son fidèle second (enfin, a Sinbad, pas au pocherons). Et la joyeuse troupe va avoir fort a faire, entre coups bas, morceaux indéniables de bravoures, le tout saupoudré d’humour avec la fameuse phrase qui revient toute les cinq minutes : « attache ton chameau » (Au point de lasser, j’en conviens), et ce, pendant un peu moins de deux heures qu’en toute sincérité, on ne voit pas du tout passé. Bref, c’est un agréable divertissement, certes, mais au point d’en laisser un souvenir impérissable, non. Car bien évidement, Le voyage fantastique de Sinbad vaut énormément par ce que je nommerais les monstres de Ray Harryhausen qui une fois de plus, fonctionnent a merveille, et ce, même si on a déjà put connaitre plus spectaculaire dans le genre. Du coup, ceux-ci et, surtout, la scène du combat contre la déesse Kali marquera longtemps les esprits et c’est bien évidement avant tout cela que le spectateur retiendra de ce film. Quoi que, celui-ci n’est pas si mauvais que l’on pourrait le croire, les acteurs en font des tonnes, bien évidement mais Caroline Munro est sexy en diable, Tom Baker est parfait en grand méchant sorcier et, ma fois, John Phillip Law fait un Sinbad plus qu’acceptable (en tout cas, bien plus que celui du Septième voyage). Bref, une œuvre peut être pas exceptionnelle mais qui mérite tout de même que l’on s’y attarde, pour peux que l’on soit un vieux passionner de péplums a l’ancienne, et, bien évidement, d’effets spéciaux a la Ray Harryhausen, cela va de soit.


Points Positifs :
- La scène où Sinbad et ses compagnons affrontent une statue animée de la déesse Kali est l’une des plus cultes du cinéma fantastique – en toute sincérité, autant que celle où Jason a affaire aux squelettes dans Jason et les Argonautes.
- Bien évidement, ce sont les créatures du magicien Ray Harryhausen qui sont, une fois de plus, les vedettes du film : une fois de plus variées, marquantes pour certaines, l’amateur en a pour son argent.
- John Phillip Law est le Sinbad le plus crédible de la trilogie.
- Entre une Caroline Munro sexy en diable et au décolletée plongeant qui aura traumatisé toute une génération d’adolescents ainsi qu’un Tom Baker en méchant sorcier bougrement charismatique, le reste du casting n’est pas en reste.
- Un sympathique divertissement, sans prise de tête, et, ma foi, avec une certaine dose d’humour.

Points Négatifs :
- La réplique « attache ton chameau » est prononcée tellement de fois qu’au bout de 20 minutes, on a envie de foutre des claques à John Phillip Law !
- Bon, il faut reconnaitre que, scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et reste par moments limite.
- Ray Harryhausen est bien entendu au rendez vous avec ses créatures, mais bon, reconnaissons que si la statue de Kali est culte, le reste, c’est un ton en dessous.

Ma note : 7,5/10

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