dimanche 12 avril 2015

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 146 – LES CELTES


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 146 – LES CELTES
Juillet 2014

Les Celtes
- Edito : Qui est le plus Celte ?
- Cadrage : Sur les traces de la dame de Vix
- Interview : « Les Celtes ne sont plus considérés comme des Barbares » de Jean-François Mondot
I – Qui sont les Celtes ?
- L’âge du fer forge le paysage
- Celtes en quête d’identité
- L’ère des Princes
- Culture paysanne
II – Culture et religion
- Dialogues avec les dieux
- Quand la langue fait l’union
- Au cœur de la créativité celte
III – L’Europe des Celtes
- Par monts et par vaux
- Les Gaulois, des Celtes comme des autres ?
- Oppida, la montée des villes fortifiées
IV – D’hier a aujourd’hui
- Aux confins de la culture celte
- Et la Bretagne redevint celte
- Interview : « Chaque Européen peut revendiquer une filiation avec un peuple celte » de Jean-François Mondot

Mon avis : En février dernier, dans ma critique du cent-cinquante-et-unième numéro des Cahiers de Science & Vie, consacré aux conséquences du Climat dans l’Histoire, je vous expliquais que j’avais pris un retard considérable dans mes lectures de cette revue ; depuis, j’ai commencé à le rattraper et, aujourd’hui, donc, voici venu le tour d’un numéro paru en… juillet dernier (2014) et consacré aux Celtes, un numéro qui, pour la petite histoire, fut le premier que je mis de coté et qui, en quelque sorte, fut le responsable de mon retard. Pourtant, il serait fort dommage de juger celui-ci de façon négative ne serais-ce que pour la simple et bonne raison qu’en fait, malgré mes difficultés a le lire, il s’est avéré être franchement bon. Tout d’abord, et malgré ce que l’on peut penser vu que de nos jours, le mot Celte est utilisé a toutes les sauces, y compris les plus saugrenues et, surtout, pour se faire de la publicité, ici, nous avons droit – Cahiers oblige – a une succession de vérités et de contre-vérités qui nous dévoilent un monde celtique bien différent de celui présenté au grand public : loin des mascarades modernes et des fausses idées, ce dernier nous montre que les Celtes, au pluriel bien sur, occupaient une grande partie de l’Europe de l’âge du fer, qu’ils n’étaient bien évidement pas des barbares mais aussi, que non seulement, ce n’étaient pas que des guerriers mais aussi d’habiles artisans et commerçants, mais aussi, qu’il n’y eut jamais un peuple Celte mais des peuples Celtes. Ainsi, de la péninsule ibérique a l’Anatolie, de la Grande Bretagne a l’Italie du nord et des cotées atlantiques a la Bohème, l’Europe fut Celte… au pluriel. Bref, vous l’avez deviné, a mes yeux, et, de façon paradoxale vu qu’il me fallut tant de temps pour le lire, ce numéro des Cahiers de Science & Vie s’est avéré être franchement captivant, fort instructif, ne serais-ce que pour faire la lumière sur une civilisation, celle des Celtes, bien différente de celle qu’on nous présente de nos jours, une civilisation qui mérite d’être connue et qui, en quelque sorte, est un peu l’ancêtre de bien des peuples du vieux continent…


Points Positifs :
- Vous croyez tout savoir sur les Celtes ? Détrompez vous et préparez vous a jeter aux oubliettes bien des choses dites a leurs sujets de nos jours car les vrais Celtes, ceux qui occupèrent le continent européen lors du premier millénaire avant J.C. n’ont vraiment rien a voir avec le folklore breton ou les mégalithes…
- Une véritable mine d’informations que ce numéro, et puis, c’est toujours bien lorsque l’on rétabli certaines vérités.
- Comme dans tous les numéros des Cahiers, nous avons droit à des articles de qualité, forts instructifs, plutôt bien illustrés et qui, bien entendus, sont un véritable régal.

