dimanche 13 juin 2010

RUE DES CHIENS MARINS


RUE DES CHIENS MARINS

La vie n’est pas gaie à bord d’un u-boot. Le plus souvent, on reste enfermé et la monotonie n’est généralement brisée que par l’attaque d’un navire ou les bombardements des Alliés qui tentent de couler le sous-marin. Josef, pour éviter de sombrer dans la folie, converse souvent avec un drôle de phoque. Il lui raconte son enfance, ses deux frères... et puis Emma, la jolie Emma, qui joue si mal du violon, mais qui est si radieuse. Il l’a vu partir avec sa maman pour les camps. Parce qu’elle est juive, Emma. Et lui, Josef, n’a rie pu faire contre ça. Deux jours après, il recevait son papier de mobilisation, direction la kriegsmarine.

Des la couverture, les habitués du Journal de Feanor vont peut être râlé, et ce, a tord ou a raison : « encore un truc lié a la seconde guerre mondiale, ca commence à faire beaucoup ! Ne nous avait-il pas sortis une BD, pas plus tard que la semaine dernière avec des SS et des vikings, encore un truc abracadabrantesque !? ». Oui, ce n’est pas faux. Pourtant, il y a une différence de taille entre ces deux œuvres, que je me suis procuré pour la petite histoire le même jour mais bon, cela, je pense que tout le monde s’en moque un peu, Rue des chiens marins et Viking, les racines de l’ordre noir. La première, qui nous préoccupe aujourd’hui, serait incontestablement plus à classer dans le genre « intimiste », tandis que l’autre est bien plus « grand public », tant par les thèmes abordés que par l’intrigue. Car ce sympathique Rue des chiens marins, de l’auteur belge Constant, en plus de ce suffire à lui-même (ouf, pour une fois que je ne me lance pas dans un énième cycle en 36 tomes) fait parti de ce genre d’œuvres dites « a part », qui méritent que l’on s’y attardent, même si, comme vous allez le voir, tout n’est pas parfait.

Je ne connaissais pas cette collection de chez l’éditeur Lombard, Signé, mais je trouve le concept plutôt intéressant : des auteurs différents a chaque fois, signent (d’où le titre, forcément) une œuvre pour la plupart du temps en un volume dite à la fois personnelle, intimiste et à laquelle ils ont apporté tous leur talent (dixit l’éditeur). Ainsi, lorsque je suis tombé sur cette BD, j’ai d’abord été attiré par la couverture, au dessin qui pourra en rebuter plus d’un mais qui éveilla néanmoins mon intention, puis, après l’avoir feuilleter, je me suis dit que celle-ci méritait de figurer dans ma petite bibliothèque personnelle. Et sincèrement, je ne le regrette pas le moins du monde. Il est rare, disons le en toute franchise, de tomber sur des œuvres dans le genre, surtout au vu de la quantité phénoménale de l’offre en bande dessinée de ces dernières années. Bien souvent, le lecteur se contente des titres les plus connus, ou les plus médiatiques, ce qui fait que bien des petites passent inaperçues. Bon, Rue des chiens marins n’est peut être pas la merveille de l’année, loin de là une telle affirmation, mais cette petite histoire à la fois triste et amusante, sérieuse de part la trame de fond (après tout, nous sommes en pleine seconde guerre mondiale) mais un peu hallucinée quand même puisque le héros, ce jeune sous-marinier de la Kriegsmarine passe une grosse partie de l’album à discuter avec un phoque, ne peut laisser le lecteur indifférent. Et une fois ce fait a priori incongrus accepter par le lecteur (et cela viens assez rapidement), celui-ci se laisse bercé, au gré d’une histoire attachante et des incessants allers retours entre la vie dans un U-Boot, avec les conflits, les dangers, le confinement, et les souvenirs de jeunesse du jeune Joseph, le héros de cette histoire, le tout, dépeint par un dessin au style affirmé mais loin des « canons » habituels des grosses productions modernes (ce qui peut déplaire à certains, je le reconnais).

