vendredi 24 décembre 2021

Joyeux Noël !


Et voilà, comme il est devenu de coutume sur ce blog, je vous retrouve en ce jour de veille de Noël pour vous parler un petit peu de ce grand moment tant attendu par les enfants – mais aussi bon nombre d’adultes – qui, bien événement, attendent avec impatience de pouvoir déballer leurs cadeaux – que ce soit le 24 au soir, pour ceux qui ont de la chance, ou le 25 au matin, au pied du sapin, pour ceux qui vont devoir encore patienter quelques heures… Mais bon, même si ce que je vais dire peut paraitre débile, ou niais, Noël, ce ne sont pas uniquement que des cadeaux apportés par un individu vêtu de rouge et a l’embonpoint plutôt prononcé. Non, Noël, c’est aussi l’occasion de se réunir en famille, même si celle-ci n’est pas bien grande, de se faire plaisir, de faire plaisir aux autres, bref, de passer un bon moment et d’oublier, pour un temps, même court, ses soucis, le Covid qui est toujours parmi nous et dont on commence à se dire, au bout de 2 ans, qu’il risque de nous accompagner pendant encore quelques années ainsi que d’autres joyeusetés tout aussi désagréables comme, par exemple, la campagne électorale française ou les traditionnelles grèves des cheminots juste avant les fêtes… Alors, laissez vous imprégner une fois de plus par l’esprit de Noël, n’écoutez pas les habituels cyniques qui vont regarder de haut en affirmant que cette fête est commerciale et si vous n’êtes pas isolés en raison du Covid, passez donc un bon réveillon, soyeux heureux en recevant vos cadeaux et surtout… passez un Joyeux Noël !!!

jeudi 23 décembre 2021

AU PAYS DES HABITUDES


AU PAYS DES HABITUDES
 
Trader marié et père d'un enfant, Anders a le sentiment d'être tellement prisonnier des fils de son existence qu'il choisit tout simplement de tous les couper pour retrouver un semblant de liberté. Six mois plus tard, désormais divorcé et jeune retraité, l'homme subit le contrecoup des choix de cette crise de la cinquantaine bien trop subite en réalisant que ce nouveau départ ne se dessine pas aussi vite qu'il l'avait espéré. Errant entre des relations sans lendemain et une nouvelle maison qu'il peine à décorer à son image elle-même encore indéfinie, Anders ne parvient pas réellement à détacher son regard de son ancienne vie...
 

Au Pays des Habitudes
Réalisation : Nicole Holofcener
Scénario : Nicole Holofcener
Musique : Marcelo Zarvos
Production : Likely Story, Netflix
Genre : Drame
Titre en vo : The Land of Steady Habits
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 12 septembre 2018
Langue d'origine : Anglais
Durée : 98 min
 
Casting :
Ben Mendelsohn : Anders Harris
Edie Falco : Helene Harris
Thomas Mann : Preston Harris
Elizabeth Marvel : Sophie Ashford
Michael Gaston : Mitchell Ashford
Charlie Tahan : Charlie Ashford
Bill Camp : Donny O’Connell
Josh Pais : Larry Eastwood
Connie Britton : Barbara
Natalie Gold : Dana
Victor Slezak : Wes Thompsan
Victor Williams : Howard
 
Mon avis :
 Si l'on excepte un Ben Mendelsohn épatant dans le rôle principal et un casting en or de seconds rôles – Edie Falco, Thomas Mann, Connie Britton – cette adaptation du roman de Ted Thompson par Nicole Holofcener prend la forme d'une espèce d'archétype parfait de comédie dramatique US sur les tourments existentiels d'un cinquantenaire paumé comme il nous en arrive une ou deux fois par an. Évidemment, dès le départ, l'entourage du personnage d'Anders ne représente en réalité que des facettes de lui-même et des directions qu'il pourrait ou aurait pu suivre : une ex-femme vite passée à autre chose avec un autre trader à succès, un fils immature qui stagne face à son futur, un adolescent dépendant à la drogue en pleine fuite en avant ou encore un nouvel amour synonyme d'avenir... Ensuite, Au Pays des Habitudes déroule la structure de son moule scénaristique archi-connu où, dans un premier temps, Anders va bien sûr faire tous les mauvais choix possibles en refoulant sans cesse ses émotions et en choisissant les solutions de facilité, arrivera plus tard un événement qui le remettra en cause avant de venir crever l'abcès avec ses proches pour ensuite envisager un avenir plus serein. Le film n'est pas dénué de jolis moments ou dialogues et, comme on l'a dit, Ben Mendelsohn arrive parfois à donner le change mais, bon sang, à moins que ce soit votre premier film sur le sujet, comment peut-on espérer créer la moindre surprise avec un déroulement aussi prévisible et qui emprunte à peu près tout ce qu'il s'est fait dans le genre depuis des années ? D'autant plus que, quand Nicole Holofcener choisit de s'en écarter quelque peu, c'est pour parfois délaisser son personnage principal, le point fort du film, dans le but de s'intéresser au sort pas forcément très passionnant de ceux qui gravitent autour de lui – ils ne sont que des pions dans l'évolution du héros après tout – ce qui n'arrange pas le peu de pertinence émanant de cette énième variation autour de cette thématique. Au Pays des Habitudes n'est cependant pas un calvaire à suivre pour autant, l'ennui ne s'y fait jamais vraiment sentir mais, à part la volonté d'offrir un rôle au génial Ben Mendelsohn éloigné de ses prestations récentes de grand vilain de blockbuster, on ne voit pas trop comment considérer cette comédie dramatique autrement que futile et mineure. Dans un sens, le long-métrage ne pouvait pas avoir un meilleur titre car on a constamment l'impression de se retrouver propulsé au pays des habitudes des films de cinquantenaires en crise…
 