Points Négatifs :
- Je pense qu’il manque un article consacré à la façon dont la civilisation Celte a disparu, au fil des siècles et au gré des invasions romaines puis barbares.
- On a compris que les Celtes étaient multiples et bon nombre de ces peuples sont présentés, cependant, j’aurai préféré que l’on s’attarde un peu davantage sur ces derniers.
- Hum, ce numéro risque de ne pas plaire aux professionnels du tourisme breton…

Ma note : 7,5/10

BIRDMAN


BIRDMAN

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego… S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...


Birdman
Réalisation : Alejandro González Iñárritu
Scénario : Alejandro González Iñárritu, Nicolás Giacobone, Alexander Dinelaris et Armando Bo, d'après la nouvelle Parlez-moi d'amour (What We Talk About When We Talk About Love, 1981) de Raymond Carver
Musique : Antonio Sanchez
Production : Fox Searchlight Pictures, New Regency et Worldview Entertainment
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance)
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 17 octobre 2014
Durée : 119 mn

Casting :
Michael Keaton : Riggan Thomson/Birdman
Zach Galifianakis : Jake, le producteur et l'ami de Riggan Thomson
Edward Norton : Mike Shiner
Andrea Riseborough : Laura, la petite amie de Riggan Thomson
Amy Ryan : Sylvia, l'ex femme de Riggan Thomson
Emma Stone : Sam Thomson, la fille de Riggan Thomson
Naomi Watts : Lesley
Merritt Wever : Annie
Jeremy Shamos : Ralph
Lindsay Duncan : Tabitha Dickinson

Mon avis : Je ne vais pas vous mentir, j’attendais énormément de ce Birdman, et ce, depuis que j’avais vu sa bande annonce il y a de cela quelques mois, mon opinion étant bien entendu conforter par les nombreuses récompenses que reçue ce long métrage d’un certain Alejandro González Iñárritu, réalisateur mexicain qui eut droit aux honneurs sur ce blog a de multiples reprises : Amours Chiennes, 21 Grammes et Babel étant des films qui m’avaient fortement marqués. Pourtant, d’entrée de jeu, il y eut confusion de ma part en regardant la bande annonce : j’étais persuader que Michael Keaton jouait le rôle d’un ancien super-héros sur le retour et qui se lançait dans le théâtre… ne souriez pas, je suis sérieux et, histoire de me disculper, n’ayant pas lu le synopsis du film, je me basais sur une bande annonce peu explicite. Du coup, en regardant Birdman, hier soir, je dois avouer que j’étais un peu perturbé au départ : Keaton semblait bel et bien posséder des pouvoirs mais ressemblait plus à un ancien acteur à succès qu’a un super-héros. Normal bien sur, mais bon, le temps que je sorte de mon idée première, une bonne moitié de l’intrigue s’était écoulée… Ce qui est dommage, bien sur, mais pas déterminant pour mon opinion finale quant a cette œuvre, qui, accessoirement, est loin d’être aussi élogieuse que l’on pourrait penser, car bon, comment dire… oui, incontestablement, Birdman est un bon film, sur ce point, il n’y a pas grand-chose a discuter et rien que pour les diverses thématiques abordées – un acteur has-ben en quête de reconnaissance artistique, l’opposition cinéma/théâtre, le mépris des critiques pour le septième art, l’importance des réseaux sociaux, voir, tout simplement, le simple désir d’être aimer – des acteurs plutôt inspirés et, forcément, techniquement, cette pure merveille qu’est ce long plan-séquence qui dure tout au long du film, force est de constater que le sieur Alejandro González Iñárritu ne s’est pas moquer du monde. Cependant, car, comme vous l’avez compris, il y a un « mais », après visionnage de la chose, je ne peux nier que j’ai ressentir une certaine déception : oui, Birdman est un bon film mais sans plus. Certains dialogues sont réussis, les plans, l’image, les acteurs, la thématique… mais, on se demande par moments où tout cela va nous mener, où le réalisateur veut en venir et, assez rapidement, je dois même reconnaitre que je n’attendais qu’une chose… la fin, c’est pour dire. Dommage, oui, dommage car j’attendais énormément de ce Birdman et que, finalement, dans l’ensemble, cela reste un bon film, mais, comme je l’ai dit, sans plus, d’où, forcément, une certaine déception…