Alors, tout est parfait dans ce Rue des chiens marins ? Et bien en fait, pas vraiment. Certes, j’ai passé un bon moment lors de sa lecture et de ce coté là, il n’y a rien à redire, je ne regrette pas le moins du monde l’achat de cette bande dessinée. Par contre, comment ignorer que malgré la qualité du scénario, celui-ci a tout de même du mal a décoller, ou au moins, a nous entrainer dans une sphère de réflexion que l’on aurait espérer plus élevée. De même, les discussions à nature philosophique entre le phoque et Joseph, n’apportent finalement à celui-ci que la réminiscence de ces souvenirs, rien de plus. Et puis bon, quelque part, certains raccourcis de l’intrigue sont un peu faciles voir plus que vus et revus : combien de fois, sincèrement, n’a-t-on pas eu droit au coup du soldat allemand amoureux d’une juive (Et en plus, elle joue du violon) ? Franchement, je ne compte même plus.

Mais bon, malgré ces quelques petits points faibles, et même si je m’attendais peut être a un peu plus de cette bande dessinée, j’ai quand même suffisamment apprécié cette Rue des chiens marins et n’hésite pas a le recommander à tous ceux qui en ont un peu assez de l’esbroufe des grosses séries. Et puis bon, ce n’est peut être pas le truc le plus original de l’année mais ses qualités feront que vous en passerez outre et que vous passerez surement un aussi bon moment que moi lors de sa lecture.

samedi 5 juin 2010

LES RACINES DE L’ORDRE NOIR : VIKINGS : TOME 1


LES RACINES DE L’ORDRE NOIR : VIKINGS : TOME 1

1944. Un commando SS explore les profondeurs des forêts à la recherche de la sépulture perdue de Rollon, le premier duc de Normandie. Mille ans après l’arrivée des Vikings en terre franque, quel trésor pousse les nazis à remuer ainsi ciel et terre ? Recruté par la résistance française, Pierre Le Bihan, brillant archéologue, doit replonger dans l’histoire de Rollon et en dénouer les mystères pour contrer la puissante SS. Aidé de Joséphine, une jeune et jolie résistante, il n’a d’autre choix que d’affronter l’occupant et de découvrir avant lui un secret dont dépend l’avenir du IIIe Reich et l’issue de la Seconde Guerre mondiale. La Saga de Rollon le Normand. 1000 ans après, l’histoire recommence.

En fait, je pense que je suis complètement fou. Oui, je le reconnais. Prenez par exemple cette BD qui en est le parfait exemple : a votre avis, pourquoi celle-ci a attiré mon attention ? Pourquoi celle-ci et pas une autre, surtout que, en toute objectivité, ce n’est pas les suites a des cycles que j’ai commencé et que je n’ai jamais achevé (du moins, pas encore) qui manquent. Pourquoi donc me lancer dans l’achat d’une bande dessinée où sur la couverture, il est marquer en gros « tome 1 » ? On ne pourra pas dire que j’ai été pris en traitre, je savais où je me lançais. Mais que voulez vous, alors que je déambulais dans les rayons, « juste pour regarder, rien d’autre » (mais oui, bien sur), un premier coup d’œil sur celle-ci ne me dit rien : « une BD sur les vikings, bof, je m’en fiche ! ». Puis, cinq minutes plus tard, je repasse devant et je m’aperçois que sur l’illustration de la couverture, derrière ces fameux hommes du nord, il y a une … croix gammée ! Ah ! Qu’est ce donc que ceci ? Un lien entre les vikings et les nazis !? Et voila que je me saisis de la chose, que je la feuillette et que je repars avec. Tout simplement.

Bref, deux choses : comme élément attirant l’œil du client, les nazis marchent bien en fait, mais bon, au moins, avec eux, on sait a quoi s’en tenir : comme « méchants » d’une histoire, il est difficile de faire « mieux » ; salauds, sadiques, avec leur théories détestables sur la supériorité de la race germanique et l’infériorité des autres, leurs lubies pour l’occultisme, la Thulé, l’Atlantide etc., ils ont tout pour faire passer un type comme Sauron pour un joyeux drille. Par contre, et j’en viens a ma deuxième chose, pour ce qui est de l’originalité, on repassera, ceux-ci étant surexploité depuis des décennies tant dans les films, les romans ou les BDs. Ainsi, pour ce qui est de ce média, on ne compte plus depuis longtemps les séries où l’on retrouve ceux-ci, d’ailleurs, un petit tour sur les bandes dessinées dont je parle sur ce blog vous confirmera un peu la chose. En fait, dans le monde de la BD européenne, le lecteur retrouve souvent deux grands courants (ce ne sont pas les seuls mais ils sont surreprésentés) : les récits de nazis et ceux de secrets et de complots de l’Eglise Catholique. Et devinez quoi ?

