vendredi 17 décembre 2021

THE POWER OF THE DOG


THE POWER OF THE DOG
 
Originaires du Montana, les frères Phil et George Burbank sont diamétralement opposés. Autant Phil est raffiné, brillant et cruel – autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Une région, loin de la modernité galopante du XXème siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où l'on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré. Lorsque George épouse en secret Rose, une jeune veuve, Phil, ivre de colère, se met en tête d'anéantir celle-ci. Il cherche alors à atteindre Rose en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d'un pion dans sa stratégie sadique et sans merci…
 

The Power of the Dog
Réalisation : Jane Campion
Scénario : Jane Campion, d'après le roman de Thomas Savage
Musique : Jonny Greenwood
Production : See-Saw Films, Brightstar, Max Films International, BBC Film
Genre : Drame, Western
Titre en vo : The Power of the Dog
Pays d’origine : Nouvelle-Zélande, Australie, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni
Parution : 01 décembre 2021
Langue d'origine : Anglais
Durée : 126 min
 
Casting :
Benedict Cumberbatch : Phil Burbank
Kirsten Dunst : Rose Gordon
Jesse Plemons : George Burbank
Kodi Smit-McPhee : Peter Gordon
Thomasin McKenzie : Lola
Genevieve Lemon : Mlle Lewis
Keith Carradine : le gouverneur Edward
Frances Conroy : la vieille femme
Peter Carroll : le vieux gentleman
Alison Bruce : la femme du gouverneur Edward
Sean Keenan : Sven
Adam Beach : Edward Nappo
Maeson Stone Skuccedal : le fils d'Edward Nappo
Alice Englert : Buster
Karl Willetts : Bill
 
Mon avis :
 Dernière œuvre en date de Jane Campion qui, en son temps, aura sut nous pondre quelques petits bijoux comme La Leçon de Piano ou Portrait de Femme, The Power of the Dog, paru début décembre sur Netflix est, incontestablement, une fort belle surprise qui, selon moi, mérite franchement le détour. Bien évidement, ici, une petite précision s’impose pour le grand public ou, du moins, pour les plus étourdis : n’allez donc pas croire qu’il s’agit d’un simple western, les choses, ma foi, sont nettement plus compliquées qu’on pourrait le penser de prime abord… D’ailleurs, quelque part, la thématique western ne serait, dans le cas présent, qu’une simple toile de fond, un peu comme cela avait été le cas avec Le Secret de Brokeback Mountain d’Ang Lee qui nous narrait l’histoire d’amour pour le moins compliquée entre deux cow-boys dans l’ouest sauvage de l’Amérique des années 60. Car bon, on ne va pas se mentir, l’homosexualité dans un milieu aussi viril que celui de ses gardiens de vaches, on ne peut pas vraiment dire que cela était une chose plutôt bien vue voire vécue et dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, vu que l’on remonte davantage dans le temps – grosso modo, nous sommes dans les années 30 du siècle dernier – disons que c’était encore plus compliqué… Pourtant, en débutant cette critique ainsi, j’en ai, probablement, déjà trop dit puisque, au départ, nul ne peut imaginer que ce The Power of the Dog va tourner autour de la problématique des préférences sexuelles d’un cowboy frustré et qui, de par une virilité exacerbée et un mépris pour les plus faibles que lui – son frère, plus sympa, la femme de ce dernier qui finira par tomber dans l’alcoolisme et le fils de cette dernière, tellement efféminé qu’il en est presque une caricature – va se comporter, tout au long du film, comme un véritable salaud complètement imbuvable auprès de son entourage. Formidablement bien tourné, possédant un rythme lent, contemplatif mais nullement désagréable, bien au contraire, The Power of the Dog est une œuvre qui, certes, ne restera probablement pas dans les annales – il ne faut pas exagérer non plus – mais qui s’avère être suffisamment aboutit et maitrisé pour marquer les esprits, particulièrement auprès d’un public qui préfère la réflexion a l’esbroufe et au grand spectacle. Et puis, ne serais-ce que pour sa conclusion, diabolique à souhait et qui nous prouve que la faiblesse n’était pas là où on le croyait, le jeu en vaut la chandelle, soyez en sur. Bref, vous l’avez compris, avec The Power of the Dog, Jane Campion nous prouve, une nouvelle fois, qu’elle est une réalisatrice hors-pair et que la quasi-intégralité de sa filmographie mérite le détour, mais bon, pour les fans de la Néo-Zélandaise, je pense que ce n’est pas une nouveauté…
 