Points Positifs :
- Bien entendu, ce qui saute principalement aux yeux, c’est ce long plan-séquence franchement réussi et qui dure tout au long du film ; au départ, on ne fait pas gaffe puis, au bout d’un moment, on se dit qu’il va prendre fin et puis non, on suit la caméra du début à la fin et c’est un beau petit tour de force !
- L’histoire est pas mal, bien entendu, et se suit avec plaisir, de plus, les nombreuses thématiques abordées sont non seulement judicieuses mais apportent un plus indéniable a l’intrigue.
- Les acteurs, bien entendu, avec, en tête d’affiche, un Michael Keaton excellent dans son rôle de vieux has-ben sur le retour, mais Edward Norton, lui, vaut également le détour.

Points Négatifs :
- J’avais entendu tellement de bien de Birdman, ce film avait reçu tant de récompenses que, du coup, je m’attendais à quelque chose de beaucoup mieux. Du coup, je m’étais fait tout un film de cette œuvre et, au final, j’ai été quelque peu déçu…
- Il est vrai que si l’ensemble se regarde avec plaisir, par moments, on se demande où l’auteur veut en venir avec tout cela ?!
- Mouais, vers la fin, ça part un peu en cacahouète tout cela et cet espèce de happy-end gâche un peu le tout.

Ma note : 7/10

lundi 6 avril 2015

L'HOMME QU'ON AIMAIT TROP


L'HOMME QU'ON AIMAIT TROP

1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée. Tombé en disgrâce auprès de Renée, Maurice met en relation Agnès avec Fratoni qui lui offre trois millions de francs pour qu’elle vote contre sa mère. Agnès accepte le marché. Renée perd le contrôle du casino. Agnès supporte mal sa propre trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît à la Toussaint 1977. On ne retrouvera jamais son corps. Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime sans preuve ni cadavre. Convaincue de sa culpabilité, Renée se bat pour qu’il soit condamné…


L'Homme qu'on aimait trop
Réalisation : André Téchiné
Scénario : André Téchiné, Cédric Anger et Jean-Charles Le Roux
Musique : Benjamin Biolay
Production : Fidélité Productions, Mars Films, Caneo Films et VIP Cinéma 1
Genre : Drame
Titre en vo : L'Homme qu'on aimait trop
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 juillet 2014
Durée : 116 mn

Casting :
Guillaume Canet : Maurice Agnelet
Catherine Deneuve : Renée Le Roux
Adèle Haenel : Agnès Le Roux
Jean Corso : Fratoni
Judith Chemla : Françoise
Pierre Michiels : le domestique de Mme Le Roux