Points Positifs
 :
- Un film sympathique, certes loin d’être original, mais qui se laisse regarder et peut, éventuellement, faire passer un bon moment au spectateur pour peu qu’il soit respectif au genre ou qu’il ne soit pas familier de ce genre de longs métrages traditionnels consacrés à la crise de la cinquantaine.
- Ben Mendelsohn porte à lui tout seul, ou presque, l’intérêt de ce film tant sa prestation est excellente – il faut dire que je ne suis pas neutre vu que j’apprécie grandement cet acteur. Cependant, le reste du casting, de qualité, n’est pas en reste non plus et mérite le détour.
- Malgré une ambiance plus dramatique que prévue de prime abord, il subsiste quelques scènes plutôt amusantes qui ne sont pas dénuées d’intérêt.
 
Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, il se dégage un très lourd sentiment de déjà vu avec ce film : après tout, des films sur la crise de la cinquantaine – ou de la quarantaine – avec un protagoniste qui, au départ, commet tous les mauvais choix possibles avant de, finalement, s’en sortir avec un petit happy-end, on s’en coltine pas mal, chaque années, depuis des lustres…
- Un manque de rythme certain par moments, ce, dut au fait que certaines scènes durent un poil trop longtemps alors qu’elles n’apportent pas grand-chose, scénaristiquement parlant.
- Un casting intéressant et de qualité mais qui n’est pas vraiment approfondi.
- Indéniablement, Au Pays des Habitudes fait parti de ce genre de films que l’on regarde pour passer le temps et que l’on oublie rapidement…
 
Ma note : 6/10

lundi 20 décembre 2021

LE NOM DE LA ROSE


LE NOM DE LA ROSE
 
En l'an 1327, le moine Guillaume de Baskerville, aidé du novice Adso, sont appelés dans un monastère pour enquêter sur la mort mystérieuse d'un moine. Leur démarche est entravée par des comportements où tout le monde a l'air de cacher quelque chose. Un autre moine meurt, assassiné. Un aveugle, Jorge de Burgos, semble connaître la cause des meurtres, mais reste hermétique à toute approche. De son côté Adso découvre l'amour avec une jeune fille qui s'est introduite dans le monastère. L'enquête se complique avec l'arrivée d'un prêtre de l'inquisition. Il s'agit avant tout pour lui d'arrêter les présumés coupables et de les condamner le plus rapidement possible aux flammes du bûcher.
 

Le Nom de la Rose
Réalisation : Jean-Jacques Annaud
Scénario : Gérard Brach, Alain Godard, Andrew Birkin, Howard Franklin, d'après le roman d'Umberto Eco
Musique : James Horner
Production : Les Films Ariane, FR3 Films Production, Cristaldifilm, Neue Constantin
Genre : Drame Historique, Thriller
Titre en vo : Le Nom de la Rose
Pays d’origine : Italie, France, Allemagne de l’Ouest
Parution : 24 septembre 1986
Langue d'origine : Anglais, Latin
Durée : 131 min
 