Points Positifs
 :
- Un film franchement intéressant et bien plus surprenant qu’on pourrait le penser de prime abord puisque, davantage qu’un simple western qui nous montrerait l’homosexualité dans le milieu oh combien viril des cowboys, The Power of the Dog nous montre une lutte de pouvoirs entre divers protagonistes, lutte teinté de mépris, de faiblesses mais aussi, de faux semblants.
- Une conclusion plutôt innatendu mais qui s’avère être, lorsque l’on repense comment celle-ci a été amené, être terriblement diabolique. De plus, dans celle-ci, on se rend compte que la force et la faiblesse n’était pas forcément là où l’on s’y attendait.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire et si Benedict Cumberbatch marque naturellement les esprits dans un rôle de mec viril qui cache quelques préférences sexuelles inavouables, Kirsten Dunst est égale à elle-même quand à Kodi Smit-McPhee, disons que celui-ci fut une belle découverte.
- Une réalisation sobre, efficace, qui met l’accent sur la réflexion et qui, de par son coté contemplatif, sait prendre son temps de fort belle manière.
 
Points Négatifs :
- Même si The Power of the Dog est un bon film, nous sommes fort loin d’avoir affaire à un incontournable absolu et, selon moi, par certains cotés, celui-ci reste trop conventionnel dans son traitement.
- Bien évidement, le grand public, davantage habitué à des longs métrages qui mettent davantage l’accent sur le coté spectaculaire et l’esbroufe risque d’avoir du mal avec ce film nettement plus contemplatif et qui met la réflexion au cœur de l’intrigue.
- Jesse Plemons a un rôle presque fantomatique – celui du frère et de l’époux – et il est regrettable que celui-ci n’occupe pas une place plus importante dans le récit.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 12 décembre 2021

LE ROYAUME DES CHATS


LE ROYAUME DES CHATS
 
Haru est une jeune lycéenne de 17 ans pleine de doutes qui ne trouve pas sa place au milieu des autres. Sa vie bascule le jour où, sur le chemin du retour du lycée avec sa meilleure amie Hiromi, elle sauve la vie d'un chat qui manque d'être écrasé par un camion. Mais il ne s'agit pas de n'importe quel chat, car celui-ci parle et se présente comme Loon, le prince du royaume des chats. Les chats ont désormais une dette envers Haru. Pendant la nuit, ils la comblent de cadeaux et le roi des chats en personne l'invite dans son royaume où elle devra épouser le prince Loon.
 

Le Royaume des Chats
Réalisation : Hiroyuki Morita
Scénario : Reiko Yoshida, d'après le manga d'Aoi Hiiragi
Musique : Yūji Nomi, Ayano Tsuji
Production : Studio Ghibli
Genre : Fantasy
Titre en vo : Neko no ongaeshi
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 20 juillet 2002
Durée : 75 mn
 
Casting :
Chizuru Ikewaki : Haru
Yoshihiko Hakamada : Baron Humbert von Gikkingen
Tetsu Watanabe : Muta
Yosuke Saito : Toto
Takayuki Yamada : Le Prince Loon
Aki Maeda : Yuki
Tetsurō Tanba : Le Roi des Chats
Mari Hamada : Natoru
Kenta Sentoi : Natori
Hitomi Sato : Hiromi
Kumiko Okae : La mère de Haru
 
