dimanche 12 avril 2009

DÉJÀ VU


DÉJÀ VU

Crosby, Stills, Nash & Young (1970)

1-Carry On (Stills) – 4:25
2-Teach Your Children (Nash) – 2:53
3-Almost Cut My Hair (Crosby) – 4:25
4-Helpless (Young) – 3:30
5-Woodstock (Joni Mitchell) – 3:52
6-Déjà Vu (Crosby) – 4:10
7-Our House (Nash) – 2:59
8-4 + 20 (Stills) – 1:55
9-Country Girl (Young) – 5:05
.Whiskey Boot Hill
.Down, Down, Down
.Country Girl (I Think You're Pretty)

10-Everybody I Love You (Stills, Young) – 2:20

Ici, l’affaire fut entendue tout de suite : mais qu’allais faire le grand Neil Young dans ce ramassis de nains qu’était Crosby, Stills & Nash ? Comme souvent, le raccourci était facile et un peu trop réducteur, après tout Stephen Stills n’était pas n’importe qui et avait déjà fait ses armes de fort belle manière aux cotés du canadien chez Buffalo Springfield, ainsi que de façon ponctuelle par la suite, lorsque le cœur leur en dit (et qu’ils ne sont pas fâchés). De plus, pour être tout a fait honnête, Stills est un bon auto compositeur interprète, connaissant, au cours de sa carrière fait de hauts et de bas, quelques bonnes réussites. Certes, pour CS&N, il restait la problématique de Crosby et Nash, l’otarie et le grand dadais des familles. Une fois de plus, il faut savoir relativiser et ne pas tomber dans des clichés, ne serais ce que pour leur superbe mélange de voix, bande son de toute une époque à jamais révolue. Et puis, pour la première et dernière fois, ces deux là nous livrent deux compositions personnelles à la hauteur de celles de leurs complices, ce qui fait que ce « Déjà Vu », incontestablement, est un excellant album, riche, complet et tout simplement le meilleur d’un groupe miné bien trop rapidement par les immenses ego de leurs membres respectifs. Mais bon, comme tout à chacun sait, ce n’est pas parce que l’on met plusieurs « stars » ensemble que la mayonnaise prendra forcement (les amateurs de ballon rond ne me contrediront pas) et même si ce « Déjà Vu » est le meilleur album de la carrière du groupe, en est il pour le moins, tout simplement, bon ? Car c’est peut être cela qui compte dans le fond ?

Et bien oui, sans aucune discussion possible. Comme dit précédemment, outre Neil Young, véritable monument de la musique nord américaine depuis une quarantaine d’années, et Stills, qui en son temps, connu de grands moments d’inspirations, l’ajout des deux autres, si l’on peut être perplexe après coup, était parfaitement justifié à l’époque, et, en écoutant, vingt neuf ans après sa sortie, ce « Déjà Vu », il est indéniable que cet album était (et l’est toujours) tout bonnement excellent. D’ailleurs, pour être tout a fait franc, je dois avouer que c’est l’un des albums que j’écoute le plus, même si celui-ci est loin d’être mon préféré : les compositions sont soit excellentes soit fort agréables, il n’y a pas de temps morts et de morceaux a jeter aux oubliettes et, de plus, « Déjà Vu » possède un petit coté rétro fort accrocheur, nous faisant replonger dans une époque révolue (et que je n’ai pas connu, pour être né quelques petites années plus tard) mais qui m’a toujours attiré. Et puis, si Neil Young reste égal à lui-même et nous livre deux compositions de haute volée (en particulier le célèbre « Helpless »), à mes yeux, les deux meilleurs titres de l’album sont l’excellant et ébouriffant « Carry On » de Stills, qui ouvre l’album (et dont j’invite tout a chacun de découvrir la version de plus d’un quart d’heure de l’album live qui suivra, « 4 Way Street ») tout tambours battants, et la reprise du « Woodstock » de Jony Mitchell, dans la même veine. Et comme le reste de l’album, oscillant entre divers styles selon les compositeurs, et du même niveau, vous comprendrez aisément que ce « Déjà Vu » vaut largement le détour et mérite, incontestablement, de figurer dans votre discothèque idéale.

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