samedi 4 octobre 2014

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX – LE RETOUR DU ROI


LE SEIGNEUR DES ANNEAUX – LE RETOUR DU ROI

La guerre a éclaté, Aragorn appelle l'Armée des Parjures à accomplir leurs anciens serments. Le temps presse, Minas Tirith est assiégée et les renforts sont si loin. Alors commence une bataille démesurée où se mêlent les Nazgûl, Gandalf, des hobbits, la folie, le désespoir, le courage, et un rayon de soleil au son d'un écho de cor dans les montagnes. Mais dans cette guerre, la victoire ne se gagne pas sur les champs de bataille, tous les espoirs des Peuples Libres portent sur les épaules fatiguées de deux hobbits...et sur le souffle du destin qui prend des allures inattendues.


Le Seigneur des anneaux – Le retour du Roi
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 20 octobre 1955
Edition Poche : 1 mars 2005
Titre en vo : The Lord of the Rings – The return of King
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Francis Ledoux
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 569

Mon avis : Finalement, cette énième relecture (mais la première en deux bonnes décennies) de ce qui est sans nul doute la plus grande œuvre de Fantasy du vingtième siècle, et, certainement, l’une des plus importantes du genre, je veux bien évidement parler du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien aura été bien plus longue que je le prévoyais : débutée en aout, achevée début octobre, je n’escomptais pas y passer autant de temps… mais il faut dire que j’ai lu tellement de fois cette trilogie, je connais certains passages si biens (n’oublions pas les films également, que, pour la petite histoire, j’ai revu cet été) qu’il y eut des moments, j’eu un pas de mal à poursuivre. Pourtant, et malgré un certain passage à vide pendant le second tome, Les deux Tours (particulièrement le Livre III), pour ce qui fut de la suite, et donc, de ce Retour du Roi, ce fut une toute autre histoire. Il faut dire que cet épilogue, encore aujourd’hui, se lit quasiment d’une traite et est d’une richesse impressionnante : ainsi, entre la description de la guerre au Gondor, dans le Livre V, qui fourmille d’événements marquants et de scènes inoubliables en tous genres – comment ne pas mettre en avant la charge des Rohirims, l’affrontement entre Eowyn et le Seigneur des Nazgûls ou le bucher de Denethor – et la fin de la quête du porteur de l’Anneau, dans le Livre VI, qui s’achève, comme chacun sait, par la chute de Gollum dans la lave de la Montagne du Destin, ce qui entraine la destruction de l’Anneau et la fin de Sauron, Tolkien a su nous offrir une fin tout bonnement magistrale a son œuvre. Bien évidemment, au vu des deux premiers romans, on se doutait que celle-ci ne décevrait pas, mais même après moult relectures, comment ne pas reconnaitre que celle-ci est tout simplement parfaite !? Surtout que, contrairement aux films, décidément excellents mais bien imparfaits, l’intrigue ne s’achève pas avec la chute de Sauron mais avec Le nettoyage de la Comté, chapitre oh combien important et, au demeurant, réussi ; car alors que l’on croyait le mal parti a jamais, nos héros, de retour chez eux, auront une bien mauvaise surprise… Ajoutons à cela les divers appendices qui concluent l’œuvre et qui apportent un plus à la connaissance générale de l’univers crée par Tolkien : historique des événements depuis le début du Second Age, arbres généalogiques, quid du sort des membres de la Communauté… décidément, ceux-ci sont tout bonnement indispensables ! Oui, comme cette œuvre, intemporelle, inoubliable et qui, sans aucune exagération, modifia a jamais la face du monde… du moins, pour ce qui est de la Fantasy.


Points Positifs :
- Ce troisième tome est non seulement dans le lignée de ses prédécesseurs mais, qui plus est, est une formidable conclusion a une œuvre tout bonnement géniale ; et je pèse mes mots. Mais bon, depuis le temps qu’elle est sortie et connus de tous, ou presque, ce n’est plus une surprise.
- Le siège de Minas Tirith, la charge des Rohirims, le combat entre Eowyn et le Seigneur des Nazgûls, le bucher de Denethor, la destruction de l’Anneau dans la Montagne du Destin, le nettoyage de la Comté : tout un tas de scènes et de chapitres marquants et inoubliables.
- Vous vous attendiez à ce que Frodon soit un héros jusqu’au bout ? Mais arrivé au moment propice, il refuse de jeter l’Anneau, bref, il a failli… heureusement Gollum… Quoi qu’il en soit, beau petit coup de théâtre de la part de Tolkien.
- Justement, pour ceux qui ne connaitraient que la version cinématographique du Seigneur des Anneaux, qu’ils se jettent sur les romans, car ceux-ci sont plus complets, bien entendu, mais surtout pour Le nettoyage de la Comté, un pur petit bijou, totalement inattendu et qui conclut fort bien l’intrigue.
- Les divers appendices, fort intéressants et instructifs qui ne pourront que ravir les plus mordus de Tolkien.  

Points Négatifs :
- Le principal problème qui se pose dans la structure même du Seigneur des Anneaux, c’est qu’à partir du moment où la Communauté de l’Anneau se sépare, à la fin du premier tome, on suit alternativement deux groupes : Gandalf et compagnie d’un côté, Frodon et Sam de l’autre, or, il se passe bien plus de choses pour les premiers que pour les seconds qui, la plupart du temps, il faut bien le reconnaitre, ne font que marcher…
- Du coup, le début du Livre VI n’est pas le plus enthousiasmant de l’œuvre : Frodon et Sam marchent, se lamentent, se reposent, discutent puis remarchent, etc. Mouais, pas évidant comme passage…
- La traduction de Francis Ledoux, encore et toujours : Eomer qui devient Eomir (et pas qu’une fois), mots qui ne sont pas à leurs places, phrases qui ne veulent rien dire… Heureusement qu’une nouvelle traduction va voir le jour !

Ma note : 9,5/10

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