Casting :
Sean Connery : Guillaume de Baskerville
Christian Slater : Adso de Melk
Helmut Qualtinger : Remigio de Varagine
Elya Baskin : Severin de Sant'Emmerano
Michael Lonsdale : l'abbé
Volker Prechtel : Malachie de Hildesheim
Feodor Chaliapin Jr. : Jorge de Burgos, ex-bibliothécaire de l'abbaye
William Hickey : Ubertin de Casale
Michael Habeck : Bérenger d'Arundel
Urs Althaus : Venantius de Salvemec
Valentina Vargas : la fille
Ron Perlman : Salvatore
Leopoldo Trieste : Michel de Césène
Franco Valobra : Jérôme de Kaffa
Vernon Dobtcheff : Hughes de Newcastle
Donald O'Brien : Pietro d'Assisi
Andrew Birkin : Cuthbert de Winchester
F. Murray Abraham : Bernardo Gui
Lucien Bodard : le cardinal Bertrand du Pouget
Peter Berling : Jean d'Anneaux
Pete Lancaster : l'évêque d'Alborea
Dwight Weist : Adso vieux (le narrateur)
Gianni Rizzo : l'envoyé papal
Lars Bodin-Jorgensen : Adelme d'Otrante
 
Mon avis :
 Je n'ai pas découvert Le Nom de la Rose hier, encore moins avant hier, ce film, que dis-je, ce chef d’œuvre, je l'ai vu pour la première fois encore adolescent, même si à l'époque, j'étais encore bien trop jeune pour en apprécier toute la subtilité, toute la quintessence et le reconnaître a sa juste valeur, c'est à dire, comme étant l'une des œuvres cinématographiques majeures des années 80. Bien évidement, certains hurleront au loup devant une telle affirmation, jugeant tel autre long métrage meilleur ou plus représentatif d'une décennie, les années 80, qui, accessoirement, n'aura pas laisser un souvenir impérissable dans le Septième Art si on la compare a d'autres, bien plus fructueuses. De même, quelques uns rechigneront devant le fait qu'une production européenne puisse tenir la dragée haute aux films hollywoodiens : cela, je l'assume parfaitement, surtout que des films dans le genre SOS Fantômes ou bien Un Fauteuil pour Deux sont certes sympathiques mais ne resterons pas dans l'histoire du Septième Art comme des œuvres impérissables… Bien évidement, tout cela reste une affaire de gouts personnels mais je tenais à vous le dire, ne serais ce que pour que vous compreniez toute l'importance que peut avoir a mes yeux un film comme Le Nom de la Rose. Alors bien entendu, le film de Jean-Jacques Annaud ne serait rien sans l'œuvre originale, le roman d'Umberto Eco, mais comme aujourd'hui, c'est l'adaptation qui est le sujet de cette critique et non le roman original, mes propos, mon ressenti, seront bien évidement ceux du film. Mais si Le Nom de la Rose – le roman – était considéré comme étant un véritable chef d'œuvre, son adaptation n'en est pas moins incontournable comme je vais essayer de vous l'expliquer au mieux… Ainsi, avec sa grandiose bâtisse bâtie sur un éperon rocheux, ses ciels nocturnes, crépusculaires ou tempétueux, Le Nom de la Rose est une réussite visuelle rappelant indéniablement les films d'horreurs gothiques de la grande époque de la Hammer. Comme un ancêtre mythique, l'abbaye écrase de son poids les moines et se révèle être le personnage principal, inquiétant, secret et mystique avec sa haute tour verrouillée à double tour, son inquiétant cimetière ou encore son fantasmagorique portail orné. Pour peupler le sombre et majestueux édifice, Jean-Jacques Annaud a fait appel à une véritable Cour des Miracles, un défilé de tronches qui impriment leur faciès rebutant dans l'esprit du spectateur et qui marquera ceux ci fortement. Chaque personnage est un monument de laideur inoubliable : du bossu idiot à la gueule prognathe de Salvatore, joué par l'inimitable Ron Perlam au vénérable Jorge – Feodor Chaliapin Jr – vieil aveugle irascible au visage parcheminé, en passant par le bibliothécaire au profil de vautour et l'albinos adipeux qui se flagelle dans sa cellule. Autant d'injures à la Création et à la beauté qui sont contrebalancés par le visage buriné mais noble et franc de Guillaume de Baskerville – Sean Connery qui fit tout pour obtenir ce rôle qui sembla, après coup, fait pour lui – et la jeunesse insolente d'Adso – Christian Slater dans un de ses premiers rôles. Dans cette atmosphère hostile, sombre, inquiétante, Guillaume de Baskerville, Sherlock Holmes franciscain, tente tant bien que mal de mener son enquête. Car il s'agit bien sûr et avant tout, entendons nous bien, d'une enquête sur un tueur en série sévissant dans l'abbaye, un tueur qui prend appui sur L'Apocalypse comme le tueur de Seven utilisera, des années plus tard, les Sept Péchés Capitaux. Chaque meurtre est, en effet, directement lié à une prophétie de L'Apocalypse : tué par la grêle ou noyé dans le sang. Le Diable habiterait-il l'abbaye ? La peur de la fin du monde semble pétrifier les moines qui, habitués du mystère et de la dissimulation, referment les portes, réelles ou non, qui auraient pu amener Guillaume de Baskerville à la vérité. L'abbaye est un huis clos physiquement mais aussi mentalement car rien ne doit filtrer en dehors de l'édifice. Et comme un certain nombre de moines semblent cacher un passé ou un présent sulfureux, le spectateur en vient à soupçonner tout le monde. Et la recherche du meurtrier, et surtout de ses mobiles, n'en devient que plus intéressante. En parallèle de l'enquête policière, Le Nom de la Rose dépeint une Église médiévale en pleine tourmente. En opposition à une Église décadente et s'éloignant des préceptes du Christ, de nombreux courants se développent : les branches dissidentes vont rapidement se voir taxées d'hérétisme jusqu'à la création de l'Inquisition en 1199. Mais c'est en 1231 que le Pape Grégoire IX décide de la peine de mort pour les hérétiques les plus durs. Dans ce contexte troublé, Le Nom de la Rose oppose clairement une Église riche et hypocrite, celle de l'abbaye, à une Église se réclamant de la pauvreté. Comme un symbole de sa supériorité, l'abbaye est construite sur une masse rocheuse et surplombe un village miséreux : les ordures de l'abbaye sont des mets de choix pour des pauvres hères qui se battent pour obtenir les meilleurs morceaux, donnant au passage une scène marquante du film où des paysans crasseux se jettent comme des animaux sur cette manne tombée du ciel, don de la charité des moines. Cette richesse incongrue s'accompagne d'une déviance morale certaine, au moins du point de vue catholique. Tandis que les moines se montrent d'une piété certaine, l'attrait de la chair, envers le sexe opposé comme envers les jeunes moines prêts à tout pour obtenir quelques privilèges, ronge les fondations religieuses de l'abbaye comme de l'Église. Grâce à un univers gothique remarquable, peuplé de personnages inquiétants aux gueules éprouvantes, Le Nom de la Rose stimule la partie sensible du spectateur, tout en descendant dans les tréfonds d'une Église catholique médiévale décante et obscurantiste. Cette Église là préfère dissimuler et détruire plutôt que voir ses préceptes remis en question. Cette même Église qui voit le Diable partout, qui voit dans le rire l'une de ses manifestations terrestres, qui sait bien qu'elle n'empêchera pas les masses populaires de rire, mais qui ne veut surtout pas que les lettrés, que la petite minorité cultivée de cette époque, le Moyen-Âge, puisse subitement rire de tout, car alors, on rirait de Dieu également et cela serait la fin de son emprise. Un film, donc, assurément magistral de la première à la dernière seconde tant par son synopsis – mais là, bien sur, il le doit au roman – des décors et une ambiance inquiétantes faisant rappeler bien des chef d'œuvres plus anciens, un coté visuel et des tronches inoubliables, sans oublier, bien entendu, une histoire captivante avec une enquête parfaitement menée par un Sean Connery en grande forme ainsi que des implications qui donnent bien évidement a réfléchir sur le pouvoir de l'Église a l'époque, mais que l'on pourrait transposé assez facilement dans bien des régimes plus modernes. Un chef d’œuvre inoubliable, indéniablement…
 

