mercredi 1 juin 2011

THE ROYAL DOLL ORCHESTRA - III


THE ROYAL DOLL ORCHESTRA - III

Le monde est en pleine déliquescence, une épidémie frappe la population et transforme les gens en zombies qui attaquent sauvagement le reste de la population ! Menée par Rutile, une bande de baladins parcourt le monde, tentant de réaliser des miracles grâce à leur musique… Mais cela a-t-il encore un sens ? Ayant fui la capitale, Rutile et sa troupe trouvent refuge au couvent de Vienne. Il s’agit en fait d’y entrer incognito car la rumeur court qu’en son sein, se trouverait le fameux Oratorio Noir que recherche si désespérément Rutile… Mais la Reine le laissera-t-il vraiment agir à sa guise ?

Nous avions laissé, a l’issu du deuxième volume du Royal Doll Orchestra, Rutile en assez mauvaise posture face a son ancien pianiste, l’inquiétant et fantasque – il porte un masque de chat – Berthierite qui avait été laissé pour mort quelques années auparavant. C’est donc sur les chapeaux de roues que débute ce troisième tome avec la conclusion tant attendue (enfin, personnellement, je n’aurais attendue que cette nuit mais bref) de Tragédie lyrique, le plus long chapitre jusqu'à présent de la série avant que l’on passe au plat principal, si vous me permettez l’expression, Ma chérie – trois parties également – qui compose le gros de cet album. Bref, si j’avais put émettre quelques petites réserves quant au second volume de cet Orchestre royal de guignols, force est de constater que cette fois ci, tout est parfait, ou presque, et ce, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Bien évidement, il m’est difficile, au bout de trois volumes, de trouver quelque chose à ajouter a la qualité intrinsèque de cette œuvre vu que celle-ci n’a pas bougé d’un iota, se maintenant a un haut degré de satisfaction pour l’amateur du genre. Ainsi, tant dans les dessins que pour son scénario, ce troisième tome, dans la ligne droite de ses prédécesseurs, nous entraine toujours plus loin dans les méandres d’une intrigue qui va en se complexifiant et l’on sent que Kaori Yuki s’en donne a cœur joie, en particulier avec ses personnages dont elle se plait a accentuer au maximum leur ambigüité, leur travestissement au point que l’on ne sait plus si une femme ne se cacherait pas derrière un homme voir l’inverse. Alors, a chaque nouvelle « tête », impossible ou presque de ne pas se demander si l’on peut être sur a cent pour cent de l’identité sexuelle de celle-ci, ce a quoi s’ajoute, bien évidement, faux semblants puisque, en plus d’avoir un gout certains pour le travestissement, les personnages de Kaori Yuki adorent jouer les espions, se cacher derrière des masques, en gros, tromper son monde. Mais le plus drôle, c’est que ca marche ; certes, on pourrait se lasser mais cela n’arrive jamais, malgré des rebondissements parfois convenus et des situations un peu tirées par des cheveux. Car la grande force de ce Royal Doll Orchestra, c’est tout de même son intrigue, captivante au possible et ce, même si finalement, elle n’est pas si originale que l’on pourrait le croire de prime abord. Je me plaignais – a juste titre – du manque d’utilisation des compagnons de Rutile – celui-ci omniprésent – jusque la, cette fois ci, je vais en avoir pour mon argent puisque l’un d’eux, Gwindel, révèle enfin son lourd, très lourd passé, bien plus sombre, accessoirement, que je ne l’aurais penser au départ. Et comme en plus, on en apprend un peu plus a la fois sur celui de Rutile, sur ses relations passées avec Spinelle – que nous avions vue dans le premier volume – ainsi que sur ce fameux virus qui transforme la population de ce monde en marionnettes, force est de constater que ce troisième volume du Royal Doll Orchestra est plus qu’a la hauteur.

Pour une fois, j’ai été plus bref que d’habitude dans une critique, mais bon, je dois reconnaître qu’il est difficile de ne pas se répéter quant on se retrouve devant plusieurs volumes d’une même œuvre a la suite. Du coup, celle de ce troisième volume du Royal Doll Orchestra est plus courte qu’en temps normal mais cela n’enlève en rien à la qualité de celle-ci. Kaori Yuki nous a décidément offert la une très bonne série, suffisamment captivante pour nous tenir en haleine et avec des personnages et des intrigues qui ne donnent qu’une seule envie, découvrir la suite. Ca tombe bien, je vais m’y atteler rapidement justement.

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