Vous n’avez pas compris ? Je vous le donne dans le mille : ce Viking, les racines de l’ordre noir exploite les deux thèmes ci-dessus cités, car aux nazis s’ajoute donc les habituelles petites cachoteries du catholicisme et le fameux, bâillement, « secret qui pourrait remettre en cause l’existence même de la chrétienté toute entière », rien que ca ! Bref, si l’on se doutait au départ que l’originalité n’allait pas être le point positif de cette BD, au bout de quelques pages, l’affaire s’avérait être encore plus compliquée que ca, d’où une certaine perplexité, au point où l’on se trouve de cette critique quand à la valeur et l’intérêt de la chose.

Pourtant, après coup, et même si je n’ai pas franchement été tendre avec cette œuvre jusque là, je dois reconnaître que celle-ci s’en sort ma fois assez bien. Ouh là, n’allez pas imaginer que l’on à a faire au truc de l’année, que cette histoire tirée d’un roman (qui accessoirement a assez bien marché apparemment, personnellement je ne connaissais pas mais bon je suis loin d’avoir la science infuse) du propre scénariste de la BD révolutionnera le genre ou se démarquera de part d’innombrables qualités de la production du genre habituel. Bien loin de moi une telle idée. Cependant, malgré un manque flagrant d’originalité, des personnages un peu trop caricaturaux à mon gout (Le Bihan et sa « copine » étant un comble du mauvais gout surtout la fille qui ne semble s’intéresser qu’au camembert, véridique) et des dessins qui alternent entre le correct voir l’agréable mais aussi, hélas, le plus que douteux sur certaines cases, je trouve que ce premier tome de Vikings s’en sort plutôt bien, ou, du moins, a su éveiller comme il le faut mon intérêt. Probablement que cela est dut au fait que je suis assez attirer par toutes ces histoires de conspirations, de secrets détenus par l’Eglise, le tout mâtiné d’Histoire et avec les nazis pour compléter le tout. Mais aussi, reconnaissons le, grâce a un scénario qui, a défaut d’être original ou tout simplement parfaitement réussi, possède un petit quelque chose qui fait que le lecteur est rapidement captivé et ne peut s’empêcher de désirer connaître le fin mot de l’histoire. Et ce, même si celui-ci ne révolutionnera probablement pas le genre…

Bref, vous l’avez compris, ce premier tome de Vikings est peut être sympathique mais est loin d’être franchement indispensable. Après, si vous êtes un passionné comme moi du genre abordé (ou plutôt des genres) et que vous ne vous en êtes pas encore lassé, alors jetez y un petit coup d’œil, il pourra, éventuellement, vous plaire. Maintenant, de là a vous le procurez comme moi, cela n’est peut être pas nécessaire. Après tout, douze euros et quelques, c’est une petite somme, non ?

WATCHMEN


WATCHMEN

New York, 1985 sur notre calendrier, minuit moins douze sur l'horloge de l'holocauste nucléaire. Une loi interdit désormais aux super héros d'exercer leurs pouvoirs. Seuls quelques-uns restent à la solde du gouvernement. Les autres vieillissent et s'interrogent sur leur inutilité.
Vendredi soir, le Comédien, agent numéro un du gouvernement américain depuis quarante ans, est mort à New York. Qui a assassiné cet ancien membre des Gardiens, un groupe de super-héros aujourd'hui dissous ? Et pourquoi ?
Mû par un terrible soupçon, Rorschach, le détective psychotique qui a préféré devenir un hors-la-loi plutôt que d'accepter les nouvelles règles, contacte ses ex-partenaires, un « tueur de masques » est après eux.
Alors commence une traque sans pitié, où chacun apportera sa pièce du puzzle pour révéler peu à peu l'inimaginable vérité...
Tandis qu'inexorablement, les aiguilles se rapprochent de minuit.

