mardi 17 septembre 2013

TRANS-EUROPE EXPRESS


TRANS-EUROPE EXPRESS

Kraftwerk, 1977

1 – Europe Endless (Ralf Hütter, Florian Schneider) 9:35
2 – Hall of Mirrors (Ralf Hütter, Florian Schneider, Emil Schult) 7:50
3 – Showroom Dummies (Ralf Hütter) 6:10
4 – Trans-Europe Express (Ralf Hütter, Emil Schult) 6:40
5 – Metal on Metal (Ralf Hütter) 6:52
6 – Franz Schubert (Ralf Hütter) 4:25
7 – Endless Endless (Ralf Hütter, Florian Schneider) 0:45


Samedi soir dernier, je tennais absolument à regarder un reportage sur ARTE qui était consacré à ce fabuleux et tellement méconnu (pour le grand public) groupe qu’est Kraftwerk ; pourtant, la chose était loin d’etre facile puisque, travaillant toute la journée de samedi, je craignais de ne pas rentrer à temps. Fort heureusement, mes craintes furent dissipées et ce fut donc avec un plaisir non dissimulé (et au grand dam de mon épouse mais ceci est une toute autre histoire qui se poursuivi, le lendemain, sur ce qu’est la grande musique et sur ce qu’est la daube sans nom, et la dessus, je sais que j’ai mille fois raison !) que j’ai pu regarder avec attention ce fort intéressant documentaire sur un groupe qui ne l’est pas moins. Il faut dire que la chose est plutôt rare sur nos petits écrans, et donc, après coup, l’envie me pris de me replonger un peu dans la discographie du groupe électronique allemand, ce qui tombait plutôt à pic puisque, si l’année passée, je vous avais proposé un billet consacré à ce pur chef d’œuvre qu’est The Man Machine, cela faisait un certain temps que j’avais envie de réécouter une autre merveille du groupe : le légendaire Trans-Europe Express !


Pour la petite histoire, le Trans-Europe Express exista bel et bien : cette ligne de chemin de fer  de prestige, rapide et exclusivement de 1re classe, fit son apparition en 1957 avant de disparaitre dans les années 80. Ainsi, pendant presque trois décennies, ce train pour public huppé, qui souhaitait concurrencer les avions, traversait l’Europe de part en part, locomotive et wagons rouges et gris, au sigle de la TEE, parcourant inlassablement le vieux continent, de long en large. Un train légendaire pour un disque qui ne l’est pas moins, et donc, après les autoroutes d’Autobahn puis les ondes radios de Radio-Activity, et avant les robots de The Man Machine et les ordinateurs de Computer World, Kraftwerk nous entrainait cette fois ci, a bord du Trans-Europe Express, vers un voyage sans fin à travers le continent européen. Un voyage avant toute chose, et comme il se doit, musical, et qui nous montre les quatre membres du groupe au sommet de leur art. Ainsi, de la vieille Europe version chic et « carte postale » de Europe Endless, celle des paysages de promenades à celle, plus sombre et décadente et où l’on rencontre, au gré d’une station a une autre, des figures bien connues comme « Iggy Pop and David Bowie », sans oublié l’apaisée et historique, Franz Schubert, et celle carrément angoissée de Hall of Mirrors, les sept morceaux qui composent l’album, nous entrainent, de diverses façons, très loin dans un formidable voyage qui pourrait fort bien ne pas avoir de fin. Bien évidemment, le dytique totalement indissociable qu’est Trans-Europe Express/ Metal On Metal est le sommet de l’album, et d’ailleurs, si vous ne prenez pas garde ou si vous écoutez l’album pour la première fois, peut-être ne remarquerez-vous pas qu’il y a deux morceaux et non pas un seul, mais indéniablement, et comme ce sera le cas, un an plus tard, avec The Man Machine, tous les titres de ce Trans-Europe Express sont exceptionnels, donnant à cet album une intensité et une cohérence rarement atteinte… et accessoirement, histoire de rebondir sur un certain débat, comme on n’en fait plus.


Trente-six ans plus tard, Trans-Europe Express sonne toujours aussi bien et ne dénote en aucune façon – c’est probablement à cela que l’on reconnait les véritables chefs d’œuvres d’ailleurs. Bien évidemment, pour les plus jeunes d’entre nous et le public lambda, un tel album pourra sonner de façon pour le moins étrange, même si, même si, de temps en temps, tel son, tel accord, tel riff leur dira quelque chose – d’où croyez-vous que nos amis d’Afrika Bambaataa tiennent-ils leur Planet Rock ? Hein, comment, vous ne connaissez pas d’Afrika Bambaataa ? Ah, bah là, je ne peux rien faire pour vous alors… Et oui amoureux du hip-hop, Kraftwerk fut et restera probablement a jamais comme l’une des sources les plus importantes de samples, même si vous ne le savez pas ! Mais quoi qu’il en soit, en cette lointaine année 1977, avec Trans-Europe Express, les singuliers allemands de Kraftwerk offraient au monde l’un de leurs meilleurs albums, et encore aujourd’hui, l’on peut sentir, ici ou là, les diverses inspirations qui en découlèrent sur la scène musicale mondiale. Tout bonnement un chef d’œuvre !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Moi aussi j'adore Kraftwerk qui a notamment bien inspiré OMD !

Feanor a dit…

Le prochain album de Kraftwerk dont je vais parler est Computer World qui ne devrait plus trop tarder a arriver dans ma boite aux lettres...

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