Points Positifs
 :
- Un classique absolu du cinéma des années 80, un film magistral, quasiment parfait de bout en bout et qui, plus de trois décennies après sa sortie dans les salles, n’a rien perdu de son intensité. Il faut dire que Jean-Jacques Annaud est ici au sommet de son art et nous offre une adaptation sans faute du roman original d’Umberto Eco, œuvre qui était jugée quasiment inadaptable à la base au vu de sa complexité. Un chef d’œuvre !
- Scénaristiquement, bien entendu, le film doit tout au roman original, cependant, même s’il n’est pas aussi complexe, même s’il n’est pas aussi aboutit – ce qui est logique – il n’en propose pas moins une intrigue captivante de bout en bout et qui est à la hauteur des meilleurs polars.
- Un casting somptueux et si, naturellement, le grand Sean Connery livre ici peut-être son plus grand rôle – il sera à tout jamais Guillaume de Baskerville – et marque durablement les esprits, le reste des acteurs n’est pas en reste et si l’on notera une des premières apparitions du alors tout jeune Christian Slater, comment oublier Ron Perlman et sa fameuse tronche ainsi que la sensuelle Valentina Vargas.
- Des décors magnifiques et une reconstitution historique de qualité. D’ailleurs, on se croirait presque plongé au cœur du Moyen-Âge. Ajoutons à cela une ambiance particulière, faite de crasse et de bâtisses imposantes qui ne dénoteraient nullement dans un vieux film de la Hammer…
- Une toile de fond complexe, qui met en avant la problématique religieuse et les luttes théologiques au sein de la Chrétienté au XIIIème siècle.
 