Et voilà, après tants d’années, pour ne pas dire des décennies a lire des comics, mais aussi, car c’est le cas depuis plus d’un an, a les abandonner régulièrement, toujours pour les mêmes raisons (en gros, répétitivité des histoires, aucunes véritables évolutions, tous changements notables étant reléguer aux oubliettes a chaque changement d’auteur, univers partagé avec ses éternels contraintes, retour en arrière pour soit disant ne pas froisser les fans, morts qui ressuscitent tôt ou tard, parfois des l’épisode suivant et surtout la certitude que ces séries qui ont quasiment toutes plus de cinquante ans, voir plus, nous enterrerons toutes), voilà donc que finalement, j’ai enfin lu l’œuvre culte par excellence du genre, celle sur laquelle tout le monde ou presque (mais fort rares sont les détracteurs) est d’accord pour en louer l’excellence, l’importance et la valeur, je veux bien entendu parler de The Watchmen. Oui, il m’aura fallu des années pour finalement avoir l’occasion de la découvrir, alors que, comme bien souvent avec moi (un exemple tout bête, Elric pour la Fantasy), je connaissais l’œuvre depuis des lustres, ayant lu et relu moult commentaires et critiques fort élogieuses a son sujet, connaissant les principaux protagonistes, l’intrigue dans ses grandes lignes et les implications qui en découlent. Bref, ce Watchmen, quelque part, avant même de lire la première page, c’était un peu comme si je me lançais dans une relecture où le plaisir des rebondissements et des coups de théâtre n’auraient pas la même saveur. Un peu car forcement, ce n’était pas entièrement le cas, bien entendu ; après tout, ce n’est pas parce qu’une œuvre est connue, dans ses grandes lignes, que l’on peut se passer de la découvrir pour de bon : va-t-on donc se priver de lire, toutes proportions gardées, Hamlet ou l’Iliade uniquement parce que tout le monde ou presque connaît les intrigues par cœur ? Bien évidement, non. Pour Watchmen (attention, je ne compare cette BD malgré ses innombrables qualités aux deux œuvres citées) donc, qui est au monde des comics ce qu’Hamlet est au théâtre où les Beatles à la musique, c’était un peu le cas ; évidement que cela faisait longtemps que je comptais me plonger dans ce que beaucoup considèrent comme la meilleur histoire de super héros de tous les temps (et oui), et comme bien souvent, après coup, je n’ai pas put m’empêcher de me dire : « mais comment ais-je fait pour ne pas avoir lu ce truc plus tôt ?! » (Eternelle phrase qui revient souvent et qui me résume bien en fait). Mais bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais.

Sauf qu’en fait, avec un truc aussi gros que The Watchmen, je me retrouve en fait comme devant un mur infranchissable. Après tout, il ne faut pas se leurrer, tout a déjà été dit et redit ad nauseam depuis près de vingt cinq ans qu’est sortie cette série. Du coup, que pourrais-je ajouter de véritablement neuf, d’original, quelque chose qui vaille véritablement le coup et qui ne fasse pas « énième répétition » ? J’ai eu beau chercher, y réfléchir longuement, j’ai dut m’avouer vaincu ; forcement, en plus, depuis le temps, bon nombre de chroniqueurs ont eu l’occasion de « pondre » de magnifiques critiques ou le feront, quoi qu’il en soit, bien mieux que moi, analysant le moindre détail de la BD, les intentions des auteurs, les répercussions de l’œuvre sur le paysage des comics de super héros car un fait est a ne pas négliger : il y a un avant et un après Watchmen, et l’on ne compte plus, depuis la parution de ce petit bijou, le nombre de références, d’inspirations, d’emprunts au fil des années. Car sans The Watchmen, ou pour la première fois, l’on nous présentait des héros sous un jour sombre, inquiétant voir pas bien dans leur têtes pour bon nombre d’entre eux, cela bien loin de l’archétype super héroïque en court depuis l’âge d’or et le discours bien souvent niais qui en avait découler bien trop souvent, aurait-on connu d’autres cycles majeurs, des protagonistes plus ambigus et un manichéisme fort différent ? Bien évidement que non. Pourtant, malgré le raz de marré et l’immense succès que fut la parution de Watchmen, quelque part, et encore aujourd’hui, cette œuvre est un peu a part dans le monde des comics américains ; jamais inégalé depuis, l’œuvre d’Alan Moore et de Dave Gibbons (tient, comme c’est amusant, deux anglais sont a l’origine de la meilleur histoire de BD super héroïque) reste le summum d’un genre, et le sera probablement définitivement à jamais.