Mon avis :
 Si cela faisait bien des années que je m’étais dit que, à l’occasion, il me faudrait regarder Le Royaume des Chats, œuvre d’animation des célèbres Studio Ghibli et qui est paru en 2002, on pourra dire que, comme cela m’arrive souvent, il m’aura fallut bien plus de temps que je ne l’escomptais de prime abord… Ainsi, alors que je m’étais dit que voir ce film d’animation avec mes enfants serait une excellente idée, j’ai donc attendu que deux d’entre eux soient majeurs et l’autre pas très loin pour le faire et, accessoirement, tout seul. Mais bon, comme il est de coutume de le dire, mieux vaut tard que jamais surtout que, en tant que grand amoureux de nos félins préférés, je ne pouvais décidément pas passer à coté de ce Royaume des Chats ! Certes, je n’en n’attendais pas grand-chose, je dois être franc avec vous car si ce long métrage d’animation est une œuvre des Studio Ghibli, ce n’est pas le grand Hayao Miyazaki qui est aux commandes mais un certain Hiroyuki Morita, individu sympathique et talentueux mais réalise là son seul et unique film. De même, ici, nous avons affaire, principalement, à une œuvre destinée à un jeune public et nous sommes donc loin de chef d’œuvres absolus comme Princesse Mononoké ou Le Voyage de Chihiro. Cependant, malgré le fait que je sois fort éloigné du public cible de ce film, je dois admettre que, dans l’ensemble, je l’ai plutôt bien apprécié ce Royaume des Chats, petite œuvre sympathique et sans la moindre prise de tête qui se regarde avec un certain plaisir et qui nous prouve, une fois de plus, que pour ce qui est du cinéma d’animation, les meilleurs sont, indéniablement, les japonais. Bref, si vous êtes un inconditionnel du genre, Le Royaume des Chats est fait pour vous, de même, si vous avez de jeunes enfants et que vous souhaitez leur faire découvrir le cinéma d’animation nippon par le biais d’une œuvre qu’ils pourront comprendre, alors, ce long métrage est parfait. La seule chose à ne pas faire, bien entendu, c’est de laisser passer bien trop d’années et que vos enfants, cyniques, vous regardent d’un œil narquois devant ce film pour enfants…
 

Points Positifs
 :
- Un sympathique film d’animation, qui possède une intrigue plutôt agréable et qui conviendra parfaitement à un jeune public qui pourra l’apprécier à sa juste valeur.
- Une flopée de protagonistes plutôt réussis même si, dans le lot, c’est le charismatique Baron Humbert von Gikkingen qui marque les esprits !
- Pour ce qui est de l’animation en elle-même, nous avons affaire aux Studio Ghibli, ce qui signifie que, qualitativement parlant, c’est du tout bon.
- Amoureux des chats, il serait dommage de ne pas voir ce film.
 
Points Négatifs :
- Bon, on ne va pas se mentir, Le Royaume des Chats est vraiment destiné à un jeune public et il est difficile, passer un certain âge, d’accrocher totalement à celui-ci. A moins, bien évidement, d’avoir sut conserver une âme d’enfant…
- Dommage que ce film ne soit pas un poil plus long.
 
Ma note : 7/10

vendredi 10 décembre 2021

LE DERNIER DES DIEUX – TOME 4


LE DERNIER DES DIEUX – TOME 4
 
C’était il y a trente ans. A l’époque, Cyanthe et ses compagnons pensaient qu’ils étaient tout puissants. Il faut dire que leur équipe était particulièrement redoutable : l’Ursulon faisait peur rien qu’à le voir et tout le monde était capable d’utiliser ses principales forces. Mais leur assurance vient surtout de Haakon qui, grâce à sa puissance, a ramené les Feys avec lui. Tout le monde pensait que ce peuple n’était qu’une légende. Pourtant, ils finirent par être repérés et leur utilité commence rapidement à voir le jour. Ils sont les seuls êtres à pouvoir éliminer les Morfleurs et peut être l’immonde Mol Uhltep. Haakon était leur gardien et il est le seul à pouvoir les contrôler et les guider. Grâce à son pouvoir, ils sont donc partis en chasse des Morfleurs et personne n’a pu leur résister jusqu’alors.
 

Le Dernier des Dieux – Tome 4
Scénario : Philip Kennedy Johnson, Dan Watters
Dessins : Riccardo Federici, Steve Beach
Encrage : Riccardo Federici
Couleurs : Dean White, Sunny Gho, Dave Stewart, Arif Prianto
Couverture : Kai Carpenter
Genre : Heroic Fantasy
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The Last God – Vol 4
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 03 août 2021
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 03 décembre 2021
Nombre de pages : 136
 