Mon avis : Difficile de passer d’un film aussi envoutant qu’a put l’être Interstellar dont je vous ai parlé pas plus tard qu’hier a un autre, bien plus terre a terre si vous me permettez l’expression et dont le synopsis ne traite que d’un sujet bien plus banale : une simple histoire de meurtre. Pourtant, a bien y regarder, cet Homme qu’on aimait trop n’est pas dénué d’intérêt et, dans un genre complètement différent, n’est pas exempt de qualités qui ont fait que, après coup, je n’ai nullement regretté son visionnage. Déjà, d’un point de vu personnel, et même si je suis le premier a dire qu’il vaut mieux un reportage qu’un long métrage sur ce genre d’affaires criminelles, le fait qu’il narre la trop fameuse affaire Agnès Le Roux aussi appelée affaire Agnelet et qui a fait énormément parler d’elle depuis le début des années 2000 pouvait être un bon point de départ pour en tirer un scénario plus ou moins réussi, et, sur ce point, force est de constater que même ceux qui connaissent cette sombre affaire de disparition de riche héritière avec ses nombreux coups de théâtre survenus au fil des années pourront y trouver leur compte… L’intrigue, connue et plutôt prévisible n’en fonctionne pas moins et, d’ailleurs, voir la façon dont Agnès Le Roux, fille plutôt fragile (pour ne pas dire cruche par moments) tombe dans les mailles du filet de Maurice Agnelet est assez bien amené. Les acteurs, eux, sont plutôt inspirés et, sur ce point, le duo Canet/Haenel fonctionne a merveille, et ce, même si je ne suis pas un grand fan du premier, bien au contraire ; mais bon, parfois, il faut rendre a César ce qui lui appartient et le sieur Canet, en pervers narcissique manipulateur de première, c’est plutôt crédible dans l’ensemble. Après, il ne faut pas s’emballer non plus et même si j’ai trouvé des qualités a cet Homme qu’on aimait trop, celui-ci ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable : comme je le dis souvent, j’ai souvent du mal avec ce genre de films et, franchement, je préfère toujours un reportage ou une biographie a un long métrage. Ensuite, je trouve que le saut dans le temps, vers la fin du film, survient trop rapidement et que les dernières minutes sont bâclées : nous montrer le procès où Agnelet est acquitté, c’est une chose, mais faire l’impasse – en dehors de quelques lignes explicatives – sur les autres procès qui ont suivis, c’est un peu rageant surtout que, si les connaisseurs de l’affaire s’en souviennent bien, vu les coups de théâtre survenus ensuite, il y avait de quoi faire… Mais bon, après tout, tout cela ne fait que confirmer ce que je dis a chaque fois : autant regarder un bon reportage, c’est toujours plus complet…


Points Positifs :
- L’affaire Agnès Le Roux ou affaire Agnelet est l’une des affaires qui a fait le plus parler d’elle ces dernières années et, du coup, ne serais-ce que par curiosité, voir ce film peut valoir le coup si vous connaissez un peu le topo de celle-ci.
- La relation entre Agnelet et la fille Le Roux, plutôt bien traitée ; sur ce point, les deux acteurs, Guillaume Canet et Adèle Haenel, sont plutôt bons.
- Mine de rien, ce film se regarde bien, en tout cas, selon moi, bien plus que bien d’autres œuvres du même type.
- Grimé en un Maurice Agnelet vieillissant, le sieur Canet est plutôt ressemblant.

Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous souhaitez en savoir davantage sur cette histoire dont on ne connaitra sans nul doute jamais tous les tenants et les aboutissements, voir un reportage sur celle-ci est bien plus intéressant.
- La fin n’est pas mauvaise mais fait l’impasse sur les derniers rebondissements de l’affaire.
- Bon, je ne suis pas un grand fan de Guillaume Canet et je pense que ça à jouer un peu dans mon impression finale…

Ma note : 6,5/10

dimanche 5 avril 2015

INTERSTELLAR


INTERSTELLAR

Dans un futur proche, la Terre est de moins en moins accueillante pour l'humanité qui connaît une grave crise alimentaire. Une humanité tellement résignée sur son destin que les écoles enseignent désormais que les missions Apollo n'eurent pas lieu et ne servirent qu'à pousser la Russie à se ruiner en projets concurrents. Cooper, un ancien pilote d'essai et ingénieur, est devenu agriculteur suite à un accident survenu dans un vaisseau expérimental et vit dans sa ferme avec sa famille. Sa fille Murphy, âgée de dix ans, croit que leur maison est hantée par un fantôme qui tente de communiquer avec elle. Lorsque son père la défie de prouver l'existence de ce fantôme selon une démarche scientifique, elle découvre avec son aide que le « fantôme » est une forme inconnue d'intelligence qui leur envoie des messages codés au moyen d'ondes gravitationnelles qui altèrent la poussière sur le sol, et les orientent vers une installation secrète de la NASA.