Points Négatifs :
- Un coté peut-être un peu trop a grand spectacle, surtout vers la fin. Après tout, avait-on besoin de faire mourir Bernardo Gui alors que ce dernier, personnage historique bien réel, ne passait pas l’arme à gauche dans l’œuvre originale ?
- Les inconditionnels du roman trouveront peut-être à redire au sujet de cette adaptation qui, fatalement, est moins complexe. Cependant, je pense qu’il était impossible de retranscrire totalement l’ouvrage d’Umberto Eco, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 8,5/10

vendredi 17 décembre 2021

L'EMPEREUR-DIEU DE DUNE


L'EMPEREUR-DIEU DE DUNE
 
Leto II Atréides, l'Empereur-Dieu de Dune, est désormais un ver de sable à face humaine. À peu près invulnérable et immortel, il a entrevu dans l'avenir l'extinction de l'espèce humaine. Pour la conjurer, il fait respecter son ordre, le Sentier d'Or. L'empire a connu trente-cinq siècles de paix. La Guilde et le Bene Gesserit ont les mains liées : c'est Leto qui contrôle sur Dune les dernières réserves de l'indispensable épice. Les Ixiens lui envoient une femme parfaite, issue d'une éprouvette et chargée à son insu de le séduire et de le détruire. Leto sait désormais qu'il devra peut être se sacrifier et sacrifier la femme qu'il aime et qui réveille d'anciens souvenirs.
 

L'Empereur-Dieu de Dune
Auteur : Frank Herbert
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 28 mai 1981
Edition Française : 22 novembre 2012
Titre en vo : God Emperor of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Demuth
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 624
 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes de ce formidable cycle de science-fiction qu’est Dune, œuvre du grand et génialissime Frank Herbert, s’il m’aura fallut bien longtemps, trop longtemps même, pour, enfin, me plonger dans la lecture de ce véritable chef d’œuvre et si, pour cela, il m’aura fallut un petit coup de pouce, c’est-à-dire, regarder, au cinéma, son adaptation du sieur Denis Villeneuve, force est de constater que, depuis quelques semaines où je suis plonger dans l’univers d’Herbert et les divers romans qui composent le Cycle de Dune, c’est un pur régal à mes yeux et je ne peux qu’affirmer, une fois de plus, qu’avec ce cycle, nous atteignons des sommets du genre, comme, finalement, deux autres cycles majeurs de la SF, Fondation et Les Cantos d’Hypérion. Cependant, si le premier volet, sobrement intitulé Dune, s’était avéré être un chef d’œuvre incontestable, les deux suivants, Le Messie de Dune et Les Enfants de Dune, malgré leurs incontestables qualités, m’étaient apparus comme étant légèrement inférieurs. Bien évidement, il était difficile, pour Herbert, de faire aussi bien et ses deux suites, non dénuées de qualités et indispensables pour tout amateur de science-fiction qui se respecte, n’avaient pas réussis à faire aussi bien, cependant, avec ce quatrième volet de la saga, cet Empereur-Dieu de Dune, si, naturellement, celui-ci est inférieur au premier tome du cycle – indépassable, lui – on peut affirmer, sans aucune contestation possible, qu’il n’en reste pas moins excellent et qu’il est peut-être le plus intéressant depuis Dune premier du nom… Il faut dire que, dans L’Empereur-Dieu de Dune, tout donne le tournis, ou presque : Leto second du nom, devenu quasiment immortel, règne donc sur l’Empire Galactique depuis 3500 ans et impose a l’humanité toute entière une paix forcée qui nuit certes au développement de cette dernière mais qui empêche également cette dernière de disparaitre. Transformé en Ver à visage humain, quasiment invulnérable, possédant une longévité peu commune, celui-ci, entouré d’une troupe de femmes combattantes, les Truitesses, manipule depuis des éons les descendants des Atréides et ne peut pas s’empêcher d’avoir à ses cotés moult gholas du légendaire Duncan Idaho, serviteur fidèle de sa famille mais qui finissent, fatalement, au fil du temps, par se retourner contre lui… Ce postulat de départ, tout simplement excellent, a de quoi fasciner le lecteur et si Leto est, effectivement, un personnage franchement antipathique – c’était déjà le cas dans Les Enfants de Dune – il n’en reste pas moins intéressant, surtout au vu de son développement personnel, de ses immenses pouvoirs quasi-divins qu’il impose a l’humanité mais aussi, de par ses faiblesses car oui, il en a encore quelques unes et c’est là, justement, un des propos majeurs de cet ouvrage qui est une œuvre souvent étonnante, certes, mais qui n’en reste pas moins captivante de bout en bout. Bien entendu, Herbert ne serait pas Herbert s’il ne nous assénerait pas de moult discussions philosophiques sur la religion, la politique et le développement de l’humanité. Certains, plus habitués à une SF a plus grand spectacle, n’apprécieront pas vraiment la prose de l’auteur mais les fans, eux, naturellement, seront aux anges devant ce quatrième volet hallucinant qui nous prouve, une fois de plus et de manière incontestable, que Dune est une des plus grandes sagas de science-fiction de tous les temps. Avec L’Empereur-Dieu de Dune, nous atteignons un tournant dans le cycle et la suite, elle, sera légèrement différente puisque, avec la disparition de Leto, nous faisons nos adieux aux descendants directs du légendaire Paul Atréides, cependant, la saga continue, il y a encore énormément de choses à dire, mais ceci, naturellement, est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Probablement le meilleur volet de la saga de Dune, en dehors, bien entendu, du tout premier volet qui reste, lui, un chef d’œuvre absolu. Captivant de bout en bout, possédant un scénario pour le moins innatendu et qui donne le tournis de par ses implications, L’Empereur-Dieu de Dune est une incontestable réussite qui prouve, une fois de plus, que le cycle de Frank Herbert est l’un des plus importants de l’histoire de la science-fiction !
- Si Leto II est un personnage pas attachant pour un sou, comme on avait put le constater dans Les Enfants de Dune – il faut appeler un chat un chat – il n’en reste pas moins fascinant, ce, de par ses pouvoirs qui en font une quasi-divinité, mais aussi, de par ses faiblesses car oui, il en possède quelques unes dont une lui sera, finalement, fatale.
- Si Duncan Idaho reste le personnage récurant de la saga – du moins, une énième version de celui-ci – l’intégralité du casting est renouvelé et, ma foi, les petits nouveaux comme Siona, Moneo ou Hwi marquent durablement les esprits.
- 3500 années se sont écoulées depuis la fin des Enfants de Dune, Leto II règne depuis lors sur l’humanité et impose la paix de Leto d’une main de fer, quand à la Guilde spatiale, le Bene Gesserit, le Bene Tleilax et les savants de Ix, ils sont tous ramenés au rang de serviteurs. Bref, il y a eu pas mal de changements dans l’univers de Herbert et tout cela reste toujours aussi passionnant !
- Un quatrième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga.
 