Liste des épisodes
The Last God 10-12
The Last God – Songs of Lost Children
 
Mon avis :
 Quatrième et dernier volet du Dernier des Dieux, œuvre du duo composé de Philip Kennedy Johnson pour ce qui est du scénario et de Riccardo Federici pour ce qui est des dessins, celui-ci aura confirmé tout le bien que je pense de cette mini-série depuis ses débuts, c’est-à-dire que, sans être non plus un incontournable absolu – il ne faut pas exagérer – celle-ci aura sut, non seulement, prouver une nouvelle fois que les comics, ce n’est pas uniquement les super-slips, n’en déplaise au grand public qui ne jure, en bien ou en mal, que par ses derniers, mais aussi, nous démontrer de fort belle manière que le genre Fantasy, moult fois usé jusqu’à la corde depuis un certain Tolkien et ses successeurs, est toujours capable de nous étonner avec des œuvres peut-être pas aussi originales qu’on l’aurait souhaiter mais qui, malgré tout, restent de qualité. Ainsi, après trois premiers volets qui avaient, poser l’univers, les protagonistes et les enjeux en courts puis, avaient tranquillement développé un scénario nettement plus surprenant et inventif que prévu, nous arrivons, cette fois ci, a la conclusion de la saga et, ma foi, au vu du résultat final, disons que celle-ci, a défaut d’être exceptionnelle, aura été correcte, un peu, finalement, à la hauteur de ce que aura été cette mini-série depuis ses débuts, c’est-à-dire, un fort bon divertissement qui possède suffisamment d’éléments pour satisfaire les amateurs de Fantasy dans le sens le plus large possible. Bien entendu, à coté de cela, je serais nettement plus dubitatif quand à la place que Le Dernier des Dieux laissera dans l’histoire récente des comics et je pense ne pas me tromper en affirmant que cette mini-série ne restera nullement dans les annales. Mais bon, parfois, il faut savoir se contenter d’œuvres dans le genre de celle-ci : certes, elles ne sont pas exceptionnelles, certes, elles ne révolutionneront nullement le genre, mais bon, qualitativement, elles restent suffisamment abouties dans leur intégralité pour ravir les fans du genre, et, ma foi, c’est déjà pas mal et, quelque part, bien plus qu’une bonne partie de la concurrence…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion à la hauteur d’une saga qui, sans être nullement un chef d’œuvre, aura été, dans l’ensemble, suffisamment bonne du début à la fin et qui nous aura fait découvrir un univers d’une richesse peu commune, des protagonistes charismatiques et un scénario plutôt captivant. Bref, que demander de plus !?
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, comment ne pas reconnaitre que l’auteur, Philip Kennedy Johnson, nous propose un monde plutôt crédible, avec ses peuples divers, ses légendes, son histoire et se donne même le luxe d’enrichir celui-ci par le biais de chansons, de poèmes et de légendes.
- Des héros pour certains peu recommandables, de sombres secrets, des monstres et autres créatures tout bonnement réussis, des décors grandioses et superbes : bref, voilà une superbe œuvre de Dark Fantasy !
- La partie graphique est l’une des grandes forces de cette œuvre et il faut reconnaitre que Riccardo Federici livre ici une fort belle prestation.
- Le court épisode The Last God – Songs of Lost Children, sans révolutionner le genre, aura été plutôt réussi.
- Un choix plutôt osé de la part des éditions Urban Comics qui nous propose ce comics sous un format de BD franco-belge. Du coup, nous avons droit à un fort bel ouvrage, ce qui est fort appréciable.

Points Négatifs :
- Il ne faut pas se mentir, Le Dernier des Dieux reste une œuvre un peu trop classique dans l’ensemble. Il faut dire que la Fantasy a été tellement usé et abusé à toutes les sauces qu’il devient très difficile de véritablement se démarquer et proposer quelque chose de véritablement nouveau…
- Un affrontement final peut-être un peu trop brouillon par moments, particulièrement pour ce qui est de sa partie graphique.
 
Ma note : 7,5/10

lundi 6 décembre 2021

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 201 – SORCIÈRE


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 201 – SORCIÈRE
Novembre/Décembre 2021
 
Au sommaire :
Édito : Justice pour la Sorcière de Salem
Dossier : Sorcière
- Sorcières : fantasmes et inspiration
- Lilith, la première magicienne
- Fées Bretonnes, Dames des Sources et Saintes Chrétiennes
- Et l’Eglise créa la Sorcière démoniaque
- Le grand livre de la Sorcière
- Renaissance, le temps des bûchers
- Trois procès en sorcellerie
Interview « Une véritable folie religieuse a fait des femmes l’origine des malheurs du monde » de Robert Muchembled
- Les nouvelles Sorcières, puissantes par nature
- Les Sorcières des séries télé
- Lire, voir, écouter les Sorcières
Actualités
- A Nara, perle médiévale ressuscitée
- Sur la piste des mystérieux Toaléens
- Quand le castor semait la peste
- On a localisé le monastère de la Reine Cynethryth
- Stonehenge a enfin sa pierre de Rosette
Culture
- De la lanterne magique à l’invention du cinéma
- Arts martiaux : la force du corps et de l’esprit
- Le D-Day comme vous ne l’avez jamais lu
- Le costume en peaux de vipère
 