D’ailleurs, quelque part, l’on dit souvent que si l’on ne devrait lire qu’un seul et unique comics de super héros, c’est Watchmen. Cela pourrait être exact sauf qu’en fait, l’affaire est bien plus compliquée que l’on pourrait le croire : comment un parfait néophyte en la matière retiendra toutes les subtilités du genre, tous les clins d’œil a d’autres personnages en d’autres temps et d’autres lieux ? The Watchmen, pour quelqu’un d’étranger a la bande dessinée US ne restera qu’une bonne (ou non) histoire où l’on voit des drôles de héros sans véritables pouvoirs (après tout, seul le quasi divin Dr Manhattan dispose réellement de pouvoirs, et quels pouvoirs d’ailleurs), quadragénaires et vieillissants, bourrés de complexes pour certains, sans morale pour d’autres, violents voir complètements fous pour la plupart ; des héros désabusés, lassés de « casser du petit malfrat » et qui savent que leurs actions ne changera pas le font du problème, mais des héros capables de bien des atrocités afin de parvenir a leurs fins d’ailleurs. Une intrigue qui flirte ouvertement et a dessein avec l’Uchronie, dans un monde ou les deux bocs antagonistes sont au bord de la guerre nucléaire, un monde où ces mêmes héros sont « a la retraite » et où, des les premières pages, l’un d’eux est assassiner ce qui lance le charismatique mais inquiétant Rorschach sur la piste d’un hypothétique tueur de héros qui pourrait bel et bien être l’un d’entre eux. Bref, pour le néophyte, tout cela pourra plaire, mais ne vaut-il pas mieux être un habituer du monde super héroïque pour apprécier a sa juste saveur ce que Moore et Gibbons ont concocté avec maestria ? Comment le lecteur, habitué aux habituelles grosses productions de Marvel et DC où soit disant tout change et rien ne sera jamais plus comme avant alors qu’en fait, la seule chose qui est sure, avec leurs séries phares, c’est que la seule chose qui y règne en maitre, c’est le détestable statu quo, ne pourra pas accueillir avec joie une série, avec un début et une fin (cela a l’air stupide dit comme cela mais c’est fou ce que c’est agréable tout de même), remplie d’idées géniales, a l’univers cohérent, définie et riche (quel travail fait a se sujet, c’en est même rare a ce niveau), avec ses protagonistes géniaux et inoubliables, son intrigue captivante de bout en bout (même quand on en connaît les tenants et les aboutissements, si si, je vous assure que oui) et ce jusqu’au boutisme qui en ressort et qui traduit superbement bien la phrase taguée sur divers murs que l’on aperçoit au fil des pages : « who watches the Watchmen ? »

Oui, qui garde les gardiens ? Incontestablement, The Watchmen restera dans l’histoire de la bande dessinée nord américaine comme une œuvre culte, et ce qui fait de mieux dans son genre, les BDs de super héros. Mais aussi, une œuvre majeure dans la BD en général, tous genres et toutes origines confondus. Alors oui, si vous ne deviez lire dans votre vie qu’un seul comics de super héros costumés, c’est Watchmen qu’il vous faut, et rien d’autre. Par contre, pour en apprécier toute la valeur et la saveur, il me semble évidant qu’être un habitué du genre est largement préférable. Quoi qu’il en soit, si vous vous dites fans de BD, vous ne pouvez pas passer a coté d’un tel monument.
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