Points Négatifs :
- Même si L’Empereur-Dieu de Dune est un excellent ouvrage et un des meilleurs volets de la saga, il reste, naturellement, inférieur a Dune mais bon, celui-ci reste un incontournable absolu et écrase toutes ses suites de par son excellence.
- La relation entre Duncan Idaho et Hwi survient peut-être un peu trop facilement dans le récit ?!
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, Frank Herbert ne sait jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste que notre imagination…
- Le Cycle de Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet univers si vaste…
 
Ma note : 8/10

THE POWER OF THE DOG


THE POWER OF THE DOG
 
Originaires du Montana, les frères Phil et George Burbank sont diamétralement opposés. Autant Phil est raffiné, brillant et cruel – autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Une région, loin de la modernité galopante du XXème siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où l'on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré. Lorsque George épouse en secret Rose, une jeune veuve, Phil, ivre de colère, se met en tête d'anéantir celle-ci. Il cherche alors à atteindre Rose en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d'un pion dans sa stratégie sadique et sans merci…
 

The Power of the Dog
Réalisation : Jane Campion
Scénario : Jane Campion, d'après le roman de Thomas Savage
Musique : Jonny Greenwood
Production : See-Saw Films, Brightstar, Max Films International, BBC Film
Genre : Drame, Western
Titre en vo : The Power of the Dog
Pays d’origine : Nouvelle-Zélande, Australie, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni
Parution : 01 décembre 2021
Langue d'origine : Anglais
Durée : 126 min
 
Casting :
Benedict Cumberbatch : Phil Burbank
Kirsten Dunst : Rose Gordon
Jesse Plemons : George Burbank
Kodi Smit-McPhee : Peter Gordon
Thomasin McKenzie : Lola
Genevieve Lemon : Mlle Lewis
Keith Carradine : le gouverneur Edward
Frances Conroy : la vieille femme
Peter Carroll : le vieux gentleman
Alison Bruce : la femme du gouverneur Edward
Sean Keenan : Sven
Adam Beach : Edward Nappo
Maeson Stone Skuccedal : le fils d'Edward Nappo
Alice Englert : Buster
Karl Willetts : Bill
 