Mon avis :
 Après un numéro anniversaire dont je vous avais parlé il y a de cela quelques semaines, Les Cahiers de Science & Vie reviennent en cette fin d’année avec un deux-cent-unième numéro qui, ma foi, m’avait un peu mis l’eau à la bouche puisque son dossier principal était consacrée aux Sorcières ! Bien évidement, la première chose que l’on peut se dire au sujet de celui-ci c’est que pour l’originalité, on repassera : on ne va pas se mentir, la thématique des sorcières et de la sorcellerie plait toujours autant au grand public et est un sujet pour le moins vendeur. Cependant, même si c’est le cas, cela n’empêche nullement que cette thématique reste plutôt intéressante, ce que confirme fort bien ce numéro qui, ma foi, est nettement plus instructif qu’on pourrait le penser de prime abord. Bien entendu, il y a la qualité générale des Cahiers qui est pour beaucoup pour la réussite de ce dossier consacré aux Sorcières : l’ensemble plaira a la fois aux néophytes qu’aux spécialistes et on peut louer, une fois de plus, le sérieux d’une revue qui, depuis bien des années, reste le maitre étalon du genre. De plus, pour ce qui est du contenu du dossier en lui-même, si une partie de celui-ci sera plutôt familier pour celles et ceux qui s’intéresse aux sorcières et à la sorcellerie ou, du moins, qui connaissent un minimum le sujet, il reste quelques passages plutôt intéressants et plutôt révélateurs qui reviennent fort bien sur bon nombre d’idées reçues qui ont encore, malheureusement, pignon sur rue… Bref, vous l’avez compris, sans être exceptionnel, ce numéro des Cahiers de Science & Vie n’en est pas moins fort intéressant et ravira, sans nul doute, les amateurs du genre qui se jetteront dessus afin de parfaire leurs connaissances sur ces fameuses Sorcières qui ont hantées et qui hantent encore l’imaginaire collectif mondial…
 

Points Positifs
 :
- Un numéro qui n’est peut-être pas d’une franche originalité mais qui n’en reste pas moins fort instructif au vu de son contenu qui est fort intéressant et plutôt instructif. Il faut dire que la thématique de la sorcellerie est toujours aussi passionnante et qu’il y a encore pas mal de choses à dire a son sujet.
- Un dossier qui revient sur pas mal d’idées reçues au sujet des Sorcières, ce qui est une bonne chose, surtout à notre époque où la sorcellerie est presque désormais sous la coupe gardée de certains mouvements féministes qui racontent n’importe quoi à son sujet.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
- Une couverture simple mais efficace.
 
Points Négatifs :
- Même si ce dossier sur les Sorcières est fort intéressant, on ne va pas se mentir, tout cela n’est pas très original, loin de là !
- Une vision un peu trop occidentale de la sorcellerie, ce qui est dommage. Après tout, la sorcellerie concerne le monde entier et pas seulement le continent européen…
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 5 décembre 2021

SOLEIL VERT


SOLEIL VERT
 
2022. New York baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels, à cause de prix exorbitants, mangent un aliment de synthèse, produit par la multinationale Soylent : le Soleil Vert. Des émeutes de citoyens affamés sont fréquentes et sévèrement réprimées. Thorn, un policier de premier ordre, vit avec son ami Sol Roth, un vieillard, dans un petit appartement new-yorkais. Sol peste contre l'état du monde et à la nostalgie du passé tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle. Dans le même temps, William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent, est tué chez lui ; Thorn est chargé de l'enquête et découvre que ce meurtre qui semblait passer pour un crime crapuleux se révèle en fait être un assassinat pour l'empêcher de révéler un terrible secret. Thorn va découvrir que le garde du corps de Simonson, Tab Fielding, est complice car il était absent au moment du meurtre.
 

Soleil Vert
Réalisation : Richard Fleischer
Scénario : Stanley R. Greenberg, d'après le roman d’Harry Harrison
Musique : Fred Myrow
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Science-Fiction, Anticipation
Titre en vo : Soylent Green
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 09 mai 1973
Langue d'origine : Anglais
Durée : 93 min
 
Casting :
Charlton Heston : le détective Frank Thorn
Leigh Taylor-Young : Shirl
Edward G. Robinson : Solomon « Sol » Roth
Chuck Connors : Tab Fielding
Joseph Cotten : William R. Simonson
Brock Peters : le lieutenant Hatcher
Lincoln Kilpatrick : le père Paul
Leonard Stone : Charles
Whit Bissell : le gouverneur Santini
Paula Kelly : Martha Phillipson
Stephen Young : Gilbert
Mike Henry : le sergent Kulozik
Roy Jenson : Donovan, le chef de la sécurité de l'État
Celia Lovsky : le leader de l'Échange
Cyril Delevanti : un lecteur de l'Échange
Morgan Farley : un lecteur de l'Échange
Belle Mitchell : un lecteur de l'Échange
Dick Van Patten : le premier huissier
 