Interstellar
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan et Jonathan Nolan
Musique : Hans Zimmer
Production : Syncopy Films et Lynda Obst Productions
Genre : Science-Fiction, Anticipation, Hard-Science
Titre en vo : Interstellar
Pays d'origine : Royaume-Uni et États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 octobre 2014
Durée : 169 mn

Casting :
Matthew McConaughey : Joseph Cooper
Anne Hathaway : Amelia Brand
Jessica Chastain : Murphy Cooper
Mackenzie Foy : Murphy Cooper enfant
Ellen Burstyn : Murphy Cooper âgée
Michael Caine : le professeur John Brand
Casey Affleck : Tom Cooper
Timothée Chalamet : Tom Cooper jeune
John Lithgow : Donald
Wes Bentley : Doyle
David Gyasi : Romilly
Matt Damon : Dr Mann
Bill Irwin : la voix du robot TARS
Josh Stewart : la voix du robot CASE
David Oyelowo : le principal
Topher Grace : Dr Getty
Leah Cairns : Loïs
William Devane : le directeur de la NASA Williams
Jeff Hephner : un docteur

Mon avis : En fin d’année dernière sortait sur les écrans Interstellar, film de science-fiction qui, sur le moment, ne m’intéressait guère, du moins, pas plus que cela et ce, même si je dois reconnaitre que le synopsis – voyages spatiaux par le biais de trous de vers, contraction du temps pour les voyageurs, etc. – ne m’était pas indifférent, habitué que j’étais pour connaitre la thématique depuis longtemps, que ce soit par le biais de diverses œuvres de hard-science ou par des magazines spécialisés. Du coup, je ne vais pas vous mentir, hier, j’étais un peu dubitatif avant de regarder ce film ; certes, je ne niais pas qu’il pouvait être bon mais, parfois, je me méfie grandement de certains longs métrages, souvent, d’ailleurs, à tort… Pourtant, et ce fut une bonne, que dis-je, une agréable surprise, au bout de quelques minutes, je me suis prit au jeu et, assez rapidement, j’ai été pris par une intrigue bien plus intéressante que je ne l’aurai imaginé, et ce… jusqu’au final. Alors bien entendu, je ne vais pas rentrer dans le vif du sujet ni même dévoiler des pans du scénario, au cas où vous n’auriez pas vu ce long métrage, mais bon, disons que, si certains pourront trouver un peu gnangnan l’histoire entre le père et sa fille qui se trouve au cœur de l’intrigue et qui, d’ailleurs, est essentielle a celle-ci, pour le reste, tout amateur de SF digne de ce nom, enfin, plutôt de hard-science, trouvera sans nul doute son bonheur. En effet, avec Interstellar, Christopher Nolan s’attaque a un genre finalement peu présent au grand écran, le cinéma d’anticipation et la première chose qui saute aux yeux lorsqu’on regarde ce film, c’est qu’il nous fait penser a un certain… 2001, L’Odyssée de l’Espace ; bien sur, ce dernier, culte, reste quelques crans au-dessus, mais après coup, je reconnais a Interstellar ses lettres de noblesse. En effet, si le néophyte ne verra dans les trous de vers et ces personnages qui ne vieillissent pas a la même allure que de la pure science-fiction et si bon nombre de scientifiques trouveront a redire sur des points de détails du scénario, les amateurs de hard-science, eux, familiers de la chose, seront en terrain connu et ne seront en aucune façon choquer ou surpris par les aléas du voyage spatial des protagonistes du film. Alors bien sur, Interstellar ne vaut pas que pour la mise en avant de ces fameuses théories de voyages spatiaux et, comme je l’ai dit, c’est avant toute chose une belle histoire d’amour filial entre un père et sa fille, un père qui désire sauver celle-ci et, surtout, qui fera tout pour revenir. Ajoutons a cela des effets spéciaux tout bonnement magnifiques et un Hans Zimmer qui nous livre une belle bande sonore et vous comprendrez, sans nul doute, pourquoi j’ai fortement apprécié cette œuvre ; un film qui n’est peut-être pas parfait, qui peut être compliqué par moments pour certains mais qui n’en reste pas moins une fort belle expérience cinématographique.