Mon avis :
 Dernière œuvre en date de Jane Campion qui, en son temps, aura sut nous pondre quelques petits bijoux comme La Leçon de Piano ou Portrait de Femme, The Power of the Dog, paru début décembre sur Netflix est, incontestablement, une fort belle surprise qui, selon moi, mérite franchement le détour. Bien évidement, ici, une petite précision s’impose pour le grand public ou, du moins, pour les plus étourdis : n’allez donc pas croire qu’il s’agit d’un simple western, les choses, ma foi, sont nettement plus compliquées qu’on pourrait le penser de prime abord… D’ailleurs, quelque part, la thématique western ne serait, dans le cas présent, qu’une simple toile de fond, un peu comme cela avait été le cas avec Le Secret de Brokeback Mountain d’Ang Lee qui nous narrait l’histoire d’amour pour le moins compliquée entre deux cow-boys dans l’ouest sauvage de l’Amérique des années 60. Car bon, on ne va pas se mentir, l’homosexualité dans un milieu aussi viril que celui de ses gardiens de vaches, on ne peut pas vraiment dire que cela était une chose plutôt bien vue voire vécue et dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, vu que l’on remonte davantage dans le temps – grosso modo, nous sommes dans les années 30 du siècle dernier – disons que c’était encore plus compliqué… Pourtant, en débutant cette critique ainsi, j’en ai, probablement, déjà trop dit puisque, au départ, nul ne peut imaginer que ce The Power of the Dog va tourner autour de la problématique des préférences sexuelles d’un cowboy frustré et qui, de par une virilité exacerbée et un mépris pour les plus faibles que lui – son frère, plus sympa, la femme de ce dernier qui finira par tomber dans l’alcoolisme et le fils de cette dernière, tellement efféminé qu’il en est presque une caricature – va se comporter, tout au long du film, comme un véritable salaud complètement imbuvable auprès de son entourage. Formidablement bien tourné, possédant un rythme lent, contemplatif mais nullement désagréable, bien au contraire, The Power of the Dog est une œuvre qui, certes, ne restera probablement pas dans les annales – il ne faut pas exagérer non plus – mais qui s’avère être suffisamment aboutit et maitrisé pour marquer les esprits, particulièrement auprès d’un public qui préfère la réflexion a l’esbroufe et au grand spectacle. Et puis, ne serais-ce que pour sa conclusion, diabolique à souhait et qui nous prouve que la faiblesse n’était pas là où on le croyait, le jeu en vaut la chandelle, soyez en sur. Bref, vous l’avez compris, avec The Power of the Dog, Jane Campion nous prouve, une nouvelle fois, qu’elle est une réalisatrice hors-pair et que la quasi-intégralité de sa filmographie mérite le détour, mais bon, pour les fans de la Néo-Zélandaise, je pense que ce n’est pas une nouveauté…
 

Points Positifs
 :
- Un film franchement intéressant et bien plus surprenant qu’on pourrait le penser de prime abord puisque, davantage qu’un simple western qui nous montrerait l’homosexualité dans le milieu oh combien viril des cowboys, The Power of the Dog nous montre une lutte de pouvoirs entre divers protagonistes, lutte teinté de mépris, de faiblesses mais aussi, de faux semblants.
- Une conclusion plutôt innatendu mais qui s’avère être, lorsque l’on repense comment celle-ci a été amené, être terriblement diabolique. De plus, dans celle-ci, on se rend compte que la force et la faiblesse n’était pas forcément là où l’on s’y attendait.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire et si Benedict Cumberbatch marque naturellement les esprits dans un rôle de mec viril qui cache quelques préférences sexuelles inavouables, Kirsten Dunst est égale à elle-même quand à Kodi Smit-McPhee, disons que celui-ci fut une belle découverte.
- Une réalisation sobre, efficace, qui met l’accent sur la réflexion et qui, de par son coté contemplatif, sait prendre son temps de fort belle manière.
 
Points Négatifs :
- Même si The Power of the Dog est un bon film, nous sommes fort loin d’avoir affaire à un incontournable absolu et, selon moi, par certains cotés, celui-ci reste trop conventionnel dans son traitement.
- Bien évidement, le grand public, davantage habitué à des longs métrages qui mettent davantage l’accent sur le coté spectaculaire et l’esbroufe risque d’avoir du mal avec ce film nettement plus contemplatif et qui met la réflexion au cœur de l’intrigue.
- Jesse Plemons a un rôle presque fantomatique – celui du frère et de l’époux – et il est regrettable que celui-ci n’occupe pas une place plus importante dans le récit.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 12 décembre 2021

LE ROYAUME DES CHATS


LE ROYAUME DES CHATS
 
Haru est une jeune lycéenne de 17 ans pleine de doutes qui ne trouve pas sa place au milieu des autres. Sa vie bascule le jour où, sur le chemin du retour du lycée avec sa meilleure amie Hiromi, elle sauve la vie d'un chat qui manque d'être écrasé par un camion. Mais il ne s'agit pas de n'importe quel chat, car celui-ci parle et se présente comme Loon, le prince du royaume des chats. Les chats ont désormais une dette envers Haru. Pendant la nuit, ils la comblent de cadeaux et le roi des chats en personne l'invite dans son royaume où elle devra épouser le prince Loon.
 