Mon avis :
 Œuvre de Richard Fleischer datant de 1973 et inspiré du roman d’Harry Harrison, d’où il reprend le synopsis de la surpopulation humaine dans le futur, et, avec le grand Charlton Heston au sommet de son art, mais aussi Edward G. Robinson qui décédera peu de temps après la fin du tournage, Soleil Vert était à mes yeux, l’un de ces films mythiques que j’avais vu étant enfant, et que, aussi curieusement que cela puisse paraitre, je n’avais jamais revu depuis. Ainsi, quand j’ai eu enfin l’opportunité de le revoir, je n’ai pas hésité une seule seconde, enthousiasmé que j’étais de me replonger dans ce classique de la SF d’anticipation… Bien évidemment, la problématique qui se pose souvent avec ces œuvres qui ont pu marquer notre jeunesse et que l’on n’a pas revu depuis un bail, c’est que l’on a souvent tendance à les glorifier, a les poser sur un piédestal et a en occulter, de façon volontaire ou pas – car le temps qui passe n’est pas tendre avec notre mémoire – ses éventuels défauts. Et, quelque part, par bien des points, Soleil Vert n’échappe pas à la règle. Cependant, cet état de fait n’est pas tant dû au film lui-même, qui, ma fois, s’en sort plutôt pas mal, même presque cinquante ans après sa sortie, mais davantage a certain vieillissement d’œuvres, jugés avant gardistes à l’époque, mais qui ont pas mal vieillies de nos jours : manière de filmer complètement différente, scénario plus posé et moins tape a l’œil que les productions modernes, ambiance fortement teinté, même pour un film de science-fiction, de son époque, Soleil Vert, comme n’importe quelle œuvre de SF datant du début des années 70 accuse, je ne le caches pas, son âge. Cependant, si cela peut indéniablement être fort problématique pour un adolescent ou un jeune adulte en 2021, habitués qu’ils sont à un autre cinéma, personnellement, et en le comparant a d’autres films du même genre, je trouve que Soleil Vert ne s’en sort pas trop mal, bien au contraire. Oui, il est ancien, oui l’univers futuriste qu’il nous présente est aux antipodes du notre, oui les acteurs prennent le temps de discuter au lieu de sauter, courir et survivre a des explosions toutes les cinq secondes, mais bon, quelque part, est-ce un mal ? Je ne le pense pas. D’ailleurs, en toute sincérité, comment croyez-vous que vos enfants jugeront les films actuels que vous trouvez tellement extraordinaires ? Bah ils les trouveront ringards, tout simplement. Mais pour en revenir à Soleil Vert, sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, comment ne pas, avant toute chose, louer sa modernité flagrante : en effet, alors que depuis quelques années, nous sommes familiarisés avec l’écologie et l’avenir de notre planète, cela n’était pas vraiment le cas il y a cinq décennies, le peu d’écologistes existant, étant, tout au plus, comparés a de joyeux hippies amateurs de LSD. Pourtant, dans le synopsis de cette œuvre, comment ne pas voir un message écologiste fort ? L’évolution de l’industrie humaine ayant atteint de telles proportions que la nature elle-même, irrémédiablement atteinte, a quasiment disparue, l’humanité, elle, surpeuplée, vivant les uns sur les autres dans des mégalopoles polluées et où la seule nourriture existante est ce fameux Soleil Vert, de petites tablettes vertes nutritives censées être fabriquées à base de plancton alors que celui-ci a disparu et que la vérité, est bien plus horrible. Et c’est donc dans cet univers, sombre et post-apocalyptique, en regard de la société humaine actuelle, que se déroule donc l’intrigue : à la base, une simple enquête policière comme il en existe tant, mais qui prend très rapidement des proportions bien plus importantes au vu des personnes engagées dans le meurtre. Corruption, secrets d’états que l’on souhaite étouffer à tout prix, omniprésence de multinationales surpuissantes et prêtes à tout, désespoir et manque de perspective pour la quasi-totalité de la population mondiale qui se meurt à petit feu, le peu de personnes qui s’en sortent sont les puissants, suffisamment aisés pour vivre convenablement et se nourrir du peu de légumes, fruits ou viande encore existant. Pour les autres, la rue, les cages d’escalier, ou, pour certaines femmes, le rôle de meubles dans des villas pour riches. Hautement corrosif et visionnaire à l’époque, le scénario de Soleil Vert l’est bien moins de nos jours, moult autres œuvres étant depuis passées par là, mais, même ainsi, il n’a absolument pas perdu de sa force initiale, du moins, selon moi. Bien entendu, tous ne seront pas de cet avis, et d’ailleurs, j’ai pu trouver ici et là, sur le net, bien des critiques négatives à l’encontre de ce film ; cependant, et même si, cela va de soi, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, comment ne pas m’insurger devant-elles ? Soleil Vert, de par son synopsis oh combien visionnaire, son univers sombre et désespéré à souhait, ses acteurs, tous bonnement parfaits, mais aussi et surtout, de par ses révélations finales : les tablettes de Soleil Vert sont faites a base des corps des personnes âgées que l’on euthanise a tout va – ou comment régler deux problèmes en un, la surpopulation et le manque de ressources. Bien entendu, les révélations de celle-ci ne changeront rien au problème et si la fin est ouverte, on se doute bien que notre brave Charlton Heston finira tranquillement en petites pastilles vertes et que son supérieur ne va pas risquer de trop parler s’il ne veut pas connaitre le même sort. Mais de par son ambiance, la description d’une société au bout du rouleau mais aussi des scènes tout bonnement magnifiques comme celle où le vieux Sol, juste avant de mourir, regarde des images d’une nature qui n’existe plus – accessoirement, encore plus touchant de par le fait que l’acteur, Edward G. Robinson, atteint d’un cancer en phase terminal, décéda quelques temps après – il me parait évidant que ce Soleil Vert est ce que l’on peut appeler un grand film, où tout, peut-être, n’est pas aussi parfait que l’on pourrait l’espérer, mais ce qui ne l’empêche pas d’être un classique du genre à voir et à revoir. 
 