Points Positifs :
- Je n’irais pas jusqu’à prétendre que Interstellar est le 2001 moderne, cela serait exagéré mais, néanmoins, cela reste un bon, un très bon film de science fiction comme on aimerait en voir plus souvent, surtout qu’il est plutôt crédible dans son ensemble, du moins, pour ce qui est des hypothèses mises en avant dans le scénario : trous de vers, etc.
- Mine de rien, cela reste une très belle histoire d’amour filiale entre un père et sa fille.
- Une thématique forte et assez dans l’air du temps : la planète est mourante et l’humanité essaie de trouver un moyen de quitter la Terre pour survivre.
- Crédible : c’est qui ressort principalement de Interstellar et ce, même dans les petits détails comme le fait que dans l’espace, comme la plupart des gens ne le savent pas, le son ne se propage pas donc… c’est le silence complet et on n’entend pas les explosions… suivez mon regard…
- Une belle petite flopée d’acteurs plutôt inspirés.
- C’est franchement beau et sur les effets spéciaux, il n’y a rien à redire ; et puis, ces visions de planètes extrasolaires, de voyage dans un trou de ver, du trou noir, un pur régal pour les yeux.
- L’apparence des robots : un peu singulière au départ mais sympathique finalement.
- La bande son, plutôt inspirée, de Hans Zimmer.

Points Négatifs :
- Bien entendu, quand on est familier de certaines théories sur le voyage spatial, c’est beaucoup plus facile de tout comprendre.
- Bon, le passage dans le trou noir et ce qui s’y déroule ensuite, c’est plus de la science-fiction que de la hard-science, mais bon…
- Vu le rythme du film, qui sait prendre son temps, et sa thématique plutôt sérieuse, les amateurs d’actions risquent de s’ennuyer.
- Un peu trop de drapeaux américains à mon gout…

Ma note : 8,5/10

vendredi 3 avril 2015

METAL GEAR SOLID 3 – SNAKE EATER


METAL GEAR SOLID 3 – SNAKE EATER

L'histoire se déroule en 1964, durant la guerre froide. Naked Snake est un soldat d'élite de l'unité Fox. Sa mission est de libérer Sokolov, un ingénieur soviétique de génie. Il sera conseillé dans sa quête par Major Zero, ancien membre du SAS, Para-Medic l'experte en soins et nutrition et enfin SIGINT, expert en armement. L'ancien maître de Snake, The Boss est passée du côté ennemi et a reconstitué son ancienne unité, l'Unité Cobra regroupant des soldats aux pouvoirs surnaturels. Snake doit donc aller libérer Sokolov, emprisonné dans une base de Volgin. Il doit être aidé dans cette tâche par ADAM, un agent spécial se trouvant dans cette base.


Metal Gear Solid 3 – Snake Eater
Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Concepteur : Hideo Kojima
Date de sortie : 17 novembre 2004
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Infiltration
Mode de jeu : Un joueur
Média : DVD
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2