Le Royaume des Chats
Réalisation : Hiroyuki Morita
Scénario : Reiko Yoshida, d'après le manga d'Aoi Hiiragi
Musique : Yūji Nomi, Ayano Tsuji
Production : Studio Ghibli
Genre : Fantasy
Titre en vo : Neko no ongaeshi
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 20 juillet 2002
Durée : 75 mn
 
Casting :
Chizuru Ikewaki : Haru
Yoshihiko Hakamada : Baron Humbert von Gikkingen
Tetsu Watanabe : Muta
Yosuke Saito : Toto
Takayuki Yamada : Le Prince Loon
Aki Maeda : Yuki
Tetsurō Tanba : Le Roi des Chats
Mari Hamada : Natoru
Kenta Sentoi : Natori
Hitomi Sato : Hiromi
Kumiko Okae : La mère de Haru
 
Mon avis :
 Si cela faisait bien des années que je m’étais dit que, à l’occasion, il me faudrait regarder Le Royaume des Chats, œuvre d’animation des célèbres Studio Ghibli et qui est paru en 2002, on pourra dire que, comme cela m’arrive souvent, il m’aura fallut bien plus de temps que je ne l’escomptais de prime abord… Ainsi, alors que je m’étais dit que voir ce film d’animation avec mes enfants serait une excellente idée, j’ai donc attendu que deux d’entre eux soient majeurs et l’autre pas très loin pour le faire et, accessoirement, tout seul. Mais bon, comme il est de coutume de le dire, mieux vaut tard que jamais surtout que, en tant que grand amoureux de nos félins préférés, je ne pouvais décidément pas passer à coté de ce Royaume des Chats ! Certes, je n’en n’attendais pas grand-chose, je dois être franc avec vous car si ce long métrage d’animation est une œuvre des Studio Ghibli, ce n’est pas le grand Hayao Miyazaki qui est aux commandes mais un certain Hiroyuki Morita, individu sympathique et talentueux mais réalise là son seul et unique film. De même, ici, nous avons affaire, principalement, à une œuvre destinée à un jeune public et nous sommes donc loin de chef d’œuvres absolus comme Princesse Mononoké ou Le Voyage de Chihiro. Cependant, malgré le fait que je sois fort éloigné du public cible de ce film, je dois admettre que, dans l’ensemble, je l’ai plutôt bien apprécié ce Royaume des Chats, petite œuvre sympathique et sans la moindre prise de tête qui se regarde avec un certain plaisir et qui nous prouve, une fois de plus, que pour ce qui est du cinéma d’animation, les meilleurs sont, indéniablement, les japonais. Bref, si vous êtes un inconditionnel du genre, Le Royaume des Chats est fait pour vous, de même, si vous avez de jeunes enfants et que vous souhaitez leur faire découvrir le cinéma d’animation nippon par le biais d’une œuvre qu’ils pourront comprendre, alors, ce long métrage est parfait. La seule chose à ne pas faire, bien entendu, c’est de laisser passer bien trop d’années et que vos enfants, cyniques, vous regardent d’un œil narquois devant ce film pour enfants…
 

Points Positifs
 :
- Un sympathique film d’animation, qui possède une intrigue plutôt agréable et qui conviendra parfaitement à un jeune public qui pourra l’apprécier à sa juste valeur.
- Une flopée de protagonistes plutôt réussis même si, dans le lot, c’est le charismatique Baron Humbert von Gikkingen qui marque les esprits !
- Pour ce qui est de l’animation en elle-même, nous avons affaire aux Studio Ghibli, ce qui signifie que, qualitativement parlant, c’est du tout bon.
- Amoureux des chats, il serait dommage de ne pas voir ce film.
 
Points Négatifs :
- Bon, on ne va pas se mentir, Le Royaume des Chats est vraiment destiné à un jeune public et il est difficile, passer un certain âge, d’accrocher totalement à celui-ci. A moins, bien évidement, d’avoir sut conserver une âme d’enfant…
- Dommage que ce film ne soit pas un poil plus long.
 
Ma note : 7/10