Points Positifs
 :
- Un classique incontestable de la SF d’anticipation qui, ma foi, presque cinquante ans après sa sortie au cinéma n’a rien perdu de sa force et marque toujours autant les esprits. Il faut dire que le synopsis de Soleil Vert est presque en adéquation avec notre époque où l’écologisme a pris une place nettement plus importante que dans les années 70 et où l’on peut se dire que, finalement, nous ne sommes pas très loin de l’univers proposé dans ce film.
- Pour ce qui est du casting, Charlton Heston occupe naturellement le devant de la scène mais comment ne pas rendre hommage à Edward G. Robinson qui joua ici dans son tout dernier film puisque, pendant le tournage, il était alors en phase terminale d’un cancer…
- Justement, la scène  de l’euthanasie où ce dernier revoit des images du passé est terriblement touchante lorsque l’on connait le contexte.
- Un film plus prémonitoire que l’on pourrait le penser : en effet, en septembre 2019, un scientifique suédois, Magnus Soderlund, professeur et chercheur à l'école des sciences économiques de Stockholm, préconisa, contre le réchauffement climatique, de manger de la chair humaine. De quoi nous laisser pour le moins perplexes…
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Soleil Vert est un film qui accuse fortement son âge et qui apparait comme étant plutôt daté, ce qui risque de déplaire à un public plus jeune ou qui n’est pas habitué à ce genre de longs métrages plus anciens. Cela est dommage mais on ne peut pas occulter la chose.
- Sur ce point, les scènes d’actions, peu nombreuses heureusement, ne sont pas terribles et entre les bruitages ridicules et les cris des individus qui se prennent une balle, il y a de quoi être dubitatif par moments…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 1 décembre 2021

LES ENFANTS DE DUNE


LES ENFANTS DE DUNE
 
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s'accomplissent : le désert devient jardin. Mais les vers géants se font rares et l'Épice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste de l'épopée de Muad’Dib, c'est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les jumeaux Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d'innombrables générations dont, peut-être, ceux de l'antique Abomination, redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l'univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l'enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l'immortalité.
 