Mon avis : Après vous avoir parler, précédemment, du cultissime Metal Gear Solid, sorti a la toute fin des années 90 sur la non moins inoubliable Playstation, je me suis dit que l’occasion était trop bonne pour m’attarder un peu sur un autre épisode de la saga du sieur Hideo Kojima, un certain Metal Gear Solid 3 – Snake Eater. Bon, arrivé là, certains auront remarquer qu’il manque quelque chose dans cette histoire, le second opus de la série, Sons of Liberty et qui fut le premier a sortir sur la Playstation, seconde du nom : je ne vous le cache pas, ce soft m’avait déçu a l’époque, le fait de ne jouer que le premier tiers du jeu avec Snake y étant pour beaucoup et je ne l’avais jamais achever. Fort heureusement, fin 2004 et début 2005 (il y a dix ans, donc), toujours sur PS2, Konami et Hideo Kojima rectifiaient le tir avec cet extraordinaire Snake Eater, un jeu qui, s’il aura moins marqué l’histoire que le premier Metal Gear sur la console de Sony n’en fut pas moins quasiment aussi bon. Profitant du passage sur une nouvelle génération de consoles et donc de graphismes tout simplement merveilleux pour l’époque – oui, les plus jeunes rigoleront en regardant les illustrations de cette critique – avec Snake Eater, Hideo Kojima plonge dans le passé de son univers et nous offre une aventure inoubliable mais dont le héros principal n’est pas Solid Snake mais un certain Naked Snake, celui qui deviendra… Big Boss ! Eh oui, ne vous fiez pas aux apparences, ici, c’est un autre héros dont vous aurez la destiné en main mais, rassurez vous, un héros qui ressemble comme deux gouttes d’eaux a notre bon vieux Snake. Mais plus qu’un changement – relatif – de protagoniste, ce qui ressort avant toute chose de ce soft, c’est qu’ici, la majeure partie de l’intrigue se déroule a l’extérieur, dans la jungle et si l’on continuera bien entendu a parcourir certains entrepôts et autres bases souterraines, marécages, forêts, prairies et rivières seront de la partie. Avec ce changement notable, le sieur Kojima, tout en reprenant tout ce qui a fait le succès de la saga depuis l’épisode paru sur la Playstation (infiltration, personnages charismatiques, dialogues, etc.), nous sort une nouveauté à prendre en compte : les repas ! Eh oui, dans Snake Eater – d’où le titre – il faudra penser à vous nourrir, a chasser car la nourriture ne tombe pas du ciel et a faire attention car toutes les bestioles (serpents, grenouilles) ne sont pas comestibles et, surtout, les repas conservés trop longtemps (un exemple, si vous ne jouez pas pendant deux ou trois jours) se gâtent et peuvent vous causer quelques ennuis. Bref, une excellente idée, franchement originale, et qui apporte un plus indéniable a l’intrigue, intrigue qui, vous l’avez deviné, est une fois de plus excellente : se déroulant en pleine guerre froide, avec tenues et armes de l’époque, vous aurez, par moment, l’impression de faire un superbe bond dans le passé, comme dans les bons vieux films du genre… d’ailleurs, sur ce point, comment ne pas rappeler l’inoubliable générique du début qui n’aurait pas dépareiller dans un James Bond ?! Bref, avec Snake Eater et tout en reprenant les vieilles ficelles qui ont fait le succès de la série tout en apportant quelques nouveautés plutôt bienvenues, Hideo Kojima nous offrit, une fois de plus, un excellent que dis-je, un jeu inoubliable, quasiment parfait de bout en bout et qui, comme Metal Gear Solid quelques années auparavant, aura marqué son époque… faudra juste voir, a l’occasion, si Guns of the Patriots auquel je n’ai jamais joué, est aussi bon sur PS3 ?


Points Positifs :
- Nouvel héros, le futur Big Boss, nouvelle époque, 1964 en pleine guerre froide, mais on retrouve bien évidement tous les éléments qui ont fait de la saga Metal Gear un incontournable du monde vidéoludique : scénario complexe mais captivant, personnages hauts en couleurs, système de jeu où l’infiltration prime sur l’action, longs dialogues souvent passionnants, graphismes excellents. Bref, un must !
- Grande nouveauté : Snake doit gérer ses repas. Du coup, ce dernier doit chasser, cueillir des champignons mais faire attention à ce qui est comestible ou pas sous peine d’empoisonnement. De plus, si l’on conserve ses provisions trop longtemps, celles-ci pourrissent.
- Snake doit également se soigner. La aussi, c’est un élément important à prendre en compte car un Snake blessé ou empoissonné n’a pas les mêmes capacités.
- Le plaisir de retrouver Revolver Ocelot, personnage récurent de la saga, ici, dans une version plus jeune.
- Le générique de début qui nous fait penser a un James Bond.
- Le duel au sniper face à The End, inoubliable…
- Il fut dur le combat final face a The Boss mais qu’elle satisfaction lorsqu’on la bat !

Points Négatifs :
- Si vous n’avez pas aimé le premier Metal Gear, bien évidement, celui-ci n’est absolument pas pour vous et vous pesterez devant tout ce qui vous horripilait dans le premier soft de la saga.
- Bien évidement, l’effet de surprise ressenti lors de Metal Gear Solid n’est plus présent.

Ma note : 9,5/10