Les Enfants de Dune
Auteur : Frank Herbert
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 septembre 1976
Edition Française : 22 novembre 2012
Titre en vo : The Children of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Demuth
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 552
 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes du cycle de Dune, s’il m’a fallut bien trop longtemps pour, finalement, me lancer dans la lecture du chef d’œuvre du sieur Frank Herbert – pour cela, il m’aura fallut voir son adaptation cinématographique de Denis Villeneuve – depuis quelques semaines, c’est avec un plaisir non dissimulé que je dévore les différents tomes de ce qui est, sans aucune contestation possible, une des plus grandes sagas de science-fiction – les seuls, finalement, qui tiennent la comparaison étant Fondation et Les Cantos d’Hypérion. Et donc, après un premier volet, Dune, qui est tout simplement un chef d’œuvre absolu du genre puis un second, Le Messie de Dune, fatalement inférieur mais qui, qualitativement parlant, mérite le détour, voici venu le tour du troisième tome de la saga : Les Enfants de Dune ! Bon, ici, les choses sont plutôt simples pour celles et ceux qui ont apprécié les volets précédents puisque, en dehors de quelques années qui se sont écoulées, Les Enfants de Dune est la suite directe du Messie de Dune qui, pour la petite histoire, était déjà celle de Dune. Bref, tout cela signifie que, grosso modo, on retrouve les mêmes protagonistes dont une bonne partie sont présents depuis le premier volet de la saga a quoi il faut ajouter quelques nouvelles têtes, les principales, étant, bien entendu, les jumeaux de Paul et de Chani : Leto et Ghanima. Des enfants bien particuliers, comme il fallait s’en douter et autour duquel va tourner toute l’intrigue de ce troisième volet de Dune puisque, au vu de leurs pouvoirs, de leurs importance au sein de l’Empire et du danger qu’ils pourraient éventuellement représenter pour certains, nombreux sont ceux qui complotent contre eux, ouvertement ou non. Ajoutons à cela une Alia plus vraiment toute seule dans sa tête, une Dame Jessica de retour et qui se met à former le jeune neveu de l’ancien Empereur, des Fremens plus divisés que jamais, un mystérieux prophète qui pourrait bien être Paul Atréides et la planète Arrakis qui se transforme de plus en plus en luxuriant jardin tandis que les vers et le précieux Épice se font rares et vous comprendrez que, une fois de plus, Frank Herbert nous entraine très loin, dans un récit a la fois captivant et déroutant, surtout lorsque l’auteur se plait, comme il en a l’habitude, a nous assener moult réflexions philosophiques sur la religion ou la place de l’Homme dans l’Univers… Bref, les fans de Dune seront, une fois de plus, aux anges même si nous sommes loin, il faut le reconnaitre, de l’excellence du premier volet qui reste, lui, un incontournable absolu. Mais bon, ne serais-ce que pour les conséquences de la conclusion de ces Enfants de Dune et des implications de celles-ci, comment ne pas être pressés de découvrir ce que nous a réserver le sieur Herbert pour la suite ? Car bon, il est évidant que celle-ci, en nous plongeant dans un lointain futur, promet énormément…
 

Points Positifs
 :
- Une suite à la hauteur de ce chef d’œuvre absolu de la SF qu’est la saga de Dune est qui confirme tout le bien que l’on pouvait penser du cycle de Frank Herbert. Certes, Les Enfants de Dune n’est pas aussi aboutit que le premier volet qui est presque parfait, mais bon, qualitativement parlant, cela reste bon voir même très bon  et son scénario est plutôt captivant.
- Deux nouveaux protagonistes majeurs marquent les esprits dans ce troisième volet : Leto et Ghanima, les enfants de Paul et de Chani. Et, ma foi, force est de constater que ceux-ci sont plutôt intéressants et que leurs développements respectifs sont à la fois étonnants et assez bien trouvés.
- Un final étonnant au vu de ce qui arrive à Leto et qui promet énormément pour la suite de la saga.
- Les Enfants de Dune marque un tournant majeur dans la saga puisque, a l’issu de celui-ci, il nous faudra faire nos adieux a la quasi-intégralité du casting qui est présent depuis le premier volet.
- Un troisième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga.
 
Points Négatifs :
- Indéniablement, nous sommes loin de l’excellence du premier volet de la saga – mais c’était déjà le cas avec Le Messie de Dune – ce qui est un peu dommage. Certes, qualitativement parlant, c’est plutôt bon voir très bon et ce troisième tome regorge de bonnes idées, mais bon, je ne peux pas m’enlever de l’esprit que, jusqu’à maintenant, Herbert n’a pas encore réussi a faire aussi bien que dans Dune.
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, Frank Herbert ne sait jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste que notre imagination…
Le Cycle de Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet univers si vaste…
 
Ma note : 7,5/10